Bonjour les ami.e.s ! Ahhh, que ça fait du bien de vous retrouver pour un bon vieux grand format des familles 🙂 ça va paraître complètement fou à certain.e.s d’entre vous, mais c’est un fait indéniable : écrire m’a beaucoup manqué en vacances. A chaque fois que j’imaginais un petit texte pour accompagner les nombreuses photos que j’ai posté sur ma page Facebook, ce même plaisir de jouer avec les mots revenait, encore plus fort à chaque fois. Je vous avoue que ça en a même été au point où j’en venais à me dire, à la fin de mon séjour, que j’avais hâte de rentrer pour reprendre le blog. Et ça, c’était juste inimaginable il y a quelques années. Si l’on m’avait dit qu’un jour une forme de « travail » me manquerait autant en vacances, je ne l’aurais pas cru une demi-seconde. Ecrire fait désormais partie de moi, et quand je ne le fais pas, je ressens un énorme vide. Pendant mon road trip, j’ai écrit une page entière dans un carnet chaque matin, essentiellement dans l’optique de ne pas perdre le fil de tout ce que j’aurais éventuellement envie de vous raconter par ici. J’ai quitté une forme de routine pour une autre : alors qu’en temps normal mes deux pages du matin me servent à évacuer mes émotions et mes expériences (bonnes comme mauvaises), je les ai converties en témoins oculaires de tout ce qui a pu se passer pendant les 30 jours de cette très belle pause. C’était chouette de changer un peu, mais poser les choses sur du papier m’a terriblement manqué également. Faire ça m’exorcise, c’est un fait qui me frappe depuis que je suis rentrée. Ces dernières semaines, je me suis sentie relativement angoissée, pour tout un tas de raisons – et je dois dire que la phase deux de mon lancement de projet arrivant à grands pas n’y est pas pour rien. Je sais que je prends la bonne direction, mais j’ai peur. Et je m’aperçois qu’il a suffi que je ne relâche pas mes émotions sur le papier pendant quelques semaines et hop ! Retour de la grande angoissée qui est persuadée que le monde va s’ouvrir en une gigantesque faille noire et béante. Je réécris depuis seulement quatre jours et je sens que ça va déjà mieux. Ecrire me soigne. Ecrire me guérit.

C’est paradoxal, mais je sens qu’il va me falloir un peu de temps pour retrouver le ton joyeux et délirant que j’emploie d’habitude. Ça me fait presque bizarre de revenir par ici, comme si ça faisait très longtemps et pas tant que ça à la fois. Notre voyage s’est très bien déroulé (hormis une GIGANTESQUE couille, dont le récit n’est pas pour tout de suite 😉 Z’avez vu ce suspense digne d’Agatha Christie dans ses meilleurs jours ?) et la reprise…s’est très étonnement passée comme sur des roulettes !! Alors que je m’imaginais pleine d’envies suicidaires, allant de l’auto-étranglement au Stabilo Boss à l’ingestion d’un toner d’imprimante entier, tout à gli-ssé 😀 Il faut dire qu’on s’est tapé un méchant jetlag au retour, avec 5 nuits à dormir seulement quelques heures, en général de 4h00 (avant cette heure, je ressemblais la plupart du temps à une sorte de hibou insomniaque scrutant le plafond de ses yeux grand-ouverts) à 9h00 et par à-coups (sinon c’est pas drôle) et comme je savais que reprendre le boulot allait m’épuiser d’entrée de jeu…J’étais moins réticente que prévu (c’est dire si j’ai mal vécu le décalage horaire 😛 ).

Je vais donc vous raconter mon voyage par ici, parce qu’il m’a fait réaliser beaucoup de choses que j’ai envie de partager avec vous. J’ai aussi tout à fait conscience d’être à la tête d’un blog qui parle d’écologie avant toute chose (en tout cas, c’est un de ses buts premiers) et je ne me vois pas vous parler des US pendant 2 mois sans m’arrêter. Donc ça sera certainement un vendredi sur 2, voir sur 3, selon mon humeur. Les articles voyage me demandent souvent beaucoup de temps pour trèèès peu d’échanges, donc même si je prends plaisir à les rédiger, je crois qu’étaler un peu la marmelade états-unienne et canadienne que je m’apprête à vous servir ne fera pas de mal !

