Heyyy les gens !!

I’m baaaaack 😀

Toujours salariée à mi-temps, toujours en train de survivre, toujours dans la place malgré les aléas de la vie. Je suis un peu comme le disco, on me croit morte mais je reviens toujours 😉

Bon, c’est pas le tout – mais pour quoi qu’elle revient la dame, aujourd’hui ? Eh bien encore pour te parler d’entrepreneuriat – et de choses que j’ai besoin de faire jaillir tout droit hors de mon petit cœur de beurre.

En cette douce matinée, je vais donc te parler de la solitude – mais pas au sens où on l’entend. Pas au sens Garou, quoi. *Alerte OK BOOMER* 😆 (oui bon ben voilà, j’ai 31 ans maintenant, on a les refs qu’on peut !)

Donc pas au sens « celui qui n’a jamais été seul », pas au sens « bouhouhou mes collègues me manquent trop » mais plutôt en mode « voici de quoi confectionner un radeau, voici une branche d’arbre en guise de pagaie, voici un océan déchaîné et surtout bon chance ».

Je te parle un peu de mon ressenti ?

 

La sensation d’être responsable de tout, en permanence

 

Un des trucs qui ne m’a pas pesé tout de suite en tant qu’entrepreneure, mais qui a fini par le faire au bout d’un an et demi, c’est la solitude dans laquelle tu es plongé en permanence.

Qu’on soit tout de suite clairs, je ne parle absolument pas de la solitude liée à la perte d’un certain microcosme propre au salariat – les collègues – le chef – la soirée de fin d’année ratée toussa toussa – mais plutôt de cette sensation de devoir tout le temps tout gérer toute seule en permanence.

Problème avec les organismes sociaux ? C’est toi qui gères ! Problème de site internet ? Tu te démerdes ! Communauté à animer et à faire vivre ? C’est toi qui t’y colles ! T’as envie de faire un gamin ? A toi d’organiser tout ton congé maternité !

 

Entrepreneuriat et solitude

 

En fait, c’est pas du tout comme dans une boîte où on est plusieurs et où tout tourne, dans à peu près tous les cas de figure.

Non, là, tu es tout seul. Tu dois te débrouiller. Alterner en permanence avec 53 casquettes différentes.

Comptable. Spécialiste SEO. Community Manager. Avocat. Coach. Auteur. Graphiste. Spécialiste en régime des indépendants.

Et ça, à force, je trouve ça hyper lourd. Parce qu’on ne peut pas être hyper doué.e en tout, à moins d’être un Alien.

Alors oui, certes, quand on génère assez d’argent, on peut embaucher ! Mais encore faut-il que ça soit le cas (cf mon article précédent !) et tant que ça ne l’est pas, il faut jouer à la girouette en permanence – colmater toutes les fuites du barrage, en priant tous les dieux pour que ça n’explose pas.

Et ça c’est putain de dur.

 

La perte des privilèges et la violence des organismes

 

Un des autres gros chocs auquel j’ai dû faire face quand j’ai débarqué dans le monde d’entrepreneuriat est lié à une autre forme de solitude.

Plus liée à une sensation d’être à part. D’être « pas comme tout le monde », alors tu n’auras que des cacahuètes.

Et c’est là que les organismes publics débarquent et commencent à littéralement te matraquer la gueule.

 

 

J’ai de la chance, comme je bosse de chez moi et que je n’ai pas un CA très glorieux, je suis exonérée de cotisation foncière des entreprises. Cela dit, ce n’est pas pour ça que je ne paye rien – loin de là !

Comme dirait un pote à moi : le premier courrier que tu reçois quand tu montes ton affaire, c’est celui de l’URSSAF qui te dit « Joyeux Hunger Games ». Il exagère à peine.

L’URSSAF, qui te ponctionne 20% de TOUT ce que tu gagnes, que tu aies un chiffre d’affaires de 200€ ou de 20000€. Il faut toujours avoir ce putain de pourcentage en tête pour chaque tarif que tu élabores. Et finalement, je ne sais même pas si ce qu’ils me prélèvent me donne droit à quoi que ce soit. Je n’en sais rien – et c’est un autre aspect hyper pénible : comme on est à part de la majorité de la population en tant qu’indépendant, c’est une galère sans nom pour obtenir le moindre renseignement correct sur nos droits. Personne ne sait. C’est la croix et la bannière pour trouver quelqu’un qui s’y connait un minimum.

En tant qu’indépendante, à l’heure actuelle, j’ai perdu mon droit au régime local (j’habite en Alsace Moselle) – je repaye une blinde pour ma complémentaire maladie et surtout, à l’heure actuelle, si je me décidais à faire un potentiel deuxième enfant, je n’aurais le droit à aucun congé maternité rémunéré.

Et en fait, tu vois, tout ça, mis bout à bout, ça commence à faire lourdingue. Cette sensation d’être seule face aux institutions – qui ne sont finalement là que pour ponctionner et nous décourager – ce sentiment de devoir tout gérer, chaque micro-problème, chaque composante de mon entreprise, eh ben ça me fatigue. J’envie les salarié.e.s pour ça. Ne pas avoir à tout gérer. Pouvoir se casser et dire « bon week-end » !

 

Point positif : J’aime être seule

 

Cela dit, et je terminerais là-dessus. J’adore bosser seule. Genre, ne plus avoir de collègues, de chef, c’est le pied absolu pour moi.

Je sais que c’est un point qui est très pénible pour de nombreux entrepreneurs – mais de mon côté, je suis en plein kiff. N’être obligée de parler à personne. Ne pas devoir gérer de relations sociales. Ne pas se cogner un collègue ou un chef qu’on ne peut pas encadrer. Travailler à mon rythme, comme j’en ai envie, ça c’est le pied.

C’est une des raisons qui me fait dire que j’ai certainement ma place dans l’entrepreneuriat – ou tout du moins dans une de ses formes.

 

Entrepreneuriat et solitude

 

Tout le reste me pompe l’air. Que dis-je ! M’épuise !

J’ai une forte pensée, en ce moment, pour toutes mes collègues qui ressentent comme moi le poids de la solitude – et qui se sont senties écrasées par elle à un moment donné.

Je m’arrête ici pour aujourd’hui – et je te laisse réagir en commentaires, si tu as envie de me dire quelques mots !

Je te souhaite une très belle semaine et je t’envoie de bonnes ondes.

Love,

Manon.