Le coin des inclassables

Petites histoires d’open spaces

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler modernité au travail. Enfin, « modernité »…qu’on s’entende bien d’entrée de jeu, j’ai surtout envie de décortiquer un peu toutes ces pratiques qui sont jugées « dans l’air du temps » en mode « Best Pratice of the Start-Up Nation » (tu le vois bien Emmanuel Macron, là ? 🙂 ) et qui, en réalité, ne font que pourrir un peu plus la vie des salarié.e.s. Et ce matin, je m’attaque à un symbole : celui des open spaces. Parce que je crois qu’il n’y a rien qui me donne plus d’urticaire dans ma très joyeuse vie professionnelle.

Quand on étudie, on s’imagine le travail dans les bureaux – assez naïvement je dois le dire – comme une image d’Epinal assez datée, avec un espace à soi, chacun son téléphone, chacun son ordinateur, un petit bloc note posé sur le côté ainsi qu’une tasse de café fumante et réconfortante dans la main. Il ne manque plus qu’un petit chien dont la tête oscille quand on tape dessus pour que le bonheur soit total. Sauf que quand tu te crashes dans le monde du travail, c’est un peu l’équivalent de découvrir que la super maison de Barbie est en réalité le repère de l’horrible Jigsaw.

Je me rappelle encore avec émotion du moment où j’ai pris mon premier poste et qu’on m’a amenée à mon bureau – et de la surprise à laquelle j’ai dû faire face. « Mais où est la porte ? Sur les fiches de l’Onisep, il y avait une porte bon sang !!! ». Ma panique tangible, à faire passer le pétage de plombs de Brad Pitt à la fin de Seven pour une réaction affreusement commune, a heureusement été calmée par mon adorable collègue de l’époque – avec qui l’entente a d’emblée été excellente.

Par la suite, il y a eu d’autres expériences formidables, comme celle que je vis aujourd’hui, et d’autres, qui m’ont fait totalement cauchemarder. Je pense notamment à mon deuxième emploi, où on était juste aligné.e.s en rang d’oignon les un.e.s à côté des autres et où j’ai expérimenté le principe tout neuf du « zéro intimité » sans panneaux de séparation, en plus de devoir supporter de longues journées de travail en étant à moins de 25 centimètres de la seule collègue avec laquelle je ne m’entendais pas du tout. Et je peux vous dire que nous avons passé 1 an et demi à penser mutuellement « mais pourquoi diable m’oblige-t-on à bosser à côté de cette grosse conne ? ». C’est l’ambiance générale qu’on a pourri avec nos gamineries et je réalise aujourd’hui à quel point notre conflit ouvert a desservi l’ensemble de l’équipe. Il y a cependant un « mais ».

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Je suis persuadée que si on avait eu des bureaux séparés, la situation aurait été très différente. Qu’on se le dise, on ne peut pas s’entendre avec tout le monde, et je crois qu’on aura un consensus global sur la question : c’est statistiquement impossible. Mais il existe une énorme différence entre le fait de « ne pas saquer un.e collègue qui a son bureau à 10 mètres du tien – où tu te dis « quel imbécile celui-là » avant de claquer la porte et ne plus y penser » et « ne pas saquer un.e collègue qui te souffle sa mauvaise haleine en pleine tronche dès le lundi matin ». Parce qu’avoir un bureau, c’est pouvoir s’isoler quand on en ressent le besoin. C’est avoir 4 murs à soi, qui protègent du regard extérieur et des inimitiés. C’est pouvoir, de temps à autres, se ressourcer dans un cocon protecteur où on est seul.e. Et des fois, je me prends à rêver que ça doit faire un bien fou.

J’ai la chance, dans ma configuration de travail actuelle, d’être dans un open space avec parois séparatrices (l’équivalent de la Rolex du salarié en bas de l’échelle !) avec 3 collègues formidables, avec lesquelles je m’entends comme larronne en foire. On se marre comme des bossues, on plaisante à longueur de journée, on va manger ensemble, on échange des conseils, on s’entraide…en bref, on se kiffe et on s’accepte – même si nous sommes 4 personnes très différentes. Tout n’est que bienveillance entre nous et je crois que c’est assez rare pour être souligné. Mais même dans ce cas-là, je vous assure que l’open space se révèle être hyper lourd au quotidien !

