Le coin des inclassables

Et toi, est-ce que tu MOOC ?

Cher.e.s ami.e.s bonjour. C’est une Manon Woodstock tout à fait joyeuse et détendue qui s’adresse à vous en cette très belle matinée, car oui, c’est officiel (à ce moment de la phrase, je suis sûre que vous vous imaginez des choses totalement folles allant d’une expédition pour aller recenser tous les papillons d’Amazonie aux affreusement convenus « T’es enceinte ? » « Tu vas te marier ? » Euh…Nope, je suis bien trop rock’n’roll pour ça, enfin 😛 ), je suis…en congé ce soir et pour une semaine !! *musique tonitruante de Patrick Sébastien qui se déclenche* *cotillons* *scènes de liesse populaire* Et en plus, comble du ouf, je vais passer cette semaine à m’éclater en falaise (ce qu’on va essayer de ne pas transformer en « s’éclater sur des falaises » pour rassurer ma gentille maman, horrifiée à l’idée que je sois prise d’idées saugrenues et que je me mette à grimper la façade de mon immeuble sans corde – c’est ma faute en même temps, elle a tellement peur qu’il m’arrive quelque chose, que je passe mon temps à mimer des morts horribles devant elle pour détendre un peu l’atmosphère 😆 J’irai en enfer, vous croyez ?). Je vais également laisser ce pauvre Ludo livré à lui-même pendant 7 longues journées en priant très fort pour qu’il ne finisse pas comme la dernière fois, c’est-à-dire dépressif, à demi alcoolique, mangeant ses repas à même la casserole et me déclarant qu’il n’y a plus de vie quand je ne suis pas là (l’est meunion, hein ? *love*), alors qu’il est si vigoureux pour se plaindre du pot de colle mi femme mi câlin que je suis en temps normal…En définitive, je crois qu’il m’aime bien 😉 Je sors un peu de ma zone de confort de grande angoissée de la life (j’ai un GROS problème avec les séparations, même très courtes), mais vu que c’est pour pratiquer ma passion, je relativise et me dis qu’il y a pire dans la vie ! Je le crie donc haut et fort, en gras et souligné : il n’y aura pas de billet MW la semaine prochaine. Vous êtes déçu.e.s, je sais.

En revanche, ce qui est tout de même super chouette, c’est qu’aujourd’hui, il y en a un. Et même qu’on va parler de MOOC.

« A tes souhaits ! » Kessesé encore que ce truc ? Moi, je connais bien Mookie, le nanar dans lequel Jacques Villeret et Éric Cantona croisent la route d’une femelle chimpanzé qui parle, ET pour lequel tous les enfants nés dans les années 90 ont développé une étrange fascination – mais MOOC, non, ça ne me dit vraiment rien…

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Point d’affolement mon bichon, je t’explique de suite de quoi il en retourne. MOOC est l’acronyme de Massive Open Online Courses, ce qui veut dire que ça correspond, grosso modo, à des cours en ligne gratuits (dédicace à tous.tes nos ami.e.s qui ne parlent pas l’ingliche des United States of America 🙂 ). Je trouve le principe formidable et j’avais envie de vous parler un peu du dernier que j’ai suivi.

J’ai découvert les MOOC quand ma maman s’est mise à en suivre un en pâtisserie l’année dernière (et elle fait vraiment de très bonnes tartes maintenant 😛 « Encore meilleures qu’avant, si on considère que c’était possible » #faillotage #fauxderche), et je me suis dit qu’il serait fort à propos que je m’y mette aussi, dans le domaine de mon choix – passer l’après-midi à faire une tarte aux pommes qui finit toujours inexplicablement ratée n’étant pas trop ma tasse de thé. Je vous explique un peu le concept ?

Manon Woodstock présente…l’UVED !

