Le coin des inclassables

La déconnexion

C’est arrivé il y a quelques mois, sous la forme d’un évènement qu’on aurait pu considérer comme totalement anodin ou anecdotique. C’était un vendredi soir, il faisait chaud et j’étais, comme toujours, éminemment contente de prendre le chemin du retour pour profiter de deux jours de temps mort bien mérités. Pour une raison X ou Y, des musicien.ne.s avaient arpenté la ville de Luxembourg toute la journée et nous avions eu la chance de pouvoir assister à un petit concert dans le tram. Des musicos nous avaient alors offert une reprise plutôt jazzy d’« Aux Champs Elysées » de Joe Dassin – et même si je ne suis pas hyper fan de l’interprète de « et si tu n’existais pas » – j’avoue volontiers que j’avais été plus qu’agréablement surprise. En week-end. Temps superbe. Musique enjouée qui m’accompagne dans les transports en commun. Y a pire quoi !

C’est donc fort gaiement que j’ai suivi ce joli moment, enchantée par les sessions d’impro entre chaque couplet, à deux doigts de programmer le téléchargement de l’intégrale de Joe Dassin lors de mon retour à la maison…lorsque j’ai été saisie d’horreur. L’espace d’un instant, le monde qui m’entourait m’a réellement terrifiée. Pourquoi ? Parce que je me suis rendu compte, d’un coup, que dans ce tram bondé, j’étais LA SEULE à prêter attention à ce petit concert. Tout le monde était en train de scruter son smartphone avec un inquiétant regard vide, écouteurs vissés bien profondément dans les oreilles. On se serait cru dans I, Robot. Un mec a fait mine de s’intéresser à la musique deux secondes…pour…filmer, envoyer cette miette de moment à quelqu’un avant de se recoller deux bouchons sur les tympans et de repasser en mode hypnose sur Snap, Candy Crush ou toute autre daube. Une fois que les musiciens ont eu terminé, une fois encore, j’ai été la SEULE à les applaudir – applaudissements qui se sont d’eux-mêmes taris au bout de 3 secondes dans une prise de conscience à coup de « vous me faites peur là, les gars, faites quelque chose, criez – si vous êtes vivants, faites-moi un signe BORDEL ! ».

Ce constat m’a mis une belle gifle. Je ne m’étais pas rendue compte que c’en était à ce point-là. Au stade où personne ne réagit plus à rien, même quand un truc intéressant se déroule dans la vraie vie. Depuis lors, ça ne m’étonne presque plus de lire toutes ces histoires de nénettes qui se font agresser dans les transports sans que personne n’intervienne. Parce que s’il y a sans aucun doute de la peur de s’opposer, je crois aussi dur comme fer que certain.e.s sont aussi tellement à fond sur leur téléphone qu’ils ne se rendent même plus compte de ce qui se passe autour d’eux/elles. Et là, tu te dis que ça fout un peu les jetons…Je le constate beaucoup autour de moi : les gens passent leur vie sur internet. Ils s’occupent de leurs profils sur les réseaux sociaux, ils postent des photos de leur vie parfaite sur Instagram (ou commentent celles de la vie parfaite des autres – c’est un peu comme dans tous les domaines, il y a les leaders et les suiveurs !), ils échangent des micros moments sur Snap, twittent à n’en plus finir…et en arrivent au point où ils/elles ne profitent plus de leur vie réelle. 80% de leur temps est passé dans un monde virtuel.

