Salut la compagnie ! J’espère que vous vous portez mieux que moi et que vous évoluez dans un cadre un poil plus enchanteur que ce maudit plateau du Kirchberg. « Ouh la la Manon, mais c’est quoi cette déprime à deux balles ? T’as oublié ta joie de vivre sur une falaise ou quoi ? ». Ah non, loin de là ! J’ai passé une semaine de stage AU TOP DU TOP. Ces 7 jours à Orpierre auront été un véritable bol d’air où j’ai grimpé, grimpé et grimpé encore, où je me suis reposée, où j’ai frémi de terreur plus d’une fois (le fameux « mode vibreur » du grimpeur 😆 ), où je me suis abreuvée de la beauté de tous les paysages qui m’entouraient, où j’ai fait de merveilleuses grasses mat’ jusqu’à 8h00 et où j’ai un peu déconnecté, enfin. Je suis revenue avec des souvenirs plein la tête, avec de la « climbing experience » supplémentaire (Ah ah ! Sors de ce corps Manu !! C’est donc là que tu te cachais depuis le début de l’affaire Benalla ? 😀 ), et même si la vie en collectivité a pu me gonfler un tantinet à certains moments, avec de nouveaux.lles ami.e.s extra dans ma besace. Et ça, ça n’a aucun prix. Ce qui me fait dire que ce n’est pas la forme olympique, c’est que mon retour au travail a été l’équivalent d’un crash de Boeing 747. *Oh merde, j’avais pas vu la piste chef !* Et PAF. Après avoir passé 7 jours entiers à faire ce que j’adore, dans un calme olympien, avec des copain.ine.s charmant.e.s, c’était clairement compliqué. D’autant que mon pote « binôme de covoiturage » s’est blessé le dernier jour [Flash info spécial pour ma maman qui vient de mettre sa rate au court bouillon] Ne t’en fais pas, je suis en un seul morceau ^^ [Fin du flash info], et qu’il était incapable de rouler – sa cheville ayant viré au violet parme. Et Bam, 750km toute seule, rentrée à 18h00 avec valise à défaire et reprise à préparer…autant vous dire que le réveil à 5h20 lundi a été un peu surréaliste…mais je me concentre très fort sur le fait que je me recasse dans moins d’une semaine, et pour 15 jours cette fois-ci. Inutile de vous dire que je compte les minutes.

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Cette beauté…

Aujourd’hui, j’embraye sur un petit sujet qui m’est venu pendant mon stage – en mode illumination divine entre deux voies. La semaine passée, nous avons beaucoup grimpé sur un des sites d’Orpierre prénommé « Cascade » et c’est celui que j’ai préféré. Berges ombragées, ruisseau glacé pour tremper ses pieds tout endoloris par les chaussons entre chaque voie et surtout, le must : petit bassin à débordement naturel alimenté par une cascade, dans lequel il était possible de se baigner. Le rêve.

Sauf que…le deuxième jour, quelque chose m’a frappée. Alors que nous étions toutes en train de barboter joyeusement pour se rafraîchir d’une matinée forte en émotions, j’ai remarqué quelque chose qui m’a soulevé le cœur. Quelle ne fut pas mon incongruité quand j’ai aperçu, dans l’eau cristalline et pure filtrée par les roches de la montagne, une traînée irisée de crème solaire, telle une nappe de pétrole dans l’océan après le naufrage de l’Erika. Et là, je me suis dit « merde, c’est pas bien ce qu’on fait, on en est train de polluer une eau nickel chrome avec nos conneries ». Je n’ai rien dit, ne voulant ni casser l’ambiance ni passer pour la reloue de service, mais je me suis fait la promesse d’y réfléchir et de faire un article qui fait le tour des idées reçues sur ce produit qu’on s’applique pas toujours comme il faut et sans trop penser à ses conséquences.

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Je vous livre mes conclusions ? C’est parti !

Cream or not cream ?

Je l’avoue volontiers devant vous aujourd’hui : pendant toute cette semaine au demeurant assez chaude (environ 30°C tous les jours), j’ai peut-être mis une fois de la crème solaire, deux grand max – et encore, je n’avais même pas pris la mienne (j’ai donc squatté celle des autres comme une grosse pique-assiette 😆 ). J’ai pour principe d’écouter mon corps et quand ça commence à brûler, hop, je file me terrer à l’ombre sans faire d’histoires. Ça a plutôt bien fonctionné, étant donné que je n’ai pris qu’un très léger coup de soleil et que mon teint est devenu hâlé de manière très progressive. Cependant, à la suite des articles que j’ai lus avant de rédiger ce papier, j’ai réalisé que j’étais probablement dans l’erreur de croire que l’ombre suffisait à m’immuniser contre les effets néfastes de notre cher soleil.

