Nature

Dans la tête des pollueur.se.s

Que se passe-t-il dans la tête de cette femme qui vient de jeter son kleenex par terre après nous avoir gratifié d’une superbe imitation de Dumbo ? Et à quoi pense cet homme qui vient de retirer le prospectus calé sous son essuie-glace et qui l’a balancé par-dessus son épaule sans sourciller avant de démarrer en trombe ? Je me suis posé ces questions tellement de fois que j’en perds le compte.

Pourquoi disperser de la saleté à dessein ? Pourquoi dégueulasser impunément un espace utilisé par tous.tes ? Pourquoi ces personnes ne se font-elles presque jamais rappeler à l’ordre ? Il y a plusieurs pistes, et je crois que toutes se valent à peu près.

La société capitaliste nous a donné la certitude que rien ne finit jamais, que les conséquences de tout ce que nous faisons sont toujours rattrapables, qu’il y aura toujours quelqu’un pour passer derrière nous et corriger toutes nos conneries. « Après moi, le déluge » qu’ils disaient…Cette mentalité est encore très ancrée partout, j’en ai l’exemple flagrant tous les jours à mon travail. Combien de fois ais-je entendu « pourquoi tu t’en occupes, c’est le boulot des femmes de ménage » après avoir simplement déposé ma tasse à café dans le lave-vaisselle en fin de journée ? Un nombre incalculable de fois. Comme si on ne voulait pas assumer nous-mêmes les déchets et la saleté que nous laissons après notre passage.

Je le vois aussi avec les poubelles, que nous remplissons chaque jour toujours plus, sans s’interroger une seule seconde sur leur destination, ni leur mode d’élimination. Et c’est sûr que quand on considère notre propre poubelle et que l’on multiplie par 7,5 milliards d’habitant.e.s + les déchets générés par le monde de l’entreprise, il y a de quoi taper une crise d’épilepsie. Le souci, c’est qu’une fois que c’est hors de notre vue, on y pense plus. Loin des yeux, loin du cœur. Au fil des années, nous avons été complètement déresponsabilisé.e.s et ce que je trouve très surprenant, c’est que nous sommes en général extrêmement méprisant.e.s avec les gens qui s’occupent de faire disparaître nos traces. Je pense aux agent.e.s d’entretien, aux éboueurs qui décrivent des conditions de travail toujours plus dégradées avec de moins en moins de respect à le clef. Comme si les voir nous rappelait la désagréable sensation que nous sommes loin de laisser une pluie de pétales de roses derrière nous, et qu’on compensait en étant hautain.e.s et condescendant.e.s.

Pas plus tard qu’hier, lors de mon retour de cette si jolie ville chaotique qu’est Paris et qui a réellement volé mon cœur le temps d’un week-end, deux femmes qui étaient à côté de nous dans le TGV ont laissé traîner le sac contenant les restes de leur petit-déjeuner dans un des sas du train. Cela faisait très « le petit personnel s’en chargera ». Alors qu’il y avait juste des dizaines de poubelles sur le quai de la gare. Ça m’a fâchée. Je n’arrive toujours pas à déterminer si ça relève d’un manque d’éducation, si c’est fait exprès ou bien par méconnaissance totale. J’ai aussi en tête le témoignage d’un jeune homme, qu’avait recueilli une bénévole de l’association Bas les pailles lors d’un ramassage de déchets couplé à une ouverture du dialogue avec les habitants du quartier, qui avouait un peu honteux en assistant à la campagne que quand il finissait une brique de jus de fruit, il la jetait par terre sans vraiment penser aux conséquences.

Mais je relativise. Des fois, il arrive que je voie quelqu’un.e écraser sa clope gentiment avant d’aller la mettre à la poubelle (je rappelle qu’un mégot de cigarette peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau), et que dire, mis-à-part que j’ai juste envie d’aller lui rouler une pelle tellement je suis reconnaissante. Je me raccroche aux bons comportements qui existent encore. J’adore aussi les gamin.e.s qui engueulent leurs parents parce qu’ils ont mal recyclé un déchet. Tout n’est pas complètement noir, il y a de la lumière au bout du tunnel.