J’en avais déjà discuté avec une amie qui s’était insurgée que certaines crèches renoncent à sortir dehors pour « des raisons d’hygiène et de santé ». Nous avions partagé nos craintes face à un monde qui pousse les gens à ne plus sortir de chez eux, mais surtout face à des enfants que l’on déconnecte le plus tôt possible du monde « réel ». Je me suis pris en pleine tronche le fait que l’on puisse dire à des gamins qu’il ne faut pas sortir parce qu’il y a un grand risque de tomber malade ou de se blesser. Non seulement c’est outrageusement faux (plus on reste confinés à l’intérieur, plus on augmente les bouillons de culture microbiens – en environnements bien souvent surchauffés), mais je trouve aussi que c’est un crime de véhiculer cette idée de nature dangereuse aux enfants, à qui nous devrions marteler qu’elle est précieuse et qu’il faut la connaître pour la protéger. Parce qu’aujourd’hui et c’est une réalité, même les pitchous ne déconnectent plus. Hier, lors d’un chouette après-midi passé sur une brocante, j’ai été sciée du nombre de parents qui avaient filé leur portable à leurs bambins en poussettes. Ces enfants étaient tous complètement déconnectés de ce qui se passait et ne faisait que fixer le téléphone de leurs parents comme des zombies. A cet âge ? Déjà ? Ben moi, je vais vous dire une chose : ça me fout les jetons.

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Concernant le travail, c’est pareil ! Combien de gens vois-je accrochés à leur téléphone pro, même le week-end ? J’en parlais avec une avocate l’autre jour, qui me disait que ça la dérangeait que beaucoup de ses collègues se fassent un devoir de rester joignables et travaillent tout au long de leur week-end. Elle m’a exprimé son envie de déconnecter, de passer du temps avec sa famille…mais aussi de la sensation désagréable d’être prise entre deux feux et de ne pas être une bonne employée. Je l’ai réconfortée et nous avons continué à disserter sur ce fameux droit à la déconnection, encore trop peu appliqué, quoi qu’on en dise. Il y a 20 ans, ma maman passait régulièrement des appels pro le week-end et pendant ses vacances. Elle « faisait ses mails » le samedi. On lui disait notre agacement. Elle se résignait dans un « pas le choix ». Force est de constater qu’en deux décennies, on n’a pas avancé des masses…

Je le dis assez régulièrement, mon community management personnel me pèse. Il faut toujours partager, partager, partager pour gagner en visibilité et se faire connaître. C’est assez usant à gérer au quotidien. Facebook, Instagram, LinkedIn, réponse aux commentaires, lecture d’articles ailleurs…On ne s’en rend pas forcément compte d’emblée, mais c’est HYPER lourd sur une semaine. Et pour une personne comme moi qui aime particulièrement se couper de tout ça, c’est dur-dur. Alors je me focalise sur mon objectif. Sur mon envie de transmettre. Je me dis que c’est pour le mieux. Et je fais le choix de déconnecter volontairement de temps à autres.

Pour tout vous dire, cette année, j’ai décidé de décrocher complètement pendant mes vacances. Je me suis dit « Surtout, pas de prise de tête, tu prends des photos si tu en as envie, pas d’obligation de poster sur les réseaux sociaux – tu es là pour vivre le moment ». Et…j’ai pris 3 photos en tout et pour tout ! Ce qui ne m’a absolument pas empêchée de passer de chouettes vacances et de profiter de tous les villages que je traversais, de tout ce que je mangeais et des moments vécus en compagnie de mes proches. Je sais qu’il y a toujours l’argument du souvenir. *Oui, mais si je prends des photos, c’est pour faire de jolis albums qu’on regardera au coin du feu*. Ben, désolée de te décevoir, mais pas sûr en fait ! Déjà parce que les ¾ du temps, les photos, elles finissent en mode relique archéologique dans placard et on les regarde une fois tous les 8 ans. Ou alors elles pourrissent sur un Cloud sur lequel on ne prend absolument jamais le temps de revenir une fois le long et douloureux import réalisé. Deuzio, ne pas avoir de photos ne signifie pas une absence de souvenir. Lorsque nous étions chez ma maman et son conjoint, après un repas, nous avons plaisanté et échangé pendant une bonne heure sur une personne de notre entourage, que nous adorons et qui a ses petites marottes assez hilarantes. Est-ce que nous avions des photos ? Non, pas une seule mon général ! Et pourtant, quel bon moment nous avons passé ! C’était un peu comme dans les films anciens, quand les personnages principaux se retrouvent autour d’un feu pour se raconter des légendes. On a eu besoin que de notre mémoire (et d’électricité, faute de silex pour allumer ce maudit tas de bois 😉 ) et c’était un vrai moment de partage.

