Le coin des inclassables

Les webzines participatifs ou l’apologie du travail non-rémunéré

Bonjour les cocos ! J’espère que vous vous portez au mieux en ce fringuant début de semaine ! Personnellement, ça va plutôt bien. Je me remets tout doucement de l’épreuve qu’a été la réalisation de ma toute première vidéo…C’était…c’était éprouvant 😯 !! Je ne vous dis pas le stress que j’ai dû encaisser toute seule comme une grande – palpitations au moment de la mise en ligne (que j’avais programmée pour éviter toute reculade) genre « Oh.mon.dieu, ça y est, 7,5 milliards d’habitant.e.s savent que j’ai fait une fausse couche 😀 dismoipasquec’estpasvrai), questionnement sans fin sur la manière dont mon lectorat allait prendre tout ça…Manon Woodstock va-t-elle trop loin ? Les jeunes sont-ils définitivement traumatisés par ma description de l’échographie endovaginale ? Placer le mot « concours canin » dans une vidéo si intime était-il le fruit d’un pari complètement loufoque 😆 ? [Nan, c’est moi qui suit loufoque, c’est tout]. Et puis je ne sais pas…je crois que je pensais assez naïvement que tout était réglé et que j’avais déjà parfaitement digéré ce douloureux évènement en mode « T’inquiètes, je gère Albert ! » – et il s’est en fait avéré que tout n’était pas si bien avalé que ça et qu’il allait bien falloir se résoudre à appeler des torrents d’eau cristalline à continuer à couler sous mes ponts. La publication de ce petit ‘coming-out’ aura toutefois été salutaire, puisque j’ai eu énormément de réactions positives et d’échanges extrêmement productifs et bienveillants – effaçant toutes mes craintes de « Oh my god, internet tout entier va ME JUGER et je n’aurais plus qu’à me ratatiner au fond d’un trou ». Merci pour vos marques d’affection, pour vos petits mots et vos encouragements. Je me suis une fois de plus sentie entourée et ça m’a fait un bien fou !

Changement de cap pour le billet d’humeur du jour : à bâbord toute moussaillonnes et moussaillons !! Aujourd’hui, c’est petit coup de gueule – pour se décharger un peu de tout ce bad stress accumulé. J’ai envie de vous parler de tous ces magazines en ligne qui encouragent les blogueurs.ses à « participer » à leur grande aventure – mais qui ne leur donnent pas un radis en contrepartie. Et je vais vous dire pourquoi ça me provoque des envies d’auto fission nucléaire.

Ma réflexion sur le sujet avait débuté quand mon beau-père, toujours extrêmement terre-à-terre (comme son adorable fils, la pomme n’est pas tombée très loin de l’arbre 😛 ), m’avait demandé si le Huffington Post m’avait « filé un billet » après la parution de mon article sur leur site. Ben non Patrick, non, non, non. Et lui d’ouvrir de grands yeux écarquillés genre « ‘sont fous de bosser pour des cacahuètes ces jeunes » 😯 Je m’étais alors mise à défendre ce mode de fonctionnement très néo-libéral (tu sais c’est comme de détester l’économie de marché et de s’entendre dire qu’ « attends, c’est pas si pire – faut arrêter de déconner Michou – on est là pour faire du business ») – réalisant au même moment que j’étais quand même un peu en train de dire de la merde – et que dans un monde idéal, j’aurais trouvé normal que le Huff’ me paye. Bref. Commençons par quelques exemples à la volée (et je précise que ma liste est très loin d’être exhaustive).

Le Webzine féminin Madmoizelle souligne bien que les contributions exceptionnelles doivent être bénévoles. Et aussi qu’en gros, si votre publication ne correspond pas à leur ligne édito, il faut modifier le tout. (je sais pas vous, mais moi j’appelle ça du travail de journalisme – m’enfin bon, ça doit être mes gênes de bobos socialo-écolo hippie qui parlent !)

Slate précise que ‘toutes les contributions volontaires ne sont pas payées’.

SoWhat, magazine féminin en ligne, pousse même le vice jusqu’à demander que les articles partagés soient inédits (donc pas en ligne sur un blog ni nulle part ailleurs), sans mentionner une quelconque rémunération éventuelle. En gros, ils te demandent de piger gratos sous le joli paravent pailleté couleur pastel de la colla-bo-ra-tion regarde c’est t’y pas beau s’qu’on fait tous ensemble en excluant cette abomination qu’est l’argent – youpi, allons tous boire un lait fraise devant Cœur Océan 😀 !