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Sinon…c’était chouette, vraiment ! Je ne vais pas commencer à prétendre que c’était THE voyage de ma vie, genre WAOW I LOVE THE UNITED STATES SOOOOO MUCH, parce que ce n’était pas le cas. Si l’on me demandait de choisir entre l’Irlande, le Canada et les Etats-Unis, mon cœur irait, sans aucune hésitation, au pays du trèfle à quatre feuilles. Entendons-nous bien, j’ai kiffé, j’ai rencontré de belles personnes, j’ai vécu de super expériences, il y a eu BEAUCOUP de private jokes entre Ludo et moi, on s’est marrés comme des baleines pendant 30 jours. Mais. Ce road trip a un indécrottable « mais » qui lui colle aux basques et qui ne me fait définitivement pas dire « oh là là, j’ai déjà trop envie d’y retourner ». Le décès de mon grand-père 4 jours avant notre départ y est peut-être pour quelque chose, j’ai traversé des jours où j’avais l’impression de ne pas être à ma place ; des jours de colère, de tristesse, de joie, de peur et de tellement d’autres émotions que c’est presque impossible à décrire. Ça a été un joli foutoir dans ma tête et ce n’était pas facile tous les jours.

Cela dit, je pense sincèrement que ces deux pays valent largement la peine d’être parcourus. Ils recèlent d’immenses trésors, tant humains que matériels…Mais gare au choc des cultures ! Attachez vos ceintures et bienvenue sur le vol Woodstock n°265835 à destination de…Québec !

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Le street art m’a envoyé beaucoup de jolis messages au Canada 🙂

Jour 1 : Voyage vers une autre dimension (30/10/2018)

Le matin de notre départ, tout s’est parfaitement déroulé. On a enchainé les transports sans aucun souci : bus, puis TGV, puis RER (pensez-y si vous voulez éviter de devoir vendre votre œil gauche pour payer le parking de l’aéroport à votre retour) avant d’arriver à Charles de Gaulle (où je ne suis tombée que sur des comiques en puissance – tout le monde était d’une étonnante bonne humeur pour un mardi matin 😉 ). Ludo s’est fait sélectionner pour un petit contrôle aléatoire aux rayons X, un CLASSIQUE que l’on ne présente plus 😆 A chaque vol qu’on a pris, c’est toujours tombé sur lui et je dois dire que ça devient presque une sorte de running gag !

Nous sommes partis avec Air Canada et tout s’est très bien passé. Le personnel était adorable et en plus, on nous a gavé comme des oies. Les types, en 6 heures 30 de vol, ils ont quand même réussi à nous servir pas loin de 3 repas, tous plutôt corrects (hormis le dernier qui consistait en un sandwich chaud extrêmement étrange, mais bon, quand tu prends l’avion, mis à part si tu es un gros richard qui peut se payer la première, tu te doutes un peu qu’on ne va pas te servir un menu étoilé Michelin…). Ludo est tombé sur LA reloue de l’avion, qui n’arrêtait pas de baisser son siège (et qui s’est tapé pas loin de 5 heures de « Juste pour rire » sous mes yeux ébahis…Vous en pensez quoi, je l’inscris pour la médaille du mérite ?? 😀 ). A notre arrivée, un mec de l’avion s’est fait embarquer par la police canadienne pour une raison inconnue, mais tout s’est passé dans un calme si olympien que nous avons à peine levé un sourcil.

Arrivé à l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau de Montréal, premier gros choc des cultures : tout le monde est ADORABLE. Mais vraiment et en plus, on sent que c’est sincère. Alors toi, pauvre petit Européen qui a l’habitude de te faire agresser et malmener en permanence par tes semblables, ça te CHOQUE mais d’une force 😯 Imagine juste un aéroport où tout le personnel est ULTRA COOL, pour chaque vol, il y a au moins 53 « derniers appels » pour être bien sûr que tout le monde a embarqué, les gars sur les petites navettes électriques qui circulent dans les halls te demandent si tu as besoin de leurs services, le personnel donne des explications méga détaillées pour chaque embarquement (mais surréaliste le truc ^^ genre « Oui, nous sommes actuellement en train de procéder au nettoyage des cabines et notre pilote est en train de contrôler les instruments de vol pour être sûr que tout se passe bien » ou encore « si vous avez le moindre problème, n’hésitez pas à venir nous poser vos questions, ça nous fera plaisir d’y répondre » WTF ??? Toi, tu embarques à Orly, tu tentes de poser une question à l’hôtesse avant l’ouverture de l’embarquement, on te répond DERRIERE LA LIGNE J’AI DIT MADAME et tu es déjà au sol avec un agent de sécu qui te fait une prise d’immobilisation 😛 ).

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Big-up pour les fontaines à gourde dans tout l’aéroport !

Le seul moment où j’ai un peu stressé aura été celui du contrôle d’entrée sur le territoire – tu sais, celui où tu es soudain persuadé que tu as oublié de la drogue dans ta valise et que le policier lit dans ton cerveau avec ses yeux rayons X ? (Je suis restée d’un con quand il m’a demandé combien de jours on restait au Canada et pourquoi 😆 J’étais prête à m’effondrer en pleurs, en beuglant que je n’en savais rien !). A ce moment de la journée, nous sommes réveillés depuis environ 19 heures et ça commence à piquer sévère (on a pris le parti de ne faire aucune sieste avant l’hôtel pour faciliter l’adaptation au décalage horaire). On se roule donc en boule sur un fauteuil pour bloquer devant une émission avec nénette qui donne des conseils pour voyager avec des enfants, puis une autre avec un cortège de femmes qui font un talk-show à l’américaine sur 5 façons d’accommoder les choux de Bruxelles. Surréaliste. On finit par manger un burger plus que correct chez QDC Burger, que les gens ont saqué à mort sur Trip Advisor, mais qu’on ne trouve vraiment pas si pire, ni trop cher pour de la bouffe d’aéroport.

