Bonjour à toi, jeune chien fou errant comme une âme en peine sur la blogosphère – et qui vient de tomber sur cet article à dessein ou par le plus grand des hasards 😉 Quoi qu’il en soit, je t’annonce que tu as bien fait d’arriver par ici – parce que j’ai décidé de joindre l’utile à l’agréable en t’expliquant pourquoi écologiser sa vie, c’est avant tout gagner un temps fou.

Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur l’argument numéro uno que l’on m’oppose quand je tente de sensibiliser quelqu’un à l’importance des petits gestes du quotidien. “Oui, mais moi, je n’ai pas le temps. J’ai les gosses à emmener au judo, le teckel à aller faire chier et la blanquette de veau à préparer.”

Ahhh le temps ! L’excuse absolument universelle derrière laquelle on se planque pour justifier quelque chose qui n’est autre…que la peur de changer !

Déjà, si on ne parle que de temps, je crois qu’il est très important de retrouver une emprise sur ce dernier. Et ça, ça veut avant tout dire lâcher sur certains trucs – c’est à dire, pour ne citer que ça et à titre d’exemple, arrêter de faire le ménage tous les jours (de toute façon, c’est super mauvais pour la santé !), arrêter de repasser (c’est inutile !) et arrêter de vouloir être partout, tout le temps (et chers parents, je vous vois venir, NON, votre enfant ne s’est pas inscrit tout seul au poney, au rock acrobatique et au cours de mandarin – donc on se calme sur les activités annexes qui bouffent un temps fou à faire le taxi). N’oubliez jamais que les seul.e.s capables de décider à quoi consacrer du temps, c’est vous. Vous pouvez le prendre, faites-vous confiance !

Deuzio, cette société de l’immédiateté donne à l’écologisation du quotidien des airs de double Mont-Blanc (ou d’Everest, c’est vous qui voyez – moi, je préfère faire dans la montagne locale 😛 ). J’ai la vraie sensation, quand j’en discute avec des gens non-sensibilisés, qu’ils s’imaginent tout simplement que ce n’est pas pour eux – que c’est bien trop dur et que de toute façon, ils n’y arriveront pas. Et c’est ce dangereux glissement qui les fait arriver dans une posture de “si j’en suis incapable, c’est que ça ne me concerne pas”. Or, je suis absolument persuadée que tout le monde a en soi la possibilité de simplifier sa vie courante, ne serait-ce que par petites touches. On arrête de se prendre la tête pour tout et de se blinder d’obligations fantaisistes ! Et pour cela, il suffit de changer de perspective et de se mettre à penser sa vie autrement que comme une espèce de course interminable à 300 à l’heure.

Ensuite, j’aimerais parler de l’énorme préjugé numéro 1: celui de l’écolo intégral du jour au lendemain. Tu sais, genre tu claques des doigts et paf, tu deviens un survivaliste autosuffisant qui fait son propre fromage de chèvre. Non, non et non ! Prenons mon propre exemple : je sais que je vais casser un énorme mythe pour celles et ceux qui m’imaginent en train de tricoter mes propres vêtements à la lueur d’une bougie – mais je ne suis absolument pas irréprochable (et d’ailleurs, ça ne m’intéresse pas de l’être). Oui, mes placards contiennent encore des gâteaux suremballés, j’ai un téléphone (cela dit, le coco a 3 ans et je compte encore le garder !), une tablette, un ordinateur portable – mon mec est technophile (ce qui signifie que je me retrouve à lui faire une prise d’étranglement toutes les deux semaines pour qu’il ne rachète pas de nouvelle télé), on prend l’avion au moins une année sur deux…j’ai encore beaucoup de chemin à faire ! Cela dit, chez moi, il n’y a aucun gaspillage alimentaire, aucun produit ménager hormis le vinaigre blanc et le bicarbonate de soude, j’essaie d’acheter quelques trucs du quotidien en vrac et de pérenniser cette pratique, je n’ai fait l’acquisition d’absolument aucun vêtement neuf depuis pas loin de 2 ans, ma voiture fait clairement tapisserie depuis que j’habite en ville, je me démaquille avec des lingettes lavables et beaucoup de produits jetables et nocifs ont été bannis de mon chez moi…et ce n’est qu’une toute petite partie des nombreux efforts que je fais au quotidien. Donc RE-LA-TI-VI-SONS, en fait. Chacun y va à son rythme et c’est très bien comme ça ! Je fais partie de celles qui pensent qu’on n’obtient rien de bon en forçant les gens à changer. Oui, peut-être qu’on en arrivera là un jour – mais je répète qu’à part déclencher des réactions de défense (et donc des comportements encore plus anti-écologiques), tout cela ne mènerait pas à grand chose à l’heure actuelle (et je parle seulement de l’écologie du quotidien – que l’on s’entende bien là-dessus !).

Enfin, je terminerais par vous dire qu’écologiser son quotidien n’implique absolument pas de tomber dans une orgie DIY et de se mettre à TOUT faire soi-même – au risque de devoir acquérir un retourneur de temps, comme cette brave Hermione Granger. Écologiser, c’est se simplifier la vie. Parce que dieu qu’elles sont compliquées !! On est tellement imprégné.e.s de la société de consommation extrême dans laquelle nous vivons que nous ne réalisons même plus le temps infini que l’on passe dans les supermarchés, sur les sites internet d’achat et plus simplement, rien qu’à imaginer ce que l’on pourrait acquérir. Que d’espace cérébral gâché !

Ceci est un message pour toutes celles et ceux qui me lisent en cette jolie matinée du lundi – journée idéale pour prendre de bonnes résolutions et pour commencer à se mettre dans une meilleure dynamique: écologiser ton quotidien peut vous faire gagner un temps fou, il suffit tout simplement de changer de mode de pensée et de redevenir le maître / la maîtresse de son temps. Mais surtout et c’est bien là le plus important: écologiser – c’est avant tout simplifier son existence et la rendre plus fluide grâce au minimalisme.

On s’y met ? Je serais ravie de t’aider à commencer à le faire via mon mini-cours gratuit !

Je te souhaite une merveilleuse semaine.

Slow Life et Teckel Heureux.

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Pour t’abonner à mon super mini-cours gratuit – qui t’aidera à écologiser ton quotidien en douceur, c’est là-dessous que ça se passe 🙂

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