Hello hello les ami.e.s, j’espère que tout le monde va bien par ici !

Me revoilà, un peu plus tard que de coutume – pour vous annoncer une nouvelle ma foi très étrange (dans le bon sens du terme 😉 !) et assez inattendue.

Voilà, c’est officiel, aujourd’hui, je reprends un emploi salarié à mi-temps pour quelques mois !

Non pas que j’abandonne l’entrepreneuriat – ce n’est pas le cas, mais on m’a fait une proposition MEGA sur mesure que je pouvais difficilement refuser. Limite, le truc divine providence quoi.

Aujourd’hui, j’avais donc envie de commencer une petite série d’articles, que je poursuivrais sûrement ultérieurement, dans lesquels j’ai envie de débunker plein pleiiiiin de choses sur l’entrepreneuriat.

Parce que j’en ai ras la casquette de lire un tas de conneries à peu près partout. J’en ai ras le pompon de l’omerta qui règne quant à notre statut.

Et en cette douce matinée de début de semaine, j’ai tout particulièrement besoin d’évoquer un truc TRÈS tabou dans le milieu : celui du manque d’argent.

 

Quand joindre les deux bouts devient difficile

 

Je suis en mode vulnérabilité TOTALE en exposant ça au monde, mais à vrai dire, je m’en tape – il faut que ça sorte !

C’est un fait : si j’ai commencé à générer un peu d’argent en 2021 et que ça avait bien augmenté à la fin de l’année – la réalité c’est que la plupart de mes mois sont à 0.

Oui, tu as bien lu. Zéro euro.

C’est le premier truc hyper violent auquel tu dois faire face quand tu es entrepreneure : les montagnes russes. Certains mois, ça peut être la big folaï et le mois d’après QUE DALLE. Sauf que quand c’est que dalle la plupart de l’année, tu es face à un problème de taille.

Comme toi, j’ai un loyer à payer, j’ai un enfant surexcité qui nous coûte une fortune en Pampers, j’ai un frigo à remplir, des factures à honorer…et un conjoint qui fait ce qu’il peut mais qui ne gagne pas de quoi nous faire vivre à 3. D’ailleurs, je ne lui demande pas de le faire.

 

 

Jusqu’à maintenant, j’ai tenu grâce à un joli matelas d’économies que je m’étais constitué depuis 10 ans. Sauf que quand ton matelas Bultex s’est fait saigner de moitié en 1 an et demi, que tu le vois fondre fondre fondre et que la réussite financière n’est toujours pas au rendez-vous, ben tu te poses un sacré paquet de questions.

De mon côté, je n’ai pas eu de chance. Comme je bossais au Luxembourg – pays dans lequel la rupture conventionnelle n’existe pas, j’ai dû démissionner pour quitter mon emploi. J’aurais dû faire un abandon de poste, ça aurait été plus simple pour moi, mais je ne voulais pas la faire à l’envers à mon employeur de l’époque. Bien mal m’en a pris.

J’avais travaillé 5 ans en emploi salarié à temps plein, je pensais naïvement pouvoir toucher un petit quelque chose de Pôle Emploi. Mais malgré le délai de carence, malgré le fait que je gérais mon entreprise à temps plein, ils ont considéré que je n’avais pas « fait d’efforts suffisants pour retrouver un emploi ». LOL. Fin de non-recevoir, pas d’allocations, sauf si vous rebossez 3 mois.

A l’époque, ça avait été la douche froide. Je n’étais pas éligible au RSA (mon conjoint est trop riche visiblement), je me suis donc retrouvée du jour au lendemain avec 0. Nada. Makache.

Alors, pendant quelques mois, tu gères, avec des bouts de ficelles. Tu réduis tes dépenses. Tu commences à prier pour que les pleins d’essence passent en fin de mois.

Mais quand ça se met à durer, c’est putain de dur.

 

Un gros tabou de l’entrepreneuriat

 

Le problème, c’est que dans le monde cruel des entrepreneurs, il y a toujours cette croyance puante que tu es à 100% responsable de l’argent que tu gagnes – et que si le fric ne vient pas, c’est de ta faute. Tu as forcément mal fait un truc. Tu n’as pas appliqué la bonne stratégie.

Alors qu’en vrai, c’est TELLEMENT plus compliqué que ça ! Quand tu es entrepreneur, il faut avoir des reins d’acier. Enormément de patience, car percer peut prendre du temps (et quand je dis temps, je parle en années). Bosser dur ne te garantit absolument la réussite. Parce que je reste persuadée d’une chose : c’est qu’en entrepreneuriat, le facteur chance a une place énorme. Le fait d’être au bon endroit, au bon moment, entourée des bonnes personnes. Sans ça, tu te crashes, que tu sois bourreau de travail ou non.

Je sais que je vais jeter un gros pavé dans la mare avec cet article – mais en vérité, je commence à en avoir assez des coachs et gourous du développement personnels qui te parlent de loi de l’abondance – du « si tu fais comme si c’était déjà là, ça arrive comme par magie », du « si tu es dans une spirale négative, tu n’attires pas d’argent ». Bullshit pour capitaliser sur la détresse des autres !

 

 

Je sais aussi, et je ne citerais personne par correction, que bon nombre de mes collègues – que j’adore et que j’estime énormément – ne vivent pas non plus de leur activité entrepreneuriale. Mais il y a comme une grosse chape de plomb : il ne faut pas le dire. Il ne faut pas forcer le destin. Il ne faut pas faire mentir le rêve qu’on nous a vendu.

Aujourd’hui, c’est donc presque avec soulagement que je reprends temporairement, pour 4 mois à peu près, cet emploi salarié – qui va non seulement faire entrer un peu d’argent dans les caisses, mais aussi m’ouvrir des droits chez Pôle Emploi. Je vais bosser avec des potes. C’est excitant. C’est sur mesure. C’est une chance que je saisis.

J’ai par ailleurs un TAS d’autres projets pour 2022. Mon oracle en cours de création avec Manon Godard – qui va tout exploser sur son passage <3 Mon partenariat Human Design avec Cécile, de Serelier.fr – Mon offre de coaching en one to one que je vais bientôt lancer, quand je serais prête. Mes analyses complètes en Human Design, que je continue de proposer (je vais travailler à mi-temps, donc je serais toujours dispo pour les clientes qui le souhaitent 😀 !).

Voilà, c’était donc un peu le cri du cœur du jour – mais je voulais juste dire que l’entrepreneuriat, ça n’était vraiment pas pour tout le monde. J’adore ce que je fais, mon quotidien professionnel est très excitant – mais il est aussi très difficile – car pour le moment, l’argent vient à manquer. Et le salariat est vraiment confortable de ce point de vue-là. D’ailleurs les deux ne sont pas incompatibles – et peut-être que cet emploi arrive justement maintenant pour me le prouver ! On verra.

Je suis toujours là pour vous – et je suis rétrospectivement très contente de tout ce qui m’arrive.

J’avais juste besoin de péter ce tabou du manque d’argent au marteau et au burin !

N’hésitez pas à réagir à cet article en me laissant un petit commentaire, auquel je me ferais une joie de répondre 🙂

D’ici là, je vous dis à dans un mois (je réduis le rythme des articles par ici 😉 ) et je vous envoie une envolée de bises.

Love,

Manon.