Ola ma caille !

J’espère que tu vas bien 😉

Laisse-moi de poser une petite question très simple : as-tu parfois peur du changement ? De modifier tes habitudes ? De sortir de ta zone de confort ?

Si oui, je crois que cet article va énormément te parler et peut-être même t’aider à dépasser tes freins !

Aujourd’hui, j’ai eu envie d’étudier plus en détail pourquoi les changements, même très anodins, nous terrifient à ce point. C’est quelque chose qui revient quand même très fréquemment chez les clientes que j’accompagne : avant de démarrer mes programmes, elles ont une peur bleue de changer et elles n’identifient pas toujours bien pourquoi (c’est à ce moment que je revêtis ma plus belle cape et que j’interviens 😀 !).

Parce que oui, c’est vrai ça, le changement, pourquoi est-ce si terrifiant ?

 

Le changement nous fait sortir de notre zone de confort

 

Admettons que nous avons un cercle tracé tout autour de nous. Et dedans, il y a toutes nos habitudes, nos routines, notre quotidien. On s’y sent bien, il y fait chaud juste comme il faut, une douce odeur de Nesquik à la cannelle flotte dans l’air, on s’enveloppe dans un plaid et on contemple ce si beau cercle qui nous maintient en sécurité contre les méchants.

Sauf que les fameux méchants, personnifiés par la perte de contrôle face aux événements (qui est notre plus grande terreur en tant qu’être humain, je crois) – eh ben je peux te dire qu’ils se contrefoutent de ton petit cercle tracé avec ta petite craie-craie et que s’ils ont envie de débarquer et de l’effacer à grand coup de Swiffer, t’inquiète pas qu’ils le feront. Et c’est en général à ce moment qu’on pleurniche en disant « mais tout était pourtant sous contrôle ». Non mec, RIEN n’est sous contrôle en ce bas-monde. Je crois que c’est une leçon que nous avons apprise avec force pendant le début de l’épidémie de coronavirus. Ce moment de l’histoire a même été l’occasion parfaite pour réaliser que « zone de confort », ça ne veut finalement pas dire grand-chose tant on doit s’adapter en permanence aux surprises de la vie (et guess what, on y arrive plutôt pas mal – tavu, la meuf a encore foi en l’humanité 😆 !).

 

En bref, rester dans sa zone de confort, c’est rester dans une illusion de sécurité. Donc on se monte la tête et on finit par s’encroûter.

Alors que ce soit clair : avoir envie de cette sécurité, même fantasmée, c’est très bien. Parfois, on en a grand besoin (et c’est juste ok !). Mais pas tout le temps ! Rester dans sa zone de confort, c’est cool – mais aller en dehors permet de rendre l’imprévu et l’inattendu moins terrifiants. En réalité, combattre notre peur du changement, même un tout petit peu, nous fait indéniablement gagner en confiance et nous donne la capacité de faire les meilleurs choix pour nous (car on réalise, en sortant du cercle, qu’il existe une possibilité pour nous de trouver une solution qui nous convient mieux ailleurs).

 

Le changement est un contre-pied par rapport à notre histoire

 

Eh oui, les gars, les êtres humains ne sont pas des cyborgs produits en série, émergeant d’utérus vaillants telles des pages vierges format A4 sortant d’une imprimante Canon !

Même un bébé de quelques heures naît en portant l’histoire et les habitudes de sa famille. Nous débarquons tous et toutes en ce bas-monde avec un héritage qui nous définit, parfois pendant de longues années.

Et c’est un fait : il faut gagner beaucoup, beaucoup de confiance en soi et en la vie pour parvenir à se détacher de cet héritage et enfin affirmer ce qu’on veut NOUS. Parce que nous avons le droit d’être différents de nos proches. D’avoir d’autres besoins, d’autres envies.

C’est ce qui fait que changer est parfois si difficile : le changement implique très souvent d’aller à contre-pied de son histoire familiale. De se construire en opposition par rapport à certains choix ou certaines pratiques adoptées par nos parents ou par nos éventuels frères et sœurs. Et ça, c’est vraiment pas évident !