Par souci d’honnêteté, je dois tout de même préciser que billet d’humeur oblige, je n’ai pas été jusqu’à infiltrer sournoisement les mécanismes de publication de ces sites – à grand renfort d’imper beige, de lunettes fumées et de fausse moustache – je ne peux donc pas vous assurer avec certitude que Slate et Madmoizelle demandent des billet exclusifs (même si je reste persuadée que j’avais lu un truc du style sur leur site…Mais même la taupe foreuse du web que je suis n’en retrouve pas la preuve). Cependant, je vais abréger en disant que là n’est pas le débat.

J’ai un temps envisagé de proposer des papiers à chacun de ces sites, notamment parce que le bébé blogueuse que j’ai pu être était persuadée que ça allait lui apporter un audimat de folie et une visibilité que je n’aurais jamais atteint toute seule avec mes petits bras. Et puis j’ai réfléchi et ça ne m’a plus paru acceptable. Un billet d’humeur, comme ceux que je vous partage à peu près chaque lundi, c’est en moyenne deux bonnes heures de travail. Un dossier, comme ceux dont j’asperge une toile exsangue tous les vendredis, c’est mini 10 heures de boulot (recherches, écriture, photos à trouver, relecture, gestion des réseaux sociaux, etc.). Qu’on se le dise clairement : mon blog, même si je le tiens bénévolement et avec plaisir, c’est ENORMEMENT de taf. Alors le faire pour moi et pour vous, OK – mais devoir bosser comme une cinglée pour des webzines qui en profitent sans nous rémunérer avec le faux argument du « oui mais la visibilité », c’est juste non.

Donc pour résumer, on nous encourage à partager gratuitement – certains sites te demandant même du contenu plus exclusif que les dernières news de Voici – avec au bout de la route l’énorme carotte du « Waow, tu vas pouvoir bénéficier de publications sur nos réseaux sociaux trop STYLEYY – à toi la célébriteyy et l’audimat – bientôt Nikos Aliagas il t’interviewe dans 50 Minutes Inside et tout ». Euh…oui, mais non en fait ! Parce que ce que l’expérience m’a appris, c’est que sur les réseaux, TOUT est éphémère. Au mieux, votre post, il fera le buzz pendant 6 heures (et encore, s’il est extrêmement accrocheur) et, à part exception sur des milliers, sans réelle augmentation de l’audimat à long terme. Alors je veux bien que quand tu commences dans le blogging, tu te dis « Chic ! Enfin une méthode fiable et sûre pour attirer du monde ! A moi les sunlights des tropiques » – mais je vous donne mon humble avis sur la question : c’est une erreur de penser qu’il n’y a que les webzines et autres médias qui peuvent propulser votre blog.

Perso, pour avoir été publiée une fois sur le Huffington Post – avec mon article sur les open spaces, je peux vous assurer que niveau accroissement de visibilité, ça n’a absolument pas été fifou. En comparaison, quand j’ai été sélectionnée en coup de cœur sur Hellocoton (même procédé : c’est une plateforme blogging qui relaie vos articles déjà écrits), ça m’a apporté bien plus de visibilité et d’augmentation d’audience. Et ce, A CHAQUE FOIS (5 ou 6 – si mes souvenirs ne me jouent pas de tours). La comparaison est assez marante parce que finalement, même si le premier site est très orienté féminin, et donc potentiellement moins visité que le Huffington Post qui s’adresse plutôt à tout le monde, sans distinction de genre, c’est toujours lui qui m’a apporté le plus (et surtout, aucun.e relou.e – ce qui avait été le cas après ma publi sur le Huff’ – ça prend d’ailleurs une autre dimension après les révélations sur la ligue du LOL – était-ce un de ces connards ? Je ne le saurais probablement jamais et à vrai dire, je m’en tamponne assez 😉 ). Cet exemple, c’est avant tout pour vous montrer qu’il n’y a pas règle gravée dans la roche. Que la visibilité du média ne fera pas forcément votre visibilité à vous.

