Bonjour à toi, jeune foufou ayant atterri à dessein ou par le plus grand des hasards sur mon nouvel article (si c’est le cas, bienvenue dans mes folles pérégrinations 😛 !)…dans lequel je vais te dire quelques mots sur ce qu’implique le fait de travailler dur (ben ouai, faut permettre à la Start-up Nation de Manu de continuer à tourner tavu !) en période Covidienne. En particulier quand on est une femme.

Parce qu’il faut quand même être très honnête, autant les choses se sont carrément simplifiées pour le deuxième confifi, que je qualifie personnellement de « Lolilol » (ou le confinement encore moins respecté qu’un prof de maths binoclard) – autant lors du premier, je pense que nous serons toutes et tous d’accord pour dire que c’était pas vraiment la même limonade.

Et ça a impliqué énormément de choses sur tous les plans de nos vies – notamment sur la sphère professionnelle, qui est le sujet de la digression d’aujourd’hui.

Je vais donc commencer par te partager mon point de vue et mon expérience – et t’inviter en commentaires, si tu le souhaites – of course, à partager ton ressenti !

On est ti-par ?

 

Gérer le stress Covidesque tout en travaillant

 

Je vais d’abord replanter rapidement le décor pour que tu comprennes bien comment à commencé le premier confinement pour moi.

 

confinement et activité professionnelle

 

Quand nous errions encore telles de pauvres hères dans l’époque que ma psy qualifie très justement de pré-Covidienne 😀 mon fils avait 3 mois et demi au garrot, dormait déjà TRES peu et était pile sur le point de commencer son aventure chez sa fantastique nounou. Mon fiston a donc fait 2 heures d’adaptation chez elle et le soir même PAF ! Confinement total ! Allez bam, dans ta face Manon 😯 !!

Moi qui était si heureuse de reprendre mon activité, de retrouver une vie sociale, de reparler à DES ADULTES 😆 et d’en finir avec le pouponnage (les tout-petits bébés, c’est définitivement pas trop mon truc, même si j’aime mon gamin jusqu’à l’infini !), VLAN, retour à la maison à t’occuper de ton bébé.

Alors oui, j’aurais pu continuer à le confier à la nounou, qui continuait de travailler. Mais je dois t’avouer une chose : j’ai totalement flippé. Le premier pic épidémique de Covid m’a vraiment laissée en PLS. Je me suis mise à avoir des big angoisses de mort comme je n’avais jamais eu auparavant… « Et qu’est-ce que le petit va devenir si on meurt ? » « Eh ! Mais je n’ai pas envie de mourir moi ! » « Et Ludo qui continue à livrer les hôpitaux en étant asthmatique et donc personne à risque ? »…J’ai donc pris la décision difficile de retirer mon fils de chez sa nounou temporairement et d’un commun accord avec elle – parce qu’en fait, c’était beaucoup trop angoissant de ne pas le faire et de prendre un risque !

Professionnellement et au vu de la situation, c’était vraiment très difficile pour moi de faire comme si de rien n’était. J’étais extrêmement angoissée par cette épidémie qui posait énormément d’interrogations, déclenchait un paquet d’émotions assez négatives en moi…alors oui, forcément, ça a beaucoup impacté mon travail !

Et au-delà de ça, d’horribles questions – qui en venaient à me torturer pendant mon sommeil se sont mises à m’assaillir : « Comment je vais vendre mon offre ? » « Comment je vais travailler avec mon fils à la maison? » et j’en passe. Un calvaire, même si j’avais l’immense chance (et je le mesure tous les jours !) d’être confinée dans de bonnes conditions.

Tiens, d’ailleurs ! Travailler pendant le confinement avec les enfants dans les pattes, on en parle ?

 

La sensation de ne plus rien contrôler

 

De mon côté, mon conjoint a été arrêté 2 semaines et demi, puis a repris à temps partiel jusqu’à la fin du confinement. Donc retour à la case départ (et dans un cauchemar pour moi) : et hop, c’est reparti pour être seule avec ton fiston pendant 8-9 heures !