Et le pire, je crois que c’est le bruit permanent. Au point qu’il faudrait parfois boire une bouteille entière d’eau de Lourdes en priant de réussir à se concentrer un jour. Entre les biiiiip bien stridents du micro-onde qui retentit toutes les 2 secondes et que la personne qui a mis sa pitance à chauffer, extrêmement bien intentionnée au demeurant, ne vient éteindre qu’au bout de 5 minutes, le bruit des imprimantes (dont tu deviens un.e tel.le expert.e qu’au moindre petit chuintement suspect de roulette, tu sais déjà qu’il va falloir appeler un technicien) et les gens qui viennent tailler le bout de gras juste à côté de toi à coup de « et la petite dernière ? Elle fait ses nuits ? » ou « Oh la la, je me suis fait un su-per resto sur Paris ce week-end ! » et que tu as le droit à la description de l’entrée, du plat, du fromage ET du dessert pendant que tu essayes de te concentrer sur un fichier Excel chiantissime, je peux te dire que t’as juste envie de démarrer une tronçonneuse pour faire fuir tout le monde.

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Et ce qui est extrêmement frustrant, c’est que chez nous, presque tout le monde a un bureau (partagé à deux en général), mais pas les secrétaires, ni la plupart des employé.e.s administratifs. Et je dois dire que j’y vois une espèce de chantage qui est assez dur à avaler : moins tu es haut dans la pyramide, plus tu auras de mauvaises conditions de travail. Ça ne renforce pas vraiment l’estime de soi.

Deuzio, ce qui est quand même très chiant, c’est que l’open space fonctionne sur le principe de surveillance des salarié.e.s entre eux/elles. Le concept d’intimité est totalement aboli. Et c’est juste puant comme principe. Personnellement et comme décris plus haut, je n’ai pas à me plaindre. Mais combien d’histoires de collègue zélé.e qui se prend pour l’inspecteur Harry, qui se met à fliquer l’ensemble du personnel et qui instaure une ambiance pourrie ais-je déjà entendu ? Des tas. Alors je pose la question très solennellement, qu’est-ce qu’on y gagne au juste ? Parce que soyons très honnêtes, on procrastine tous et toutes au travail – c’est juste comme ça. Sur une journée de 7 ou 8 heures, on ne bosse jamais effectivement à 100%, tout simplement parce que nous ne sommes pas des robots. Et…c’est ok ! Si quelqu’un arrive à travailler non-stop 340 jours par an (je suis sympa, j’ai retiré les congés 😉 ), sans regarder son smartphone une seule fois, sans lire les news, ni aller jeter un œil sur des sites à la con en étant heureux.se et épanoui.e, qu’on me le/la présente sur le champ !

L’open-space est censé booster la productivité des salarié.e.s, notamment parce que, se sentant observé.e.s en permanence, ils/elles bosseraient beaucoup plus. Peut-être que c’est le cas pour certaines personnes, mais personnellement, j’ai absolument HORREUR qu’on se plante derrière moi quand je suis en train de travailler. J’ai l’impression d’être dans un roman Orwellien.

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Et si on recommençait à se poser une seule question très simple du style « Est-ce que ce/cette salarié.e fait correctement son travail ? » ou alors « Est-ce que les tâches que je lui ai assignées sont traitées ? ». On répond par oui ou par non, et si c’est non, il est toujours temps de remonter les bretelles de la personne concernée. Nous travaillons toutes et tous à des rythmes différents, selon des modalités qui ne sont pas les mêmes. Il faut arrêter de se raconter des histoires avec l’idée de salarié.e.s tous.tes pareil.le.s, assemblé.e.s en usine façon C3PO. Et si on refaisait un peu confiance aux gens ?

Et le pire, c’est quand on te donne des dépliants ou qu’on organise des conférences qui vantent les mérites du travail en open space (faites, bien évidemment, par des personnes qui ont leur propre bureau – sinon c’est quand même tout de suite moins drôle !). Ça me donne juste envie de hurler. On te dit que ça te permet d’avoir des espaces décloisonnés, aérés, qu’il y a plus de coopération, de contacts entre les gens…Ce sont de faux arguments ! Je ne vois pas la différence avec un bureau dont on laisserait la porte ouverte. Les personnes qui en ont effectivement un dans mon entreprise actuelle ont l’air de coopérer tout autant, et je dois dire qu’au vu des rires en cascade que j’entends régulièrement et du mouvement perpétuel dans mon département, je n’ai pas réellement l’impression que ça impacte les contacts et la vie sociale.