Avant toute chose, laissez-moi (danser 😀 ) vous expliquer le principe des MOOC – car tous ne sont pas disponibles tout le temps. Certains d’entre eux se présentent sous la forme de cours en Live, donc à horaires fixes, certains jours bien précis. Je reconnais que ce n’est pas vraiment l’idéal pour celles et ceux qui ont déjà un agenda bien rempli, mais si vous avez le temps, c’est – je pense – une super opportunité pour dialoguer avec l’intervenant.e, poser des questions ou échanger avec les autres participant.e.s. S’agissant de la deuxième catégorie de MOOC, comme celui qui permet dorénavant à ma maman de tous.tes nous atomiser avec sa tarte à la rhubarbe, on s’inscrit, on se connecte, et on a accès de manière permanente à une liste de contenus, allant de fiches pdf explicatives aux vidéos sur des plateformes comme Youtube, en passant par tout un tas de visuels interactifs. Cette 2e option est bien plus flexible : c’est vous qui choisissez où et quand vous décidez la jouez étudiant.e débordé.e qui s’abreuve à la fontaine bouillonnante du savoir. Et ce qui est chouette, c’est que ce genre de cours existe dans TOUS LES DOMAINES, si on se donne la peine de chercher 5 minutes. Voilà pour l’explication de texte.

Quand il a été question de choisir un MOOC, ça s’est quand même méchamment compliqué (je souffre d’un syndrome assez aigu, que j’ai coutume d’appeler « paradoxe du buffet à volonté » – vous savez, ce moment où vous êtes face à un choix, où vous savez PARFAITEMENT ce qui vous plait, mais où vous ne pouvez pas vous empêcher de piocher un peu partout ailleurs par simple curiosité (pour vous imager un peu le truc, je vous laisse vous figurer Manon Woodstock devant un buffet asiatique, duquel je repars avec du canard laqué, du riz cantonais, des sushis, des nouilles sautées, du saumon rôti, des salades diverses et variées et des nems, le tout en micro quantité – alors qu’à la base, je voulais juste prendre du saumon 😆 BREF). Après avoir exploré Youtube en long, en large et en travers, essayé et arrêté au moins 3 MOOC qui ne me convenaient pas, j’ai fini par jeter mon dévolu sur ce qui m’a semblé être un module plutôt sérieux sur la biodiversité (à laquelle je ne connaissais absolument rien, en remettant les choses en perspective) proposé par l’UVED (https://www.uved.fr/). Pour vous remettre les choses en contexte, l’UVED ou Université Virtuelle Environnement et Développement durable, est une fondation qui a été créée en 2005, dans le but premier et assez noble de favoriser le libre accès au savoir, à l’éducation et la formation dans ces deux domaines porteurs d’avenir. Des gens bien j’vous dis.

L’UVED, on nous le précise gentiment sur le site internet, est en charge de « coordonner, co-financer, mutualiser, diffuser et promouvoir des ressources pédagogiques et des objets de formation numériques et audiovisuels, dont le contenu et la forme sont labellisés scientifiquement, pédagogiquement et techniquement ». Donc en gros, leur objectif, c’est de rassembler un tas de personnes qui gèrent plutôt dans leur domaine, d’organiser toutes ces belles interventions sous forme de sympathiques modules, avec une garantie spéciale « vous savez, on n’a pas le droit de vous raconter de craques ». On est donc clairement pas dans une formation animée par Serge Ayoub et Alain Soral ayant pour thème « Ces étrangers qui envahissent la France – Chapitre 1 : Le rôle secret des francs-maçons et des Illuminati ». L’UVED, c’est du sérieux, avec des études et des statistiques balaises derrière. Je trouve ça plutôt rassurant.

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Le deuxième point absolument super, c’est que l’UVED ne propose pas que des MOOC, mais aussi une myriade de contenus différents – et je ne parle pas de 2 vidéos et 3 contenus interactifs qui se battent en duel, mais bien d’une masse d’informations à faire pâlir d’envie la boulimique de découvertes que je suis ! Des cours à l’unité ; des parcours entiers sur des sujets aussi divers que la transition énergétique, la notion de ressources, l’eau sur Terre ; des jeux pour mieux comprendre certains concepts (comme la gestion des ordures ménagères par exemple – pas encore testé mais j’avoue que ça me fait grandement de l’œil) ; d’innombrables vidéos sur l’océan, l’économie circulaire, l’éducation et j’en passe (il y en a pas loin de 96 pages) ; et pour finir, une ribambelle de MOOC…C’est hyper riche et je trouve ça formidable de proposer autant de contenus de qualité gratuitement et à destination de tous.tes.

