Voyage

L’aventure est au bout de la rue

Aller, pour bien commencer la semaine, ce matin, c’est partage de pensées ! Je suis partie en « week-end local » et avant d’en faire un article beaucoup plus détaillé, il faut que je vous livre mon ressenti à chaud. On y go, comme on dit par chez moi !

Chaque année, je m’efforce d’organiser un week-end en amoureux à moins de deux heures de route de chez nous. En grande partie parce que je suis persuadée qu’en tant que trentenaires, on connait en général très mal les régions qui nous entourent – tout obnubilés que nous sommes par nos jobs, souvent inintéressants au possible, et par une routine métro-boulot-dodo qui pèse lourd au quotidien. La solution toute indiquée, prescrite telle une ration réglementaire de Doliprane, devient alors « partir, le plus loin possible ». Comme si faire des dizaines de milliers de kilomètres allait atténuer un tant soit peu ce fichu train-train mortifère, qui nous tue un peu plus chaque année. Eh bien figurez-vous que j’ai un scoop pour vous les ami.e.s : non, partir en vacances à Bali ne vous rendra pas (forcément) plus heureux et ne fera pas disparaître cet énorme poids qui écrase votre poitrine comme par enchantement. Et ce poids, c’est l’agacement. Vous savez, cette espèce de colère rentrée, hyper sournoise – déclenchée par une routine qu’on aurait rêvée tout autre lors de nos jeunes années –  et qui entraîne souvent une forme de rejet, pour ne pas dire de haine, tournée contre la région qu’on occupe, qui devient souvent moche et inintéressante – constat souvent accompagné d’un « hoff, dans quelques années, je partirai ». On a toutes et tous eu ce genre de pensée, un jour ou l’autre, à propos notre région natale – ne serait-ce qu’une fraction de seconde. Sauf que ce que l’on oublie volontiers, c’est que quand on est la tête dans le guidon, on ne voit même plus toute la beauté qui nous entoure – et qu’on n’a même pas pris la peine de découvrir ne serait-ce qu’un minimum.

Ces derniers-temps, il m’est arrivé de me rappeler des ‘virées’ qu’on faisait avec des amis de la famille quand nous étions petits, puis adolescents. C’était souvent dans le coin, toujours à moins de 3 heures de route. Et on allait randonner, faire du vélo, découvrir des sites touristiques, se promener – tout simplement. C’était une autre génération, avec une vision très différente de la nôtre. Pour beaucoup de nos aînés, partir en week-end dans sa région d’habitation, c’était courant. Dans un autre registre, passer l’intégralité de ses vacances en France ne choquait absolument personne. Pour ma génération, c’est différent. Aujourd’hui, si t’as pas vu le Pérou et l’Asie avant 35 ans, t’es un.e gros.se naze qui a raté sa life. On a été biberonné avec cette idée que l’on peut tout faire, que le monde n’est pas assez grand pour nous et qu’il faut « voyager, voyager et voyager encore » jusqu’à en perdre le souffle et que ‘la vie soit finie’ en quelque sorte. Mais récemment, j’ai quand même réussi cette difficile extraction des tréfonds de ma mémoire : en plus des sorties effectuées dans la région, il nous arrivait aussi parfois de partir en week-end entre amis et là encore, 3 fois sur 4, c’était en Lorraine. Et force est de constater que je n’ai jamais eu à m’en plaindre !

C’est dans cette fascinante région, si diversifiée, aujourd’hui noyée dans l’ensemble du « Grand-Est » que j’habite depuis maintenant 28 ans. Et je l’ai détestée. De tout mon cœur. Je ne compte plus les fois où j’ai voulu faire mes valises pour me barrer de ce trou. Cet espace désolé, qui gardera encore longtemps les nombreuses cicatrices laissées par la crise de la sidérurgie survenue dans les années 70. Cette région polluée à l’extrême, qui est officiellement inscrite au rang des plus mauvais élèves français. Cette zone délaissée, où le principal espoir d’emploi payé à peu près correctement réside de l’autre côté de la frontière – qu’il faut passer chaque jour à coup de nombreuses heures de voiture et d’embouteillages (ou de transports en commun, mais nous ne sommes pas toujours mieux lotis…) et où le droit du travail en est à peu près au niveau -400. Chère Lorraine, je t’ai tellement, tellement haïe au fil des années…mais aujourd’hui, tout change. Je ne garantis pas de rester ici toute ma vie, mais je me suis secrètement promis de te laisser une chance et d’essayer de voir toute ta beauté cachée. C’est donc avec tous mes souvenirs chevillés au corps que je me suis lancé le défi de partir, au moins une fois par an, à moins de 2 heures de chez moi, pour découvrir ma région – dont, je dois bien l’avouer, je ne connais presque rien.