Je finirais sur quelques conseils : forcez-vous à vivre, ne serait-ce que quelques heures par semaines ! Ou bien trouvez-vous des plages pendant lesquelles vous vous obligez à ranger votre smartphone, que ça soit en vacances ou lors de vos week-ends. Vous n’avez pas besoin d’aller au bout du monde pour vivre de folles aventures, je vous assure qu’elles vous attendent bien sagement au bout de la rue. Allez-vous promener, découvrez votre région, lisez-vous un bon bouquin au calme, faites une activité sympatoche avec vos enfants. Faites tous ces trucs dans la vie réelle. Et de grâce, pas de photo sur Instagram 😛

Je vous souhaite une belle journée !

Manon Woodstock.

20 réflexions au sujet de “La déconnexion”

  1. Je suis également effarée de voir des tout-petits déjà très (trop) connectés au détriment d’autres activités bien ancrées dans le réel (jeux à l’extérieur, lecture, activités manuelles, ou simplement regarder le monde autour d’eux). C’est une solution de facilité pour les parents qui peut se comprendre, mais qui devrait n’être utilisée qu’avec une grande modération.

    Mais les adultes ont déjà du mal à modérer leur propre usage de ces nouvelles technologies, alors…j’avoue que matin et soir dans les transports en commun j’ai mes écouteurs pour suivre des podcasts, parce que 1) Je m’ennuie à ne rien faire 2) Ça atténue un peu le vacarme ambiant. Mais j’essaie de rester présente visuellement à ce qui se passe autour de moi, y compris par la fenêtre. Et surtout quand je suis avec des gens, ce sont eux qui ont mon attention, pas mon téléphone. A mon grand regret, j’en trouve assez peu qui me renvoient la politesse et je me retrouve souvent en concurrence avec Snapchat, FB Messenger ou que sais-je encore…

    Belle journée à toi

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    1. Bonjour Linda, merci pour ton commentaire 🙂
      Concernant les enfants, j’en ai parlé avec une amie maman hier et on en a conclu qu’il fallait vivre avec son temps tout en étant très vigilant. Il FAUT faire deux poids deux mesures. Elle me racontait ses promenades à Nice sur le front de mer, où il y a toujours des petits spectacles partout et où elle ne croise que des gamins avec le portable dans la poussette…C’est inquiétant ! Quoi qu’on en dise, ça reste la solution de facilité pour se désengager (même si j’ai complètement conscience que la vie de parent n’est pas facile tous les jours)…La dernière fois qu’on a eu 2 gamines de 7 ans chez nous pour le week-end, on leur a proposé de jouer une petite demi-heure à la DS si elles le souhaitaient, figure-toi qu’elles n’ont même pas voulu et qu’elles sont retournées à leurs jeux de rôles. Tout n’est pas perdu pour la jeunesse 😛
      Il est tout à fait vrai que les adultes sont parfois bien pires que les enfants…Combien de soirées j’ai organisé où tout le monde squattait son téléphone non-stop…T’as limite envie de faire des fêtes à thème « pas de portable ce soir ». J’écoute également des podcasts, mais au boulot (je m’ennuie TELLEMENT !). Cela dit j’essaie de ne pas abuser, sinon ça me coupe de ma relation avec mes collègues et c’est dommage. Les moments de non-présence aux autres sont parfaitement salutaires à mon sens, mais il ne faut pas non plus que ça dure toute la journée !!
      Passe une belle semaine 😉

