Hey hey hey !

J’espère que tu te portes bien et que tu parviens à trouver, comme moi et en creusant bien, quelques lueurs d’espoirs pour rendre 2021 un tantinet plus agréable. Ça commence pas fort Micheline, mais on va faire en sorte d’améliorer le truc, c’est promis !

Quand j’avais 20 ans, je crois que j’étais à 1000 lieues de m’imaginer que j’allais passer le cap parfois tant redouté de la trentaine – sans ami.e.s, sans chouille, à la maison, sans resto, sans tournée des bars because of the coronavirus – avec en prime un enfant Tornado virevoltant dans mon appartement avec moi qui me traîne littéralement derrière lui…

En fait, à 20 ans, je n’imaginais tout simplement pas avoir 30 ans un jour. Ce supposé âge de raison, où tout devient sérieux. Où on a un ou deux enfants, un Monospace acheté à crédit, une maison Mikit et un Labrador en surpoids prénommé Cookie. Et puis la voilà qui arrive, comme un coup de vent. LA TRENTAINE. Celle où on passe de côté des ieuv. Dans ma tête, ça se dessinait plutôt comme un territoire dans lequel je n’avais pas envie de fourrer un orteil – une terre inconnue que je n’avais pas envie d’apprendre à explorer.

Et tout d’un coup, BAM, nous y sommes. J’ai 30 piges dans 2 jours. Et putain, quel bonheur. Quelle félicité inédite je ressens à passer dans la trentaine aujourd’hui ! Quelle joie d’avoir 30 ans !

Alors pour fêter plus que dignement mon anniversaire confiné, j’avais envie de te partager – dans une énergie de kiff absolu – pourquoi je suis si ravie – et pourquoi je ne regrette absolument pas ma vie d’il y a 10 ans en arrière. On explore tout ça ensemble ?

Let’s gooo !

 

1. Je me sens intelligente et j’en suis fière

 

J’y reviendrai en détail prochainement, mais pendant trèèèèès longtemps, le fait d’être « intellectuelle » (quoiqu’aujourd’hui, je me rapproche plus d’une nana complètement excentrique et absolument barrée, mais passons !), d’utiliser des mots alambiqués, d’oser affirmer mon savoir devant les autres, le mettre en avant – m’a fait carrément flipper.

 

joie d'avoir 30 ans

 

Pendant longtemps, je me suis certes cachée derrière mon côté très intello, mais il m’a aussi valu d’être étiquetée « imbaisable » pendant toutes mes années collège et lycée. Beaucoup d’hommes (et de femmes, je le crains !) m’ont rabaissée vis-à-vis de mon physique ou de ma supposée non-sociabilité parce que j’affichais mon intelligence au grand jour. Pour quelle raison précise, je l’ignore. Parce qu’une femme qui assume son intelligence fait peur, certainement.

Aujourd’hui, je m’en tape. Ça fait partie de moi. Tu trouves que je suis imbaisable ? Passe ton chemin, tu me ralentis ! Je ne te conviens pas ? Va jouer ailleurs ! Et cette assurance, ce sont bien les années qui passent qui me l’ont apporté !

 

2. Je suis beaucoup plus ouverte d’esprit

 

Quel esprit étriqué j’avais dans la vingtaine ! Que ça soit vis-à-vis de ma vision des relations amoureuses, de l’amitié, des choix de vie, de la vision du monde en général…

A présent, tout à changé. On dit que l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne – mais moi c’est exactement l’effet que ça me fait, dans le bon sens du terme.

Ces 10 années écoulées ont fait que soudain, la vie n’est plus binaire, elle n’a plus de codes. Et bon sang, quelle libération ! J’ai intégré puissamment dans mon être que l’existence est un bordel sans nom – et alors que ça devrait me paniquer totalement de constater qu’il n’existe pas de logique, la trentenaire que je suis en train de devenir trouve ça, au contraire, très excitant.

3. Je me tamponne de plus en plus de l’avis des autres

 

Tu trouves que je me la raconte ? Va donc voir dans le pré d’à côté et laisse-moi kiffer tranquille.

Tu n’approuves pas mes choix, mon style de vie, ma vision des choses ? Ça me fait une jambe absolument superbe. Et ce je m’en foutisme apparent fait que je suis beaucoup plus ouverte à la critique, à la discussion et au dialogue. Parce que les attaques des autres parlent bien plus d’eux-mêmes que de moi.

Et même si je sens que je vais encore faire des bonds de géante dans une direction encore plus juste pour moi, toujours plus détachée – j’ai déjà fait tellement de progrès à ce sujet que je ne peux que célébrer cela aujourd’hui.

4. J’ai le droit d’avoir des lendemains de soirée difficile

 

Eh eh oui, c’est une des raisons de ma joie d’avoir 30 ans …à présent, il est parfaitement accepté que je mette 3 jours à me remettre d’une soirée arrosée ou que je fasse 1 semaine de marmottage parce que je me suis couchée à 2 du mat’ après avoir jumpé dans un concert.

(j’avais déjà du mal à m’en remettre, mais disons que maintenant, ça fait partie du package !)

 

joie d'avoir 30 ans

 

Encore un point positif indéniable : à présent, je n’ai plus à me justifier quand je passe ma journée (enfin, ma journée…disons les moments où ma douce progéniture décide de piquer un roupillon !) devant Stéphane Plaza en me bourrant de chips parce que j’ai un peu trop forcé sur le Côtes-du-Rhône la veille.