Il est évident que je n’ai pas bien fait de ne pas me protéger (SPOIL, cette phrase est aussi valable pour les MST, les grossesses non-désirées, les jets de grenades lacrymo directement dans les yeux par ce bon vieil Alexandre et l’écoute non consentie du seul et unique album de Tragédie), étant phototype 1, le pire des pires, celui qui fait que tu te retrouves en mode écrevisse après un bête flash d’appareil photo, je dois faire preuve d’une vigilance extrême et comme m’avait dit une dermato un jour « vous, avec votre peau, c’est marche à l’ombre ». Or, assez bêtement, je dois l’avouer, j’ai longtemps cru que rester mon cul in the shadow me protégeait intégralement des rayons ultra-violets. Mon niveau en physique étant à peu près celui d’un candidat des Anges de la Téléréalité en géopolitique, j’ai longtemps omis quelque chose de fondamental dans la manière d’envisager ma protection face à l’astre solaire.

Parce que les copains faux-jetons que sont les UV, eh bien ça ne frappe pas qu’à la verticale tel un dieu implacable et puis voilà. Ces petites joyeusetés, figurez-vous que ça rebondit (sur certaines surfaces, sur l’eau – par effet de miroitement…) par réfraction (je suppose, ami.e.s scientifiques, n’hésitez pas à m’envoyer une bonne droite virtuelle si je me trompe) et que l’on peut potentiellement s’en prendre plein la poire tout en restant calfeutré.e dans un coin ombragé noir comme un four. Il convient donc de s’étaler généreusement de protection solaire, même en restant à l’ombre pour éviter de finir en homard Thermidor. Sauf que. Parce qu’il y en a bien un qui fait que mon cœur balance.

Après avoir consulté quelques horrifiantes statistiques, je peux désormais vous assurer que 4000 à 6000 tonnes de crème solaire sont déversées en mer chaque année, et que selon l’ARVAM (Agence pour la Recherche et la Valorisation Marines – qui a pour rôle de d’assurer un relais entre la recherche scientifique et les responsables de l’environnement et du développement dans la zone Océan Indien et plus particulièrement à la Réunion), 20 minutes de baignade suffisent pour que 25 % des composants de la crème solaire que l’on vient de tartiner allègrement sur son corps de rêve se répandent dans l’eau de mer. Et ça, c’est souvent HYPER caca pour les écosystèmes aquatiques, comme les coraux, dont le blanchiment est apparemment essentiellement dû aux particules de crème solaire qui les attaquent (ce que j’ignorais totalement pour le coup…).

Tout ceci fait que je suis partagée en deux bien comme il faut. Est-ce que ça vaut la peine de se tartiner d’un produit cosmétique qui peut être dangereux pour nous (j’y reviendrai) et pour l’environnement, alors qu’on sait pertinemment que si on le répand dans la nature, il va causer d’irrémédiables dommages à des espèces ultra importantes ?Je rappelle à la cantonade que les coraux ont, par exemple, une importance capitale pour la reproduction de certains poissons en qualité de refuge (eh oui, plus de coraux = plus de poissons = plus de bâtonnets Findus les enfants 😉 ), qu’ils constituent une barrière qui protège toutes les espèces, qu’ils ont un fort attrait économique – leur déclin faisant chuter la pêche et le tourisme, et qu’ils sont très étudiés sur le plan médical pour l’élaboration de remèdes pour des maladies comme le VIH, la leucémie ou encore les troubles cardiovasculaires.

Cependant, il me semble que la recherche pour créer des crèmes solaires biodégradables et respectueuses de l’environnement avance pas mal et que des solutions sont disponibles.