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  2. Je crois que tout ça c’est de la faute des smartphones ! Le mien est un dinosaure. Je peux lire et écrire des mails, téléphoner et envoyer des sms mais la navigation sur internet est naze et je n’ai pas d’application bah finalement, je ne le regarde pas tant que ça !
    J’ai coupé les réseaux sociaux. Ceux que j’utilise sont seulement dans le cadre professionnel et pour mon blog Hellocoton et Pinterest suffisent.
    Mais je suis comme toi, l’utilisation excessive des autres m’horripile. J’ai l’intention de créer une boite à doudou pour mes jeunes afin qu’il abandonnent leurs téléphones dans un endroit douillet et proche d’une prise pour que lorsqu’ils sont avec moi, ils sont à 100% dans l’action.
    Vivons et profitons de ce qui se passe autour de nous !

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    1. Hello 🙂 Merci pour ton commentaire ! Oui, je crois aussi que les smartphones ont leur part de responsabilité. Il se faut pas renier le fait que ce sont de formidables outils technologiques, mais ils ont leur envers du décor: on devient vite accro à la connexion permanente.
      Moi, mis à part pour écouter de la musique/des podcasts, pour faire mon community management et pour envoyer des sms…Si, je fais beaucoup de vérifications aussi ! De recherches quand je vois quelque chose qui m’intrigue ! Mais ça ne me dérange pas du tout de me couper du monde pendant 3 semaines, ça m’apaise plus qu’autre chose d’ailleurs (au grand désarroi de ma famille qui se plaint parfois mon injoignabilité…).
      Bonne idée cette construction de boîte à téléphone. Bien utilisée et si on est pas dans la contrainte complète, ça peut être une bonne manière d’apprendre aux jeunes à décrocher en douceur le temps d’une journée/soirée (vais songer à mettre ça en place, parce que beaucoup d’ami.e.s sont pareils !).
      Le monde a tellement de divertissements à offrir quand on s’y attarde quelques secondes…Lors de notre dernier séjour à Paris, je m’émerveillais de tout et je disais à Ludo, c’est presque trop, je ne sais plus où regarder 🙂 Inutile de dire que mon portable est resté rangé une grande partie du temps !
      Très belle journée à toi

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  3. Comme toujours Manon ton article est très intéressant. Je m’étais mise un peu plus sur les réseaux sociaux au début de mon blog pour essayer de le promouvoir mais ça m’a vite énervé du coup je me suis arrêtée. Maintenant je ne partage qu’une photo sur Instagram le soir (quand j’y pense) et mes photos sur Facebook. Le weekend c’est rare quand j’allume mon ordi ou que je regarde mon portable. Je suis trop occupée la journée à visiter ou à faire une rando lol et le soir trop fatiguée pour faire quoi que ce soit. J’ai donc plus tendance à être sur les réseaux sociaux la semaine et a déconnecter le weekend. Ce qui me fait mal au cœur c’est quand après une randonnée avec mon conjoint nous allons au pub boire un verre et que tout autour de nous nous voyons des familles boire un verre chaque un portable en main et aucune discussion entre eux. Bonne semaine à toi.

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    1. Salut Mélodie, merci pour ton commentaire. Je partage complètement ton constat sur les gens qui ne se parlent plus et sont chacun le nez sur leur portable…Je ne dis pas que j’ai forcément des conversations passionnées avec Ludo à chaque fois que je sors (quoi que…on est quand même très souvent en mode pipelettes ^^), mais je trouve que parfois, c’est bien de sortir à deux, de ne pas se dire grand chose et de ne pas pour autant être rivé sur son téléphone. On ne s’en rend même plus compte, mais c’est hyper reposant de juste passer un moment ensemble, sans enjeu.
      Perso, je suis comme toi, assez connectée la semaine (essentiellement…parce que je m’ennuie au travail !! Ne nous leurrons pas…) et je lâche complètement l’affaire le week-end. Pour tout te dire, mon petit plaisir, c’est même de ne pas dormir avec de portable dans la chambre dès que le vendredi soir pointe le bout de son nez (mon portable me sert de réveil). Après, c’est quand même bon de préciser que quand on a un blog, c’est dur de déconnecter complètement. On est dans une société où il faut malheureusement se rendre visible en permanence et où il est compliqué de se passer de réseaux. Peut-être qu’on finira par trouver une solution alternative 😉 Belle journée à toi !