La deuxième chose qui m’inquiète et qui me paraît relativement dangereuse, c’est que nous sommes de plus en plus déconnecté.e.s de notre environnement. Je crois dur comme fer qu’il y a un lien avec notre proportion à polluer sciemment. Soyez donc attentif.ve.s à la prochaine soirée que vous organisez avec vos ami.e.s. Combien passent leur soirée à checker leur smartphone toutes les dix minutes ? C’est assez effrayant quand on se met à observer le phénomène. J’ai une autre anecdote très récente à partager sur le sujet. Vendredi dernier, à Luxembourg, des musicien.ne.s ont évolué toute la journée dans le quartier du Kirchberg et j’ai eu l’agréable surprise d’assister à un petit concert improvisé assez jazzy dans le tram, sur le chemin du retour. Ça m’a rendue vraiment heureuse sur le moment. Je me suis dit, quoi de mieux que de commencer le week-end au son de musiques entraînantes et punchy à souhait ? J’étais hyper attentive, complètement concentrée sur les musiciens. Et là, j’ai regardé autour de moi. Je peux vous dire que j’ai été saisie d’horreur. PERSONNE ne regardait, ni n’écoutait. J’étais la seule à m’intéresser à ce qui se passait. Tout le monde avait des écouteurs vissés sur les oreilles, en train d’arc bouter leur pouce dans le fameux geste caractéristique, le tout avec un regard bien zombiesque. The Walking Dead en version réelle. Un mec a fini par réaliser qu’il se passait quelque chose, a eu l’air d’apprécier – à ce stade, j’ai poussé un OUF de soulagement, en mode « tout n’est peut-être pas perdu », jusqu’à ce qu’il se mette à filmer deux secondes pour se replonger immédiatement dans son smartphone, visiblement pour partager cette miette d’expérience avec quelqu’un d’autre. Tristesse infinie, je crie ton nom…Quand le petit concert a pris fin, j’ai été la SEULE à applaudir dans un tram bien rempli. Je suis rentrée chez moi complètement abasourdie par ce qui venait de se produire.

texting-1490691_960_720

Je crois qu’on touche ici à un problème central qui conduit toute cette pollution mortifère, au-delà des industriels qui empoisonnent la planète en vue de faire toujours plus d’argent et qui raisonnent à coup de « quand ça sera devenu intenable, on verra ce qu’on fera », le reste de la population est de plus en plus déconnecté du monde réel. Notre vie est devenue virtuelle et je trouve ça très inquiétant. J’y vois une forme de fatalisme. Si on ne peut plus rien sauver, pourquoi s’impliquer et améliorer ce qui nous entoure ? Je connais des gens qui « vivent » littéralement sur le net et qui ne regardent plus du tout ce qu’il y a autour d’eux/elles. Et pourtant, le monde, quand on s’y intéresse, c’est le plus merveilleux des terrains de jeux. Rien que ce week-end, lors de mon escapade parisienne, je crois que je n’ai jamais aussi peu utilisé mon téléphone. Il y avait TELLEMENT de choses à observer que ça m’a presque donné le vertige. A tous les gens qui ne décollent plus le nez de leur dernier iPhone, de grâce, recommencez à regarder autour de vous ! Non seulement vous serez moins stressés par l’angoissante immédiateté du web, mais en plus, vous n’aurez même pas besoin de vous délester d’un SMIC – c’est gratuit. Quand la nature sera de nouveau une composante de votre quotidien et que vous aurez appris à la redécouvrir, je peux vous garantir que vous aurez envie de la protéger et la respecter.

Pour terminer, je crois que nous avons toutes et tous une responsabilité vis-à-vis de ces « autres » qui polluent. Il devient nécessaire de leur faire remarquer que ce qu’ils/elles font n’est pas civique et que ça dessert absolument tout le monde. Cependant, encore aujourd’hui, et je l’avoue volontiers, c’est moi qui ressent de la honte quand je vais gronder quelqu’un.e qui a jeté un papier par terre. Principalement parce que je sais que le dialogue risque de ne pas être apaisé du tout. Très paradoxalement, à l’époque du buzz et du « tout le monde donne son avis sur tout », les gens ne se laissent plus RIEN DIRE, même lorsqu’il apparaît comme assez flagrant qu’ils/elles sont dans l’erreur la plus totale. Me revient en tête un super billet de la blogueuse Ecolo Girl, que vous pouvez consulter par-là, où elle décrit le passage à l’acte de son fils qui a demandé à une dame pourquoi elle n’avait pas jeté son mégot de cigarette à la poubelle et que cette dernière a nié en bloc, allant jusqu’à prétendre qu’elle n’avait rien fait. C’est triste. Mais je crois qu’il ne faut pas baisser les bras pour autant. Qu’il faut tester des méthodes différentes pour faire comprendre aux gens que ces comportements ne sont plus possibles. Du « Madame, vous avez fait tomber quelque chose ! » avec un air niais totalement feint et souvent diablement efficace (jouer l’imbécile, ça marche du tonnerre 😉 ) au « Monsieur, pourquoi n’avez-vous pas jeté votre papier à la poubelle ? », je vous laisse juges de la méthode qui fonctionne le mieux pour vous.

