Le coin des inclassables

Ecrire n’est pas rien

Salut la compagnie ! Votre début de semaine est-il digne d’une fringante fanfare ? Je ne puis qu’ardemment vous le souhaiter – d’autant que je commence très doucement pour ma part. 

J’ai été très heureuse de constater les nombreux abonnements à mon mini-cours gratuit de 10 jours (sur la déconsommation et l’écologisation en douceur et dans la bonne humeur) – si tu n’as pas tout suivi, je t’invite à aller t’abreuver de toute ma sagesse (#humilité) par ici, ou bien – si tu me suivrais au bout du monde quoi qu’il arrive, même si je décide d’aller m’exiler au fin fond d’une grotte de Beauce éclairée à la bougie chauffe-plat, à filer t’inscrire directement par là. 

Alors sinon, quoi de neuf sous le soleil absolument insoutenable de Lorraine (et même pas je blague, ils nous annoncent quand même des 50°C ressentis cette semaine…Merciiiii le réchauffement climatique !) ? De retour d’une semaine de vacances supposées totales, qui était…heuumloinnnnn de celle que j’avais prévu dans ma petite tête – c’est donc mi-contente de reprendre ma routine hebdomadaire, mi-déçue d’avoir été un peu contrainte à ne pas pouvoir exploiter le potentiel de cette semaine par un Ludo ma foi plutôt casse-pieds, mi-stressée parce que OH MY GOD, qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur baver sur le blog après cette semaine si peu enrichissante ? (mmm, 3 fois “mi”, ce n’est pas vraiment mathématique tout ça…M’enfin, mis à part un prof de maths QUI relèvera cette incohérence au beau milieu de la matinée de lundi – encore en redescente de cette pause décidément trop courte qu’est le week-end ? Pas grand monde, j’en ai bien peur !). Aller va, ne voyons pas tout en noir, l’avenir m’ouvre à présent les bras, j’ai un appart’ peinturluré – contre mon gré certes – mais au ¾…Je déclare donc réouverte la saison des réjouissances simples du quotidien. Voilà, mon chez-moi est peint, c’est bien ! (je suis sûre que l’équipe marketing de Castorama vient de s’étrangler de dépit en lisant ce slogan si simple et pourtant si efficace – qui est dorénavant Copyright Manon Woodstock et qui aurait pu leur permettre de vendre voler les gens avec tellement plus de bidons de Dulux Valentine…). Bref, je divague, car même si j’ai été à deux doigts de battre mon conjoint à mort avec un pot de “Bleu soir de printemps” (j’ai un rapport assez ambivalent aux travaux comme vous pouvez le constater 😛 ), ceci n’est pas le sujet du jour. Alors, de quoi qu’elle parle la dame aujourd’hui ? 

D’écriture. Parce que c’est quand même principalement là que le bât blesse par ici et que j’avais envie d’adresser un petit message à toutes celles et ceux qui croient encore qu’écrire, c’est à peu près aussi simple que de découper une feuille de Moltonelle pour essuyer son royal popotin. L’idée de ce billet d’humeur m’est venue comme ça, ce matin, sans prévenir – alors que j’étais en train de me bouffer les ongles jusqu’au poignet de peur de ‘ne pas savoir’ ou de ‘ne pas y arriver’. Et comme ma grossesse a le grand mérite de me reconnecter à une forme de flow et me force à suivre cette énergie, j’y vais gaiement et je remonte le fil, un peu comme une pêcheure qui aurait fait une bonne prise. 

Je pense que mon envie de taper un peu du poing sur la table est grandement liée au billet d’humeur sur le travail gratuit, que j’avais publié il n’y a pas si longtemps – et où je criais ma colère ressentie envers toute une frange de la sphère écolo actuelle – qui considère notamment qu’au moment où l’on demande le moindre centime pour un travail touchant à l’écologie, c’est qu’on est un.e gros.se pourri.e de capitaliste – et qu’on mérite la mort par gavage avec les pages du dernier best-seller de Warren Buffet. On ne va pas revenir là-dessus, vous savez déjà tout le bien que je pense de ces personnes-là. Cependant, je réalise aujourd’hui que quand on écrit, c’est un peu pareil. 

J’avais déjà un peu abordé le sujet quand j’avais hurlé de rage envers les webzines qui adorent faire turbiner les blogueur.se.s pour un paquet de Menguy’s – mais je n’avais pas été assez au bout du truc. Tout du moins, je crois avoir encore deux trois trucs à dire sur le sujet – et je pense que ça parlera énormément à certain.e.s…donc je me lance ! 