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Rappels d’utilisation

Je voudrais déjà rappeler quelques évidences sur l’application d’une crème solaire – qui sont visiblement encore loin d’être maîtrisées par une grande partie de la population. Pour que ça soit réellement efficace, il faut systématiquement se re-tartiner de crème après avoir nagé, après s’être essuyé ou après avoir transpiré (et cela même si votre tube dit « résistante à l’eau »). Il faut s’en appliquer sur toute la peau et une application sur le corps entier doit théoriquement correspondre à 30ml de produit, soit l’équivalent d’un shooter (je suis donc au regret de vous annoncer que les 3 pauvres pschitts que vous venez de faire pénétrer rapidos ne suffisent pas à vous protéger efficacement). L’application est à renouveler QUOI QU’IL ARRIVE toutes les deux heures environ, et pour rappel, le soleil diffuse deux sortes de rayons aux conséquences diverses : vieillissement prématuré de la peau et apparition possible de cancers cutanés pour les UVA et coups de soleil pour les UVB (qui ne vont pas au-delà des couches superficielles de la peau). Il est également conseillé d’éviter de s’exposer entre 12h00 et 17h00, fourchette journalière durant laquelle l’indice UV est le plus fort. Je souligne en gras qu’il faut redoubler de vigilance concernant les enfants. Je me doute bien que les parents ne sont pas toujours super au courant, mais je m’étrangle assez régulièrement quand je vois les loulous de mon entourage jouer en plein soleil par 30°C après application d’une toute petite lichette de crème et sans vêtements couvrants. Il faut garder en tête que le soleil est dangereux, que nous partons tous et toutes à la naissance avec un capital bien défini qui s’épuise petit à petit et que nous devons être prudent.e.s. Je rappelle également que ciel couvert ne signifie pas 0 UVA/UVB. Je me souviens encore avec un bonheur presque sado maso de ma journée passée à faire la crêpe sur une des plages de l’île de Ré par temps couvert…J’avais alors ignoré toutes les mises en garde de mon cher et tendre qui m’avait amoureusement suggéré de me tartiner de lotion solaire (*Mais T’ES COMPLETEMENT FOLLE ou quoi, il faut que tu en mettes !!* Ludo ou l’art de la diplomatie… 😀 ) et je m’étais retrouvée tellement brûlée le soir même que je n’arrivais même plus à m’asseoir et que je n’avais pas dormi de le nuit. Je vous laisse donc un site par ici qui vous permettra de consulter l’indice UV du jour dans votre région.

On suit donc à la lettre les indications en vigueur, on se tartine allègrement d’indice en adéquation avec son type de peau et on protège bien les enfants (sachant que l’exposition des bouts d’chou de moins d’un an est à proscrire totalement).

Stop à la chandeleur permanente

Quoi qu’il en soit, et ceci est un petit cri du cœur : arrêtez-donc de vous croire dans une crêperie bretonne !! Ce que vous faites est non seulement dangereux pour vous, mais aussi pour les autres, à qui vous donnez un très mauvais exemple.

Je le dis et je le répète, il est conseillé depuis des lustres de ne pas s’exposer du tout entre 12h00 et 17h00 (les indices UVA et UVB pétant littéralement le plafond dans cette fourchette) donc on arrête les après-midis entiers à griller tel un cochon de lait.

*Oui, mais une fois que j’ai bronzé, c’est que je peux faire ma carpette OKLM* BULLSHIT mon gars. Le bronzage n’est pas une preuve que la peau s’est bien adaptée et que l’on peut se la jouer YOLO, je grille tel un bar à la Provençale – Votre superbe teint hâlé n’est en réalité qu’un mécanisme de défense de votre peau qui se met à produire plus de mélanine pour se protéger. Le superbe bronzage que vous avez jalousement cultivé tout l’été n’est pas qu’une donnée esthétique : ça entame votre capital soleil, qui est, je le souligne, fini. Une fois ce capital réduit à 0, la peau devient en incapacité de se protéger et c’est le mélanome assuré…C’est ainsi, quand on est né blanc comme un cul avec un phototype de merde, bronzer ne fait pas partie de notre vocation. D’ailleurs, les personnes à peaux plus foncées ou noires ne doivent pas se dispenser de protection solaire non plus. Ces peaux résistent peut-être mieux aux attaques du Dieu Râ et ont moins de chance de développer un mélanome (parce qu’elles produisent naturellement plus de mélanine – CQFD), mais elles ne sont en aucun cas immunisées contre les rayons ultra-violets. Quelle que soit sa couleur de peau, il est donc impératif de se protéger.

Il est conseillé de privilégier les heures où l’exposition au soleil est moins risquée et ne nécessite donc pas de crème, ou encore d’utiliser d’autres moyens comme les vêtements pour minimiser les zones exposées.

On se met donc en t-shirt, avec un beau chapeau, tout en restant à l’ombre et surtout on se claque une bonne tartinade de blanco pour accentuer encore plus le côté cachet d’aspirine. « Oui mais c’est moche d’être tout blanc ! », mais les cocos, si vous êtes aussi comme ça le reste de l’année, alors ça veut dire que vous vous trouvez moche TOUT LE TEMPS, non ? Le problème n’est pas à chercher autour d’un hypothétique bronzage qui se sera évaporé en autant de temps qu’il faut à Manu pour dire « Réforme des pensions de réversion »…Moi je chercherais plutôt du côté de l’incapacité qu’on la plupart des gens à s’accepter tels qu’ils sont. Être blanc.he n’est pas moche, être noir.e ou métissé.e non plus, c’est notre couleur de peau et c’est comme ça. Basta.