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  4. Ca me fait également très peur de voir des enfants sur des écrans ! Je comprends pour un dessin animé de temps en temps mais leur refourguer un écran à tout va pour les calmer, c’est quand même dingue et j’espère bien que je ne serai pas ce genre de maman… Je sais que je ne peux pas juger car je n’ai pas d’enfants mais… mais… Quand même ! Hahaha ^^

    Et en tant qu’adulte, c’est difficile de déconnecter de nos jours, je trouve qu’on se demande toujours si on n’est pas en train de louper un truc – ce qui est absurde. Mais je me rappelle bien des débuts de facebook, au départ ma meilleure amie à l’époque et moi refusions de nous inscrire, et on a tenu un bon moment, mais tous les jours au lycée on entendait « t’as vu ça sur facebook ? t’as vu ce que Machine a posté ? Oh et Bidule a dit ça ! » et au final on a craqué car on en avait marre d’être en dehors de tout… C’est un peu pareil avec Instagram, surtout les stories (j’essaie de résister à ça, je n’en ai jamais posté et je ne suis pas tentée pour le moment…), cette année avec certaines filles si j’avais pas « checké » leur Insta j’avais visiblement tout loupé…

    Ma déconnexion perso elle se fait quand je suis juste trop occupée, et du coup elle se fait naturellement. Je me rends compte que je regarde les réseaux sociaux quand je n’ai rien d’autre de spécial à faire ! Je suis toujours à peu près réactive sur Messenger et Whatsapp (sauf si les messages me demandent un peu de réflexion et que j’ai pas envie de les bâcler, là je peux prendre plus de temps pour répondre) mais Instagram et Facebook sont les premiers à passer à la trappe si j’ai d’autres chats à fouetter. Et ça fait du bien ! Parfois, je me dis même « tiens je publierais bien ça » et en fait 3 semaines après je l’ai toujours pas fait, et je me dis « du coup c’était pas si important ». ^^

    En ce qui concerne les photos, je les prends toujours pour moi – si plus tard je veux les partager, ok, mais je trouve que c’est dommage de les prendre uniquement pour les publier. Et en effet on n’a pas forcément de besoin de photos pour se souvenir, encore heureux !!! Moi j’en prends car depuis petite j’ai toujours adoré faire des photos. Mon mari n’en prend absolument jamais, n’a jamais eu d’appareil photo et n’utilise pas celui de son téléphone, et ça ne l’empêche pas d’avoir des souvenirs, manquerait plus que ça 😀

    Pour la vie professionnelle, maintenant c’est illégal de contacter ses employé.es en dehors des heures de travail, non ? En tout cas au moins dans certains domaines, je ne sais pas exactement les détails, mais les employé.es ne sont pas tenu.es de regarder leurs mails et ça encourage justement à déconnecter, et c’est nécessaire ! La plupart des gens travaillent déjà assez comme ça, une fois qu’on est chez nous, on est plus au boulot, et voilà !