Il est bon de préciser que l’UVED compte tout un tas de membres, parmi lesquels on retrouve des universités (celle plutôt prestigieuse de la Sorbonne, celle de Lorraine, de Toulouse, de Nice, etc.), mais aussi des écoles comme l’ENS de Lyon, l’Ecole des Métiers de l’Environnement et des établissements dont j’ignorais même l’existence comme l’ESB (Ecole Supérieure du Bois – ah ? eh bien pourquoi pas, hein ? 😀 ). La liste complète se trouve par ici, pour les ayatollah de la vérification.

Pour vous donner un rapide aperçu des thèmes abordés dans le cadre de l’UVED, je vous file un petit aperçu de derrière les fagots : sciences de la planète et de l’univers, changements globaux, écosystèmes et biodiversité, alimentation, dynamique des milieux naturels, gestion des ressources naturelles et des déchets, évaluation et gestion des risques, gestion et aménagement des territoires, éco-conception et éco-technologie ou encore institutions, acteurs, sociétés et territoires. Il y en a pour les tous les goûts, à toutes les sauces. Pour peu que vous vous intéressiez ne serait-ce qu’un chouïa à l’écologie et aux dynamiques qui l’entourent, ce site est une véritable mine d’or. Si vous revenez me voir en pleurnichant à moitié parce que vous n’y avez rien trouvé, c’est officiel et je suis désolée de vous l’apprendre, mais vous êtes un.e bel.le emmerdeur.se ! 😉

Ça va, vous vous êtes remis de vos émotions ? Ne soufflez pas trop vite, car j’ai oublié de vous mentionner que l’UVED n’est que l’une des 8 Universités Numériques Thématiques en France – toutes visiblement très sérieuses dans les contenus, qui sont tous produits par des enseignant.e.s-chercheur.se.s et validés par des comités spéciaux. Ça calme, hein ?

Si d’aventure vous ne vous intéressez pas du tout à l’écologie (et dans ce cas, je ne vois pas trop ce que vous foutez ici, mais bon, à la rigueur, ça vous regarde ^^), je vous mets le lien vers les 7 autres, qui proposent de quoi provoquer une explosion nucléaire dans cerveau de n’importe quel être humain normalement constitué. Vous avez donc : l’UNIT pour les sciences de l’ingénieur et technologie, l’UNISCIEL pour les sciences fondamentales, l’AUNEGE pour l’économie et la gestion, l’UOH pour les sciences humaines et sociales, langues et cultures, l’UNJF pour les sciences juridiques et politique et l’UNESS pour les sciences de la santé et du sport. De quoi s’occuper pour les trajets en transports en commun qui n’en finissent plus #teamfrontaliers

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Et le MOOC Biodiversité dans tout ça ?

Comme je vous l’ai dit un chouïa plus haut, j’ai personnellement choisi de suivre le MOOC « biodiversité » mis en place en partenariat avec l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et composé de 74 vidéos toutes dispo sur Youtube. Ce module a été coordonné par Gilles Bœuf, président du Muséum d’Histoire naturelle et professeur au Collège de France, et regroupe un tas d’intervenant.e.s d’universités différentes et d’organismes compétents pour chaque sujet traité (le CNRS, IFREMER, l’IRD, et cetera).