Ma tradition personnelle de l’escapade à moins de 2 heures est arrivée il y a 3 ans. Primo, parce que j’en avais ras la casquette de me taper 4 heures de bagnole le vendredi soir en sortant du boulot pour un malheureux week-end, toujours trop rapide. Deuzio, parce que ma prise de conscience écolo m’a fait dire que c’était probablement mieux de privilégier le fait de s’enfuir à 1h30 de voiture que de faire la même chose à 5 heures de route. Donc j’ai cherché. Une escapade splendide dans les Ardennes françaises (que je ne connaissais absolument pas) m’ayant enchantée lors de la première édition de mon ‘défi’ il y a deux ans, j’ai décidé de remettre le couvert pour cette année – et là, c’était objectif Meuse !

Je suis donc partie pour une aventure totale, avec un Ludo pas tout à fait convaincu sous le bras, au fin fond du département n°55, si mal-aimé et moqué par chez nous (en gros, les meusien.ne.s, c’est nos ‘paysans du département’ et on considère qu’il y réside plus de vaches que d’habitant.e.s…les bases de la méchanceté régionale gratuite !). Et force est de constater qu’on a juste passé un SUPER week-end. Le meilleur depuis très longtemps.

Déjà, je n’ai presque rien dépensé, l’hébergement en pleine campagne m’ayant coûté une paille (et ce SILENCE, quel bonheur 🙂 !), les restaurants étant relativement bon marché et l’activité du samedi (une super initiation spéléo de 3 heures) m’ayant coûté la modique somme de 24€ à 2 avec 3 guides privés – ce qui a failli me contraindre à secouer le président de l’association pour lui sommer de multiplier le tarif par 3, au vu de la qualité de la balade. Ça coule de source, un week-end à la campagne au fin-fond de sa région, dans les coins vraiment paumés, coûte forcément moins cher qu’un week-end à Paris ou à Lyon. Un véritable bon point pour les finances !

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Et j’ai même vu des salamandres 🙂 !

Ensuite, ça permet de découvrir de véritables joyaux dont on n’a aucune connaissance. J’ai ainsi arpenté la très jolie Bar-le-Duc, ville d’art et d’histoire, célèbre par chez nous pour sa confiture de groseilles épépinées manuellement à la plume d’oie (oui, je vous confirme, y en a qui se font chier par chez nous 😀 ). Et en fait, on n’avait absolument jamais mis les pieds dans cette superbe petite ville, pourtant située à à peine 1h20 de notre lieu de résidence. Et que dire, mis-à-part qu’on était ravis ! Je revois encore Ludo émerveillé devant les monuments historiques, les très jolies églises et l’architecture si atypique me dire « C’est pas possible, c’est pas la vraie Meuse ici, c’est trop beau » (sauras-tu trouver un mec en plein déni 😛 ?). Non, c’est simplement qu’on ne la connaît pas et qu’on l’a jugée bien trop vite, sans même prendre le temps de la visiter. Je reviens sur ma fantastique randonnée découverte de spéléo, mais jusqu’à il y a à peine un mois, je n’aurais JAMAIS imaginé qu’il y avait un tel réseau karstique explorable si près de chez moi, avec des clubs aussi actifs !