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Oui, mais Manon, tu nous avais pourtant dis que les crèmes solaires contenaient plein de saletés et que c’est peut-être elles qui ont filé un cancer du pancréas à ce pauvre Némo…Alors kékonfé au juste ?

Attention aux compositions

Parce qu’il ne faut pas pour autant se voiler la face, ce qui nous protège en vient à détruire des pans entiers de l’écosystème. J’ai lu de ça de là que se sacrifier pour sauver l’environnement n’avait aucun sens. Hum…moui, je veux bien, mais là, on est en train d’envisager le problème de manière complètement biaisée les petits potes…Ne faisons-nous pas partie de cet environnement ? Je trouve assez tendancieux de croire que nous, en tant qu’espèce humaine, sommes plus importants que le biotope qui nous a vu naître. Pourquoi ne prendrions-nous pas le problème du côté du « pouvons-nous créer une crème solaire qui nous protège des UVA et des UVB et qui ne fait aucun mal à l’environnement aquatique ? » et ce qui est génial, c’est qu’on est en capacité de le faire.

Pour vous protéger des rayons, les différentes crèmes contiennent des filtres chimiques et toutes ces substances sont, comme précisé plus haut, diffusées dans la mer et tous les points d’eau quand nous nous baignons. Malheureusement, certaines de ces particules sont ultra toxiques pour les algues, les coraux ou les autres organismes marins. Le blanchiment suivi de la mort des récifs, qui a grandement défrayé la chronique l’année dernière, serait par exemple en grande partie liée à l’éjac’ faciale de crème solaire que se prennent chaque année nos amis les coraux au moment de la période touristique. Pour la petite histoire, face à l’ampleur du phénomène et pour tenter de l’endiguer, les autorités de Hawaï ont décidé d’agir en interdisant d’ici 2021 la vente sur leur territoire de toute lotion solaire contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate, qui ont tendance à méchamment malmener l’écosystème marin.

Au Mexique, le problème a pris une ampleur telle que certaines plages « Sun Cream Free » ont même été mises en place, avec interdiction de se baigner si on s’est appliqué de la crème solaire au préalable. Ça peut paraître assez extrême, mais j’y vois aussi une manière de responsabiliser les gens afin qu’ils arrêtent de penser uniquement à leur plaisir personnel et de la posture très égoïste du « je m’en fous des coraux, je veux me baquer tranquille ».

Côté substances beurk.com, la communauté scientifique émet encore de gros doutes sur certaines nanoparticules et je pense notamment au dioxyde de titane. Cette substance est ce qui vous fait ressembler à un ado qui vient de se tartiner de mousse à raser, prêt pour faire du ventriglisse. Pour éviter ce vieil effet tartine blanche mal étalée de la crème solaire, les scientifiques ont trouvé la solution : inclure le dioxyde de titane en micro quantité, ce qui décuple ses effets, sans les inconvénients. Or, ces nanoparticules ne sont pas sans risques : elles pourraient pénétrer profondément dans le système respiratoire et passer dans le sang via les alvéoles pulmonaires ; avec à la clef tout un tas de joyeusetés comme inflammations, cancers, et cetera…le combo de base, en somme. La solution pour éviter ces effets très indésirables consisterait à réduire les quantités de nanomatériaux présentes dans les crèmes solaires, ce qui a l’air d’être plutôt compliqué.

Certains crèmes contiennent quantités d’autres merdouilles tels les parabènes ou les perturbateurs endocriniens, qui en plus de faire pousser la poitrine de vos gamins à 5 ans, empêchent aussi Némo d’agrandir sa dynastie…En effet, l’association Green Cross France, qui œuvre pour la protection des océans, insiste sur les effets nocifs des perturbateurs endocriniens sur la faune marine autant que sur les humains. Par exemple, le benzophenone-2, utilisé pour rendre les crèmes transparentes, aurait des conséquences néfastes sur la reproduction féminine, le système immunitaire, les fonctions thyroïdiennes, mais aussi sur la reproduction des poissons (vous savez, l’histoire de ce pauvre Némo émasculé, qui ne parvient même plus à avoir une vague demie-molle 😛 ).