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Tous les serveurs nous tutoient et nous demandent comment on va. J’adopte rapidement le tutoiement et constate avec un ravissement sans bornes que ça change de certains restos en France où l’on te balance presque l’assiette sur la table.

A ce moment de la journée, on commence à être clairement mal. On est réveillés depuis plus de 20 heures d’affilée et on devient…plutôt incohérents 😉 On embarque vers 21h00 sur un petit vol interne vers Québec, avec atterrissage prévu à 21h40 à l’aéroport Jean Lesage. Je tombe dans un profond coma durant les 40 minutes que dure le vol et on récupère nos bagages sans encombre. Si c’était à refaire, je pense qu’on opterait pour le bus de Montréal à Québec, on aurait gagné notre temps et ça nous aurait amené directement au centre-ville.

L’aéroport Jean Lesage est un poil excentré et vous rendre en ville vous coûtera la modique somme de 34,25 dollars canadiens (prix fixe pour tous les taxis et ça, c’est cool – ça évite de se poser trop de questions), sans le pourboire, qui est de 15% minimum (environ 26€ tout compris). On découvre donc le Canada en pleine nuit et ça a un côté magique. On voit déjà que c’est très différent : très grandes autoroutes toutes droites, Malls de chaque côtés, quadrillage bien carré des pâtés de maison : c’est officiel, nous sommes en Amérique du Nord 🙂

Notre taxi arrive enfin à l’auberge du Château des Tourelles, qui compte une dizaine de chambres et où nous allons passer les 4 prochaines nuits. C’est plus ou moins 117 dollars canadiens taxes comprises (76€) la nuit avec le petit déjeuner. On se fait accueillir par le gérant du dépanneur, dont la porte est accolée à celle de l’auberge. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le principe, en gros, au Canada, la vente d’alcool est très encadrée et se fait uniquement par le biais de magasins d’Etat (les fameux SAQ, que vous verrez partout). Mais les SAQ, ça ferme tôt (genre 18h00) et si tu as soudain envie de te mettre une bonne grosse murge à 20h00, eh ben c’est râpé ! Sauf que nos amis canadiens ont pensé à tout !! Vous pourrez donc rencontrer, dans toute la province de Québec, des « dépanneurs », ouvert jusqu’à 22h00 la plupart du temps, qui vendent un peu de tout (cartes téléphoniques, tickets de bus, nourriture, etc.) ainsi que de la bière ET du vin. Voilà pour la petite explication. Donc le mec nous accueille avec une extrême gentillesse, nous explique qu’on va « adorer l’hôtel, que c’est très familial ». Super.

On arrive dans notre chambre, qui propre et joliment décorée (big up pour le magnifique parquet en érable) avec un soulagement certain. On est tellement épuisés qu’on aurait pu balancer deux agglos coffrants dans le lit que ça aurait été du pareil au même 😀

Jour 2 : Exploration sommaire de la ville (31/10/2018)

Le deuxième jour, on se réveille et on file prendre un copieux petit déj’ dans la salle commune (il est bon de savoir qu’il y a également une partie salon avec des livres et une cheminée, ainsi qu’un petit balcon à l’étage pour les beaux jours). C’est SUPER BON, il y a de tout, de l’omelette aux légumes au granola en passant par le « pain doré » (cousin du pain perdu – réalisé ici avec de la brioche – une tuerie…), tout est préparé à la commande.

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Les gérants de l’hôtel amènent leur adorable chienne tous les matins, qui ressemble à s’y méprendre à ce bon vieux Milou. Et ce qui est plutôt marrant, c’est qu’elle a tout de suite squatté près de Ludo, sentant la faiblesse de l’homme face aux chiens très tristes et très mal nourris (performance qui méritait à coup sûr un oscar de la meilleure actrice, vu la bien portance de l’animal ^^).

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Jocelyn, le gérant de l’hôtel nous a donné des tas de conseils sur un plan, pendant au moins 15 minutes et on a discuté tout autant par la suite. Tout le personnel est jovial, il y a une bonne ambiance et nous n’aurons jamais regretté d’avoir choisi cet hôtel, qui est extrêmement bien placé.

