Nature

Les cadavres dans le placard du commerce équitable – Partie 1: la prise de conscience

Salut Salut les petits loups !! Comment qu’ça va bien au milieu de toute cette neige ? Avez-vous, comme j’en ai désormais l’habitude, opté pour une démarche oscillant entre le patinage artistique chancelant et le gracieux gambadement (ça se dit ? Boarf, aller, je décide que oui, c’est vendredi après tout, on est moins regardant ! 😛 ) de Labrador en surpoids – tout en pestant contre les municipalités qui n’ont pas l’air très pressées de déneiger les trottoirs ? Du rêve, cette fin de semaine ! Reste plus qu’à se terrer chez-soi tout en se disant que c’est encore plus beau quand on est enrubanné dans un plaid bien chaud et qu’on n’a pas à prendre la bagnole…M’enfin, les jours de congés n’étant pas extensibles, on fait s’qu’on peut ma bonne dame…Manon – ou comment parler pour ne rien dire pendant 10 lignes…Incorrigible !

Pour vous donner quelques nouvelles de mes interminables déboires immobiliers, figurez-vous que ça y est !!! J’ai ENFIN déménagé dans un chez moi dont je suis désormais la demi-propriétaire !!!!!! *explosions de cotillons* *pleurs de joie et embrassades* *musique du plus grand cabaret du monde beuglant à plein volume*. Bonheur ultime, je crie ton nom ! Cependant, aussi bizarre que ça puisse paraître, nous sommes désormais dans un après très étrange, où l’on ne sent absolument pas chez nous, où l’on croûle sous une montagne de bordel pour cause de travaux imminents (qu’on n’a pas pu faire à temps à cause de tous.tes les incompétent.e.s qui ont mal géré notre dossier) et où « Surprise Sidney !! » est devenu une expression plus que récurrente dans notre quotidien (les joies de la propriété…coucou la plaque vitro, les chiottes et le four qui marchent à moitié (la notaire les avait pourtant estimés à prix d’or pour la vente – c’est ballot, n’est-ce pas ?), coucou la cave pas inondable – en réalité, un peu inondable quand même ahbononvouslavaitpasdit ? et autres joyeusetés). Bref, nous sommes heureux, mais il faudra du temps. Et je crois bien que le cataclysme toutes catégories qu’a été ce maudit mois de janvier n’est peut-être pas étranger à mon sentiment d’épuisement émotionnel. Je refais une pause bienvenue lundi, toute seule, rien que moi et moi-même et je crois que ça va me faire le plus grand bien (ne guettez pas le billet d’humeur, je serai sûrement trop occupée à paresser sur mon canapé accompagnée d’un bon vieux bouquin 😉 ).

Bref. 1er février, te voilà enfin. Je ferme une porte symbolique avant de jeter la clef dans un puit sans fond !

En ce merveilleux jour de renouveau, j’ai également décidé d’explorer un nouveau business soi-disant ‘durable’ et de partager mes affreuses découvertes avec vous (c’est ainsi, on supporte décidément beaucoup mieux d’horribles révélations juste avant l’apéro du vendredi soir ! 😆 ). Et c’est donc aujourd’hui, en ce dernier jour présumé de neige, que nous allons parler commerce équitable. [NDLR : je précise tout de même que, ayant soudain été dépassée par l’ampleur de mon article en mode « oh la la, mais dans quoi tu t’es encore fourrée, ma grande ? » 😀 et devant l’immonde tartine que je m’apprêtais à vous servir en cette douce matinée, j’ai décidé de publier mes conclusions en deux parties. C’est plus sage, ça vous évitera une méchante indigestion avant le week-end !]

Qui n’a jamais été confronté à un produit siglé « commerce équitable » ? Peu de monde, à mon sens. On peut sans peine constater l’envahissement croissant dans les rayons des super ces dernières années, même dans les chaînes de Hard Discount. A l’heure où je vous écris trône même fièrement à mes côtés mon fidèle paquet de café (véritable phare de mes réveils bien trop matinaux), certifié commerce équitable via le label UTZ (qui a fusionné avec Rainforest Alliance en 2018). [Note tuant toute tentative de suspense : j’apprendrais par la suite que ce label est une daube et que cette vie si cruelle ne nous ménagera décidément jamais (tu les entends les violons lancinants et les sanglots retenus 😛 ? )].