Ce petit billet est donc un cri du cœur, non pas anti voyage au bout du monde (on sait toutes et tous que c’est caca écologiquement parlant, mais ça ne m’empêche pas de rester une grande curieuse de l’autre et des différentes cultures – pour l’instant, je me contente de limiter mes voyages en avion à un tous les 2, voir tous les 3 ans), mais pour qu’on se remette à visiter nos régions, ou en tout cas, celles toutes proches de chez nous. Non seulement c’est en général excellent pour le portefeuille, mais c’est également un vecteur essentiel pour découvrir les joyaux qui nous entourent et qu’on ne voit plus à force d’être englué.e.s dans le train-train quotidien. Je le dis et je le répèterai jusque sur mon lit de mort, nul besoin de partir à Pétaouchnock pour s’amuser, découvrir, apprendre et se reposer. Faire 30 minutes de route devrait pouvoir satisfaire les envie de n’importe quel quidam. Et vous savez quoi ? Je suis même persuadée que 10 minutes de voiture peuvent être suffisantes pour changer d’air et découvrir une nouvelle aventure à poursuivre. Sachez retrouver en vous le force d’être moins dur.e.s avec vos régions d’habitation et changer de perspective afin d’ouvrir les yeux sur toutes les découvertes pour lesquelles il vous suffit de tendre le bras.

Pour terminer ce court billet d’humeur du jour, j’aimerais vous inviter à partager, si vous le souhaitez, un souvenir heureux d’escapade ‘au bout de la rue’ afin de continuer à casser les préjugés sur ces week-end locaux – encore trop souvent vus comme un pis-aller face aux destinations supposées « hype ».

Et je finis sur un petit défi braves gens ! Que diriez-vous d’organiser une échappée à moins de deux heures de chez vous dans l’année qui vient et de revenir nous en parler par ici ? Pour ma part, je me fais la promesse solennelle d’aller encore plus loin dans ma démarche et d’organiser mon prochain week-end à 30 minutes maximum de mon domicile. On se donne rendez-vous dans 10 ans 1 an ?

Que votre mois de mai soit doux et que vos escapades soient belles.

Je vous souhaite une excellente semaine.

Manon Woodstock.

20 réflexions au sujet de “L’aventure est au bout de la rue”

  1. Super démarche !

    Dans ma précédente relation, nous avions bien compris que se « sentir en vacances » c’est seulement un état d’esprit. Il suffit d’activer le mode « curiosité » dans son esprit pour s’émerveiller de toutes ces petites choses qui nous entourent et auxquelles nous n’avons pas le temps de prêter attention au quotidien.
    A l’époque, nous sommes souvent partis en excursion dans les régions périphériques de notre ville (qui, tout comme la Meuse dont tu parles, n’ont pas toujours très bonne réputation) et j’en garde de très bons souvenirs. Un jour où le temps était très moche, nous nous sommes même contentés d’aller explorer les très jolies stations de métro d’un quartier dans lequel nous n’avions jamais mis les pieds.

    Actuellement, je prends encore trop souvent l’avion à mon goût, mais j’espère bien changer rapidement mes habitudes 🙂

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    1. Hello Zyle, merci beaucoup pour ton commentaire 🙂 Je suis totalement raccord avec ta constatation: se sentir en vacances, c’est avant tout dans la tête. Le mental joue énormément dans notre capacité à déconnecter et à changer d’air.
      Ce que je trouve très intéressant avec les régions ‘malaimées’, c’est qu’on ne peut qu’être surpris.es ! On part souvent avec un a priori négatif et on en revient presque toujours enchantés. Et même quand tu es dans un endroit assez nullos (dédicace à mon week-end à Plombières les bains d’il y a 4 ans 😆 ), il suffit de changer de perspective, de rigoler un bon coup et de profiter de tous ces moments passés ensemble.
      Pour cette histoire de stations de métro, je trouve que c’est une excellente idée ! Très souvent, quand on habite en ville ou dans des communautés de communes très actives, on passe à côté d’un tas d’évènements entièrement gratuits qui permettent de chouettes découvertes et d’être ailleurs, même le temps d’un après-midi…
      Je te souhaite de belles escapades locales !

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      1. « On part souvent avec un a priori négatif et on en revient presque toujours enchantés » => oui, c’est tout à fait ça !! Merci beaucoup et à toi aussi, plein de belles découvertes par chez toi !

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  2. Pour ma part, et j’ai l’impression que je ne suis pas « normal » dans la confrérie des voyageurs, j’ai commencé à écumer autour de chez moi puis j’ai agrandi mon cercle en spirale pour atteindre aujourd’hui le Portugal et le Danemark. Mais jamais en avion, toujours par la route. Je pense que la différence fondamentale vient de là. Comme je l’ai déjà dit sur mon blog, ce qui est important c’est le voyage en lui-même, pas la destination. Et donc j’ai quelques billes pour affirmer que ma région proche est pas très sexy … ^^ Ceci dit, à deux heures de route (enfin un peu plus) il y a de quoi faire. De plus en plus souvent, du fait du manque de temps, il nous arrive d’aller passer la nuit dans Luma à quelques dizaines de kilomètres de la maison et ça fait un break bénéfique dans le quotidien mortifère.

