Bonjour Bonjour l’ami !

J’espère que tout va bien par chez toi 😉 De mon côté, tout roule à peu près – toute revenue que je suis de ce que j’appellerai désormais toute ma vie « les vacances du purgatoire » – première pause estivale mère-fils où mon tout petit plus si petit que ça aura été absolument infernal…l’apprentissage de la vie de maman ou découvrir assez naïvement, je dois le dire, que d’innocentes vacances peuvent vite se transformer en interminable cauchemar où son enfant se met subitement à se réveiller entre 6 et 10 fois par nuit et refuse catégoriquement toute sieste la journée en vomissant (merci le RGO qui n’est toujours pas passé 🙄 ) et râlant comme un beau diable. Heureusement qu’il y a le travail pour se reposer un peu 😛

C’est donc toute épuisée et au bord du burnout maternel (pour tout vous dire, je viens de lâcher prise et de faire 4 heures de sieste avant d’écrire cet article ^^), que je te présente mon nouvel article bourré de conseils pour éviter de te faire avoir – et pour dire adieu au greenwashing dans les cosmétiques.

Ce papier traîne dans les méandres de mon cerveau depuis assez longtemps et j’ai décidé d’en accoucher après ce confinement très riche en pubs « foutage de gueule » qui m’ont fait littéralement dresser les cheveux sur la tête. Tout le monde dit merci aux soignant.e.s, tout le monde s’engage pour le monde de demain, tout le monde fait de l’écologique – même ces braves gens de chez Total s’y mettent…tout pour provoquer un étranglement de fureur chez Manon Woodstock !

Mais comme j’essaie de rendre mes étouffements d’indignation aussi productifs que possible, je me suis dit que le moment était idéal pour te donner 3 clefs pour ne plus JAMAIS te faire arnaquer avec un produit cosmétique et comment éviter avec brio les pièges tendus par les petits génies du marketing qui greewashent à tout va.

Je te donne mes tips ?

 

Attention aux compos à rallonge

 

Une personne très sage m’a dit un jour « mieux vaut 10 ingrédients tip top que 5 ingrédients dégueulasses ». Je suis complètement d’accord avec cet état de fait. Cependant ! Je pars du principe, qu’en général, il mieux vaut se méfier d’une liste d’ingrédients longue comme un documentaire sur la transhumance des lémuriens en 2ème partie de soirée sur Arte (ah non désolée, c’est vrai que ce gag ne marche plus, j’avais oublié que maintenant, c’est une chaîne cool qui passe des lives de Metallica au Hellfest en pleine semaine 😀 ).

De manière globale, une longue liste d’ingrédients, où on en dénombre 15-20 ou plus, doit forcément mettre la puce à l’oreille.

Pour ma part, et devenant une grande adepte du « less is more », je t’encourage vivement à plébisciter tous les produits dont la composition se limite à 10 ingrédients ou moins. Au-delà, je me pose toujours la question de l’efficacité.

Prenons un petit exemple de greenwashing dans les cosmétiques tout droit sorti de l’esprit tordu des industriels pour t’expliquer concrètement la chose : le cas du shampoing Timotei « Pure ».

Déjà rien que le nom, t’as l’impression que tu vas vivre une expérience écolo inoubliable 😆 Pierre Rhabi peut aller se « rhabi »ller ! (Ah ah 😛 pardon, je sors !)

 

SHampoing Timotei

 

A la découverte de la liste des ingrédients, c’est mouai….Une quinzaine environ ? Manon Woodstock a eu envie de mener l’enquête…et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est pas joli-joli ! Je te laisse prendre connaissance de la composition, que j’ai tapé pour toi sur la recherche INCI du site La vérité sur les cosmétiques…Pas vraiment le top du clean, n’est-ce pas ?

 

Analyse Shampoing Pure

 

En résumé, beaucoup de conservateurs bien chimiques – mauvais pour le corps comme pour l’environnement…on est bien loin de l’image so Pure so Fresh so Green avancée par la marque.

1er conseil à respecter pour éviter le greenwashing dans les cosmétiques : les listes à rallonge tu fuiras !