5. Je me la raconte parfois et j’assume

 

Depuis quelques temps, je me surprends presque, certains matins ou même dans la journée si je suis dans le mood, à me pimper comme dans mes rêves les plus fous – à me trouver canon et à kiffer.

 

joie d'avoir 30 ans

 

J’assume d’avoir besoin de me plaire tout en me moquant des autres. Et oui, parfois j’affiche le fait que je me plais. Parce que BON SANG, je crois que les femmes ont BESOIN de recommencer à se kiffer, ne serait-ce que certains jours (on a le droit de ne pas se sentir au top tout le temps, obviously !). Et c’est une manière pour moi de faire passer le message.

Donc oui, parfois, en plein milieu de l’après-midi, j’ai soudain besoin de m’aimer et de le montrer fièrement. Même s’il y a 5 minutes, j’étais sur mon canapé en train de bosser sous un plaid. C’est juste ok, si j’ai envie de revêtir un costume de badass sexy et twerker au milieu de mon salon tout à coup, sans raison particulière. Et de l’afficher, d’en être fière.

Parce que c’est important de s’aimer, et le dire au monde, c’est en sens montrer qu’on s’aime assez pour ne pas accepter certaines choses.

6. Je suis merveilleusement bien dans mon corps

 

Ça rejoint énormément le point précédent. Et pourtant, j’ai juste euh…mis bas…entre temps 😀

Paradoxalement, mon accouchement a libéré quelque chose de très puissant en moi. J’ai lâché sur mon rapport au corps, sur ma cellulite, sur mes 2-3 kilos en trop, sur mes poils quand j’ai la flemmingite de m’épiler.

Ma joie d’avoir 30 ans c’est aussi tellement mieux accepter mon corps, même avec son histoire, même avec les stigmates de la vie que j’y ai hébergé.

Aujourd’hui, je ne me suis jamais sentie aussi belle, aussi bien dans mes baskets. Aussi en phase avec ce qu’il y a à l’intérieur et à l’extérieur…quelle belle avancée !

7. Je ne suis plus obligée de prétendre aimer aller en boîte

 

En réalité, je crois que je n’ai jamais vraiment aimé ça. Les boîtes, j’ai toujours trouvé ça chiant, superficiel et relou.

Maintenant que j’ai 30 piges, et c’est socialement accepté de préférer les bars ou tout autre activité qui fait moins saigner les tympans.

Je ressens ce droit de prendre un peu d’âge, d’avoir envie d’autre chose…sans qu’on me juge pour ça. Je sens beaucoup moins fortement cette injonction à la conformité. Comme si la trentaine ne nous donnait plus le temps pour ça.

8. Je me connais 1000 fois mieux

 

Après 3 décennies passées ici-bas, j’ai enfin intégré que mon auto-connaissance me prendra probablement toute une vie.

Je m’écoute bien plus – et la vie est en conséquence nettement plus douce. Ma confiance en moi retrouvée me fait me sentir légitime et j’ose assumer mes envies et mes besoins – tout en restant curieuse de l’être humain que je suis à chaque minute.

9. J’ai une vie sexuelle épanouie comme jamais, bien plus qu’à 20 ans

 

Alors là, c’est quand même THE big bonus. Non que je n’ai pas eu une sex life épanouissante auparavant, mais alors dis donc, la trentaine, ça va méchamment décoiffer.

 

joie d'avoir 30 ans

 

Peut-être à cause du respect indéboulonnable que j’ai désormais pour moi-même. A cause de mes limites que je n’ai plus peur d’explorer joyeusement. Et du rapport à mon corps qui me permet de démultiplier ce souffle qui était un peu en bout de course.

(Si on m’avait dit que j’aurais une vie sexuelle bien plus épanouie après un accouchement par voie basse il y a 10 ans, je crois que j’aurais éclaté de rire…et pourtant !)

La joie d’avoir 30 ans, c’est aussi du cul de qualitey.

 

10. Je me sens moins insécure

 

C’est un fait. Alors que la vingtaine a été la décennie de la peur, peur de manquer, peur d’être quittée, peur d’être en danger, peur de passer à côté de ma vie…je sens que c’est comme un ilot de désespoir qui s’éloigne petit à petit.

Aujourd’hui, j’ai pleinement conscience de mes privilèges, de mon confort de vie – et même si ça fait clairement chier que tout le monde n’y ait pas le droit, je suis tout de même reconnaissante de me sentir si sécure – même rien qu’intérieurement.

Je commence à avoir du recul sur ma vie – et ce recul est comme une bouffée d’air. Parce que la sécurité que j’ai toujours maladivement cherchée est bel et bien là. Et que ça me donne la force de me mettre sur le chemin du pardon.

Et toi l’ami.e, dans quelle décennie de vie te trouves-tu ? Qu’est-ce que tu as envie de célébrer maintenant si tu regardes en arrière ? Comment as-tu vécu ton dernier passage de décennie ? Que t’inspire ma joie d’avoir 30 ans ?

J’espère que cette article auto-kiff et célébration t’a plu, je te souhaite une fabuleuse semaine !

Trio de bougies et Triple libération.