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Je ne sais pas comment ça se passe pour vous lors de vos réjouissantes virées aux magasins du coin (que je fais généralement en psalmodiant qu’il faut bien bouffer tout en me sentant asphyxiée par tous ces caddies et ces gens pressés…), mais moi, quand je fais les courses et que j’ai le choix d’opter pour un produit siglé commerce équitable, ben je n’hésite pas trop. Chocolat, café, bananes, jus de fruit…dès qu’il y a un vague label avec un joli petit arbre en pleine santé dessus, j’achète – comme la dernière des neuneues pseudo-écolo (j’ai beau hurler à corps et à cri que le marketing ne marche pas sur ma petite personne, c’est un fait : 1) je mens souvent 2) je suis aussi faible que le premier venu…). Mais bon, bien qu’étant parfois un tantinet naïve à la sauce ‘je suis persuadée de sauver le monde en achetant ce paquet de riz’, je ne suis pas non plus complètement bête à bouffer de la paille : je me doutais bien, depuis quelque temps, que les histoires que nous racontait le commerce équitable étaient certainement un peu trop belles pour être entièrement véridiques. Alors mardi, comme ça, d’un coup, j’ai décidé que j’allais mener ma petite enquête. Et je suis au regret de vous dire, après avoir mis mon nez dans le moteur, que c’est pas franchement jojo.

Et je ne veux pas me lancer de fleurs (en fait, pour être tout à fait honnête : si, un peu !), mais pour préparer correctement cet article, le moins que l’on puisse dire, c’est que je me suis donnée à fond. J’ai lu BEAUCOUP d’articles sur différents journaux et j’ai même poussé le vice jusqu’à acquérir la VOD du reportage « Le business du commerce équitable » de Donatien Lemaître, disponible pour la modique somme de 2.99€ sur la boutique Arte – prix qui n’a malheureusement pas été réglé par les royalties versées par mes fans…l’engagement baisse, comme vous pouvez le constater 😆 (et ça a d’ailleurs déclenché une forme de prise de conscience personnelle face à ma façon de dépenser de l’argent – moi qui suit capable de flamber sans compter pour quelques bonbecs, je me crispe sur ma carte bleue tel un harpagon des temps modernes dès qu’il s’agit de mettre la main au porte-monnaie pour du contenu dématérialisé…certainement la faute au téléchargement illégal et aux sites de streaming qui ont ancré dans nos petites têtes que la culture est nécessairement gratuite…J’ai passé le cap en listant tout ce que j’achète régulièrement sans sourciller et qui coûte quelques euros…ça a aidé à faire passer la pilule 😉 et c’était définitivement intéressant). Tout ce que j’ai bouquiné/regardé sera disponible sous forme de liste en fin d’article vendredi prochain (eh oui, après avoir tué le suspens, je tente d’en ré-instiller un soupçon !), pour votre plaisir immodéré !

Trêve de bavardage, chaussons donc nos plus belles bottes de rando pour une virée dans les montagnes accidentées du commerce équitable !! C’est ti-par !!

Le commerce équitable : le point ‘’Kessesé ?’’

Aller, on commence par une petite définition d’usage, pour se chauffer un peu les yeux ! J’ai décidé (pour une fois) de faire très court et de simplement vous présenter les deux ‘gros’ acteurs du secteur. Voici quelques faits : le premier mammouth, c’est le label « Fairtrade – Max Havelaar » (vous savez, c’est le logo avec le petit bonhomme qui fait coucou sur fond bleu et vert), créé en 1989 par un prêtre et un économiste Néerlandais voulant améliorer les conditions de vie et de travail des petits producteurs. Il compte environ 1,5 millions de bénéficiaires à travers le monde. Je n’ai pas trouvé le montant de leur chiffre d’affaire annuel.

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Le deuxième Bad Ass, c’est Rainforest Alliance (dont le logo est une jolie grenouille ayant l’air extrêmement satisfaite de son sort ^^), une organisation américaine dont l’objectif principal est de protéger la biodiversité, et qui accompagne 1,300,000 exploitations agricoles. Je pose juste leur chiffre d’affaire en 2017 par-là : 39,026,606 dollars. Ah. (toi aussi, tu commences à la sentir, la couille ?)