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire 🙂 ! Mais c’est clair que tu es à contre courant des blogs voyage actuels (et c’est pour ça que j’adore te lire !) – qui prônent sans cesse le toujours plus loin, le toujours plus Instagrammable…je suis un peu dans le même état d’esprit que toi : faire le voyage que tout le monde a fait, très peu pour moi. L’essentiel, c’est de vivre l’expérience minute par minute et de profiter de tout ce qu’elle peut offrir d’inattendu. En voyageant par la route, en train ou en bus, on garde ce côté très terrestre, cette notion des distances – inhérente au voyage lui-même et ça fait partie du plaisir. Une dame chez qui j’avais séjourné à 2 heures de chez moi avait une authentique roulotte dans son jardin et elle me disait que quand ses filles étaient petites, elles passaient parfois la nuit dedans et se croyaient au bout du monde. Ça rejoint ce que tu me dis quand tu fais 10km avec luma pour t’évader !

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  3. Coucou toi !!! Alors je suis actuellement à l’autre bout de la planète, mais il est vrai que j’ai pris le temps de réfléchir par mal ces derniers temps. J’en suis arrivée à l’idée que OUI, même si ma ville d’origine ne me plait pas à 100%, il y a des tonnes de choses à y découvrir et à faire dans le coin… Du coup merci pour cet article qui est bien dans cette veine du « il y a quand même des choses sympas par chez moi » 🙂

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    1. Hello 🙂 merci pour ton commentaire ! C’est une très bonne chose que ton voyage lointain te fasse réfléchir. Pour te voir assez régulièrement par chez moi, tu sais que je ne suis absolument pas anti voyage, mais à l’heure actuelle, l’avion est devenu tellement non-écologique que la question des distances se pose…satisfaire son envie de voyage à travers de petites escapades non loin de chez soi, c’est un vrai palliatif à des envies d’un ailleurs qu’on imagine toujours presque trop lointain. Et si en plus ça nous permet de mieux apprécier nos régions, c’est un vrai bon point 😉

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  4. Hey ! Comme toujours, ton article fait résonance en moi… J’ai grandi dans du vert, dans de l’humide, dans les lacs et les montagnes, bref dans le jura. Petite, je m’étais jurée de partir très loin ! A la mer, à l’océan ! Mais loin ! En grandissant, la vie active faisant, je n’ai presque guère eu le choix de me retrouver à Dijon, en Bourgogne. Je grognais d’être encore trop près de mon Jura natal… Et comme toi, j’ai décidé de faire attention à ma conso et à l’impact écologique que mes « vacances produisaient ». Alors j’ai décidé de ne plus prendre l’avion (du moins, de sacrément réduire). Mes voyages sont donc plus près de mon lieu de vie, j’utilise les trains pour bouger. Et ce qui est vraiment con je l’avoue, c’est qu’on découvre rarement ce qu’il se passe autour de nous. On a besoin de se « dépayser » donc on s’imagine que partir loin d’où on vit nous aidera à passer un meilleur moment. Bonjour la fatigue comme tu le dis si bien… J’avais lu que la majorité des parisiens n’avaient même jamais visité la tour Eiffel.
    Bref, avec tout ça, je découvre ma nouvelle région d’adoption et je redécouvre mon Jura natal. Ce retour aux sources fait un bien fou ! 🙂