Nous sommes ensuite partis explorer la ville, longeant la rue Saint-Jean jusqu’au château Frontenac. Québec est une ville très européenne du fait de son architecture et nous sommes séduits. Pas d’immenses buildings, les maisons sont assez basses et l’on retrouve des fortifications à la Vauban. Tout ou presque est faisable à pied et si vous vous éloignez un peu, je suis sûre qu’il y a moyen de compléter avec les transports en communs. On déambule une partie de la matinée, avant de remonter pour boire une petite bière au Pub Saint-Alexandre, mix franco-irlandais très étrange…où ils ne passaient que des chansons françaises !! Dès qu’on a passé la porte, ah tiens, coucou Francis Cabrel ! 😀 Cela dit, ils ont un large choix de bières et ils ont l’air de proposer des concerts live de temps à autre. Pas mal ! Après, ce n’est clairement pas dans cette ville que les bars manquent : selon le gérant de l’hôtel, tous ceux de la rue Saint-Jean sont chouettes et vous serez bien accueillis partout.

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On fait ensuite un tour rapide au Petit Champlain, quartier « emblématique » près du port, tout en bas de la ville (je mets entre parenthèses parce que je pense rarement du bien de ce genre de quartiers : c’est souvent le cliché bondé de touristes où les locaux ne vont jamais) qu’on fuit vite, parce qu’un peu trop « factice » à notre goût. C’est un peu comme tu traverses un « plus beau village de France », c’est bien joli mais où sont les vrais gens ? 🙄 Pour la petite histoire, toute la partie « Montrichard » du film « Arrête-moi si tu peux » (que j’ai vu au moins 15 fois et dont je ne me lasse jamais) y a été tournée – Ludo fanfaronne comme un beau diable à moitié honnête à coup de « je savais bien que ça n’était pas vraiment la France », humm moui, si tu le dis 😉 et je suis ronchon d’apprendre que Steven Spielberg s’est bien foutu de nos gueules.

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Et voici…Montrichard !

On a continué en longeant les remparts, pour finir par prendre les escaliers du Cap Diamant (pour la petite info, le nom vient du fait que Jacques Cartier y a trouvé des pierres transparentes dès lors qu’il a posé son pied de fringuant colonisateur sur le sol de Québec, persuadé d’avoir touché le pactole – alors qu’en réalité, c’était de la bonne grosse camelote – ce qui a donné naissance à l’expression « faux comme un diamant du Canada » 😆 ) qui sont bieeeeennn raides comme il faut, et en bas desquels j’ai failli me faire attaquer par un énorme écureuil noir – qui sont légion dans l’immense parc des Champs-de-Bataille, avec leurs copains gris.

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On atteint tant bien que mal le sommet de ces escaliers de la mort (que des grosses vantardes se tapent en courant) et on se lance sur la Promenade des Gouverneurs, qui est tout en bois et qui longe plus ou moins les remparts jusqu’au château Frontenac (que nous n’avons pas visité, mais qui est assez majestueux).

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Il fait moche, mais au moins nous sommes tranquilles !

A ce moment de la journée, il neigeotte depuis quelques heures, Ludo manque de se mette une énorme boîte parce que le bois mouillé, eh ben ça glisse ^^, donc on part se réfugier à la brûlerie Saint-Jean, où on se commande un fabuleux latte à la citrouille épicée, ainsi que deux délicieux morceaux de cakes – pour un prix très correct.

Il faut aussi que je précise que c’est le jour d’Halloween, dont on m’avait fait tout un pataquès (« tu verras, là-bas, c’est FOU, tout le monde se déguise, y a une ambiance de folie »), mais en fait…c’est plutôt sage ! On a vu plein d’enfants déguisés, mais rien de foufou comme on m’avait annoncé. On a juste tripé sur un gosse dont le déguisement consistait en un seau blanc sur la tête (oui, oui, je vous assure 😛 ) avec deux trous pour les yeux et une bouche dessinée au feutre, représentant un terrible fantôme. Ça nous a fait mourir de rire !!

En soirée, nous avons été boire un verre au Projet, à deux pas de notre auberge et situé dans les locaux d’une ancienne banque. Les mecs étaient adorables et les bières excellentes (à un tarif correct pour du 100% microbrasseries locales). On a pas mal discuté et le serveur nous a donné quelques adresses de restaurants à essayer. Ils font aussi 2-3 trucs à manger et je suis sûre que c’est bon. Je vous conseille, les ami.e.s 😉

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Ma bière rose bonbon est une « bière sûre » – sorte de lambic au fruit très acide – dont les québécois sont très friands !

On a ensuite été dîner chez « L’affaire est ketchup » (expression québécoise signifiant, en somme, *l’affaire est bouclée avec succès* et que l’on utilise beaucoup depuis notre retour 🙂 ) – resto ultra hipster dans lequel j’ai été plutôt étonnée que Ludo m’emmène, vu son agacement viscéral envers cette partie grandissante de la population mondiale ^^ C’était très bon quoiqu’un petit peu cher, mais il faut leur accorder que mon poulet de Cornouailles était divin. Seul truc à dire : les gars, PAYEZ VOUS UNE VENTIL’ NOM DE DIEU !!! Puer le graillon pendant 72 heures c’est juste NON MERCI (ah cette bonne vieille odeur de poulet rôti sur mon manteau le matin au réveil pendant 3 jours…c’était un véritable bonheur !).