Je peux vous assurer que j’ai appris un tas de choses vraiment passionnantes, dont je n’aurais jamais pensé qu’elles pourraient m’intéresser une seconde il y a quelques années. Je pense notamment à la migration des poissons amphihalins (poissons marins qui viennent se reproduire en eau douce et inversement), à l’écologie urbaine, à la gestion des forêts et au rapport entre écologie et épidémiologie. J’ai complètement changé ma manière de voir la biodiversité qui nous entoure. Ce MOOC m’a enseigné que ce que nous avons trop longtemps vu et que nous continuons parfois à voir comme une liste d’animaux tous rangés bien au chaud dans leur jolie case, n’est en réalité qu’un gigantesque foutoir à ciel ouvert – et que ce foutoir est absolument fascinant. J’ai appris que la biodiversité, c’était comme un gigantesque arbre de probabilités (et des choses très étonnantes comme la possibilité de reproduction inter-espèce), mais surtout qu’elle nous servait et nous permettait d’apprendre dans absolument tous les domaines de notre existence. J’ai découvert qu’on avait trouvé des traitements pour soigner des maladies incurables juste en observant des animaux insignifiants pour le tout-venant, que la monoculture nous menait droit dans le mur, que les invasions de méduses ou de vers géants comme on en observe actuellement n’étaient dues qu’à une chute de la biodiversité, mais surtout que cette dernière n’était pas et ne serait jamais gravée dans le marbre, et qu’il était donc totalement inutile de la garder « sous cloche » comme tente de le faire Bill Gates, depuis qu’il a annoncé qu’il voulait mettre un maximum d’espèces en sûreté dans un lieu hyper sécurisé (vous ne trouvez pas qu’il nous fait une crise de chevilles catholiques enflées à se prendre un peu pour Noé ce bon vieux Bill ? 😀 ).

Je suis sortie grandie de ce cycle, qui a fait évoluer ma vision des choses et je remercie chaudement tou.te.s les intervenant.e.s qui se sont exprimés dans ce MOOC – j’ai apprécié que vous partagiez ces précieuses connaissances.

Ce MOOC souffre cependant de quelques points négatifs que je vous liste rapidement :

  • Ça manque parfois de pédagogie – on sent celles et ceux qui, sans caricaturer, font de la recherche derrière un bureau toute l’année et dont les interactions sociales se limitent aux collègues, et celles et ceux qui sont profs ou fréquemment en relation avec le public – et sont donc bien plus pédagogues et intéressant.e.s
  • On a parfois le sentiment que certain.e.s sont clairement là pour faire la promo de leur bouquin qui est sorti et qu’il faut « absolument se le procurer, bande de gros nuls » et ça m’a un poil dérangée – notamment parce qu’on est pas vraiment là pour ça.
  • Certaines vidéos du MOOC sont *aheum* disons…conceptuelles (je me rappelle du très grand moment de solitude que j’ai ressenti en écoutant une biologiste à fond dans son délire qui parlait cellules eucaryotes, de bouillon bactérien et de je ne sais plus trop quoi – j’ai pédalé dans la semoule, mais d’une force xD ). Après, comme a coutume de dire ma psy, qui décroche visiblement assez vite quand elle assiste à des conférences très compliquées « lorsque je ne comprends plus ce qui se dit, j’aime parfois me laisse porter, et me dire : c’est beau quand même ». Ce qu’elle m’a dit m’a tout de suite parlé. Il m’arrive régulièrement de lâcher prise en cas d’incompréhension, mais de ne pas arrêter juste pour le plaisir d’écouter la musique de la langue 😆 Plus sérieusement, je me dis que ça va bien aller quelque part dans mon cerveau, même un tout petit peu ! 🙂 Je ne conseille donc pas ce MOOC à des personnes qui débutent et qui veulent se faire un petit cours pépère. Il faut très clairement être intéressé.e par le sujet et je vous garantis qu’il y a des moments où il faut s’accrocher ! Il y a d’autres modules bien plus softs pour commencer, que je conseillerai dans d’autres articles à venir.