J’ai déjà pas mal tartaillé à ce sujet par ici et vous n’êtes sans doute pas sans le savoir : quand on évolue dans le dangereux monde de la blogosphère, on se rend vite compte de l’ingratitude de certaines personnes. Elles ne représentent pas la majorité, loin de là, mais en fait, c’est un peu l’équivalent humain du caillou dans la chaussure : c’est tout petit, tout le reste de ton corps va parfaitement bien, mais putain, qu’est-ce que ça fait chier…Et ces gens-là, un chouïa frustrés aux entournures si vous voulez mon avis, trouvent complètement dingue que tu oses penser à te faire rémunérer pour faire ce que tu fais, c’est-à-dire passer l’équivalent d’un bon mi-temps à faire des recherches, à t’informer, à écrire des pavés monstres, à gérer toute ta communication et ton site internet. “Ecrire, c’est pas vraiment comme travailler à l’usine” a dit un jour un grand peintre philosophe dont je tairais le nom (et que j’aime TRES FORT par ailleurs hein 😀 ) – et j’avoue que ça commence à me hacher les ovaires menus de constater qu’il y a encore tant de croyances erronées sur l’écriture – qui ne serait pas un travail digne de ce nom. Alors j’y vais et vous donne mon ressenti, en mode fourre-tout. 

Si tu crois qu’écrire est facile, c’est que tu ne dois plus bien te rappeler de tes dissertations de philo, de français, de géographie, d’histoire ou de sciences éco (et surtout, que vive le baccalauréat 😊 ). Tu ne dois plus non plus te rappeler les sujets de rédac’ – qui, alors qu’ils étaient joyeux et virevoltants tels des papillons chamarrés au collège – deviennent merdiques et chiants à peine la porte du lycée franchie (cf. “Ecrivez un moment de votre vie en respectant le style des Confessions de Rousseau” – ou comment pomper le styleyyy d’un type qui nous farcit de ses états d’âme pendant plus de 1000 pages…). Ecrire, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ça ne vient pas tout seul. Il faut penser à ce que l’on va écrire, laisser mûrir les sujets, les noter, y revenir plus tard, trouver l’angle d’attaque qui convient, surtout quand on décide décrire pour l‘autre (et non pour un énième correcteur blasé qui a déjà relevé 3 fautes rien que dans la consigne de rédaction et qui avale un Xanax pour supporter le reste de la copie !).   

Ecrire, c’est énormément de stress – comme pour toutes les activités créatives. Ecrire, c’est vivre dans la crainte permanente de la page blanche. Ça peut paraître extrêmement paradoxal vu le débit que j’ai par ici, mais je vais vous faire une petite confession – dédicace à mon khey Jean-Jacques – j’écris chaque article comme si c’était le dernier. Tout simplement parce que créer du contenu, quel qu’il soit, c’est vivre dans l’incertitude permanente. On doit sortir quelque chose à partir de rien à chaque fois. Est-ce que tu imagines un peu l’angoisse ? Rien que pour rire, essaie d’entrevoir 2 minutes un fantasme inquiétant dans lequel tu es dorénavant dans l’obligation de devoir écrire 2 pages Word chaque lundi – sur un sujet qui change à chaque fois. Comment tu te sens ? Tu as commencé à suer comme un gros porc ? C’est normal, c’est même mon état chaque semaine en fait. 

Ecrire, c’est devoir nourrir, sans cesse. C’est lire des quantités astronomiques de bouquins, d’articles, de journaux – pour que l’inspiration ne se tarisse jamais. En fait, si tu t’arrêtes de lire, de t’informer et de découvrir, c’est ton écriture toute entière qui crève la gueule ouverte. Ecrire, c’est un peu comme avoir un jardin. Et je peux te dire que si tu ne l’entretiens pas, si tu ne bosses pas d’arrache-pied pour enlever les mauvaises herbes et tailler les rosiers, ça devient vite une friche qui ne ressemble plus à rien. Et comme pour tout jardin, il faut un apport constant en nutriments pour que tout pousse bien. Ecrire, c’est pratiquer la permaculture pour que tout fonctionne tout seul – mais il ne suffit pas de constater qu’en surface tout roule sans efforts, il faut aussi soulever le rideau pour voir tout le taf qu’il y a derrière. 