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    1. Welcome back Anousha !!! Alors, requinquée par ta *aheum* chocolatine ? 😀
      Pour les enfants, on est bien d’accord, si c’est un dessin animé (et encore, là, je trouve que le « regarder quelque chose en famille » se perd ! On a plus tendance à coller les gamins devant la téloche et débrouillez-vous…) ou une heure de console de temps à autre, on l’a fait aussi et on est pas morts pour autant ^^ Deux poids, deux mesures – toujours !
      Facebook je m’y suis aussi mise VACHEMENT tard, genre à 17 ans ! Instagram, n’en parlons même pas. Snap et Twitter, je refuse. Le problème quand tu multiplies, c’est que tu ne t’arrêtes JAMAIS – c’est un cercle sans fin ! Il y a toujours des nouveautés à checker…(Et comme j’ai expliqué à ma maman lors d’une discussion sur le sujet, je suis blogueuse, pas community manager !). Et c’est là que tu te rends compte avec tristesse que certains de tes amis ne vivent presque QUE sur les réseaux sociaux – et que, par exemple, quand ils voyagent, ils ne vont QUE à The place to be pour se prendre en photo, qu’ils ne voient rien d’autre…et…ça fout le cafard, tu ne trouves pas ?
      Je crois qu’il y a énormément à creuser sur le fait que nous allons sur les réseaux sociaux parce que…nous nous ennuyons, tout simplement ! Perso, je me rends compte que quand je suis au taf, c’est overdose de Facebook et d’Instagram ! Alors qu’à la maison, c’est anecdotique et en vacances, n’en parlons même pas ^^ Comme l’avait déjà très justement dit Thomas Dutronc dans sa chanson « On ne sait plus s’ennuyer » ! Intéressant, alors que les gens nous bassinent les oreilles en permanence qu’ils n’ont « pas le temps », ça donne envie de creuser un peu le sujet, tu ne trouves pas ?
      Et concernant l’illégalité de contacter les salarié.e.s en dehors des heures de boulot, c’est peut-être le cas dans certaines entreprises, mais c’est une bonne grosse façade dans la plupart des boîtes !! Les gens sont tenus d’être dispos en soirée et les week-ends pour des urgences – mais c’est toujours pareil, qu’est-ce qu’une urgence stricto sensu ? Pour moi, c’est si je réponds oui à « est-ce que la Terre va s’arrêter de tourner si je ne le fais pas ? » ^^
      Tellement de sujets à explorer en profondeur, merci pour ton passage.
      Je t’envoie du LOVE et…des pains au chocolats 😛

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  5. J’adore ! Tu transmets toujours de beaux messages. J’ai écrit un article qui s’appelle « Digital Detox » dans la premiere semaine du blog je crois.. Et je ne l’ai toujours pas publié. Parce que c’était faux, je disais qu’il fallait déconnecter et je restais sur Instagram au moins 1h par jour.. Et puis l’autre jour j’ai eu trop envie, je dirai même besoin, de couper tout pendant une journée. Je l’ai fait et j’ai compris qu’il fallait absolument que je publie cet article, dans lequel je dis qu’au moins, une fois par semaine, nous devrions tout éteindre et profiter de la vie réelle et du moment présent A FOND ! Ton article m’a d’autant plus convaincue.. 🙂 Je le publierai en Septembre 🙂 💛 (merde désolée je crois que j’ai carrément raconté ma vie… ahahah)

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    1. Hello Justine, pas de souci pour le racontage de vie, j’adore ça 😀 Que dire mis à part que j’ai hâte de lire ton article !
      Après, me concernant, et c’est très intéressant à observer, le moment où je passe le plus de temps sur les réseaux sociaux, c’est au boulot…quand je m’ennuie ! Et c’est essentiellement pour trouver des articles à lire. Instagram, ça me soule vite. Les photos sont toutes parfaites, les gens tous heureux – en gros, c’est CHIANT quoi 😛
      Dans le cadre d’une Digital Detox, c’est intéressant de se lancer des défis. Genre « un jour sans portable » ou même « une semaine sans écran » (il me semble qu’ils avaient mené l’expérience avec plusieurs familles dans une école et le résultat était hyper probant dans mon souvenir). Je vais soumettre l’idée à Ludo dès ce soir 😉 Belle journée à toi !