Quelques points positifs qui me font dire que ces petits accrocs, c’est Peanuts :

  • C’est gratos, vous avez accès à du super contenu pour lequel vous ne dépensez pas un radis.
  • C’est hyper riche et on apprend plein de choses. Je dirais même que ça participe à l’entretien de l’ouverture d’esprit.
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Comment exploser vos ami.e.s au Scrabble anglais 😀
  • Ces cours font un énorme travail (salutaire) de vulgarisation de concepts au demeurant très compliqués.
  • Et surtout, c’est court (en particulier pour ce MOOC ci – maximum 10 minutes par vidéo – donc même si les explications sont compliquées, on n’en fait pas une indigestion pour autant).

Le fait de commencer ce MOOC a bouleversé beaucoup de choses dans ma vie, plus que je n’aurais cru. Moi qui ai longtemps vécu l’école comme une contrainte, surtout au lycée, où je me sentais forcée d’ingurgiter des pavés de culture contre mon gré – ce mode d’apprentissage m’a libérée délivrée (mais quelle fourbe cette fille 😛 ). Tout d’un coup, je me suis sentie libre d’acquérir des connaissances dans les domaines qui me faisaient envie à MOI, et ça, ça change absolument tout. Mon hyper curiosité périodique s’est soudain transformée en soif inextinguible d’apprendre et, croyez-moi ou non, mais ça m’apporte beaucoup de bonheur et d’épanouissement au quotidien !

C’est bien beau tout ça, mais moi je n’ai « pas le temps »

« Ta ta ta ta ta » dit une Manon Woodstock à qui on ne la fait plus 😉

Qui que vous soyez, quel que soit votre nombre de doux chérubins ou de responsabilités diverses, si votre semaine contient ne serait qu’un « allez, je me vautre devant un épisode des Anges / de Game of Thrones/ d’une quelconque série Netflix » ou un « c’est parti, je vais me faire une dizaine de niveaux dans Bubble Witch », c’est que vous avez effectivement du temps. Je préfère volontiers que l’on me dise « je préfère consacrer mon temps à autre chose » (i.e. se vautrer comme une otarie devant la téloche – et je serais gonflée de vous jeter la pierre car je le fais aussi très régulièrement) que « j’ai pas le temps ». On vit dans une société du vite-vite-vite, qui nous fait oublier tous ces petits moments morts de la journée qui peuvent facilement être convertis en plages « je m’instruis un peu ». Voici quelques exemples :

  • Vous pouvez MOOCer (et non MOOKIE, je le rappelle) dans les transports en commun, ce que je fais tous les mercredis soir sur mon trajet du retour, pendant 40 minutes environ (ce qui me laisse, après avoir terminé, encore une grosse heure pour vaquer à d’autres occupations).
  • Vous pouvez vous bloquer un créneau de 15-20 minutes n’importe quand dans la semaine. Si vous avez des loupiots, vous les refilez un quart d’heure à votre conjoint.e (avec réciprocité, pour que votre moitié puisse aussi d’accorder quelques minutes de temps à autres) et si des joyeusetés comme le ménage, le pliage du linge ou la vaisselle vous attendent, je pense que le monde ne s’arrêtera pas de tourner si vous repoussez ces merveilleuses corvées de quelques minutes.
  • Vous pouvez MOOCer sur votre temps de pause dej’ et même si vous n’avez qu’une petite demi-heure, dites-vous que c’est déjà au moins 2-3 vidéos de regardées.
  • Si vous exercez un travail dans lequel les pauses sont pratiquées en milieu de matinée ou dans l’après-midi, ça peut être l’occaz’ de regarder un petit sujet intéressant de 5-6 minutes.
  • Si vous allez au travail en voiture, en rentrant en fin de journée, restez-y 10 minutes de plus tranquille, au calme, pour vous faire une petite session. Je rappelle que s’accorder 10 petites minutes à soi dans les 168 heures de la semaine n’a jamais provoqué de fissure dans l’espace-temps, bien au contraire 😉

