Hello hello la compagnie 😉

Comment allez-vous ? La semaine commence-t-elle bien ? Ma foi, quoi qu’il en soit, je vous le souhaite et si ça n’a pas débuté comme prévu, je croise les doigts pour que ça s’améliore au plus vite !

Pour ma part, je suis toujours en train de couver mon œuf, qui bouge beauuuucoup (si le mouvement est signe de bien-être fœtal, c’est officiel, je suis en train de fabriquer un.e gros.se boute-en-train !!) et qui commence à jouer au Tetris avec mes organes, me faisant passer quelques sales quarts d’heure. M’enfin, je peine presque à le croire, mais je commence déjà mon dernier trimestre dans à peine une semaine et demi – et il sera bientôt temps de rencontrer le/la petit.e rigolo.te qui m’habite depuis 6 mois maintenant 😛

Booon, assez parlé de maternité n’est-ce pas ^^ Venons-en sans plus de transition au sujet du jour. Parce que je ne vous ai pas dit, mais en fait, y a un truc qui m’énerve particulièrement en ce moment. Qui m’énerve même GRAVE, je dois le souligner ! Et quand quelque chose me gonfle, vous savez bien que je ne perds absolument jamais l’occasion de venir vous en toucher 2 mots par ici !

Pour tout vous dire, ça fait déjà quelques temps que ce travers de la sphère écolo m’agace tout particulièrement et que je suis parfois tellement à bout de patience que j’en irais presque me taper un énorme burger suremballé AVEC un coca paille EN VOITURE au Burger King à 150 mètres de chez moi, même si c’est dégueulasse. Vous me voyez venir ? Non ? Eh bien en fait, à l’heure actuelle, ce qui me hérisse le plus le poil, c’est cette espèce de surculpabilisation individuelle PERMANENTE. Comme si tout ce qui va mal dans le monde : la crise climatique, le réchauffement de la planète, le trou dans la couche d’ozone – OUI, TOUT EST DE TA FAUTE, à toi sur ton canapé qui te tape ta barquette de sushi semi-annuelle.

Tu es abonné.e à Netflix ? T’es un.e pourri.e. Tu manges des produits laitiers quasi tous les jours, même si tu as considérablement réduit ta conso de viande ? T’es un.e pourri.e. Tu achètes encore des Prince de Lu de temps en temps ? T’es un.e pourri.e. Tu commandes à bouffer 6 fois dans l’année ? T’es un.e pourri.e. PUTAIN, je commence à en avoir tellement ras la casquette de tout ça !! Quand tu vas sur les réseaux sociaux et sur pas mal de blogs, ça DEGUEULE littéralement de surculpabilisation des personnes individuelles. Tu passes de Golden Shower en Golden Shower, de « Consomm’acteur » en « Plus que Zéro Déchet ». Et ça doit s’arrêter, parce que je pense qu’il est plus que temps de remettre les choses en perspective !

Que ça soit très clair : mon but n’est absolument de cracher sur les autres ou de dire « telle manière de penser, c’est de la merde » – je ne suis absolument pas là pour ça et je crois même que ça serait très malvenu de ma part de le faire. Beaucoup de gens qui culpabilisent donnent aussi par ailleurs d’excellents conseils…sauf que c’est juste super biaisé de ne considérer les choses que sous l’angle du consommateur final !!

A bien y réfléchir, je pense même que si l’on prend en compte les 3 autres sphères que je vais citer, nous faisons partie de ceux qui ont la moins bonne chance d’avoir un VRAI GROS impact. Alors ceci est un plaidoyer messieurs dames, un plaidoyer pour que l’on arrête de culpabiliser tout le monde à outrance, qu’on arrête de voir des femmes qui finissent en burnout à force de vouloir avoir un quotidien écolo, et surtout qu’on sorte son nez de ce fantasme absolu du consomm’acteur !

Aller, rien que pour vous et parce que Manon Woodstock est vénère, voici 3 secteurs qui s’en battent relativement la nouille – qui ont une GRANDE responsabilité dans la crise climatique et que, je trouve, on ne va pas faire tant chier que ça…

Le monde de l’entreprise : un pays loin d’être clean…

Pour avoir bossé pendant pas loin de 6 ans dans un cabinet d’avocats que je ne citerais pas, je peux vous dire que, pour avoir un peu fréquenté le milieu des affaires et de la finance, ça SURCONSOMME à fond les ballons. Evènements clients non-stop, avec vaisselle jetable, bouteilles plastoc’ et goodies ridicules à crever – vols, souvent long-courriers réservés à tour de bras toute l’année, même pour des réunions qui auraient pu se tenir par vidéo-conférence – gaspillage OUTRANCIER de ressources, combien de fois ais-je vu des milliers de feuilles de papiers imprimées pour rien, fichues à la benne parce que « ah non, on en aura pas besoin finalement » ou « il y a une typo, il faut tout réimprimer », clim et chauffage à taquet – et je parle d’une entreprise qui a été certifiée comme faisant des efforts d’un point de vue environnemental !!!