 

Peur du changement

 

Je crois qu’être jugé pour ce que l’on est ou pour ce que l’on n’est pas par ses proches est la chose la plus dure qui soit. Parce que c’est une forme de négation de ce que l’on est au fond. Pour te partager un peu mon expérience, quand j’ai commencé à écologiser ma vie, à revendiquer mon militantisme féministe et à assumer la personne que je suis profondément, je me suis parfois heurtée à l’incompréhension de mes proches. En mode « mais WTF Manon, qu’est-ce qui lui arrive ? ». Je sais à quel point ça peut être dur et parfois rageant. Leur regard a parfois accentué ma peur du changement.

Mais retiens une chose mon canard. Quoi que tu changes dans ta vie, si cette chose que tu modifies va à contre-pied de ton histoire familiale, il y aura forcément de l’incompréhension. De l’étonnement. Ça ne sera pas toujours facile à gérer, il y aura des frictions. Mais n’oublie pas que le seul maître de ta vie, c’est toi. Tu as l’entier pouvoir de décider de t’assumer et de vivre ta vie comme tu l’entends – selon tes modalités. La plus belle réponse que tu pourras donner est d’être heureux et de rayonner. D’être en phase avec tes choix. S’ils sont un minimum bienveillants et soucieux de ton bonheur, tes proches suivront <3

 

Le changement, c’est l’incertitude

 

Je crois que c’est une des plus grandes leçons et avantage que j’ai gagné en devenant maman (ce que je suis encore en train de devenir, la transformation en Super Sayan 2 est loin d’être terminée 😛 ) : mon fils m’a permis de réaliser à quel point l’incertitude est terrifiante. Sauf que depuis qu’il est arrivé dans ma vie, je fréquente cette incertitude tellement souvent (finalement, avoir un gamin, c’est ne jamais savoir ce qui va se passer dans 10 secondes ou comment naviguer à vue en permanence !) que je n’ai plus du tout peur du changement. Parce que j’ai pigé qu’on pouvait survivre à peu près tout après près d’un an de sommeil moisi et de très grosses crises gérées.

Donc voilà, c’est un fait, qu’on ait des enfants ou pas, l’incertitude fait vraiment très peur. Et le changement, c’est précisément une énorme incertitude. Parce que si on change, on ne sait pas vraiment ce qui va se passer ! Et si je me faisais juger ? Et si cette solution déclenchait un cataclysme nucléaire de ma vie ? Et si mes proches me critiquaient pour mes choix ?

C’est pourquoi de si nombreuses personnes refusent jusqu’au moindre tout petit changement de leur vie par peur des conséquences ou de « ce qui pourrait se passer si ». On préfère s’en tenir à nos bonnes vieilles habitudes réconfortantes et naviguer en terrain connu – c’est bien plus rassurant. Et oui, chez certain.e.s, cette terreur va jusqu’à « oh mon dieu, mais que va-t-il se passer si j’essaie une coloration naturelle ? », même si la personne en question sait pertinemment que les couleurs chimiques flinguent la santé et les cheveux – et qu’elle aimerait changer. Parce qu’elle a peur de ne pas être satisfaite du résultat (info incroyable : ça peut aussi être le cas avec une couleur chimique), peur de se faire juger et moquer si elle en parle (tout pareil).

 

Peur du changement

 

Je vais te donner un scoop dont j’ai le secret mon bichon : que tu changes ou que tu ne changes pas, il y aura TOUJOURS des imprévus. Parce que tu vois, la vie s’en tamponne absolument le coquillard de ta routine. Si elle doit mettre une surprise sur ta route, je peux te garantir qu’elle le fera. Alors change. Change en toute confiance. Remets de l’inattendu et du pep’s dans ta vie. Demande-toi ce que tu veux réellement. Donne une réalité à ta vie rêvée, même si cette dernière change de définition tous les 6 mois.

Accepte l’incertitude. Aime toi profondément et sers toi de cet amour pour t’autoriser à changer – et à modéliser ta vie selon TES envies.

Pour conclure, le changement, c’est finalement s’aimer assez pour s’autoriser à aller explorer en dehors du connu, en dehors de soi – pour trouver enfin ce qu’il y a de meilleur pour nous !

Et toi mon bichon maltais, as-tu déjà été confronté à la peur du changement ? Souhaites-tu partager ton expérience avec nous ? Que penses-tu de cet article ? J’ai hâte de lire ton retour !

Il ne me reste plus qu’à te souhaite une formidable semaine et à te dire bon vent dans la dynamique du changement vertueux !

Tasse de Nesquik frelaté et Cercle infini.