 

Au-delà de ces deux géants, qui sont les plus connus du secteur, les objectifs principaux des labels de commerce équitable restent bien de garantir des conditions de productions humainement et écologiquement décentes à l’autre bout du monde, tout en participant à une forme de prise de conscience des pauvres égoïstes acheteurs occidentaux que nous sommes, dont certain.e.s sont prêt.e.s à débourser quelques euros de plus pour que ça tourne un peu plus rond pour celles et ceux qui participent à remplir nos placards.

Quand on s’en tient à la définition classique du terme, le commerce équitable est plutôt très vertueux dans son approche – les objectifs avoués étant :

  • Travailler avec des petits producteurs et endiguer leur pauvreté;
  • Mettre en place une relation de confiance pour bosser avec eux sur le long terme ;
  • Veiller à ce que toute une ribambelle de droits fondamentaux soient garantis (conditions de travail décentes, sécurité au boulot, pas de mômes au turbin…’Justice sociale, pack de départ’, en somme 😉 ) ;
  • Participer à la préservation du savoir-faire de certaines communautés ;
  • Payer un prix juste aux petits producteurs – tout en leur garantissant un minimum en cas de chute des prix du marché ;
  • Faire en sorte que les exploitations produisent de la qualité et intègrent une démarche écologiste ;
  • Accepter de se soumettre aux critères et au contrôle des labels du commerce équitable (que chaque label liste dans une charte).

Des gens bien, j’vous dis !

Alors bon, c’est vrai que quand on lit ça, on a plutôt envie de courir dans le Leclerc le plus proche et de mordre à pleines dents dans un tablette de chocolat Max Havelaar – sans même attendre le passage en caisse, tels de bons gros rebelles ! Mais. Mais, Mais, Mais. Il existe en réalité un pas de géant entre la bonne action que l’on suppose faire ici et la réalité observée sur certaines exploitations là-bas. On va y faire un tour ?

Il était une fois…une banane qui buvait un thé !

Donc, après avoir visionné le fameux reportage, lu, lu, lu et encore lu – je suis peu à peu sortie de mon monde de licornes à crinières pailletées entourées de fleurs qui sentent le paradis – pour me rendre compte que dans la réalité…le beau rêve vire rapidement au cauchemar, comme celui où le petit lapin blanc est poursuivi par un affreux pirate édenté armé d’un sabre rouillé (et qu’il lui file le tétanos en l’embrochant, si c’est pas malheureux !). Dans « le business du commerce équitable », Donatien Lemaître nous présente deux exemples pour démonter les deux géants verts (oh oh oh !) du secteur : on est donc partis dans les bananeraies dominicaines de Max Havelaar et dans les plantations de thé d’Unilever (propriétaire, entre autres, de Lipton) pour Rainforest Alliance. Aller, v’nez par là que j’vous raconte 😉

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Pour les bananes, direction la République Dominicaine où l’on déchante très vite… Max Havelaar, qui annonce systématiquement privilégier les petits producteurs (avec marqué ‘quand c’est possible’ tout en bas de leur charte – en tout petit – vous savez, comme pour les conditions d’annulation de votre dernière croisière, qui ne vous sera pas remboursée, même en cas de tsunami impromptu 😀 ), fait d’entrée de jeu une jolie entorsouille à ses beaux principes pour produire des régimes à la chaîne. On nous explique rapidement que la culture de ce fruit jaune est particulière, car elle se fait sur une année entière – ce qui nécessite beaucoup de main d’œuvre. Donc, étant donné que les bananes se ramassent 365 jours par an, il faut quand même préciser que c’est une culture rentable pour les propriétaires de plantations et qu’en produire en plus grosse quantité, ça fait plus de billets de sous. BEAUCOUP PLUS DE BILLETS DE SOUS. Alors, flairant le bon coup, ce bon vieux tonton Max a décidé de donner sa certification à une énorme coopérative – comportant des parcelles immenses – répondant au doux nom de ‘Banelino’ et gérée par une Néerlandaise. On découvre alors que si le commerce équitable bénéficie bien aux producteurs des exploitations, c’est déjà tout autre chose pour les migrant.e.s haïtien.ne.s qui cueillent les lourds régimes de bananes pour le minimum salarial, qui n’ont pas de papiers, qui bossent 7 jours sur 7 pour 28 balles la semaine et dont le contrat de travail est plus que nébuleux. Ce n’est pas conforme au cahier des charges de Max Havelaar, mais ça, ils ont plutôt l’air de s’en laver les mains…Au-delà de ça, la gérante de la coopérative a le culot de dire face caméra que pour elle, le commerce équitable doit avant tout profiter aux producteurs et pas aux travailleurs. Elle aimerait que ça soit le cas, mais pense que ce n’est pas le moyen idéal pour améliorer leurs conditions de travail. Ben oui, mais alors Jacqueline, sors-nous ta science, comment qu’on fait ?? Tout le monde se fait un fric fou et on exploite quand même le bout de la chaîne ? C’est quand même très loin d’être ‘équitable’ tout ça !!

