Bonjour bonjour loulous et louloutes, comment allez-vous en cette superbe journée qui s’annonce ? Pour ma part, ça va plutôt correctement.

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous donner de mes nouvelles, les toutes premières depuis que j’ai annoncé ma grossesse à la face du monde en mode ‘Surprise Sidney’, pas plus tard que la semaine dernière. J’ai été très touchée par toutes vos adorables réactions et je vous en remercie. J’avoue avoir balancé ce texte comme une patate chaude – tout en me disant que mon lectorat allait certainement me reprocher ce Sunday dégoulinant de bonheur et de bons sentiments, mais vous l’avez plus que bien pris. Vous êtes cool les cocos, je crois que je ne vous le dis pas assez. Bref, passons aux news du jour, parce que c’est pas le tout, mais une question brûle les lèvres de la planète Terre toute entière tel un charbon ardent : comment va Manon Woodstock en ce moment ?

[Ah ah, pardon, je me marre toute seule, ce qui suit fait trooooop communiqué de presse, c’est horrible 😀 Pardonnez-moi pour cet instant très ‘édito du Figaro’ !]. Les circonstances actuelles font que je suis beaucoup moins présente sur le blog depuis quelques mois. Je ne suis pas en manque d’inspiration. Je ne suis pas en plein tempête de vie (quoique 😉 !) et à vrai dire, je ne compte pas vous servir de grand bol de fariboles dès le petit déjeuner, prétextant la grippe espagnole ou autre « j’peux pas j’ai aquaponey »…N’y allons pas par quatre chemins : ma grossesse m’épuise. Littéralement. Ce tout petit bébé, que je m’acharne à construire comme une fière tour Montparnasse infernale en lego depuis déjà 3 mois, me pompe une énergie de DINGUE et c’est une chose que je n’avais absolument pas anticipée. J’avais entendu de-ci de-là qu’une grossesse, c’était fatiguant et qu’on avait des coups de barre, mais je dois vous dire que je me suis pris une sacrée claque dans la gueule en découvrant la réalité de la chose. (D’ailleurs, je me consume littéralement de honte rien qu’à l’idée d’avoir pu penser un jour qu’une femme enceinte, ça exagère – merci les stéréotypes misogynes qu’on nous fourre dans le crâne depuis notre plus tendre enfance…)

Certains jours, j’ai l’impression que le bébé plante une paille (en inox, ça va de soi 😆 ) directement dans mon énergie – comme si c’était une vulgaire noix de coco – et qu’il aspire toute ma force vitale instantanément. Je peux passer de à peu près en forme (mon TOP DU TOP depuis le début de cette fabuleuse aventure) à meuf totalement épuisée qui s’écroule de fatigue sur son bureau en moins de 10 secondes. Certains jours, je pourrais dormir 20h sur 24 easy – et le pire, c’est que je ne plaisante même pas. Ceci explique en grande partie pourquoi je n’ai plus du tout l’énergie nécessaire de revenir aussi régulièrement qu’avant par ici. L’envie est encore là (n’ayez crainte, hein ! Ceci n’est pas une retraite anticipée de Manon Woodstock 😛 ), mais la force ne l’est pas vraiment.

Je ne vous cache pas non plus que je viens de passer un premier trimestre relativement cauchemardesque (dixit ‘le tunnel de la mort’) – faisant monter en moi une haine sans nom contre cette espèce de vision complètement dépassée de la grossesse rose à paillettes qui fait des bulles…Je m’attendais à ce que ça soit dur, mais certainement pas à ce point. Et je crois que je risque d’en vouloir jusqu’à la fin de mes jours à cette société patriarcale de merde qui voudrait faire croire à tout le monde que la grossesse ce n’est ‘rien’ ou que ce n’est ‘que du bonheur’. Ah oui, ‘C’est pas une maladie’ qu’ils disaient aussi ! Ouai, mais force est de constater que ça rend un nombre incalculable de femmes malades, considérablement affaiblies physiquement et dépendantes. Pour l’instant, je ne suis absolument pas fan de l’état de grossesse – qui me change en véritable larve – et mon témoignage sur le sujet devrait arriver très bientôt. Je n’en dit pas plus pour le moment, une vidéo sur mon premier trimestre étant à l’ordre du jour et devant débarquer par ici ces prochaines semaines 🙂 Aller, plus un mot !!! Pas d’auto-spoil Manon !!