Warning à apporter ! Mettre le nez dans l’univers des MOOC peut vite s’avérer hyper-chronophage si on ne se fixe pas des limites – on risque rapidement de finir, en somme, seul.e, obsédé.e par le niveau de batterie restant de son smatphone, très savant.e, certes, mais aussi entouré.e de cartons de nourriture à emporter, de quelques chats se battant pour le dernier bout de pizza rance, au milieu de monceaux de poussière d’un ménage oublié depuis quelques mois. Et je caricature à peine. On est vite happé par le principe ! Je vous conseille donc de vous programmer un créneau non-amovible et de vous y tenir, si d’aventure vos vies sociales et familiales continuent de vous intéresser un tantinet. N’abandonnez pas non plus à la première vidéo chiante ! Le merveilleux des MOOC tient aussi au fait qu’on n’est justement pas le cul sur sa chaise à être forcé.e d’écouter des trucs plus relous les uns que les autres, et que vous pouvez donc squizzer sans problème les parties qui vous branchent moins.

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Aller, je m’arrête là pour aujourd’hui, j’en ai déjà bien trop dit, comme d’habitude 🙂

Et vous mes fidèles ami.e.s, connaissiez-vous le principe des MOOC ? Est-ce que ça vous branche ? En avez-vous à me conseiller ? J’attends vos commentaires telle cette pauvre Mookie qui se demande encore comment les êtres humains ont osé la faire jouer dans une telle bouse, j’ai hâte de savoir ce qui se passe dans votre caboche !

Aller, je file, j’ai aquaponey escalade entre potes. Des bisous et à très vite cher lectorat !

Apprentissage Joyeux et Petit Singe !

Manon Woodstock.

13 réflexions au sujet de “Et toi, est-ce que tu MOOC ?”

  1. Ah les MOOCs! Je connaissais le nom, le principe grâce à un super ex-collègue informaticien mais je n’ai jamais pratiqué… Justement car me connaissant je vais respire, boire et manger MOOC.
    J’adore ce principe de partage libre des connaissances.

    Bonne escalade et éclate-toi bien au sens figuré et non littéral du terme hein 😉

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    1. Merci pour ton commentaire Sarah 🙂 Quand on cadre bien son utilisation des MOOC, aucun risque de déraper, n’aies crainte ! C’est une super opportunité pour se former sans frais et attiser sa curiosité. Belle journée à toi 😉

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  2. J’avais déjà entendu parler de MOOC mais je n’ai jamais essayé ! Moi mon problème ce n’est pas le temps (d’ailleurs comme tu dis, je pense que c’est toujours possible de trouver un petit créneau de temps à autre même pour les gens hyper occupés) c’est… ma concentration !!! J’ai vraiment du mal à regarder des vidéos et lire des articles (à part des trucs vraiment hyper courts, ou bien un film, une série ou un bouquin, là ça va je gère ^^) car au bout de 2 min j’en ai marre et envie de faire autre chose… autant professionnellement je suis hyper efficace et j’accomplis mes tâches hyper rapidement, autant à la maison je m’éparpille SANS ARRÊT, j’ai le taux de concentration d’un bulot… Je commence un truc et POF une pensée arrive et je commence un autre truc et BIM une autre pensée… c’est l’enfer, j’essaie de poser mes propres limites mais j’ai vraiment du mal à me focaliser sur une chose à la fois. Mais peut-être que si le cours me captive vraiment, j’arriverais à me concentrer dessus pleinement !
    C’est une super idée de faire ça dans les transports en commun d’ailleurs. Du coup tu les regardes sur quoi ?
    Je pense que si je remplaçais mon temps perdu à
    1) glander
    2) commencer 50 choses à la fois
    3) regarder les actualités facebook
    4) me plaindre
    par des Mooc, mon cerveau s’en porterait pas plus mal !! 😛