Je crois aussi qu’il est urgent de sensibiliser les enfants en les emmenant dans la nature, en les faisant participer à des campagnes de ramassage (certaines écoles le pratiquent déjà) et en leur enseignant les grands principes de l’écologie. Il faut qu’on leur apprenne à réduire nos émissions de déchets, que nous relâchons malheureusement en masse sur notre jolie planète bleue. Nous devons nous reconnecter d’urgence à la nature, pour que les générations futures puissent elles aussi s’ébahir de toute la beauté qui peut régner dans ce monde de fou. Il est temps de recommencer à prendre conscience et de se remonter les manches pour nous assurer un futur digne de ce nom.

Et vous, que pensez-vous de ces déchets qui, en plus de polluer la nature, polluent aussi toute la beauté autour de nous, si nécessaire par les temps qui courent ? Quelles sont vos méthodes d’action face aux pollueur.se.s ? Quelles sont, selon vous, les solutions pour résoudre épineux problème, si tant est qu’il y ait ? Je suis impatiente de découvrir vos réactions.

C’est tout pour le petit billet d’humeur du jour, je vous retrouve dès vendredi pour un nouveau grand format !

Je vous embrasse.

Poubelle et paix sur le monde !

Manon Woodstock.

14 réflexions au sujet de “Dans la tête des pollueur.se.s”

  1. Je suis tout à fait d’accord avec toi!
    A mon boulot, c’est la même et encore…. Soit-disant une boîte Ecolo-friendly, et bien le papier est jeté dans la même poubelle que les ordures classiques… Ca me file des boutons.

    J’ai le sentiment par rapport à notre méthode de consommation que nous sommes arrivés au film Wall-e: le cerveau devenu dépendant des écran comme si sa vie en dépendait avec justement cette incapacité à profiter du moment présent. C’est navrant.

    Niveau déchets… Grand loulou du haut de ses 5 ans n’arrête pas de faire des remontrances à qui jette ses papiers! Des ados, des papis, des adultes et j’en passe…. Il a même le réflexe de ramasser tous les papiers qu’il voit par terre pour les mettre à la poubelle la plus proche… Il me bluffe à chaque fois! Y’a espoir donc 😀

    Aimé par 1 personne

    1. Eh oui, il y a du taf dans les entreprises…Comme c’est détaché de notre vie perso, on a tendance à faire encore moins gaffe que d’habitude à notre impact. Dans une autre vie, quand j’avais fait un stage en crèche, ils jettaient même le verre dans les poubelles classiques. J’avais l’impression de prendre un coup de poignard à chaque fois…
      C’est marrant que tu parles de Wall-E, en plus d’adorer ce dessin animé et d’être totalement amoureuse de ce petit robot (OUI, j’ai une peluche Wall-E sur ma table de nuit et j’ASSUME 😀 ), je me souviens d’une scène où deux humains s’entrechoquent, commencent à discuter et décident d’aider Wall-E à retrouver Eve. C’était un joli moment de reconnection. Parfois, le monde me fait aussi de plus en plus penser au film Her de Spike Jonze, dans lequel tu vois des gens marcher dans la rue parler tout seuls dans leur oreillette et ne pas se voir les un.e.s les autres.
      Heureusement qu’il y a les enfants parfois. J’adore leur façon très cash de te faire comprendre que « non mais tu plaisantes, j’espère » et en plus, c’est un public très réceptif à l’écologie et hyper intéressé si on sait s’y prendre.
      Très belle journée à toi et courage au travail !

      Aimé par 1 personne

  2. Ce qui me dérange, également, c’est que souvent, ce sont ces mêmes pollueurs qui se plaignent de payer trop d’impôts. Qui se permettent de dire à la fois « y aura quelqu’un pour s’occuper de nettoyer à ma place » et « je ne veux pas payer pour le bien de la collectivité ». D’une manière plus générale, dans le système capitaliste actuel, j’ai l’impression que beaucoup de gens ont tendance à devenir individualistes à l’extrême. Profiter au maximum des avantages qu’offre la société en donnant un minimum en retour.
    Tu parlais d’éducation : le modèle japonais est intéressant pour ça. Pas de femmes de ménage à l’école, on apprend aux enfants à nettoyer eux-mêmes. C’est un bon moyen d’apprendre le respect de l’autre, et de comprendre que si chacun y met un peu du sien, la collectivité y gagne beaucoup.