Que l’on créé des espaces communs de coworking, que l’on envisage d’autres manières de travailler que de rester planté comme un piquet pendant 10 heures, tout en ayant la possibilité de garder son intimité, ça, c’est moderne. La surveillance généralisée, l’exposition constante à des collègues malveillant.e.s et la dépersonnalisation de l’espace, c’est arriéré ! Je crois qu’on ne demande pas grand-chose. Rien qu’avec un tout petit box, c’est avoir une espace à soi, la possibilité d’une bulle où l’on peut se concentrer et faire le vide, loin de l’agitation frénétique de la vie de bureau.

Et vous les ami.e.s, travaillez-vous en open space ? Si oui (ou non, d’ailleurs, tout avis est le bienvenu), qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà pensé à des organisations de l’espace de travaille qui rendent le quotidien plus agréable ? Qu’est-ce qui fonctionne ? J’attends vos commentaires d’un pied plus que ferme !

Et…c’est finish ! Comme promis, je tiens mes objectifs de faire court et de m’exprimer sur des sujets de sociétés aussi divers qu’intéressants (à mon sens). Je me demande si ça ne va pas paraître trop abrupt à certain.e.s d’entre-vous et si d’aventure c’était le cas, n’hésitez pas à me faire savoir, que « franchement, c’est absolument nul ce que tu fais, Manon » 😀 Je respecte une forme un peu plus convenue que d’habitude pour cause de publication sur LinkedIn, en restant toutefois fidèle à mes petites notes d’humour grinçant. Après, c’est comme tout, il va falloir s’habituer, faire, refaire encore, avant d’arriver au résultat souhaité. Mais ça ne me fait pas peur. Battante un jour, battante toujours.

Fuck le flicage entre salarié.e.s, vive la liberté et l’intimité !

Manon Woodstock.


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15 réflexions au sujet de “Petites histoires d’open spaces”

  1. Ton open space fait frémir d’horreur….
    J’ai déjà eu toutes les configurations:
    – l’open space avec des personnes que je supporte pas
    – l’open space où on rigole
    – le bureau individuel où on se sent bien vite exclu du reste du groupe
    – le bureau partagé

    Et bien perso, c’est la dernière version que je préfère. Un bureau avec 2/3 collègues avec qui on s’entend super bien qui reste ma préférence. C’est pas trop peuplé donc on entends pas non stop les bruits d’untel ou untel tout en étant pas désertique.
    Après chacun ses envies, et aussi son métier qui nécessite tel ou tel degré de calme.

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    1. J’avoue tout, ce n’est pas mon open space ^^ Mais il y ressemble fortement…C’est vrai que rien qu’un bureau à deux, qu’est-ce que ça serait chouette !! En plus, en ce qui nous concerne, nous sommes juste à côté de la kitchenette avec son lot de nuisances insupportables (coucou l’avocat qui fait chauffer ses pâtes harissa – cornichons – rosbiff tous les midis 🙄 si tu savais comme ça pue !!!).
      Moi, mon rêve (qui ne se réalisera peut-être pas au vu de mon départ plus qu’imminent du salariat), ça serait un bureau avec pleiiiiin d’espaces communs, des fauteuils différents, des canapés, des endroits cosy – avec un tout petit bureau où s’isoler pour chacun, avec une porte qui se ferme. Il y en aurait pour tous les goûts comme ça 🙂 M’enfin, y’a encore du taf dans notre manière d’envisager l’espace de travail – qui est encore trop tourné vers la contrainte.

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      1. Oh mon Dieu, le mélange de saveurs me donne automatiquement la nausée.
        Je serais plutôt du genre à privilégier une combinaison télétravail / bureau avec 3 jours en télétravail et le reste au bureau pour faire le point avec ses collègues.
        Mais nous sommes encore trop dans cette pensée de surveillance, là-dessus je rejoins ton débat avec la Nébuleuse….