    A bientôt,
    Line

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    1. Hello Line, un grand merci pour ton commentaire et ton partage d’expérience 😉
      Je crois que nous sommes un nombre assez conséquent à avoir pris notre région natale ou d’habitation en grippe – pour une raison ou pour une autre (à l’âge adulte, j’y vois souvent un lien avec un boulot qui nous agace et qui nous donne envie de nous enfuir le plus loin possible – mais pas toujours, comme ton exemple personnel le démontre bien !) et c’est dommage. Parce que visiter sa région ou les alentours proches, finalement, c’est se reconnecter à ses racines. Et on a tendance à minimiser le pouvoir insoupçonné de ce retissage de lien. On renoue aussi avec une forme de savoir local très enrichissant.
      Je trouve ça dingue que la majorité des parisiens n’aient jamais visité la Tour Eiffel, mais cet exemple est extrêmement parlant. Je suis persuadée qu’on peut passer sa vie dans Paris intra-muros et ne jamais s’y ennuyer une seconde.
      Finalement, tout est affaire de perspective et d’état d’esprit. Si on va quelque part en se disant que ça sera nul, il y a de grandes chances que ça le soit. Par contre, si on laisse une chance à l’endroit en question, on ouvre la porte à de belles aventures.
      Passe une belle journée 🙂

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  5. Que de belles pensées du jour dis-moi ! J’ai adoré te lire ❤

    Je suis tout à fait de ton avis, on cherche à découvrir la nature à 10 000km de chez soi tout en ignorant totalement la tête qu'elle a à 100 bornes. Quel dommage !

    Pour ma part, j'ai l'immense chance d'avoir grandi et de vivre au coeur de la forêt de Fontainebleau, bien que nous ayons beaucoup voyagé étant petits, il n'y a rien que je préfère que d'aller marcher pieds nus sur le sable de notre forêt, avant d'aller se poser sur un rocher, abritée du soleil par un jeune bouleau …
    Lorsque j'ai envie de prendre l'air, soit je file en Belgique (bon, quand même 3h de route) soit, ma destination favorite, je vais dans le Morvan. En 1h30, je suis dans ma région de coeur, une région dans laquelle je tiens à m'établir un jour.

    Je relève ton défi et reviendrai ici après avoir fait une visite d'un bel arboretum à moins d'une heure de chez moi …

    A bientôt Manon !

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    1. Hello Marion, merci beaucoup pour ton commentaire et ton partage d’expérience !
      Fontainebleau, encore un coin à moins de 3 heures de chez moi dont j’ignore tout (ma grimpeuse intérieure sait juste qu’il y a un super site de bloc naturel dans le secteur, mais c’est bien tout ce que je suis capable d’en dire 😉 ). Je me suis depuis longtemps fait la promesse de visiter le pourtour parisien…ta description donne très envie, ça serait un bon début !
      Mais le plus fou dans tout ça, c’est que bien souvent, on ne pense tout simplement pas à partir tout prêt ! Quand on raconte à notre famille et à nos amis qu’on est partis à Bar-le-Duc en week-end, ils accueillent notre récit enthousiaste avec étonnement – genre « ces gens là sont vraiment étranges » 😛 alors qu’on a réellement passé un super moment ! Même mon copain, qui était pourtant TRÈS mitigé à l’idée de partir en Meuse m’a remerciée pour ce super week-end. Il s’agit aussi de secouer un peu ses préjugés et de (ce que je vais dire est très bizarre et conceptuel 😀 ) sortir de sa zone de confort à l’intérieur de celle-ci.
      Passe une belle semaine !

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  6. Coucou Manon, ton article est tellement vrai avec mes parents nous faisions souvent ce genre de sorties. Puis la fac a prit toute la place dans mon emploi du temps. Mais depuis que nous vivons en UK, nous visitons un peu tout les weekend. Parfois juste un village, un jardin ou une demeure à 10 min parfois on conduit 1h30-2h, au grès de nos envies. Et maintenant ce sont mes collègues anglais qui me demandent où aller pour passer un weekend lol.

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    1. Hello Mélodie, merci pour ton commentaire ! Il est vrai qu’avec les années, on a tendance à perdre cette habitude – même si ces excursions proches étaient fréquentes dans notre enfance…mais quand on arrive à s’y reconnecter, c’est un vrai bonheur ! Je suis avec attention toutes tes randonnées et tes découvertes locales – et je constate que vous avez l’air d’y prendre beaucoup de plaisir et c’est bien là l’essentiel 😉 Comme quoi, nul besoin d’être originaire d’un pays pour en devenir experte 😛

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  7. Il n’y a pas à dire ! Le bonheur est parfois au bout de la rue 🙂 J’ai une copine qui vit à Bar-le-Duc. Elle est bien mignonne cette ville. Chérissons les petits moments simples, chez soi ou à 2h de route. J’aime bien l’expression écossais « cosagach » (apparemment « seasgair » est plus approprié) ou le « hygge » suèdois pour désigner ces moments cosy qu’on passe chez soi (ou pas bien loin…mais là je dénature ces termes 🙂 )