Jour 3 : Sympathiques retrouvailles (01/11/2018)

Aujourd’hui, nous avons retrouvé notre ami Julien en ville – qui est parti vivre à Québec il y a 6 mois (qui fait partie des chanceux dégueulasses qui ont été tirés au sort pour leur visa – et que les autres demandeur.se.s ont envie d’ébouillanter puis d’écarteler vivants 😉 ). On l’a bien chambré parce qu’il a chopé un BON ACCENT QUEBECOIS DES FAMILLES et quand un « ma blonde » lui échappe malencontreusement, on s’en amuse ! Intégration réussie pour lui et ça fait plaisir à voir !

Arrive ensuite un moment assez cocasse où l’on décidé d’aller boire un verre et où on le suit aveuglément, persuadés qu’il connait Québec comme sa poche. Au bout de 10 minutes, on finit par se rendre compte qu’on tourne en rond et qu’il ne sait absolument pas où il va 😀 Il nous avoue qu’habitant Beauport et travaillant dans le quartier du port, le centre n’est pas son quartier d’excellence. On échoue donc dans un bar pas très loin du château Frontenac, qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, mais où ça n’était pas trop mal, avec des serveuses toujours aussi avenantes.

Le midi, notre pote nous emmène manger à l’Echaudé, restaurant plutôt gastro apparemment assez réputé, où son coloc’ travaille. Ludo a pris une bavette à l’échalotte qui lui laisse encore un souvenir ému, ma salade d’abats était excellente et Julien a opté pour le boudin, visiblement top aussi. C’était très bon et comme on n’a pas fait de folies (un plat + un verre de vin), c’était finalement assez peu cher. On a ensuite été voir son coloc’ (qui a, et c’est assez troublant, un véritable faux air d’Orelsan), qui était en plein travaux de l’Echo Buvette, nouveau comptoir à manger de l’Echaudé. C’était encore en cours quand nous sommes partis, mais ça doit dorénavant être ouvert. Je conseille, parce qu’on a vraiment bien mangé à l’Echaudé et je suppose que c’est un peu moins cher. On se sépare ensuite de Julien, qui va au charbon pendant qu’on continue à se la couler douce !

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On visite le Petit Champlain plus en détail (c’est dire si on lui a laissé sa chance à ce quartier !), puis le port et le marché des producteurs locaux, qui est haut en couleurs et en bonnes odeurs (et où vous pouvez faire des dégustations si le cœur vous en dit). J’hésite à aller m’enfiler une queue de castor, dont ma chère Anousha m’avait tellement parlé. Mais c’est loin, on a la flemme (*mais où est donc la jeunesse ? Un peu de bière et un verre de vin dans les pattes et ça ne vaut plus un clou !! De mon temps, on buvait un cubi entier avant d’aller labourer les champs, hein que c’est vrai René ?* 😆 )

L’après-midi file et nous remontons pour aller arpenter le grand Parc des Champs-de-Bataille de Québec, jusqu’au musée des Beaux-Arts, que nous n’avons pas visité.

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Petite piste de ski de fond dans le parc…La base, non ?

Nous nous sommes dirigés vers le quartier de notre hôtel par l’avenue Cartier, que le patron de l’auberge nous avait recommandé pour son dynamisme (il y a plein de restaus et de petites boutiques) et ses lustres en verre – réalisés par l’école des Beaux-Arts – mais manque de bol, nous sommes tombés PILE le jour de l’entretien et les lampadaires étaient nus comme des nouveau-nés 🙄 La base, pour les gens chanceux que nous sommes ! Cette partie faisait plus américaine, en tout cas dans notre imaginaire. C’était assez animé et sympa à voir.

Nous sommes ensuite retournés boire un café à la Brûlerie Saint-Jean – on a vraiment aimé cet endroit, le café était bon, le staff était sympa et…il y avait du Wifi !!! [GROSSE PARENTHESE TELEPHONE] Il faut que je vous prévienne tout de suite d’un truc, si vous comptez partir dans un pays hors UE : le téléphone peut vite vous coûter une blinde. Genre, tous tes organes, ça sera pas assez pour rembourser. Après le deuxième jour passé à Québec, on a innocemment fait un petit #123# pour voir notre conso et *GLOUPS* WHAAAAT ? 21 EUROS de hors forfait ???? Mais on est là que depuis 48 heures !!!! 👿 Effectivement, on se rend compte qu’on nous facture 15€ pour quelques petits mégaoctets et en gros, la vingtaine d’euros correspond à une.seule.putain.de.recherche.GPS #banqueroute…Ben, que te dire que tu comprends direct celles et ceux qui reviennent avec 3000 balles de facture !! Donc surtout PRUDENCE, pays hors UE = je retire immédiatement ma carte SIM et je n’utilise mon portable qu’en Wifi – Vous pouvez ainsi consulter tous vos réseaux sociaux (et quand il n’y a pas de Wifi, je vous assure que la déconnexion ne fait pas de mal 😉 ) et appeler vos proches par Skype ou Whatsapp. [FIN DE LA PARENTHESE VOLEURS DES TELECOMS].

