Bonjour les petits loups !

Comment démarre cette nouvelle semaine pour vous ? Moins chaudement que la semaine dernière, n’est-ce pas ? N’en déplaise à notre bon vieux Donald, je crois bien que nous avons en ce moment même la preuve que quelque chose ne tourne décidément pas rond avec le thermomètre et qu’il est plus que grand temps que nos politiques se mettent un gigantesque coup de pied au derrière. Ahhh, la fameuse action des politiques !! Celle que l’on attend bien sagement depuis Mathusalem et qui commence de plus en plus à ressembler à un gigantesque concours de « j’y vais, j’y vais pas » sur fond d’échéances électorales…Toi aussi, tu es aussi pessimiste que moi à ce sujet et tu as la vague impression que le mercure monte automatiquement d’un degré supplémentaire à chaque fois que tu dis « Emmanuel Macron est un grand écologiste » 😀 ? Pas de panique l’ami.e, parce qu’aujourd’hui, j’enfile mon costume de positive attitude, gentiment prêté par cette bonne vieille Lorie, pour te parler de deux choses qu’une grande partie de la population juge inconciliables : être écolo et habiter en ville.

Partons de nouveau ensemble, bras dessus – bras dessous, dans le joyeux monde des clichés qui voudrait nous faire croire dur comme fer à un modèle unique d’écolo, sous blister comme les poupées Barbie – avec une salopette et un chapeau de paille sur la tête, 3 kilos de courgettes et un pommier qui dégueule dans son jardin, un joli petit poulailler avec des noeunoeufs dedans, un compost bien rempli et une biquette qui gambade joyeusement à ses côtés. Qu’on ne se méprenne pas, j’admire réellement tous ces gens qui habitent dans les coins plus reculés de notre bel Hexagone et qui ont la possibilité de mettre toutes ces chouettes choses en place (j’avoue, je suis TRES jalouse des cocottes et de la biquette – mais si je fais ça sur mon balcon, mes voisines vont vite débarquer pour m’étouffer avec un sac en papier kraft).

Le problème avec ce cliché persistant, c’est qu’il y a tout pleiiiiin d’autres personnes qui habitent en ville, qui ne peuvent pas se permettre de réaliser tout ça (en tout cas, pas dans les mêmes conditions) et qui se cachent derrière le paravent de cette image d’Epinal qui sent bon le foin coupé – essentiellement pour ne pas avoir à faire face à la véritable terreur que leur inspire le fait de changer. « Mais j’peux pas, j’ai un iPhone et j’adore les Prince à la Vanille chef ! Tu vois bien que l’écologie, c’est pas pour moi !! Et en plus, j’ai même réussi à faire crever le Yucca que mon gamin m’a offert à mon anniversaire – alors faire pousser une carotte, tu n’y penses pas ? ». TATATA. Ne te cherche pas d’excuses mon bouchon 😉 il n’y a pas un écolo, mais bien des écolos – tout comme nous sommes toutes et tous différents sur ce caillou bringuebalant qu’est la planète Terre. Et comme je suis quelqu’un de particulièrement sympathique, je vais même te donner, en exclu totale, 5 raisons pour lesquelles être écolo en ville, c’est complètement possible !

Habiter en ville, c’est oublier sa voiture si on s’en donne les moyens

C’est quelque chose qui me frappe depuis que j’ai emménagé dans la jolie ville de Metz. Depuis que j’habite cette agglomération de 120000 habitant.e.s, j’ai soudain réalisé à quel point ma voiture était devenue inutile. Pour tout te dire, certaines semaines, elle dort sur une place de parking sans faire le moindre kilomètre (ce qui m’interroge même sérieusement quant à une éventuelle revente !). Entre la gare qui est à deux pas de chez moi (qui me permet d’aller partout en France) et ma localisation géographique dans la ville, TOUT est soudainement faisable à pied !! Quel bonheur pour la grande marcheuse que je suis 🙂

Au-delà de ma vision personnelle de la chose, à l’heure où je vous parle, pratiquement 3 millions de tonnes de Co2 ont été émises en Europe par les voitures pour l’année 2019. Quand on sait que les transports représentent 30% des émissions totales de l’UE et que le transport routier est coupable à plus de 70%, ça n’est pas et ça ne sera jamais négligeable. Habiter en ville, c’est aussi pouvoir se passer de sa voiture, grâce à la possibilité de se déplacer à vélo, en transports en commun ou simplement à pied !

Habiter en ville, c’est pouvoir jardiner

Ahh un autre très grand cliché, celui de l’urbain.e incapable de faire pousser le moindre truc, même avec de l’herbe à chat, il foire ce gros naze !! Je vais vous révéler un énorme scoop, mais jardiner en appartement, même sans balcon, ça reste possible à petite échelle.