Ensuite, le reportage file sur une deuxième exploitation labellisée Max Havelaar, dite ‘modèle’, dirigée par une autre Néerlandaise (cette main basse hollandaise sur les bananes, ça fait un peu néo-colonialiste, non ? 😀 ) – qui OSE sortir, devant ses employé.e.s dominicain.e.s, que les coopératives vont quand même bien mieux quand un étranger est à leur tête – qu’avec les locaux, ça finit toujours en bagarre et que c’est mal organisé. OH MY GOD, c’te condescendance ! On n’est pas bien là, entre riches blancs rachos à exploiter les ressources des pays pauvres ? Mais quelle horreur !! Je peux vous garantir qu’à ce moment du reportage, j’ai poussé un énorme grognement qui a fait sursauter mes voisins de train !! Elle se targue de payer ses travailleur.se.s haïtien.ne.s 2 à 4€ de plus à la journée que dans les petites coopératives et qu’elle leur a offert un passeport et un visa dominicain (et je ne dis pas, ils ont plutôt l’air contents d’être mieux lotis qu’ailleurs), MAIS QUAND MÊME, c’est loin d’être suffisant vu le fric qui est brassé ! On finit sur une visite de la gigantesque villa de Madame, tandis que ses employé.e.s dorment dans des sortes de bidonvilles – ce qui achève de me filer des hauts le cœur moraux. Elle conclue sur un très sobre « Oui, mais je fais déjà mieux que tout le monde, j’ai su tirer parti de ce que j’avais à faire marcher…et puis, c’est comme ça que le commerce avance »…….Euh ouai, dans la logique coloniale, ouai…Arg, c’est trop, je viens de vomir mon petit-déjeuner !

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Au-delà de ce reportage édifiant, la lecture de certains articles m’apprend que certains « labels » jouent la carte du greenwashing à mort en surfant sur des malentendus. Vous aussi, vous étiez PER-SUA-DE.E.S que Rainforest Alliance était un label de commerce équitable ? Eh bien moi aussi, et figurez-vous qu’en fait NON. Dans le cul lulu ! Ils ont en réalité juste une charte de protection de la faune et de la flore, mais ne garantissent absolument pas de prix minimum aux producteurs, ni de conditions de travail décentes aux travailleur.se.s…C’est fortement conseillé par le label, mais ça n’est pas générateur d’éviction en cas de manquement…Ce qui attirerait en masse les grands groupes en mal de green-réputation, intéressés pour avoir un logo certifiant leur virginité écolo retrouvée, le tout à moindre effort…

Il est également souvent reproché aux gros labels, d’être plutôt très « soft » sur les contrôles de certaines exploitations labellisées. Par exemple, toujours dans le reportage, j’apprends – relativement ébahie, je dois l’avouer – qu’il y aurait eu, sur certaines plantations de Lipton au Kenya, dont le thé est logoté Kermit la grenouille heureuse, des plaintes de la part de travailleuses d’Unilever qui assurent que les plantations seraient gangrénées par le harcèlement et les agressions sexuelles, et que les saisonnier.e.s seraient extrêmement désavantagé.e.s par rapport aux autres employé.e.s. ‘Ah oui, mais il ne faut pas oublier les bénéfices extraordinaires sur la nature et la biodiversité’ (des parties du parc naturel sur lequel est implantée la plantation ont été sanctuarisées) nous disent fièrement des employés « spécial langue de bois » du parc et du label Rainforest. Donc, si je résume en très gros, on prend soin des jolies fleu-fleurs et des petits papillons, mais on laisse les cueilleuses de thé se prendre une claque sur les fesses par un contremaître ventripotent ? La démarche n’a rien de logique… Et sachez qu’il y a même bien pire, car 3 employées témoignant à visage couvert vont jusqu’à divulguer des pratiques de viols collectifs punitifs pour celles qui ne cèdent pas aux avances des contremaîtres et qui essaient de les dénoncer. Rainforest Alliance aurait été informée du problème, mais le partenariat avec Unilever étant trop rentable, le label se retrouve avec les mains liées. On le voit d’ailleurs à l’immense gêne du représentant interviewé dans le reportage, qui ne sait plus trop où se foutre quand le réalisateur lui expose cet épineux problème. « J’ai besoin de plus me préparer à ce genre de questions ». Sous-titré, ‘je n’ai pas eu le temps de bosser mon baratin’. Mais merde, des femmes et des hommes sont détruit.e.s sur ces plantations ! Bougez-vous le derrière, enfin !