Bien entendu, je ne vais pas faire ma boudeuse de mauvaise foi : personne ne nous oblige à rien. Je suis entièrement d’accord avec le fait qu’on est libre d’y publier ou pas – aucun.e directeur.rice de rédac’ ne débarque chez toi pour te coller un Luger chargé sur la tempe – en te demandant de choisir quel orteil tu veux sacrifier si ce que tu écris ne correspond pas à la ligne éditoriale – BIEN SÛR QUE NON – là n’est pas le propos du jour ! Mais je trouve quand même absolument dingue que l’on demande aux contributeurs.rices de publier du contenu exclusif (i.e. qui n’est pas déjà publié sur votre blog si vous en avez un) sans leur verser la moindre rétribution. Et comme le dit justement cet article de l’Express, les blogueurs.ses ne sont ni plus ni moins que les nouveaux stagiaires non-rémunérés.

Je fais partie de celles et ceux qui trouvent juste de dire que tout travail mérite salaire (hors cas particulier du bénévolat – qui se fait en général par conviction et par envie d’aider son prochain) – et le fait de rédiger ce billet me fait m’interroger. Pourquoi je suis moins dérangée par le fait qu’Hellocoton ou le Huff’ relaient mes articles sans me payer ? Parce qu’en réalité, je crois que la chimère de la visibilité est toujours bien présente – et parce que ces derniers ne me demandent, en l’occurence pas de travail supplémentaire. C’est un fait et je le réalise avec horreur : il y a toujours une midinette décérébrée bien planquée au fond de mon inconscient qui se dit « waaaaahh trop super, je vais devenir célèbre » avec les iris qui se changent en cœur comme dans un épisode de Sailor Moon. Et je me promets de travailler là-dessus. Parce quand dans ‘mon’ monde idéal, je trouverais complètement normal que ces médias me rétribuent. Si les blogueurs.ses n’était plus là, ils ne tiendraient pas bien longtemps et génèreraient de ce fait moins de revenus publicitaires…et donc moins de cash. On participe à faire accroître leur chiffre d’affaire et je trouve assez scandaleux que l’on n’en voie jamais la couleur (et je crois que la soi-disant ‘vitrine’ permettant une grande visibilité n’est que poudre aux yeux en cette époque de l’immédiateté – le deal n’est pas juste).

Publier gratuitement, qu’on le fasse par conviction, pour une organisation qui a peu de moyens et que l’on veut faire connaître – ou pour toute autre cause qui nous tient à cœur, FINE – on tombe dans le bénévolat et ça me paraît relativement acceptable. Mais écrire pour des médias qui brassent un fric fou et qui veulent garder la caillasse tout en haut de la pyramide comme des gros pinçus, NON.

Finalement, comme je l’ai lu avec bonheur dans cet article de getfluence, « dès qu’il y a création de contenu, il devrait y avoir rémunération » MAIS HALLELUJAH QUOI !!!! Parce que tous ces médias divers et variés participent aussi à un phénomène dont j’avais déjà parlé ailleurs : ils décrédibilisent le travail créatif, qui doit forcément être un plaisir pur et qui ne peut donc pas être encadré par les mêmes règles que les autres. Stop avec cette idée reçue ! Créer demande du temps et comme j’ai pu le lire lors de mes recherches, il devient urgent d’arrêter avec l’illusion d’une information illimitée et gratuite.

Aller, je m’arrête ici, j’ai déjà dépassé le cap réglementaire des deux pages 😆

Et vous, cher.e.s ami.e.s, que pensez-vous de tout cela ? Dans quelles conditions estimez-vous qu’écrire gratuitement pour un webzine est acceptable ? Quel est votre avis sur la rémunération du travail créatif ?

Je vous souhaite une chouette semaine.

Manon Woodstock.

28 réflexions au sujet de “Les webzines participatifs ou l’apologie du travail non-rémunéré”

  1. C’était très intéressant comme article, merci ! ^^
    C’est vrai que je vois plutôt le côté webzines de poésie et de textes, qui ne peuvent pas rémunérer par simple soucis de.. bah manque d’argent dans tous les cas… Mais que des sites comme le huff ne donnent rien, je savais pas et… C’est limite, oui. La comparaison avec le stage est bonne…

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    1. Hello Bastien, merci pour ton commentaire 😀 En fait, les webzines entretiennent une vision très « romantique » de la chose – tu sais, ces artistes bohèmes sans le sou, qui sont prêts à tout juste pour la postérité et la beauté du geste…Sauf que non en fait !! Un tas d’écrivain.e.s (je prends cet exemple parce qu’il me parle) essaient de vivre de leur art et se font tout simplement exploiter gratos juste parce qu’on leur fait miroiter le faux graal de la visibilité ! Que l’on participe de son plein gré à un magazine associatif (et donc relié dans une association qui investit dans autre chose) pourquoi pas, c’est une forme de bénévolat – mais les autres DEVRAIENT payer ! Il faut que l’on commence à réaliser qu’on leur accorde notre temps gratuitement sans aucune contrepartie sûre et qu’on arrête de participer à ce système de racket ! (Oui, je suis un peu vénère 😛 )
      Passe une bonne journée 🙂