Ecrire, c’est énormément de travail pour arriver à quelque chose de lisible et d’intelligible. Pour ma part, j’ai la chance immense d’écrire mes articles en un seul jet – voir deux-trois maximum pour les plus longs. Parce qu’écrire m’habite et que j’ai un don naturel pour ça. N’empêche qu’il m’arrive quand même d’avoir une énorme pensée pour toutes celles et ceux pour qui c’est moins “fluide” que pour moi. Gratter le papier de manière mécanique et basique pendant 2 pages, tout le monde ou presque est en capacité de le faire. Pratiquer la même chose et se casser la tête pour intéresser et captiver un auditoire, je peux vous dire que vous n’imaginez sûrement pas le centième du travail qu’il y a derrière.  

Ecrire, c’est vivre dans la crainte continuelle de perdre son style. Je parle en connaissance de cause moi qui aime manier l’humour…Combien de fois me suis-je demandé si j’allais pouvoir continuer à être drôle et à faire rire les gens tout en les informant ? TOUT LE TEMPS. La question se pose en quasi-permanence. Chaque écrivain.e a un style qui lui est entièrement propre, mais ça ne veut pas pour autant dire que ça va de soi. Il faut énormément nourrir cela ici encore, et un style n’est pas “gagné” pour toujours. C’est une autre partie de l’immense jardin de l’écrivain qui s’entretient à solides coups de bêche. 

Ecrire – surtout sur un blog – ce sont des MILLIERS d’heures de travail chaque année – qui ne sont, la plupart du temps, pas rémunérées du moindre centime. Donc ceci est un message à vous qui atterrissez ici par hasard ou qui êtes un.e lecteur.rice régulier.e de blogs : ne nous méprisez pas PAR Pitié ! Parce que si le cliché de la blogueuse décérébrée qui écrit juste pour buzzer 5 minutes et qui ne délivre aucun contenu a encore la dent dure, je peux vous assurer qu’en coulisse, ça turbine bien plus que ce que vous pouvez imaginer. 

Toutes ces constatations du jour pour réaliser qu’en fait, je CUMULE moi comme meuf. Je suis en pleine création de mon activité – qui est déjà et sera sans nul doute encore plus passionnante à l’avenir – et j’allie ECOLOGIE et ECRITURE – deux domaines où la notion de travail gratuit est vu comme la normalité la plus absolue. Je terminerai ce petit cri du cœur en vous disant une seule chose : alors que je viens de mettre en place mon cours gratuit (que je vous offre en vue de mon lancement !) qui m’a demandé des dizaines d’heures de travail et que je suis en train de trimer telle une belle diablesse sur la création du contenu de mes futurs accompagnements, je vous en conjure : si l’idée de vouloir tout obtenir gratuitement vous traverse l’esprit, prenez une pelle, creusez un trou et enterrez-la à 10 mètres de profondeur. Le travail ne devrait jamais être gratuit – sauf démarche militante ou bénévole. Alors que nous vivons dans un monde où les prix sont devenus totalement faussés (merci à la mondialisation crasse et aux conditions de travail affreuses de travailleur.se.s, exploité.e.s à l’autre bout du globe par des multinationales peu scrupuleuses), DE GRÂCE, sachez élever le niveau et reconnaître que dans un monde idéal, tout travail devrait mériter un salaire juste – et que chacun.e devrait pouvoir vivre décemment de ce qu’il/elle a à offrir de meilleur à la société. 

Ouhhh c’est qu’elle en avait gros sur la patate la demoiselle !! Et vous, les ami.e.s, que pensez-vous de tout ça ? Croyez-vous que tout travail d’écriture devrait être gratuit ? Vous étiez-vous rendu compte qu’écrire et de tenir un blog pouvait devenir si chronophage ? J’attends vos retours et me prépare à vous renvoyer beaucoup d’amour, comme toujours (popopoooo, prends-toi ça dans les dents Paul Eluard 😛 !!!) 

Ayant déjà largement débordé sur mes deux pages réglementaires, il ne me reste qu’à vous souhaiter une excellente semaine et à vous embrasser. 

Jardin de pages noircies et Sécateur à adverbes. 

Manon Woodstock. 

13 réflexions au sujet de “Ecrire n’est pas rien”

  1. Je suis tellement d’accord avec toi !
    Écrire, ne serait-ce que pour un blog, c’est, pour les articles les plus creusés, plusieurs heures de boulot de recherches documentaires en faisant gaffe à la fiabilité des sources, au fond et à la forme de l’article, et de recherches d’illustrations, de liens intéressants pour les lecteurs qui voudraient en savoir plus…
    Donc oui c’est un sacré taf qui, pour les auteurs qui le souhaitent, devrait être rémunéré !