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Le cliché par excellence du commerce équitable !

Ces premières constatations imposent une unique conclusion : sous des dehors de marketing positif ultra rodé à coups de photos de travailleurse.s étrangers souriant.e.s et ayant l’air hyper content.e.s de leur sort, beaucoup d’entre eux/elles pâtissent du système et continuent à être exploité.e.s. Il est donc tout à fait possible de se retrouver face à des plantations où les employé.e.s continuent à vivre dans une misère crasse, pendant que les producteurs, les gestionnaires de coopératives et les labels s’en mettent plein les poches (m’enfin, en ce qui concerne les producteurs, là aussi, c’est une image hein – parce que les gars, c’est pas vraiment la famille Rothschild non plus…Parce que si beaucoup d’entre eux améliorent sensiblement leurs conditions de vie, c’est encore bien trop marginal pour leur permettre de sortir réellement de la pauvreté…et la seule chose qui est certaine, c’est que tout le monde se prend une belle marge au passage pour revendre ces produits siglés).

Je développerai toute la partie analyse la semaine prochaine, car je trouvais bien trop cruel de vous asperger ainsi de 5 pages supplémentaires de mauvaises nouvelles, y a des limites à tout dans la vie 😀

ET…. CUT pour la première partie ! C’est un peu abrupt, mais voilà, c’est ça aussi Manon Woodstock 2019 ! Elle n’y va pas par quatre chemins !! Hop hop hop, ça déroule !

Et vous les loupiots, achetez-vous parfois des produits siglés ‘commerce équitable’ ? Saviez-vous que de telles horreurs pouvaient se cacher derrière les labels ? Envie de plus de révélations sur le scandale des associations équitables ? Sexe, putes, Rock’n’Roll et cocaïne dans le milieu de l’écologie, ne ratez pas le prochain numéro d’Enquête Exclusive de Manon Woodstock 😆 !

Comme le suggère mon fabuleux lancement, pour lequel Bernard m’a tout appris, je vous donne rendez-vous vendredi prochain pour une analyse des faiblesses des gros labels – mais aussi miracle ! Pour vous filer plein de tuyaux qui vous permettrons d’opter pour des labels fiables.

Je vous souhaite un week-end des plus agréables !

Grenouille Sous Valium et Bananes Véreuses.

Manon Woodstock.

19 réflexions au sujet de “Les cadavres dans le placard du commerce équitable – Partie 1: la prise de conscience”

  1. Hello Manon, en ce qui me concerne j’achète de plus en plus des produits locaux en fruits et légumes. J’achète également ce qui est certifié AB (agriculture biologique) quand c’est Possible … et aucun produit cuisiné ! Bisous

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    1. Bonjour maman, c’est en effet une partie de la solution : moins acheter ce qui vient de loin et recommencer à nous satisfaire de ce que nous avons autour de nous. Le label AB est correct, mais là aussi, il y a des magouilles: il me semble qu’il coûte très cher et que beaucoup de petits paysans ne peuvent pas se le permettre…(un article est à venir sur le sujet d’ailleurs !). Le bilan n’est pas très positif, mais il s’agit de toujours faire deux poids deux mesures et d’être raisonnable. Bisous ❤

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  2. Je me doutais bien qu’il y avait anguille sous roche. Dès qu’il y a du commerce, beaucoup de sous et le capitalisme aux commandes, les valeurs humaines sont bafouées au nom du Saint-Profit (de mes c…). Je n’ai jamais acheté ces produits par doute mais j’ai toujours eu la flegme de creuser la question. Merci de l’avoir fait.