    Aimé par 1 personne

    1. Hello Tocca, merci pour ton commentaire ! Je suis épatée par la manière de faire japonaise. On devrait apprendre aux enfants à faire de même dans tous les pays. J’y vois un bon moyen de se rendre compte dès le plus jeune âge qu’on laisse des traces, et que ça a un coût de les effacer (temporel et financier pour le coup !).
      Pour ce qui est de l’individualisme extrême qui est en train d’apparaître, je fais le même constat que toi. Tous les jours, je suis littéralement entourée de gens qui se plaignent SANS CESSE (un vrai foyer d’énergie renouvelable si tu veux mon avis 😀 ) – on manque clairement de gratitude face à ce que la société nous offre au quotidien et qu’on ne voit même plus (ramassage des ordures, entretien des voiries, hôpital public – où, même si l’attente est parfois longue, on est pris.es en charge sans dépenser le moindre euro…On pourrait continuer comme ça longtemps). Les gens ne s’investissent plus dans le bien commun, ils « s’en foutent », tant que chez eux, c’est propre et bien rangé, ça leur va. C’est aussi le symptôme d’une génération qui a déserté la nature et qui reste enfermée chez elle.
      On ne voit plus les connections, on reste bloqué.e.s sur nos foyers respectifs, on ne réfléchit plus et on préfère se mettre des oeillères.
      C’est un peu triste quand on sait les merveilles que la nature a à nous offrir.
      Je te souhaite une belle journée !

      Aimé par 1 personne

  3. Moi ce qui m’énerve ce sont les gens qui ont des chiens et qui laissent trainer des petits sacs noirs contenant la merde de leur chiens partout dans la nature. Je ne comprends pas ce concept de ramasser les crottes mais de laisser le sac en plastique par terre. Soit tu ne fais rien soit tu fais tout mais tu ne t’arretes pas en plein milieu de ton action quoi.

    Aimé par 1 personne

    1. MON DIEU c’est clair !!!! Je pense qu’une déjection de chien aura tout à gagner à rester telle quelle et à se désintégrer pour enrichir le sol, plutôt que de se retrouver dans un vulgaire sac en plastique. Le parallèle avec les chiens est intéressant: les gens n’assument pas, tout simplement. Si ramasser de la merde ne t’intéresse pas, eh ben fais pas chier (c’est le cas de le dire 😛 ) et n’achète/n’adopte pas de chien !!! C’est pareil avec les déchets, on devrait interdire aux gens d’acheter des trucs jetables s’il ne se sentent pas capables de faire 100 mètres pour aller les jeter dans une poubelle…

      Aimé par 2 personnes

  4. (tu as une peluche Wall-E !!! trop cool !!!)

    Par où commencer ?! Déjà la phrase »pourquoi tu t’en occupes, c’est le boulot des femmes de ménage », what the actual fuck?! Je t’avoue que quand je vois le nombre de déchets par terre, je ne comprends pas DU TOUT DU TOUT ce qu’il se passe dans la tête des gens. Je comprends que réduire ses déchets au quotidien, ça fasse « peur », et que le processus soit long. Mais par contre, juste aller faire 2 pas pour jeter un truc, c’est réellement à la portée de TOUT LE MONDE, réellement… Et s’il n’y a pas de poubelle à côté ben on attend la prochaine, c’est pas bien sorcier… J’essaie de temps en temps de ramasser les déchets que je vois. Comme je te disais, mon mari le fait quasiment systématiquement et j’avoue que je n’ai pas toujours la foi, et ça me fait culpabiliser… Des fois c’est vrai que je me dis « putain je devrais ramasser ce truc… mais… c’est dégueulasse » ^^’ Et le pire c’est qu’en étant passive, je me sens très certainement plus coupable que les gens qui ont créé ce déchet !