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  2. Trop d’accord! ça fait des années que je me fais la réflexion. D’ailleurs ici en Belgique, il existe un magazine web où l’on dit engager des gens pour écrire des articles. Or, en lisant un peu plus avant, je me rends compte que ce n’est pas payé. Je contacte alors le directeur et lui demande des explications. Il me répond « non, ce n’est pas payé » et la moutarde au nez, je lui réponds: alors désolée, c’est du bénévolat et il est obligatoire de le préciser. A ce jour, il ne l’a toujours pas précisé mais ses annonces pour le « job » sont devenues bien plus discrètes (je crois qu’on ne les retrouve plus que sur son site).

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    1. Hello 😀 Merci beaucoup pour ton commentaire ! Que te dire mis-à-part « encore un » ! Ce genre d’annonce me navre, parce que c’est prendre les gens pour des cons. Pour moi quand on te dit que c’est bénévole, à la rigueur, libre à toi de dire merde et de ne pas écrire pour le journal en question (même si je considère qu’il serait complètement normal que n’importe quel site en ligne qui utilise nos textes doive nous rémunérer…), mais ceux qui essaient de te faire croire que tu vas être payé.e et en fait non, ça me donne des envies de péter un cable. Là, le mec du journal dont tu parles, il a dû se dire ‘merde, une qui a compris le filon’ 😛 Bien joué !
      Passe une belle journée !

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  3. Pour moi c’est très clair, à partir du moment où un média dégage des bénéfices et obtient un contenu tout prêt tout frais de la part d’un contributeur ou d’une contributrice, cela doit être rémunéré, point. C’est bien sûr différent dans le cadre de médias indépendants eux-même entièrement basés sur le bénévolat. Par exemple j’aide au fonctionnement de la Revue Ballas et on ne peut clairement indemniser personne, pas même nous. Jusqu’à cette année on achetait nous aussi la revue papier avec nos propres sous, et le chiffre d’affaire suffit à peine à financer le numéro d’après… c’est dommage mais c’est transparent en tout cas, on fait comme on peut et les personnes qui contribuent sont au courant dès le départ. Alors que le Huffpost par exemple, ils font de la veille sur les blogs et après ils demandent s’ils peuvent reposter un contenu déjà fait, tout benef pour eux

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    1. Hello Irène, complètement d’accord ! Pour moi, il y a une immense différence entre le fait d’aider un média alternatif qui propage un mode de pensée et des valeurs bien particulières – et piger gratuitement (parce que c’est ce que c’est…) pour un webmédia qui n’est pas dans une dynamique militante ou pour un média national.
      J’ai, pour ma part, été publiée une fois sur le Huff, et honnêtement, je ne sais pas si je retenterais l’expérience si ça n’est pas payé.
      On en arrive à une époque où tout le contenu que l’on propose ne vaut plus rien et où l’on stigmatise les blogueurs et blogueuses, parce que ça ne serait pas du « vrai » journalisme. Sauf que nous ne parlons pas de journalisme mais bien de contenu créatif non rémunéré.
      Bref, il y a encore du chemin à faire dans le domaine !

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  4. Après Hellocoton c’est sur le mode du réseau social, on s’y inscrit et on sait que ça peut être partagé, mais c’est vrai que c’est ambigu. Après y’a partage et « publication en tant qu’article sur un média »

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    1. Tout à fait ! Et même si je trouve que sur le principe Hellocoton devrait payer parce que générant des revenus publicitaires et dépendant d’un grand groupe de presse – je suis plus apaisée quant à ce réseau. Le partage de mes articles est automatique, ça permet de rencontrer d’autres blogueuses, de tisser un réseau et c’est quelque chose que je trouve intéressant.
      Mais c’est une bonne chose de faire la distinction entre les deux, effectivement 😉
      Passe une très bonne journée.

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  5. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir.

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  6. Je n’ai pas une grande expérience dans les articles et les blogs mais dans le domaine de la photographie il y a exactement le même phénomène, une des raisons pour lesquelles ce métier se casse la gueule depuis des années, métier dont j’ai abandonné le projet en creusant un peu … Il faut dénoncer cette carotte illusoire de la visibilité car au bout il n’y aura jamais rien.