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    1. Hello 🙂 Merci pour ton commentaire ! Eh oui, ces labels ont pour beaucoup commencé avec de bonnes intentions mais c’est toujours la même histoire…dès que le profit s’en mêle, tout part en vrille. Il y aurait d’autres manières de faire de l’argent, mais ils préfèrent en gratter aux producteurs et aux travailleurs et ça, je trouve que c’est dégueulasse ! Être vigilant et rester raisonnable, voilà les deux mots d’ordre. Passe une très belle journée 😀

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  3. Eh béh ! On se demande en quels « labels » on peut avoir confiance… :-/
    Il m’est déjà arrivé quelques fois d’acheter du chocolat issu du commerce « soi-disant » équitable, mais j’avoue que c’est rare…

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    1. Hello Skyler, merci pour ton commentaire 🙂 Comme d’hab, il est préférable de se tourner vers les petits labels, les petites coopératives – qui ne font pas dans la grosse intendance. Et acheter les produits qui viennent de loin avec parcimonie, comme toujours ! Aller, passe une très belle journée !

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  4. Bonsoir Manon,

    Félicitations pour ton accès à la semi-propriété! 😀 C’est toujours plein de tracas l’installation dans un nouveau logement, encore plus quand on en est propriétaire (de grands pouvoirs impliquent de grands emm…de grandes responsabilités). Petit à petit, vous ferez votre nid douillet (c’est la soirée dictons).

    Il y a eu de bonnes chutes de neige hier par chez moi, mais ça ne s’est pas transformé en verglas-de-la-mort, heureusement. Je m’en suis pris plein la poire en quittant le travail et j’étais bien contente, une fois rentrée, de regarder tous ces petits flocons tomber joyeusement, maintenant que j’étais au chaud et au sec. Ce matin ça glissouillait un peu à certains endroits mais rien de bien méchant.

    Les révélations faites dans ce documentaire font froid dans le dos. Il y a tellement de gens pourris dans tous les circuits, classiques et green/équitable (en l’occurrence pseudo-équitable) que se renseigner sur ce que l’on consomme nécessiterait un temps plein (et pas un petit 35 heures, encore!). Mais bon, il faut faire ce qu’on peut, essayer de rester lucide et critique même devant les produits présentés comme vertueux.
    J’ai hâte de découvrir ton prochain article avec les astuces pour choisir les bons labels. Les profiteurs ne doivent pas nous décourager de favoriser les vraies bonnes initiatives.

    Bon week-end et bon tête-à-tête lundi avec ton livre 🙂

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    1. Hello Linda, merci beaucoup pour ton commentaire 😀 Figure toi que je n’ai même pas passé mon lundi à bouquiner mais bien à tenter de contenir mon installateur internet, qui a gagné sans conteste le championnat du monde de ronchonnerie (pour 20 petites minutes d’installation pas si compliquée que ça…) et qui a même refusé mon petit café parce qu’il était trop stressé xD « Euh ok, je vous laisse hein, bon bricolage ! » 😉
      Merci également pour cette citation de Spidey dans le texte, ça me donne une assurance non négligeable pour contacter les entrepreneurs de la région pour abattre un mur du nid – emplissons-nous de courage, je crois bien que je vais le faire aujourd’hui !!
      Pour ce qui est du commerce équitable, c’est un peu comme pour tout: la grosse intendance est incompatible avec l’écologie ou la notion d’équité. Il faut privilégier les petites structures, et avant toute chose, réduire sa consommation de denrées venant de très loin. Toujours deux poids deux mesures – sans se mettre la rate au court-bouillon !
      Passe une très bonne journée 😉

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  5. Félicitations pour votre nouveau chez-nous ! Je comprends ce moment de transition, où les travaux à faire font qu’on ne se sent pas encore vraiment chez soi. Mais tu vas voir, après c’est une joie infinie de s’approprier les lieux 😀 Par rapport à ton article, en effet je déchante beaucoup car je suis cette personne qui fait confiance aux labels en se disant qu’elle participe à une meilleure consommation… Mince alors ! Hâte de lire la suite où tu partageras les labels fiables. Merci de nous informer toujours plus, c’est lorsqu’on a les infos qu’on peut agir !