    C’est dommage que ce ne soit pas naturel, mais vu qu’on voit que ce n’est apparemment pas le cas, ça devient une question d’éducation et de sensibilisation, et c’est aussi aux personnes comme nous d’en parler, je suis d’accord ! CHANGEONS LE MONDE ! 😉

    Quant à l’hyper connexion, ah, ma foi… J’avoue que je suis souvent plongée dans un bouquin dans les transports en commun, par contre j’essaie de décrocher de mon téléphone petit à petit. Je ne pense pas être complètement addict mais je trouve que je passe trop de temps dessus quand même. Déjà, ne pas avoir internet hors des connexions wifi (ou alors choisir de ne pas allume sa 3G), c’est une grande aide. Sinon je trouve ça pas mal de se lancer des petits défis accessibles quand on a envie de limiter son usage du téléphone : s’instaurer des règles, pas de téléphone à table, aux toilettes, pendant qu’on regarde un film, quand on va se promener, extinction des feux à une certaine heure… c’est des petites choses mais une fois rentrées dans le quotidien, ça change tout (je trouve !).

    Aimé par 1 personne

    1. Eh oui, j’ai même des cadres DIY Wall-E et Eve sur ma table de nuit (je vous un culte inquiétant à ce dessin animé)…La classe à Dallas, n’est-il pas ? 😀
      Jusqu’à présent je ne ramassais pas les déchets que je voyais par terre, en me martelant le fameux « attend, c’est quand même pas toi qui va ramasser la merde des autres » (assez individualiste je l’avoue ^^). Mais hier, j’étais dans le parc derrière mon bureau pour chasser les traces d’animaux (TOUT LE MONDE me regarde comme si j’étais la personne la plus chelou de Luxembourg, mais je m’en tape !! Je m’éclate 😛 ) et c’était juste dégueulasse, il y avait des bouteilles, des papiers, des restes de déjeuner à emporter…J’ai été prise d’une telle colère que je me suis mise à tout ramasser. Et j’envisage sérieusement d’organiser une collecte de déchets parce que ça me gonfle. Là, l’interrupteur a été poussé, une Manon Woodstock furax se met en action ^^ Tu féliciteras ton mari, c’est un comportement hyper citoyen, et ne t’inquiètes pas, pour toi, ça viendra ! Il suffit de se laver les mains après ramassage ou d’investir dans une paire de gants lavables et le tour est joué.
      Tocca m’a parlé du fait qu’au Japon, on apprend aux gamins à nettoyer la classe et il n’y a pas de femmes/hommes de ménage. J’ai juste trouvé ça super. FAISONS-LE !
      Pour ce qui est de l’hyperconnexion, j’ai de plus en plus la sensation de subir la promo que je dois faire pour mon blog tu vois…ça fait passer beaucoup de temps sur Instagram, Facebook…et plus les mois passent, plus ça me soule 🙂 il y a tellement de choses plus intéressantes à faire dans la vie réelle ! A la maison, je suis entrée dans de longs et dangereux pourparlers pour supprimer les téléphones des chambres. J’avance petit pas par petit pas et j’ai bon espoir de réussir dans l’année qui vient. Je vais revenir au bon vieux réveil que l’on remonte et je n’aurais plus aucun électronique 😉 Je suis sûre que toutes ces cochonneries nous foutent le sommeil en l’air !
      Aller, passe une très bonne journée 🙂 Des bisous

      J'aime

  5. Tellement vrai !! hélas.. j’ai la chance de vivre au bord de l’ocean, et je m’y promene toujours avec un sac plastique afin d’y collecter les déchets et je m’aperçois que je ne suis plus la seule à me promener ainsi, et c’est bien, c’est rassurant. Nous sommes rendus très loin dans la destruction de notre planete et c’est effrayant, qu’allons nous laisser à nos enfants.

    J'aime

    1. Bonjour Pascale, merci pour ton commentaire, ça me fait chaud au coeur de lire ça. Je me dis que nous ne sommes pas seul.e.s dans la prise de conscience et que les lignes commencent à bouger. Certain.e.s repartent dans la nature, se reconnectent à toute la beauté et ne supportant plus de la voir si mal en point, agissent. Il y a un vrai engouement et c’est positif. Ce qui m’inquiète cependant, c’est que j’ai la sensation qu’un véritable fossé se creuse entre celles et ceux qui s’impliquent dans la nature et la protection de l’environnement et le reste de la population. Je me plante peut-être, mais je trouve qu’ils/elles sont de plus en plus à l’ouest, ne voient plus du tout ce qui se passent autour d’eux/elles et tombent dans un individualisme inquiétant. Il faudrait que les grands médias et les politiques s’emparent du sujet…Il faudrait…En attendant, à nous de faire penser la balance pour justement, laisser un monde vivable aux générations futures. Très belle journée à toi !