 

Attention aux packagings plus verts que verts

 

On a déjà touché cette forme de greenwashing du bout du doigt avec Timotei juste au-dessus, qui nous refourgue un contenant qui reprend tous les codes de l’écologie avec du vert, des jolies feufeuilles et un énigmatique « 94% d’ingrédients d’origine naturelle », mais sans aucune certification…Hummm, j’en doute les gars 😛 !

Pour prendre un exemple parlant et assez connu, Coca Cola avait réussi avec brio à embobiner son monde il y a quelques années avec sa version « Life », toute de vert vêtue et accompagnée d’une campagne de pub qui vantait ses vertus antioxydantes et santé. Oui, tu as bien lu, Coca-Cola, « ANTIOXYDANT ET SANTE »…est-ce que je suis la seule à me sentir prise pour la dernière des connes 😉 ? Il faut y aller quand même, hein ? Il faut décidément croire que plus c’est gros, plus ça passe !

Pour cette partie, j’ai décidé de passer au grill un déodorant que j’ai moi-même utilisé pendant des années : le bien mal-nommé Natur Protect de chez Sanex. Un bel emballage bien vert, un joli galet naturel et bien lisse qui n’aurait pas à rougir dans un jardin zen, la mention faite à la pierre d’alun – la meilleure fausse bonne idée des anti-transpirants, mais qui donne une espèce de street cred’ green défiant toute concurrence, le nom « Natur Protect », que n’importe quelle brêle en anglais comprendrait…C’est tout juste s’ils te collent pas un macaron « déo préféré de Nicolas Hulot » (ah non, pardon, lui c’est Ushuaïa 😀 !).

 

Déo Sanex

 

Sauf que quand on met le nez dans la compo…Aïe Aïe Aïe !! C’est une horreur, que ça soit pour le corps ou pour la planète ! A peu près ¾ des ingrédients du déo sont problématiques !! Incroyable pour un produit qui joue la carte du vert, non ? Un exemple d’école de greenwashing dans les cosmétiques, j’en ai bien peur !

 

Greenwashing cosmétiques

 

Pour conclure cette petite partie, laisse-moi donc te donner mon second conseil : NE FAIS PAS CONFIANCE aux produits dont les emballages jouent la carte de l’écologie à tout prix. C’est un peu comme les restaurants de bord de mer qui installent des rabatteurs pour dire que leur poisson est frais : si c’était vraiment le cas, ben t’aurais pas besoin de le dire !

 

Attentions aux promesses trop tapageuses

 

Coline en avait déjà parlé dans un article, toute vénère qu’elle était après être tombée sur cette pub.

 

Greenwashing cosmétiques

 

Et comme je la comprends. Non, tu ne vas pas sauver le monde en achetant une putain de brosse à chicots !! Comment une marque surfe sur la culpabilité écologique actuelle pour donner bonne conscience aux gens ET pour s’en foutre plein les fouilles…Que c’est moche de faire ça 👿 !

Ça sera donc l’ultime et dernier conseil pour éviter de tomber dans le piège du greenwashing dans les cosmétiques : sois vigilant.e face aux promesses trop alléchantes ! C’est un peu comme les produits minceur qui te promettent de perdre 15 kilos en une semaine : il y a anguille sous roche, c’est certain !

On fait donc attention aux promesses vagues et tapageuses type « sauve la planète » ou « bon pour l’environnement » (Qui ? Quoi ? Comment ? Où ? Avec qui ? Dans quelle position 😛 ? Ces affirmations sont vagues et ne veulent au demeurant rien dire…) – et on s’oriente vers des entreprises françaises (si possible !) et honnêtes.

Si tu penses manquer de temps et d’expérience pour te constituer une routine beauté parfaitement éthique, n’hésite pas à télécharger gratuitement la super checklist interactive « Ce cosmétique est-il éthique ? » qui te permettra de déterminer en 5 minutes top chrono si le démaquillant TROP GREEEEN que t’a conseillé ta belle-sœur n’est pas en réalité une gigantesque arnaque 😉

Alors, prêt.e à pimper ta routine beauté sans te faire greenwasher la face ? Une petite anecdote de produit de beauté pour lequel tu t’es fait.e avoir comme la dernière des bleusailles ? N’hésite pas à partager les mauvais plans, si on peut en rire et alerter le plus grand nombre, c’est un gain à tout point de vue 😉

J’ai hâte de te lire et je t’embrasse !

Déodorants mensongers et Peinture verte monocouche.