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  6. Au sujet de « profiter du présent », je m’appretais à écrire, entre autres choses, que j’aime bien me poser et profiter d’un bon livre, puis je me suis demandé… Tous ces gens dans le métro, s’ils avaient été plongés dans un livre plutôt que sur leur smartphone, quelle aurait été ta réaction ? Quelle est la différence entre le monde imaginaire dans lequel on est le temps de la lecture, et le monde virtuel dans lequel on est sur le smartphone ? Dans le fond, il n’y a que le média qui change : un livre (voire rien du tout, et juste les pensées qui s’évadent dans leur imaginaire), un téléphone. C’est surtout notre regard, d’une génération qui a connu l’avant et l’après ‘internet partout’, qui n’a peut-être pas encore réussi à se faire à cette idée.
    (c’est juste une réflexion que je partage, parce que personnellement, je n’ai ni smartphone, ni télé, mon seul objet technologique perso est un mini pc que j’utilise pour écrire et publier mes textes…)

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    1. Bonjour Tocca, merci pour ton commentaire – qui est très intéressant et qui fait avancer le débat ! Je crois que la différence réside dans le fait que le livre est un objet figé. Qu’on l’ait dans la main ou pas, les mots ne vont pas subitement s’inverser ou s’effacer ! Avec les nouvelles technologies, internet et les réseaux sociaux, c’est très différent. Ils sont tous gangrénés par la compétition, l’immédiateté à tout prix et l’image que l’on renvoie. Beaucoup de gens bloquent sur leur smartphone parce qu’ils ne veulent pas « louper » quelque chose, au risque, malheureusement, de réellement passer à côté d’un truc de ouf qui se passe dans la « vraie vie » juste à côté d’eux. D’où les gens zombiesques qui ne décollent pas, et qui sont toujours à la recherche de la meilleure photo, du meilleur statut…Et que dire des gens qui ont leurs écouteurs vissés sur les oreilles en permanence…ils sont totalement coupés du monde ! Un livre, c’est différent. Je parle pour moi, mais je me sens beaucoup plus disponible quand je lis. Rien ne m’empêche de caler mon marque-page, d’être de nouveau attentive à ce qui se passe et de reprendre où j’en étais plus tard. Et puis, un livre, c’est plus doux, ce n’est pas rétro-éclairé, flashy et bruyant comme les portables et les tablettes. N’hésite pas à réagir, ça m’intéresse 😉 Belle journée à toi !

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  7. Je suis régulièrement moi aussi totalement démoralisée de voir les gens déconnectés du moment présent au profit du virtuel. Combien de couples ou d’amis installés à des bars, qui ne se parlent pas, ne se regardent pas et sont plongés dans leur smartphone ? Ça me dépite 😦 Je trouve aussi incroyable ces crèches qui ne veulent pas sortir dehors, ça je ne l’avais jamais entendu ! C’est se couper encore davantage de la nature…

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    1. Merci pour ton commentaire Manon ! Figure-toi que nous étions au restaurant samedi soir – en train de papoter joyeusement, voyage, jeux-vidéos, et cetera – comme nous savons si bien faire, quand j’ai vu une famille de 5 personnes – tous rivés sur leurs téléphones. Personne ne s’adressait la parole – les parents et les enfants étaient tous comme zombifiés. Je l’ai fait remarquer à Ludo qui les a déclarés « complètement flippants ». Je ne sais pas, moi, en soirée ou dehors, mis à part pour poster un truc vite fait, pour répondre à une question que je me pose ou pour checker les restos potentiels (et encore, je ne me coupe pas complètement des autres !), mon portable reste dans mon sac. Tu avais lu cette histoire de gamins, de quelques années seulement, qui avaient complètement arrêté de communiquer avec leurs parents et qu’il avait fallu rééduquer en les sevrant des écrans ? C’est inquiétant.