Le soir, histoire de contrôler un peu le budget qui menace sérieusement de partir en live, nous avons été nous acheter quelques excellentes salades à la Carotte Joyeuse, accolée à l’épicerie vrac Le Crac. Ça nous aura coûté une misère, genre 6 balles pour des salades pouvant nourrir un régiment. Pouces levés les gars !

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La Carotte Joyeuse, un bon plan pour manger à petit prix !

Jour 4 : Dans la machine à laver (02/11/2018)

Aujourd’hui, il fait un TEMPS DEGUEU. Je suis sûre que dans un lave-vaisselle, c’est mieux en fait ! Il flotte à mort, il fait super gris et cerise sur le gâteau : ça caille juste assez pour que ça ne se transforme pas en neige. Heureusement que c’est le début du voyage !! On fait comme Lorie, on a la positive attitude en toute circonstance 😀 (je me suis dit qu’une petite chanson de merde dans la tête pour terminer votre semaine, ça serait pas si mal 😛 ).

Ce matin, Julien doit venir nous chercher, en compagnie de sa copine fraîchement arrivée (avec de la mirabelle, du picon bière, du munster et du vin dans la valise – mais chuuuuuut faut pas le dire aux douaniers canadiens 😉 ) pour aller visiter l’île d’Orléans, à 15-20 minutes en voiture de notre hôtel, mais on décide de reporter tellement il fait moche. On finit donc par aller faire un tour chez le dépanneur l’Impact dans le quartier de Limoilou (à environ 10 minutes en voiture et 40-45 minutes à pied du centre – sachez que c’est faisable en été et que le quartier a l’air super sympa – il y a beaucoup de beaux escaliers en fer forgé et j’ai regretté de ne pas pouvoir l’explorer plus avant) qui a choix absolument IMPRESSIONANT de bières (plus de 600 sortes au frais) et qui fait figure de repère secret pour notre pote. Au moment de payer nos achats, il nous annonce qu’il faut ABSOLUMENT que l’on goûte le « Skouik Skouik », fromage à poutine en vente près des caisses (oui, voilà, chez nous, on te vend des chewing-gums, mais au Québec, on te vend du frometon !! Ils savent vivre ces gens quand même, non ? 😀 ).

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Pour la petite histoire, le fromage à poutine (que l’on goûtera plus tard, n’ayez crainte !) est une sorte de cheddar non affiné et ça a plus ou moins le goût…du Petit Louis 🙂 (vous vous souvenez de ce merveilleux fromage des dieux qu’on gobait tout entier quand on était gosses ?). Et en réalité, quand ce fromage est bien frais (sous-entendu pas conservé depuis 3 semaines dans une chambre à demi-froide et insalubre), il produit un léger crissement sous la dent qui pourrait se traduire par l’onomatopée « Skouik ». D’où Skouik Skouik. Putain, vous rendez-vous compte à QUEL POINT vous allez pouvoir vous la raconter dans les dîners ce week-end avec tout ce que je vous apprends ? 😛

Après ce grand moment culinaire, on déjeune tous ensemble à la micro-brasserie La Souche et on mange un sandwich pulled pork absolument démoniaque, accompagné d’un coleslaw vinaigré de chou et de pomme – le tout arrosé de deux formules dégustation de 6 toutes petites bières (parviendras-tu à trouver l’ensemble de deux mots visant à rassurer ma très gentille maman sur mon alcoolisme galopant ? 😀 ). On s’en sort pour un prix ridicule au vu que la qualité servie, nourriture comme boissons.

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Une folie ce truc !

On est déçus de ne pas rester plus dans le quartier, mais Julien doit aller bosser et de toute façon, il flotte A MORT donc on décide de faire une activité en intérieur. On atterrit au musée de la civilisation qui est hyper intéressant et très interactif, pour celles et ceux qui, comme moi, détestent ceux où ça blablate non-stop.

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Expo sur les perceptions

Il y a beaucoup d’expos très intéressantes (3-4 heures ne sont pas de trop !) que je ne vous spoile pas (notamment sur l’histoire et l’identité québécoise, sur les sosies, sur les perceptions – où j’ai failli bad triper total quand je me suis retrouvée entourée de moi-même par un jeu de miroirs (trop de Manon Woodstock pour un seul monde, j’avoue, j’ai paniqué 😆 )), et mon coup de cœur aura été à l’exposition sur les autochtones du Québec (que je suis déçue de ne pas avoir faite en premier – c’était pratiquement la dernière qu’on a vu – je commençais à fatiguer et je n’en ai pas profité comme j’aurais voulu), avec un énorme big up pour l’installation d’œuvres d’art sur les femmes aborigènes disparues.