Mais bon, cela dit, je pense que je suis très loin d’être la seule à avoir eu l’impression d’être soudain parachutée au milieu d’un bordel total !

 

confinement et activité professionnelle

 

Travailler avec les enfants à gérer, les devoirs x1000 à faire, les occuper…et bosser comme si de rien n’était en sifflotant avec son petit café à la main…mais quadruple MDR quoi !!!

Et de mon côté, ça a été d’autant plus frustrant que j’ai sans cesse entendu des « oh mais toi ça va, c’est un bébé, tu es cool ». Ah. Ah ah ah. Je pense que les personnes qui m’ont dit ça ne connaissent pas mon fils. Ou le mec qui à l’époque devait dormir maximum 1h30 sur 12 heures d’éveil, par tranches de 25 minutes. Fallait aussi l’occuper le gaillard ! Surtout que rester assis dans un cosy n’a jamais été son truc 🙄

Mais bon, j’avoue que j’ai quand même eu très mal en voyant que c’était principalement (encore et toujours, devrais-je dire !) les femmes qui devaient gérer les enfants pendant le confinement, tout en continuant leur activité professionnelle à côté pour celles qui en avaient l’obligation…je ne dis pas que les papas n’ont pas été impliqués, je dis juste que dans la globalité, ils ont tout de même été nettement moins sollicités.

Voir toutes ces mamans à l’emploi du temps complètement chamboulé devoir gérer les activités et la scolarité des enfants, la bouffe, l’entretien de la maison ET leur travail – je me dis que certaines ont vraiment dû être au bord du pétage de plombs – et on peut-être même probablement passé ce cap. Au détriment de leur santé mentale…

 

Des émotions à fleur de peau

 

J’interviendrais sur un dernier point par ici : celui des émotions, qui ont très souvent été décuplées par 1000, comme si elles étaient dans une cocotte minute.

Je suis certaine que tu as sans doute éprouvé ce sentiment hyper désagréable d’être à fleur de peau comme jamais.

De mon côté, ce premier confinement a causé tellement d’émotions négatives et explosives, que je me suis mise à péter les plombs de manière très régulière. Je finissais ma journée en hurlant dans un coussin à m’en casser la voix (cassedédi à toi Patrick !) ou en crise de nerfs totale pendant que mon gamin hurlait dans la pièce à côté. Je pense même que ça a été le point de départ où j’ai basculé dans la dépression post-partum !

Je ne pouvais pas travailler correctement, et ça me mettait dans une colère noire. Parce que j’en avais assez d’être définie par ma maternité et rien d’autre. Colère, frustration, tristesse, envie, désarroi…je suis passée par tous les stades – ce qui m’a gravement freinée dans mon quotidien professionnel !

 

confinement et activité professionnelle

 

Si je passe outre ma propre expérience, j’ai vu beaucoup de femmes faire bonne figure, mais rien qu’en les voyant, je pouvais pressentir à quel point elles étaient au bout du rouleau psychologiquement et physiquement…et ça m’a donné envie de t’offrir la possibilité de partager !

Alors, dis-moi tout mon lapin ! Comment as-tu vécu le premier confinement d’un point de vue professionnel ? Qu’est-ce qui a été le plus simple à gérer ? Le plus difficile ? Une anecdote à nous compter qui montre bien à quel point cette période était particulière ? C’est open mike, tu peux te lâcher et tout nous raconter 🙂

Dans une autre optique, comme j’ai conscience que cette période Covid est extrêmement dure à gérer pour beaucoup d’entre nous, sache que je vais très prochainement suivre mon envie d’organiser un cercle de femmes sur le sujet – où nous pourrons échanger sur des thématiques bien précises, dans un cadre totalement safe et bienveillant – mais où je te donnerais aussi des clefs pour mieux vivre cette phase difficile et très dark. Bref, plein de joie, de prises de conscience et de surprises à la clef ! Reste branchée, ça arrive très bientôt (et ça sera gratuit 😀 !)

Passe une formidable journée et de très bonnes fêtes de fin d’année !

Mamans au bord de la crise de nerfs et Fucking Covid.