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    1. Hello Sissi, merci pour ton commentaire 🙂 en fait, c’est déjà un peu partir à l’aventure que de se dire ‘aller, ici, je ne connais pas, j’y vais !’ même si ce n’est qu’à 30 minutes en voiture ! Je suis en actuellement en pleine découverte du principe du hygge (merci pour le terme écossais que j’ignorais), et c’est quelque chose auquel j’adhère beaucoup. Se poser chez soi et faire plein de petites choses apparemment anodines, mais qui apportent un bonheur inversement proportionnel, c’est ça la vie 😀

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  8. MERCI pour ce magnifique article Manon, tu as tellement raison et ça ne fait pas de mal de comprendre ça… C’est vrai que l’idée m’effleure parfois, d’aller passer un séjour dans un gîte normand, et puis je me dis que je me sentirai quand même mieux avec quelques degrés en plus… Pourtant j’en rêve depuis des années, il serait peut-être temps de le faire, et je suis sûre que je serai merveilleusement surprise, même si c’est à 20 minutes en voiture de chez moi. MERCI ENCORE ❤

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    1. Hello Justine, merci pour ton adorable commentaire ! Je suis contente que l’article t’ait plu 🙂 Et si tu te lançais le challenge de te faire un petit week-end dans ce gîte avant une certaine date ? N’oublie jamais que l’essentiel est bien l’état d’esprit et si tu pars avec l’idée que tu vas t’amuser, c’est que ça sera probablement le cas. Si tu crains le mauvais temps ou tout autre alea, n’hésite pas à faire des repérages pour avoir une activité de repli adaptée. Je te souhaite une très belle journée et j’ai hâte d’entendre parler de ce fameux gîte normand

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  9. Je ne ressens pas du tout le besoin de « grands voyages lointains » – mes vacances se passent souvent en Normandie et me rendent très heureuses ! J’aime énormément la France et il y a beaucoup de belles choses à y voir. J’aime beaucoup marcher et ça permet de découvrir des petits coins juste à côté de chez-nous que beaucoup ne connaissent pas ! Par exemple à côté du Lac du Bourget, dont l’entrée est payante en été pour pouvoir mettre les pieds dans l’eau, il y a un joli coin isolé où se baigner librement et même un château que j’ai fait découvrir à beaucoup de personnes qui vivaient par là depuis plus longtemps que moi. Parfois il faut justement s’éloigner des « lieux touristiques » pour découvrir de petites perles 🙂 Après ça dépend de ce qu’on recherche, c’est sûr ! J’aime beaucoup cette idée de week-end ailleurs-mais-proche-à-la-fois 😀

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    1. Hello Manon, merci pour ton commentaire 🙂 Alors que nous sommes en train de prévoir une belle escapade Bretonne cet été, laisse moi te dire que je te rejoins de plus en plus. Ludo est encore en mode « ah tiens, il faudrait qu’on aille là, là et là » mais moi je suis de plus en plus campée au sol ^^ Rien qu’en France (et je ne parle même pas de la Belgique, de l’Allemagne, de la Suisse et du Luxembourg, tous assez proches de chez nous), il y a TELLEMENT de choses à voir que ça donne le vertige.
      En effet, la marche permet de découvrir un tas de lieux, et nous rend finalement bien plus libres que si on était en voiture ! Si on voit un chemin de traverse, on peut se dire « j’ai envie d’aller voir ce qu’il y a par là » et hop, c’est parti pour l’aventure !
      J’aime beaucoup ton anecdote sur ce petit coin caché gratuit, où l’on peut faire la même chose que sur une plage payante (avec moins de monde en prime, je suppose 😉 ), ça me parle énormément. Il y a presque 4 ans, lors de notre road trip en Irlande, nous avions zoné un peu au hasard des routes et étions tombés sur une zone de pique-nique totalement gratuite qui donnait sur des falaises et une superbe avancée de la mer. Je me souviens des heures passées à cet endroit du bout du monde, que nous avions tellement apprécié – alors que les touristes se pressaient en masse à la Giant’s Causeway à quelques minutes de là…
      Je te souhaite une belle semaine ❤

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