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J’avais déjà vu un reportage révoltant sur le sujet il y a longtemps (je n’en parle pas plus ici, mais en gros, des tas de femmes autochtones disparaissent ou se font agresser (sexuellement ou pas) sans que justice ne soit rendue ou qu’enquête ne soit sérieusement menée – une sombre histoire de conflits de juridictions). Je reste glacée face à une œuvre représentant un sac pendant à un crochet – représentation analogue de celui retrouvé abandonné au bord d’une route, dans lequel on a trouvé une des disparues en morceaux. Toute l’horreur du monde en un seul objet, pourtant si banal.

Sinon, dans un registre plus joyeux, j’ai juste adoré le LAB, dont l’objectif premier est d’ouvrir les gens à des disciplines aussi peu attirantes que l’électricité, la robotique ou l’ingénierie. Je suis au regret de vous annoncer que je n’ai toujours pas eu de révélation pour l’électricité (dieu que c’est chiant et que je suis mauvaise :mrgreen: ), mais la robotique, j’ai a-do-ré !! J’ai construit mes petits trucs en Lego que j’ai animé avec des moteurs : le KIFF. Et puis il y avait beaucoup d’échanges, on venait tous voir ce que l’on faisait les un.e.s les autres, une gamine m’a embarquée pour que je vienne voir l’impression 3D d’un pendentif qu’elle avait conçu – c’était génial. Merci pour ce moment !

Le soir, on a fait un tour au bar MacFly, chantre du rétrogaming – qui sert aussi des grilled cheese (attention, ils ne prennent que le cash !).

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Il y a quelques flippers et des dizaines de bornes d’arcade. Le lieu est vraiment cool et tout se déroule dans une très bonne ambiance. Je me mets même à l’heure canadienne en laissant traîner mes affaires sans les surveiller. Comme j’ai dit à Ludo, j’ai eu la sensation que j’aurai pu poser une liasse de billets sur une table que quelqu’un aurait encore arpenté dans le bar en demandant « à qui est ce fric ? ». La gentillesse et le respect qui émanent des québécois m’épate.

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Après quelques heures passées à faire des non-records sur Miss Pac-Man, on remonte dans l’optique de se prendre une daubinette chez un dépanneur, mais Ludo craque son slip et décide subitement d’aller au Moine Echanson, que nous n’avons pas aimé du tout. Trop de goûts dans tous les sens. Pas donné pour les quantités…à oublier !

Jour 5 : Les cascades – au sens propre comme figuré (03/11/2018)

Alors que l’on croyait avoir touché le fond niveau météo hier, je dois dire que les nuages gorgés de pluie de Québec nous réservent une nouvelle petite surprise : le temps est de nouveau horrible, voir pire. Pluie à torrents, vent, froid et ciel bien bouché sont de la partie.

On part de l’hôtel et on traîne nos valises jusqu’à l’agence de loc’ Enterprise, où tout le monde est, une fois de plus, d’une extrême gentillesse. Nous apprenons qu’ils nous ont surclassés et on finit avec un ENORME SUV Mitsubishi (qui consommait étonnement peu en mode éco) avec sièges chauffants encore plus confortables que notre propre canapé (et que Ludo aurait bien voulu ramener au pays 😛 ). Et alors là, ça a été la partie « handicapés des nouvelles technologies », parce qu’on a passé au moins 30 bonnes minutes à comprendre…comment déverrouiller le coffre (Trop de boutons ! *EUH excusez-moi de n’avoir qu’une toute petite Micra qui n’indique même pas la température* 😀 ). Après s’être faits à la conduite de notre automatique, nous nous dirigeons vers les chutes de Montmorency (qui sont plus hautes que celles du Niagara – tout de même, ça se signale !).

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[Petit Point route rapide] Si vous deviez d’aventure rouler au Canada, quelques conseils : Faites gaffe, car les feux de signalisation sont…après les intersections et pas avant, comme chez nous – et dans certains cas (quand tu comprends les panneaux (il faudra que je vous publie une photo de panneau de stationnement canadien, ça vaut le détour ! Les trucs c’est pire que des énigmes du professeur Layton !) OU que tu te fais rageusement klaxonner derrière 🙂 ), tu peux quand même tourner à droite si le feu est rouge. Chose curieuse : il y a même des feux sur l’autoroute, qui servent à prendre les sorties (idem, il suffit de s’y habituer et ça va). Sachez aussi que si vous vous garez sur les parkings des fast-foods ou à des endroits interdits, c’est souvent « remorquage à vos frais », façon très diplomate (i.e. canadienne) de vous dire que si vous laissez votre voiture là, on va vous l’emmener à la fourrière et saigner votre portefeuille comme des gros bâtards.