      J'aime

  6. Moi aussi, les gens sur leur smartphone m’énerve. Je n’arrête pas de dire à mes jeunes de poser leurs portables et d’observer. Je pense aussi que ça a d’énorme conséquence sur leur créativité. Quand ils doivent trouver une phrase, une question, ils ont tout de suite le réflexe téléphone. La semaine dernière, je leur ai demandé de partager leurs sources d’inspirations. Ils n’arrivaient pas à me donner un site, un film, un livre… C’était compliqué pour eux. Je trouve cela effrayant.

    J'aime

    1. Hello 🙂 Merci pour ton commentaire ! Je fais le même constat que toi, mais pour les adultes aussi. Et je pense qu’il y a un parallèle intéressant à faire: dans cette société néo-libérale, la créativité est plus que jamais bridée. On nous martèle qu’on doit rentrer dans le moule pour trouver un travail et pour réussir professionnellement et socialement, qu’il n’y a qu’une seule manière valable de faire pour arriver à un but…C’est d’une tristesse…Je bosse sur des devoirs en ce moment et je dois dire que j’ai du mal à m’écarter d’internet (surtout parce que la cotisation de la bibliothèque à côté de chez moi est fixée à 40€ et que psychologiquement, j’ai du mal ^^ j’y travaille, je devrais franchir le pas samedi). Cependant, j’essaye d’agrémenter mes devoirs de dessins faits à la main, je regarde la nature pour y retrouver ce que j’ai appris avec satisfaction et surtout, j’agrémente mes compositions, quand ça s’y prête, d’éléments ramassés dans la nature. Et c’est tellement plus fun !! Je m’amuse en travaillant !
      Je trouve aussi que les parents s’impliquent moins qu’avant. On est une génération très « à l’intérieur ». C’est peut-être un préjugé, mais j’ai l’impression qu’il y a moins de sorties en forêt, de dialogue et de mouvement hors de la cellule stricte du foyer…La seule manière que les gamin.e.s ont de s’évader, c’est leur portable…Il y a du chemin à faire…
      Belle journée à toi 🙂

      J'aime

  7. Woua, super article ! Bon je crois que je repasserai sur ton blog plusieurs fois pour lire tous ceux qui m’intéressent parce que ça me prend pas mal de temps ^^
    Effectivement, on est déconnecté. Comme je le disais dans mon premier article Ecolo sur mon blog, avant, j’étais ce genre de personne. Et la raison pour laquelle j’agissais comme ça, c’est que je ne me rendais compte de rien. Je n’y pensais même pas. Le jour ou je suis tombée amoureuse de la nature, j’ai compris le mal que je lui avais fait. Ce sont des gens qui m’ont inspirés et qui m’ont fait avoir ce déclic : la famille zéro déchet et ma tante, qui agissait comme ça depuis toujours et qui m’a tout de même montré un bel exemple quand j’étais chez elle.
    Pour essayer de changer les choses comme je le peux, j’en parle déjà beaucoup à mon entourage, je leur explique pourquoi il faut préserver la planète. Je partage sur les réseaux sociaux et sur mon blog ce que je peux, j’essaie surtout de faire comprendre à ceux qui prennent sans arrêt des photos de leur destination de voyage paradisiaque, qu’ils doivent vraiment en prendre soin, souvent ce sont ces même personnes qui les détruisent. Après, il faut essayer de rester courtois, bien que ça ne soit pas toujours facile. Sinon l’autre s’énerve et ne veut pas écouter…
    Désolée pour ce long commentaire ahah ! Je reviens vite pour lire d’autres articles 😽

    J'aime

    1. C’est ce que j’appelle l’épineux problème de la communication bienveillante (à laquelle j’aimerais beaucoup me former dans les années qui viennent) ou comment communiquer avec les autres sans les brusquer ni les agresser. Pour ma part, c’est encore extrêmement dur et je sais que je dois travailler là-dessus.
      Après, comme l’expose la doctrine du merveilleux Mouvement Colibris, je crois qu’on « fait notre part » à notre manière. En partageant, en publiant, en communiquant notre amour de la nature aux autres. Le reste leur appartient et on ne pourra pas sauver le monde rien qu’à nous.
      J’étais aussi comme toi avant, je n’avais aucune conscience de mon impact et ça a été vraiment progressif. Je tente de me racheter en faisant quelques bonnes actions et en sensibilisant autant que je peux.
      Le plus cool des retours, c’est quand quelqu’un te dit qu’il a changé à la lecture d’un de tes articles. ça fait chaud au coeur !

      Aimé par 1 personne

Exprime toi mon ami(e) !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s