Et le pire, c’est que c’est un tout petit cabinet, noyé dans des centaines de milliers d’autres rien qu’au Luxembourg. Et puis franchement, c’est pas près de changer en fait ! Quand on parle d’arrêter l’orgie de papier, c’est « on n’a pas le choix », d’arrêter les voyages, c’est « oui, mais c’est mieux de voir les clients en face-à-face » et de se calmer un peu sur les évènements, c’est « oui, mais on a une image de marque à tenir ». Multipliez ça par toutes les entreprises du monde et avalez une boîte de Xanax. Je ne dis pas qu’elles sont toutes comme ça, mais la vérité, c’est que la grande majorité se fout comme d’une guigne de l’écologie – et le plus affreux, c’est qu’elles arrivent encore à se planquer derrière des certifications bidon !

Les industriels les doigts de pieds en éventail

Pour ce point-ci, je vais reprendre l’exemple du Cash Investigation sur les déchets plastique. Il avait été prouvé par A+B par toute l’équipe que les industriels lâchaient des sommes faramineuses à des lobbies, chargés de nous faire croire que de toute façon, les gros dégueulasses qui achètent des bouteilles en plastique, c’est nous. Ou, dans un autre style, que celles et ceux qui sont responsables des déchets qui traînent partout, c’est encore nous (coucou l’organisme Vacances Propres financé par les industriels 😉 ). Et en fait, le plus fou là-dedans, c’est que la responsabilité de ces derniers dans le fait de produire de la pollution, quelle qu’elle soit, n’est absolument JAMAIS discutée. Les types, ils sont blanchis d’office !

Pour en avoir discuté avec Ludo et d’autres personnes, TOUT LE MONDE est convaincu que c’est aux gens d’arrêter de polluer. Combien de fois me suis-je retrouvée bien seule à dire qu’il faudrait peut-être commencer à mettre les entreprises productrices de toutes ces pollutions face à leurs responsabilités ? Systématiquement.

Alors oui, tout doucement, on commence UN PEU à montrer les industriels du doigt pour leurs pratiques dégueulasses. Mais ça ne changera jamais le fait qu’ils polluent environ un billiard de fois plus que nous et que proportionnellement, on les fait quand même bien moins chier/raquer !

Les politiques globalement peu accusés

Je terminerai rapidement avec les politiques…qui n’en foutent pas une demie ! Là aussi, même si le manque de courage politique commence tout doucement à faire son chemin dans l’esprit des gens, c’est quand même encore moyen – moyen…

Ces personnes qui nous gouvernent ont les MOYENS d’agir. Ils ont la possibilité de légiférer, d’appliquer de vrais règlements, de prendre des mesures drastiques pour servir la cause de l’environnement…Mais force est de constater qu’ils ne le font pas ou si peu !

Le problème, c’est que c’est copain-copain et compagnie avec le monde de l’entreprise et qu’il ne faudrait surtout pas froisser Bernard avec qui on a ciré les bancs d’HEC.

Parce que c’est une réalité : tant que les politiques ne se bougeront pas le fion pour prendre de vraies mesures, il ne se passera globalement pas grand-chose. On continuera à avancer à coup d’efforts titanesques sur nos pratiques individuelles, pendant que l’état sapera tout en faisant un cadeau à telle ou telle entreprise – ou en renonçant à une mesure écologique ambitieuse.

Donc voilà, tout ça pour vous dire que j’ai un peu l’impression que tout est organisé pour que les citoyen.ne.s s’entre-accusent, pendant que les plus gros fautifs se claquent un gros cigare et une coupe de champ’ en pariant sur qui va gagner.

Ceci est un message : commençons à voir les choses de manière bien plus globale, sortons-nous la tête du guidon – et si chaque effort individuel est éminemment important, apprenons aussi à savoir distinguer les plus gros coupables – qui ne sont pas toujours ceux qu’on pense !

Bonnnn, ben voilà, c’était le coup de gueule du jour 😀 ! Et vous les ami.e.s, qu’en pensez-vous ? Envie de réagir sur le sujet ? Aviez-vous déjà vu les choses sous cet angle ? J’ai hâte de vous lire 😉

Passez une très chouette journée !

Faux « vrais coupables » et Plateau de petits fours.

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