Arrivés aux chutes, on a fait demi-tour au parking, beaucoup trop cher pour nous (c’est 12 dollars canadiens (8€) et je vous confirme que l’on peut largement se garer dans le bled à côté et marcher). Pour grimper en haut de la chute, deux solutions s’offrent à vous : raquer sévère et prendre le funiculaire (c’est 12 dollars canadiens l’aller simple et 14 dollars canadiens (9,20€) l’aller-retour…par personne – autant vous dire qu’on s’en passe) ou les escaliers – gratuits, pour lesquels nous avons opté (ils avaient l’air relativement infranchissables, mais en réalité, c’était pas si pire).

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On a pouffé comme des baleines tout en bas de la cascade après un baiser ultra romantique trop Instagrammable, la douche et le nez plein de morve en supplément xD

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Après avoir sué comme des veaux dans les escaliers et contemplé la chute, nous sommes redescendus tranquillement. J’ai trouvé vraiment chouette que tout soit gratuit et avec le recul, je me rends compte que ça aurait par exemple été impensable aux Etats-Unis, où on t’aurait demandé 60 dollars par tête pour la même prestation. On est arrivés surgelés et trempés à la voiture – je peux vous dire qu’on a fait péter les sièges chauffants – mais ça en valait la peine !

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On a ensuite décidé d’aller visiter la boutique et la petite usine de Monna et Filles, sur l’île d’Orléans, qui produisent exclusivement de produits au cassis (vin de cassis, crème de cassis, spécialités diverses, dont des olives marinées au cassis dont on se souviendra longtemps), où l’on s’est rendus sur conseil de notre copain, qui nous en avait dit grand bien. C’est 5 dollars la petite dégustation (qui comprend quand même 5 petits verres) et en fait, c’est une TUERIE MONUMENTALE. Ils ne livrent, malheureusement pour nous, qu’au Québec (mais c’est un choix qui se défend) et vu qu’on passe par les US après (et que les douanier.e.s ont visiblement la main aventureuse quand il y a de l’alcool dans les valises), on décide assez tristement de ne pas en ramener. Je vous conseille en tout cas très vivement d’aller visiter le site (la petite fabrique est assez sympa à voir également), c’est délicieux et en plus, les employés sont super cool, il y a une bonne ambiance. L’île Orléans a l’air d’avoir pas mal de potentiel, qu’on n’aura pas entièrement exploré. Ça sera pour une prochaine 😉

On finit par se diriger vers Stoneham-et-Tewkesbury (à 45 minutes de route) où se trouve la maison de Sylvain, notre hôte Airbnb du soir. On arrive presqu’au bout du monde et…quel bonheur !

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C’est un homme adorable qui nous accueille, à bras grands ouverts. Sa maison est à l’ancienne, très « bric et de broc », il y a des livres et des objets partout – exactement le genre d’endroit où je me sens tout de suite comme un poisson dans l’eau. C’est très propre et extrêmement chaleureux. Sylvain a fait un feu, il fait bien chaud, et après la journée passée sous la flotte, on accepte avec joie le café qu’il nous propose. Nous apprenons qu’il est professeur d’anthropologie au CEGEP de Québec (sorte d’IUT au Canada – qui débouche sur la fac ou sur professionnalisation) et…il est fascinant !! Il a une montagne d’histoires à raconter, on s’est donc posés et on a discuté en savourant ce shoot de caféine – culture plus que bienvenu.

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On a décidé de retourner à la Souche – dont la maison mère se trouve à Stoneham – où l’on a encore une fois très bien mangé pour un prix plus que correct.

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Très bon sandwich « Smoked Meat »

Nous sommes rentrés vers 20h00, la neige se mettant à tomber plutôt dru. Nous avons encore discuté une bonne heure avec Sylvain, qui s’est révélé être un hôte absolument passionnant. Nous avons parlé du Canada, de la France, du Monde, de nous. Ça m’a fait chaud au cœur d’être dans une si belle situation de partage.

ET CUTTTT pour le moment !!!!

Booonnn, j’arrête ici avant que vous ne décédiez d’une hémorragie interne 😛 Trop de pavé tue le pavé ! Alors, qu’avez-vous pensé de cette présentation de la ville de Québec ? Envie d’y aller ? Avez-vous déjà été dans certains des lieux que je décris ? Envie de me faire un simple petit coucou de Welcome back ? Je suis comme Jacques Cartier à l’idée de sa gigantesque nouvelle bagouse en toc, je suis excitée comme une puce 😀

Aller, j’vais me reposer, parce que la semaine prochaine, je crois bien qu’il va falloir que je mette les mains dans un moteur compliqué que je me refuse à regarder : celui des Gilets-Jaunes. Et pour ça, faudra du jus les enfants !

Passez un très bon week-end.

Manon Woodstock.