Alors oui, c’est sûr que ça va être compliqué si tu t’attends à montrer fièrement ta légion de courges Butternut sur un rebord de fenêtre 😛 mais pour des petites choses comme les aromates, les fraises, les tomates cerises et j’en passe, c’est largement à la portée de tous.tes ! Si une nullos comme moi réussi à faire pousser de l’aneth, de la coriandre, du basilic et de l’hysope (et évite ainsi d’en acheter en pot entouré de 6 kilomètres de plastiques en supermarché) – c’est que tu peux y arriver. Tape « jardiner en appartement » dans ton moteur de recherche préféré et tu verras vite qu’entre l’utilisation de palettes, la culture verticale et les solutions hydroponiques, les alternatives sont loin de manquer !

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Regardez moi ce fier basilic qui pousse gaiement dans ma salle de bain !

Habiter en ville, c’est avoir la possibilité de faire dans le local

Tout comme à la campagne, mais en se prenant beaucoup moins le chou. Là, c’est un peu comme si tu étais sur une gigantesque île avec un tas d’opportunités autour de toi. Entre les AMAP (qui te permettent de venir récupérer ton panier de fruits et légumes du coin chaque semaine), les Ruches (qui disent oui 😀 ) et les petites boutiques d’entrepreneur.se.s locaux.les qui viennent s’installer parce que c’est plus rentable, tu ne manques pas de choix pour consommer le plus localement possible.

Avant, nous habitions dans des villes paumées au milieu de la campagne et je me souviens que c’était juste la galère pour se fournir en produits locaux. Les paysan.ne.s qui proposaient des paniers étaient blindés de demandes, on n’avait aucune visibilité sur les opportunités locales…alors qu’aujourd’hui, ça dégueule littéralement de solutions à deux pas de chez nous. C’est assez triste pour les habitant.e.s de petites villes ou de la campagne, j’en conviens – mais il serait bête de passer à côté d’une aubaine pareille par pure auto-flagellation, non :lol : ?

Habiter en ville, c’est avoir moins de charge mentale

Je rebondis avec quelque chose qui est très lié au point précédent, mais quand tu habites au milieu de la cambrousse, c’est un fait indéniable : à moins que tu aies la chance d’habiter une ferme auto-suffisante, il faut te déplacer pour TOUT.

Quand on habitait dans une petite ville désolée de la Meurthe et Moselle que je ne citerais pas, mais où je ne refoutrais les pieds pour rien au monde, c’était un enfer !! Il fallait faire 40 à 45 minutes de bagnole pour le moindre truc. Aller au cinéma, à une conférence, faire des courses plus spécifiques…Tout prenait un temps de malade et on passait notre life sur la route. Donc finalement, d’une certaine manière, l’avantage d’habiter en ville, c’est aussi de se libérer du temps et de l’espace mental afin de pouvoir changer en douceur.

Habiter en ville, c’est avoir accès à une véritable concentration d’initiatives du changement

Depuis que j’habite à Metz, je suis littéralement fascinée par la qualité et la quantité de toutes les initiatives du changement auxquelles j’ai accès autour de moi. Ma ville compte deux trucothèques (boutiques qui permettent le prêt, mais aussi l’échange et le don GRATUITS – dont je trouve le principe fabuleux), une boutique Emmaüs (pleine de trésors et à laquelle on peut aussi aller faire don de ce dont on n’a plus besoin), deux coopératives d’agriculteurs qui se sont installées dans de grands locaux commerciaux à deux pas de chez nous (et qui proposent fruits, légumes, produits laitiers, viandes et boissons diverses en 100% local), des écoles alternatives à la pelle (qui ont toute leur importance quand on a envie de participer à un changement en profondeur de cette société mortifère), des jardins partagés (qui permettent de se nourrir, de faire des rencontres et de donner aux plus démuni.e.s par la même occasion), des sites de compostage aux 4 coins de la ville…Et encore, je n’habite là que depuis 6 mois. J’ai hâte de découvrir toutes les autres possibilités que cette ville me réserve encore 🙂

Alors qu’avant, je n’avais accès à RIEN de tout ça !! Encore une fois, il fallait que je me tape 50 minutes de bagnole pour apercevoir le moindre truc vaguement innovant. Habiter en ville, c’est avoir la chance de toucher du doigts de nombreuses initiatives du changement, voir même d’y participer !!

Tout ça pour vous dire que si vous êtes urbain.e, il est tout à fait possible de mener une vie tout à fait écolo et alignée avec vos valeurs profondes. Nul besoin de tout plaquer pour aller s’installer à la campagne si vous n’en avez pas l’envie. Gardez toujours en tête que tout est à portée de main. La seule chose à faire, c’est de changer de perspective 😉

Et vous, les ami.e.s, qu’en pensez-vous ? Aviez-vous déjà réfléchi à toutes les raisons qui font qu’être un.e écolo urbain.e est possible si on s’en donne les moyens ? D’autres idées vous viennent en tête ? N’hésitez plus, je remue la queue comme un adorable teckel à l’idée de lire vos petits mots.

Je vous souhaite une belle semaine.

Pédalage intensif et Tomates cerises de balcon.

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