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    1. Hello Anousha, merci pour ton commentaire 🙂 Je crois que cette propension que beaucoup d’entre nous ont a glander nous a été inoculée par l’école. On a encore beaucoup de mal à intégrer la notion de plaisir dans l’apprentissage. Ce qui est génial avec le MOOC, c’est que même si tu en suis un à fond et qu’une vidéo ne t’intéresse pas, tu peux la squizzer sans problème et passer à un truc qui te captive plus.
      Perso, je les regarde sur mon téléphone et franchement, ça passe !
      Pour éviter de m’éparpiller, j’ai un truc imparable: je fais des listes, ça m’aide à prioriser ! C’est d’ailleurs probablement un des seuls trucs que mon boulot m’aura appris: gérer mes priorités et surtout, faire une chose après l’autre en cas de rush 😉 Pas toujours facile à appliquer dans la vie perso, je te l’accorde – moi c’est quand j’ai trop de choses non obligatoires à faire que je suis toute con: par exemple, quand j’ai le choix entre regarder une série, faire un puzzle, lire un livre ou jouer aux jeux vidéos, je finis souvent en PLS ^^ Incapable de faire un choix raisonné 😛
      Très belle journée à toi !

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  3. Bonjour,

    J’ai découvert ton blog grâce au dernier remue-méninges de la Nébuleuse 🙂

    J’ai découvert les MOOC il y a 2-3 ans je crois, et C’EST TROP BIEN! Je vais sur le site FUN (France Université Numérique) qui rassemble les MOOC de différentes universités dans tous les domaines, c’est très pratique. Si tu es anglophone, il y également FutureLearn qui est très très bien. Par contre ça peut effectivement devenir un gouffre temporel, il faut savoir se restreindre parfois *syndrome Hermione Granger* ^^’ J’ai du mal à ne pas terminer un truc que j’ai commencé, même quand ça ne m’intéresse pas et qu’il n’y absolument aucune obligation à aller jusqu’au bout. C’est pareil avec les livres qui m’ennuient…

    Bon weekend,

    Aelle

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    1. Bonjour Aelle, merci pour ton commentaire 🙂 Un grand merci pour tes suggestions de plateformes, je sens que ça va grandement faciliter mes recherches futures (quand j’aurais terminé les 1000 suggestions que je me suis déjà notées ^^). Comme j’ai coutume de dire « Et ces fichues journées qui ne font toujours pas 72 heures », n’est-ce pas ? 😀 Pour l’instant, je ne dérape pas trop, j’ai mon créneau du mercredi et les autres jours, c’est MOOC interdits, je me force à faire autre chose, même quand le sujet me passionne. Par curiosité, quels sont les MOOC que tu as préféré ?
      Je te souhaite une très belle journée !

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      1. Les MOOC qui ont ma préférence portent sur les sciences humaines, principalement la littérature. Parfois j’essaye d’en suivre concernant les sciences exactes mais j’ai tendance à les trouver rébarbatifs, malgré ma bonne volonté 😦

        Aimé par 1 personne

  4. Je connaissais de nom mais ne savais pas que ça existait en format si court, je vais regarder ça de plus près du coup! Merci pour les liens vers des sites sérieux. Et sinon perso Mooc me fait plutôt penser à Mouk, un dessin animé pour enfants 😉

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    1. Bonjour 🙂 merci pour ton commentaire ! C’est LE point qui me semblait intéressant de mettre en avant: les MOOC, c’est carrément envisageable, même pour les personnes qui manquent un peu de temps. C’est interactif, on peut s’arrêter quand on veut, reprendre en cours, sauter des passages…ça confère un peu de joyeuseté à l’apprentissage et c’est un vrai bol d’air 😀 Je viens d’aller regarder à quoi ressemble Mouk et en effet, je connais de visuel mais pas de nom ^^ Je pourrais désormais briller en société avec mes plus jeunes neveux/nièces 😉 Belle journée à toi !

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  5. j’adore ! cet été, cela fait partie des choses que j’ai envie de découvrir (j’ai trop l’impression de m’encroûter dans de vieilles connaissances et je me dis souvent que certaines doivent être complètement obsolètes depuis la fac…) et puis on a toujours un peu de temps pour ce qui nous tient vraiment à coeur ♥

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    1. En plus, il y a des MOOC vraiment fun et sympatoches à suivre ! En ce moment, je suis sur les cours du Mouvement Colibris et je m’éclate comme une folle. Tu as une idée des domaines que tu veux explorer ?

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