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*Oui, mais Manon, moi j’ai une crème bio pour enfants avec 99% d’ingrédients naturels, alors j’ai tout bon, non ?* Arf, même pas, mon pauvre ! Les crèmes bio ne sont pas forcément la solution, car beaucoup d’entre elles contiennent encore des produits chimiques nocifs et présentent souvent une protection insuffisante contre les UVA – vous savez, les vilains qui ne laissent aucune trace mais qui jouent un rôle important dans le développement des cancers de la peau. Ne tombez pas non plus dans piège des crèmes pour enfants, qui, a peu de choses près, sont exactement les mêmes que les crèmes pour adultes et qu’on vous fait rincer encore plus cher pour alimenter la fontaine du Dieu Marketing. On ne saute pas non plus à pieds joints sur l’argument du 95% naturel « trop fort tavu », qui voudrait que l’on suppose que tous les ingrédients sont plus blancs que le bonhomme de neige moche amoureusement monté par vos loulous – c’est souvent un mensonge éhonté et je souligne que « naturel » ne veut pas toujours dire nickel chrome.

Comme cet article est déjà bien trop long et qu’il m’a pressée tel un citron vert en descente de mojito, je vous redirige vers l’article de la copine de Smoothie Bikini, qui a sélectionné quelques références de crèmes respectueuses de l’être humain, mais aussi de la faune et la flore marine.

On fait le bilan, calmement, en se remémorant chaque instant

L’histoire se finit donc bien, le prince emmène la princesse sur son cheval blanc la princesse pique la moto du prince et s’enfuit vers la liberté à toute berzingue, et l’affirme devant la France entière : OUI, on peut se tartiner de crème solaire respectueuse pour soi et pour l’environnement.

En revanche et c’est bien ce qui me dérange : ces crèmes restent très chères. On est sur une quinzaine d’euros les 150 ml – ce qui, si j’en crois les recommandations, correspond à…5 petites applications. Bon, vous me direz, si les touristes arrivent à dépenser chacun 15 balles de piña colada par jour, c’est que le budget existe potentiellement, mais de là à sauter le pas, il y a quand même un fossé ! La solution resterait de mettre un peu moins de produit et de rester habillé à l’ombre aux heures les plus chaudes de la journée – mais là encore, pas sûre que les gens voudront bien faire ce « sacrifice ». On a encore du chemin à faire pour atteindre le Graal de la crème solaire à la compo et au prix corrects. Je ne me suis pas lancée dans une big enquête faute de temps, mais si d’aventure je teste un produit, je vous ferai un petit test de derrière les fagots.

Pour les gens qui ont un peu moins de moyens, la solution la moins chère et la plus rentable reste les vêtements Anti-UV – que vous pouvez peut-être trouver d’occaz’ sur Le Bon Coin ou Vinted, par exemple. Si j’en crois les articles que j’ai feuilleté, il en existe de très bien, qui laissent passer très peu de rayons ultra-violets. Il suffit ensuite de l’appliquer de la crème sur les parties qui dépassent et on est paré.e.s pour le grand plongeon.

Concernant ma crème actuelle, j’avais fait l’acquisition l’année dernière d’un tube gigantesque de crème Anthélios XL de La Roche Posay, Protection Indice 50 et il paraît assez évident qu’elle est loin d’être au top niveau ingrédients…En plus, elle contient du phenoxyethanol – toxique pour le foie des enfants et des fœtus. Cette substance serait sans danger pour les adultes, mais comment vous dire, moi, si on me dit qu’un truc est particulièrement mauvais pour les enfants ET pour les femmes enceintes, j’ai tendance à m’en méfier quand même. Ayant horreur de gaspiller, je vais terminer mon tube, mais n’étant pas sûre de son caractère non toxique pour l’environnement, je vais investir dans une crème labellisée, avec indice SPF 30, le bénéfice à passer à du 50 n’étant visiblement pas immense si je ne m’expose pas comme une tarée. Je pense que je vais opter pour la crème des Laboratoire de Biarritz, que j’acquerrai en direct d’ici quelques jours. [Mode Sans Gêne On] Dites maman et son lapin – qui ne commentez même plus mes articles, bande de vilains, puis-je acheter cette crème dans votre fief bien aimé ? 🙂

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Aller v’là mes sources et ça c’est gratuit :

Alors les loupiots, que vous inspire cet article ? Saviez-vous que la crème solaire pouvait être toxique pour les écosystèmes marins ? Quelle solution préconisez-vous pour vous protéger des rayons UV ? Envie de me raconter un épisode de vos super vacances ? Je suis dans d’excellentes dispositions et lirait avec grand plaisir tous vos petits et grands mots.

Je vous souhaite un très bon week-end et un farniente réussi.

Coraux vigoureux et Indice 50 !

Manon Woodstock.


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