    D’ailleurs, personnellement, savoir que tu veux être payée pour écrire sur l’écologie est loin de me choquer, après tout, ya bien des nanas qui se filment en train de se mettre du rouge à lèvres, et gagnent des sous parce que tant de personnes ont vu la vidéo sur youtube. Quel mérite ont ces personnes, par rapport à ce que tu fais toi ???

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    1. Hello Skyler, merci beaucoup pour ton commentaire 🙂 Oui, en effet, c’est vraiment quand on a la tête dans le guidon que l’on peut se rendre compte du travail phénoménal qu’il y a derrière un « simple » article. L’écrit n’est finalement que la partie visible de l’iceberg – mais tout le gros se situe bel et bien en amont (ou en aval ? Sais plus, fais trop chaud 😛 ). Qu’on le fasse par conviction profonde et par envie d’apporter de la ressource gratuite, un grand OUI – mais qu’on arrête de faire mine d’être choqué.e.s dès qu’une blogueuse demande une rémunération – et franchement, j’ose même pas imaginer le taf à plein temps quand tu te positionne sur un résultat plus pro…Que tu montes des belles vidéos, que tu fais toi même tes photos…Déprimant !

      Ahhh, en ce qui concerne écologie et argent, c’est le grand paradoxe – la sphère écolo étant blindée de personnes pour certaines plus bien-pensantes qu’autre chose – qui hurlent à corps et à cri qu’ils ne veulent plus d’un monde où l’être humain souffre au travail et taffe comme un esclave – mais quand toi tu te lances, c’est « vade retro satanas », tu n’as pas honte, etc. C’est une bataille permanente et nous sommes plusieurs à nous fâcher contre ça dans le secteur ^^

      Passe une belle journée !

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      1. Et puis n’oublions pas qu’il y a un métier qui s’approche beaucoup de ce que font les blogueurs traitant de sujets d’actu avec un gros travail de recherche : rédacteur web, et ça c’est rémunéré sans que ça choque quiconque… (d’ailleurs c’est un métier que j’aimerais beaucoup exercer ^^)

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  2. Coucou !!! Je suis bien d’accord avec toi, écrire peut paraître facile mais quand on s’y met vraiment et qu’on publie ses écrits… ça n’a rien à voir !!! On se met plus ou moins à nu, on fait face au jugement des autres, bref… Encore un bel article lu avec grand plaisir !!

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    1. Hello you 🙂 Oui tout à fait ! Et au delà du fait de se mettre à nu, qui est le plus effrayant au début et qui te rend presque aveugle à tout le temps que tu y mets – c’est bel et bien le temps et l’énergie que l’on dépense pour tenir un blog qui sont hallucinantes. Alors bon, quand tu ne le fais ni pour le buzz, ni pour la gloire, ni pour l’argent arrive cette remise en question tant redoutée ou tu te demandes pourquoi tu y consacres autant. Il s’agit alors de retrouver le plaisir simple d’écrire pour l’autre ! Passe une belle journée

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  3. Coucou Manon ! merci pour ton commentaire sur mon article, je suis navrée j’ai fait une fausse manip alors que j’étais en train de te répondre et ça a marqué ton commentaire comme indésirable et je n’arrive pas à annuler ce merdier. Vraiment désolée ! En plus je voulais te dire que j’étais totalement d’accord avec ton commentaire ^^ Je tenais également à te remercier pour cet article que je viens de lire et qui me parle beaucoup. Je ne me rendais pas compte à quel point un blog était chronophage. Ma sœur qui en a un aussi me l’avait dit mais je n’imaginais pas que c’était à ce point ! Il y a tellement d’étapes que les gens ne voient pas, ne soupçonnent pas. Et c’est un travail de tous les instants car comme tu l’explique très bien il faut se nourrir pour pouvoir produire du contenu et perso ça me prend un temps fou même si j’adore ça ^^ Pour ce qui est de la rémunération, je me pose la question, j’hésite. Une part de moi, vu le boulot que ça demande trouve ça normal et une part de moi n’est pas à l’aise car se sent illégitime. C’est en tout cas un sujet très intéressant et ton article fait réfléchir !