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    1. Merci pour ton commentaire ! Nous sommes bien d’accord ! Le travail gratuit n’a jamais rien donné de bon, quel que soit le domaine. Il y a toujours une carotte au bout (un CDI, de la visibilité, un avantage quelconque…), mais qui sera toujours disproportionnée par rapport à la masse de boulot qu’on va nous demander. Il n’existe aucun bon deal contre du travail gratuit. Ma coach actuelle avait écrit un article intéressant à ce sujet ! Je te le partage: https://www.creatorsforgood.com/fr/2019/02/04/echanger-ses-services-sans-argent-une-mauvaise-idee/
      Passe une bonne journée 😉

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  7. Aah, ce moment où je me remémore que j’ai travaillé gratuitement pour l’un des sites que tu sites, les yeux plein de rêves et de paillettes x) Comme tu le dis, l’appel de la visibilité. Puis tu comprends que la visibilité remplit pas le frigo et tu poses tes limites !

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    1. Hello Manon, merci pour ton témoignage qui confirme bien ce que je supposais dans mon article 😛 C’est terrible cet attrait pour les paillettes, n’est-ce pas ? Après, je crois qu’il y a un lien indéniable avec un manque de confiance en soi – on se dit qu’on n’y arrivera jamais toute seule, que l’on doit forcément s’appuyer sur des ‘professionnel.le.s’… mais après un travail sur soi, on se rend compte que tout ce système, c’est beaucoup de poudre aux yeux 😉 Passe une excellente journée !

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  8. Coucou ! Je suis absolument d’accord avec toi, écrire prend beaucoup de temps. Alors c’est totalement légitime de recevoir quelque chose en retour. En revanche, si on prend un article déjà écrit, et que ça ne nous demande pas plus de temps que celui qu’on a décidé nous-même de prendre, alors ça va, ça apporte une certaine visibilité, c’est très bien. Est-ce que j’ai répété tout ce que tu as dit ? Oui je crois, donc on est d’accord ahah ❤

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    1. Hello Justine, merci pour ton commentaire 🙂 Le monde n’est-il pas merveilleux si nous sommes d’accord 😛 ? C’est bien pour cela que je fais la distinction entre Hellocoton et les autres réseaux – même si, dans le meilleurs des mondes, je trouverais entièrement normal que quiconque utilisant un texte de blogueur.euse paye en retour. Je te souhaite une excellente journée !

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  9. Ah…c’est terrible ! Écriture, illustrations, photographies…tout ça parce que la société leur donne trop peu de valeur, ou plutôt une valeur Loisir donc inférieure à celle d’un vrai travail (entendre tout ce qui est scientifique, relevant de l’ingénierie etc.). Je ne veux pas tirer de conclusions farfelues ni douteuses mais…j’ai envie de dire que tout est lié, encore une fois. Tout ça vient encore et toujours du patriarcat. Patriarcat qui a conduit notre société à privilégier la productivité, concurrence, performance, avec ses valeurs guerrières, valorisant tout ce qui nous amène à consommer des biens matériels. La sensibilité, l’artistique, c’est pour les petites filles, ça ne sert à rien. Au contraire, notre monde irait bien mieux si le culturel et l’artistique étaient valorisés financièrement.

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    1. Hello Gertrude, merci pour ton commentaire 🙂 C’est complètement ça ! Pour la société, ‘vrai’ travail = celui où on se salit les mains ou celui où on passe 65 heures semaines dans une cage à poule. Tout ce qui peut-être source de plaisir et d’épanouissement est relégué à la case ‘loisirs’ et ne devrait pas être rémunéré (parce que merde, quand même, le boulot, c’est un peu souffrir…han…*blasage*). Pour ce qui est du fait que tout est lié, je ne peux que te rejoindre. En effet, le monde très patriarcal dans lequel nous vivons est encore complètement dans le culte de la performance, du sacrifice, et vas-y que je te pose mes grosses couilles sur la table basse 😀 Et absolument TOUS les domaines qui ont été investis par les femmes sont systématiquement dévalorisés…Alors que l’artistique, la création – qui engendrent des métiers difficiles et prenants, certes – mais qui apportent un tel bonheur et accomplissement quand « c’est notre truc »…Bon, force est de constater qu’il y a encore du boulot ! Passe une belle semaine 😉

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