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      1. Je ne connaissais pas cette histoire et je trouve cela terrifiant, comment en arrive-t-on à une situation pareil ? Hier soir j’ai justement repensé à ton article : j’étais réunie avec mon frère, ma sœur et mon père. Avec mon frère et ma sœur nous avons fait une partie de jeu de société « à l’ancienne », pendant que mon père jouait à un jeu sur sa tablette, assis sur le canapé. Lorsqu’on lui a demandé s’il voulait jouer avec nous il a répondu que non. Le contraste m’a marquée, comme quoi ce ne sont pas forcément « les jeunes » qui s’isolent. Heureusement au bout de quelques parties il est revenu nous rejoindre 🙂

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      2. Je pense que beaucoup de parents sont dépassés. Ils cèdent aux sirènes du marketing en achetant tablettes et de multiples objets connectés à leurs enfants – en ne s’informant pas du tout sur le sujet. On en arrive à des situations dramatiques et à des parents désolés qui n’avaient pas du tout conscience des risques…Après, il ne faut pas nier une espèce de décharge de responsabilité pour « avoir la paix » (et certaines personnes ont HORREUR de le reconnaître, mais c’est bien de ça dont il s’agit) – et j’y vois une forme d’égoïsme de la part de certains parents qui éxagèrent avec les écrans « au moins il/elle me fout la paix ». A quoi je répondrai que si on veut la paix, on ne fait pas d’enfants…Mais bon, ce n’est que mon avis !
        Merci pour ton partage d’expérience 🙂 Ce ne sont effectivement pas que les jeunes qui s’isolent, loin de là. Il en va de notre responsabilité de ré-instaurer du lien en famille et de bannir autant que possible les smatphones de la vie quotidienne. Belle journée à toi 😉
        PS: +1 pour le jeu de société, ça met toujours un ambiance de folie et ça reconnecte énormément les gens.

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  8. C’est drôle comme ton article fait sens ! Je regrette un peu mes années étudiante où j’avais un téléphone très basique que j’éteignais volontiers pendant des heures, quand je ne voulais pas être dérangée. Dimanche, pour un évènement familial, j’ai éteins mon smartphone, en journée, pour la première fois depuis…pas loin d’un an (et je me suis sentie toute choquée en prenant conscience de ça). De temps à autre, j’ai envie de revenir à un portable basique et à chaque fois, je me dis… »ah oui mais…et le GPS ? J’utilise beaucoup mon GPS sur téléphone. C’est effrayant notre difficulté collective à se passer de ce confort…étouffant.

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    1. Je te rassure, je suis aussi très connectée, surtout dans la semaine. Mais en l’occurence, c’est en grande partie lié au blog et à tout le travail que je fais pour rester informée. Et au fait que je m’ennuie beaucoup au travail. A la maison, je fais clairement le strict minimum ! Après, je me dis, certains jours, que je pourrais sans problème maintenir toute ma gestion réseaux sociaux sur un ordinateur physique et les bazarder de mon téléphone. Une fois que mon activité sera lancée, je fais la promesse sollennelle d’essayer de n’installer aucun réseau social sur mon smartphone !
      Cela dit c’est bien de se lancer des défis comme tu l’as fait. Couper son téléphone une journée peut paraître simple, mais en fait, on réalise vite qu’on est esclave de ces petites choses.
      Pour le GPS, il suffit de se rappeler comment on faisait avant. Ehhh la bonne vieille carte routière avec itinéraire 😀 J’avoue y revenir de plus en plus quand je vois à quel point Google Maps me la fait à l’envers parfois…
      Quoi qu’il en soit, en plus de coûter beaucoup moins cher (c’est peu de le dire quand on voit le prix du dernier iPhone), repartir sur un téléphone très basique nous fait vraiment réfléchir au rapport vampirique que nous entretenons avec cet objet !

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      1. Ah oui, les cartes. Ca fait drôle de se dire qu’on y pense pas forcément. J’ai pourtant eu l’exemple en vacances. Ma mère m’avait laissé une carte, qui m’a dépannée car j’avais oublié de télécharger la carte de la région de vacances sur mon téléphone…elle m’a bien dépannée…et je l’ai aussitôt oublié. POrtable = vampire power, oh yess.

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