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    1. 😯 😯 Comment ??? Tu m’as filtrée ? Inadmissible 😆 Ce n’est point grave du tout, l’essentiel étant bien que tu aies lu ce commentaire (c’est le but premier, ne l’oublions pas !). Ma grossesse ayant enclenché le mode poisson rouge, je ne sais plus trop ce que j’avais blablater, mais ravie qu’on soit tombées d’accord en tout cas !

      Ton partage tape dans le mille, c’est tout à fait ça: on ne réalise pas avant d’y être vraiment – où il arrive fréquemment de se dire « mais pourquoi j’ai été me foutre dans ce guêpier ?? » Jongler entre le fait de se nourrir l’esprit, d’écrire, de trouver les bons mots, de faire de la mise en page, de trouver les images et répondre aux commentaires AU SECOURS !! Et adorer ça n’empêche pas pour autant de réaliser le temps fou que ça nous prend, bien au contraire.

      Pour la rémunération, chacun son choix en fait. La question de la légitimé est relativement récurrente dans le milieu et c’est complètement normal que tu te la poses. Moi, ce qui me hérisse le plus le poil, c’est qu’on trouve ça inapproprié de demander de l’argent pour un article ou bien qu’on fasse payer pour du contenu. Monde de promotion et de discount où les gens voudraient tout gratuitement et de qualité bien sûr…

      Bref, j’espère qu’on aura l’occasion d’en rediscuter 🙂 Passe une belle journée !

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  4. Moi je suis toujours pleine d’admiration devant tes articles fournis, drôles, pertinents, qui donnent systématiquement à réfléchir ! Je ne sais pas comment tu arrives à mener de front toutes tes activités + tout ce qui constitue ta vie et ton quotidien ! Je suis tellement paresseuse sur la blogosphère, je n’ai jamais réussi, de ma longue expérience de blogueuse, à tenir un rythme régulier… Et même quand écrire est une passion, ça reste une activité intense et souvent incomprise !

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    1. Hello Anousha, merci pour ton commentaire 🙂 Je suis touchée de tous ces compliments ! Ben écoute, figure toi que je remets de plus en plus les choses en question en ce moment. Surtout depuis que j’ai commencé mon activité entrepreneuriale pour de vrai et que bloguer ne me sert plus à m’échapper de mon travail ennuyeux.
      L’important, c’est bien de trouver le rythme qui nous convient à chaque moment de notre vie. Ne te flagelle pas trop, tenir un blog, c’est tellement un taf de malade qu’on ne devrait jamais s’en vouloir de ralentir un peu (et de ré-accélérer à d’autres moments). Je sais bien que c’est plus facile à dire qu’à faire et moi-même, alors que mes stats commencent à baisser un peu – je constate que je n’arrête pas de me dire « surtout on ne panique pas » (signe que je panique effectivement alors qu’il n’y a pas de raison ^^). Mais qu’est-ce qui nous a pris, hein ?
      Passe une belle journée !

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      1. Oui je sais que tu as raison, mais encore toi tu fais des articles bien construits et renseignés, moi je raconte juste ma life et mes voyages, c’est moins de boulot quand même 😀 Mais bloguer doit rester un plaisir et un loisir donc c’est important de trouver son équilibre. Depuis sa création mon blog n’avait cessé de s’améliorer en termes de fréquentation, et là depuis janvier c’est également la période où je suis moins présente sur les blogs et ceux des autres (car ne nous leurrons pas, plus on visite des blogs et on commente, plus on récupère des visites et commentaires nous-mêmes, hein). Du coup je sais déjà que si je fais un bilan fin 2019, ça sera pas glorieux, mais bon, j’ai juste eu d’autres priorités cette année et c’est pas grave 🙂 Toi entre ta nouvelle activité et ta grossesse, tu as encore plus d’excuses, si tant est que tu aies besoin d »une excuse 😉

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  5. Amen !! 😀 D’une certaine façon, écrire ça va au-delà du temps où on est vraiment en train de taper sur son clavier, il y a tellement de choses invisibles qui se passent en sous-marin AVANT d’en arriver à taper sur le clavier. (Je trouve que l’image du petit caillou dans la chaussure est tellement, mais tellement juste !)

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    1. Merci pour ton commentaire Manon. En effet et on en parlait encore tout à l’heure, la plupart des gens ne se rendent pas compte de tout le travail en amont ET en aval que bloguer représente. Au-delà de la réflexion et des recherches, il y a aussi tout l’aspect community management + présentation…On en finit jamais 😉

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