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    1. Hello Manon, merci pour ton commentaire 😉 C’est surtout qu’après 4 mois de tergiversations sans fin, il a fallu déménager vite fait bien fait – et la grande hypersensible que je suis a un peu eu l’impression de se faire passer au shaker des émotions. Il va aussi falloir un peu de temps pour réaliser que je suis bien chez moi et que je peux faire ce que je veux…Mais nous sommes contents 🙂
      Ah, ne déchante pas trop va ! L’équitable, c’est comme pour tout – il faut peser le pour et le contre et surtout, ne pas trop se flageller. J’aurais tendance à faire confiance aux plus petits labels – qui ne font pas dans la grosse intendance. L’ultime solution reste bien de réduire sa consommation de denrées lointaines – et de privilégier le local pour le reste.
      Passe une belle journée 😀

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  6. Coucou Manon, comme d’habitude un article très intéressant et qui est malheureusement vrai. Comme tu le dis Il y a des très grosses polémique autour du thé. Il faut donc choisir son vendeur de thé correctement et privilégier des thés en vrac et de petits vendeurs.

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    1. Hello Mélodie, merci pour ton commentaire ! Nous sommes bien d’accord. Il faut privilégier les petites structures qui se fournissent en direct auprès de coopératives – bannir les grandes marques et instaurer une certaine parcimonie dans nos comportements de consommateur.rice.s
      Passe une très belle journée 🙂

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  7. Hello,

    Je viens de découvrir ton blog et le petit brin d’humour associé à ton chouette article m’a bien fait sourire.

    Je ne te connais pas et je ne t’ai jamais vu, et pourtant j’ai eu l’impression de t’entendre me raconter tout ces sujets l’un à la suite de l’autre très très rapidement 😂 😂 😂 je crois que c’est la fatigue 😂.

    Tout d’abord bien venue chez/dans/au (choisi le terme qui te convient le mieux 😂) le nouveau chez-toi 😂.

    Je partage et j’approuve ta vision des choses sur tout les points. Il faudrait acheter local même si personnelement, on ne le fait pas souvent ( je suis sous la charge de ma famille, je fais donc rarement les courses). Mais il est vrai que l’on devrait considérer la question un peu plus sérieusement.

    En tout cas, merci pour le partage et le brin d’humour 😍

    Un gros bisou 😘

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    1. Hello Mimika, merci pour ton commentaire et bienvenue dans notre folle communauté 😛 Je suis ravie de t’avoir fait sourire ne serait ce que pour quelques instants 😉
      Comme tu le dis si bien, la meilleure solution reste de s’approvisionner en local, et d’adapter ses comportements de consommation petit à petit (nul besoin de devenir un ayatollah écolo en un claquement de doigt et de toute façon, ça ne fonctionne pas !). Contente que cet article t’aie fait réfléchir en tout cas.
      Passe une très belle journée ! Bisous !

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  8. Triste monde… J’essaie de toujours faire au mieux lorsque je fais mes courses, il m’arrive souvent de me faire avoir, parfois je m’en rends compte, parfois pas mais je le sais au fond de moi.. Mais je fais de mon mieux… Je n’ai pas le courage que tu as pour tout démêler et creuser… Si je le fais, je fini recroquevillée sous ma couette en pleurant toutes les larmes de mon corps pour tenter de soulager mes angoisses… Donc bon.. Merci Manon de prendre autant de temps pour partager ce genre de réalité, douloureuse certes, mais si importante. ❤

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    1. Hello Justine, merci pour ton commentaire ❤ Oui, le monde est triste par certains côtés – mais ce qui est chouette quand on réalise que l'on peut moyennement agir d'un côté, c'est qu'il y a toujours la possibilité de se rendre compte que l'on peut réellement faire quelque chose d'un autre. Acheter local, sur les marchés, aider près de chez soi, sélectionner deux-trois labels fiables…et le tour est joué 😀
      Creuser n'est peut-être tout simplement pas ton rôle – moi je suis née avec une pelle dans la main et ça me va comme ça – mais de toi je ressens la douceur, le positivisme et crois moi, ce monde en a BIEN besoin aussi !
      Passe une très belle journée 😉

      Aimé par 1 personne

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