J’ai également omis de vous le dire, mais mon projet entrepreneurial avance BEAUCOUP. C’est d’ailleurs avec une joie sans bornes que je vous annonce que c’est en train de devenir extrêmement concret. J’ai préparé un cours en ligne gratuit qui devrait voir le jour très prochainement (et auquel vous pourrez bien évidemment souscrire, bande de petit.e.s veinard.e.s !!), je suis actuellement en plein œil du cyclone incluant planification de pré-lancement, création de contenu, création de protocole internet, rédaction de la page de vente, calcul des prix et j’en passe…J’ai même un.putain.de.numéro.de.SIRET les gars !!!! Turendscompte Michel 😛 !!!!! Je suis très très fière de toutes les avancées que j’ai rendues possibles ces derniers mois – mais ceci explique aussi pourquoi j’ai moins de temps pour le blog. Petit bébé grandissant à une vitesse folle (et prenant mon utérus pour un stade d’athlétisme – au vu du concours de saut en hauteur que nous avons pu observer sur la dernière échographie), je dois sérieusement planifier le lancement de mon entreprise et établir une stratégie avant/après la grossesse…Parce que c’est pas le tout, mais comme m’a gentiment rappelé une amie qui m’a fait TOTALEMENT paniquer « ben oui, attends, tu accouches quand même dans 6 mois » (merci Faustine, c’était cadeau mais je t’aime quand même va <3 ). Après m’être à moitié étranglée avec mon infusion, j’ai réalisé la véracité de cette affirmation : nous allons bien – sauf crash de météorite ou guerre nucléaire que je ne nous souhaite pas – être parents d’un.e joyeux.se petit.e athlète bondissant.e dans 6 mois. 180 jours. OH MY GOD mais qu’est-ce qu’on a fait !!! (pardon, panique de femme enceinte, c’est rien, ça va passer 😀 ). Donc vous comprendrez bien qu’entre consacrer le peu d’énergie et de temps que j’ai à 1) planifier une activité rémunératrice qui va me permettre d’être totalement épanouie professionnellement ET d’avoir la vie de famille dont je rêve et 2) publier à n’en plus finir par ici – le tout avec bébé qui fait tic-tac dans mon ventre telle une bombe H impossible à désamorcer, même par Jack Bauer, vous comprendrez bien que j’opte pour la solution 1).

Donc voilà, mes billets d’humeur devraient continuer à paraître régulièrement – lundi ou pas – voyez par vous-même ce superbe papier que je sors en plein mercredi, comme ça, à la va-comme je te pousse ! Mais en ce qui concerne les grosses enquêtes du vendredi façon Elise Lucet du Grand-Est, ça devrait se faire beaucoup plus rare. Non parce que je n’en ai pas envie, mais parce que je n’en ai tout simplement pas la force à l’heure actuelle. C’est un des mérites immenses que je ne peux pas retirer à ma grossesse : mon état d’épuisement généralisé (couplé à des symptômes très envahissants) m’aura forcé à faire une chose que je n’aurais jamais pensé faire : lâcher complètement prise. Parce que cette fois-ci, je n’ai pas le choix. Si je veux prendre soin de moi et du bébé, il est absolument nécessaire que je m’écoute comme jamais – et si un jour, ça ne va vraiment pas et que je voulais publier quelque chose, tant pis, ça sera pour le lendemain. Ou pas, si ça ne va toujours pas. Si je ne procède pas ainsi, je prends le risque de m’écrouler sur place et d’être inapte à faire quoi que ce soit pour une période beaucoup plus longue. Et vous ne voudriez pas que Manon Woodstock s’écroule alors qu’elle porte l’avenir de l’athlétisme dans ses entrailles, non ?

Je publie aujourd’hui un billet très décousu qui ne dit finalement pas grand-chose – mais j’avais besoin qu’il sorte. J’avais cette envie profonde de vous expliquer pourquoi j’allais me mettre légèrement en retrait pendant quelques temps – sans totalement disparaître des radars – et surtout où de vous expliquer plus en détail où j’en suis dans ma vie à l’heure actuelle.

Cher.e.s ami.e.s, à vos questions et petits mots, j’ai hâte de vous lire, comme toujours !

Sur ce, je m’en retourne à mes occupations du jour ainsi qu’à ma couvaison du ou de la futur.e Renaud Lavillenie.

Energie sinusoïdale et 3000 mètres steeple.

Manon Woodstock.