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    2. Bravo pour votre article sur les open spaces, c’est tout à fait ce que j’ai ressenti quand au détour du dernier audit la décision d abattre les murs a été prise.
      Il avait été avant tout une question de rendement, de confiance, entre employeur et salarié.
      Je n y ai vu effectivement qu un flickage permanent inutile, faisant planer un doute sur la qualité de notre travail.
      C est à cette période que les relations de confiance ont changé, de la franchise, nous sommes passés à la méfiance, au fait que des doutes pouvaient être émis sur notre bonne volonté à faire notre travail. Comme si on venait au travail tous les jours pour simplement toucher son salaire. Une entreprise c est avant tout la confiance d un groupe de travail à avancer dans le même sens.

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      1. Bonjour Paurion, merci pour ton commentaire ! Triste de lire ton ressenti…mais c’est bien que tu le partages ici !
        Les employeurs ont beau nous servir leur baratin de franche camaraderie et de collaboration améliorée, on sait très bien qu’il est en réalité question de surveillance et de performance. Tu décris très bien cette ambiance qui se dégrade, cette méfiance réciproque…quand on couple ça aux mauvaises conditions de travail (la concentration en pâtit) et à la perte d’intimité, c’est souvent dur dur.
        Je crois aussi qu’il faut d’urgence remettre la confiance au centre des relations de travail. Après tout, quand un job n’est pas fait, ça se voit, non ? A l’employeur de prendre la décision qui s’impose s’il s’en rend compte. Nous n’avons pas toutes et tous le même rythme de travail, les mêmes rituels…et cette pratique voudrait nous standardiser pour le meilleur, mais surtout pour le pire !
        Belle journée à toi 🙂

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  2. Je trouve ce format tout à fait efficace ! Et je partage ton analyse des open space… C’est clairement conçu pour que les salariés se surveillent les uns les autres et/ou soient surveillés. Nous ça nous paraît arriérés, mais en fait ça correspond tout à fait à l’état d’esprit actuel du libéralisme « tendance et moderne » incarné par Macron : surveillance et productivité sous couvert de faire différemment, de manière conviviale etc…

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    1. Ah mais complètement !!! Je pense que j’y reviendrai dans un autre billet d’humeur, mais c’est comme cette politique du « hot desk » où tu n’as pas de bureau attitré et où c’est « premier.e arrivé.e, premier.e servi.e ». C’est THE truc tendance à Luxembourg et j’avoue que ça me fait frémir d’horreur !!! Ils te vendent ça comme une pratique qui casse la routine, qui permet le mouvement, de côtoyer d’autres collègues, mais c’est juste une manière de dépersonnaliser encore plus l’environnement de travail et de faire de nous des robots interchangeables qui doivent être capable d’accomplir leur tâche n’importe où, dans n’importe quelles conditions. Par contre, pour dire non au télétravail, même deux jours par mois, il y a du monde…Il y a des moments où j’ai vraiment peur que ma boîte s’y mette…
      C’est clair que quand je vois Macron faire l’apologie de cette école de pensée, j’en ai des sueurs froides. Je suis un peu interdite face à tout ce qui est en train de se passer au sommet de l’Etat…On est en train de vendre notre intimité, nos droits sociaux et humains pour (peut-être) quelques années de stabilité fictive. C’est très inquiétant.
      Aller, je te souhaite quand même une belle journée 😉

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      1. Oui, c’est extrêmement inquiétant, mais ça se fait un peu en douce, avec un beau vernis, et j’ai peur que beaucoup de gens ne s’en rendent compte que bien tard…

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  3. Quand j’étais en thèse nous étions 25 dans le même bureau. Ce n’était pas évident tous les jours et j’ai du me mettre à travailler avec la musique pour pouvoir m’isoler et me concentrer. Maintenant je travaille dans un bureau avec 3 autres personnes et je trouve ca beaucoup mieux car j’arrive mieux à me concentrer car beaucoup moins de bruit.

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    1. Hello Mélodie, merci beaucoup pour ton commentaire 🙂 Pfiouuuuu 25 !!! J’ai du mal à imaginer. Je pratique aussi régulièrement le fait de me coller des écouteurs dans les oreilles pour pouvoir me concentrer sur mes tâches – sinon, ça vire parfois à l’impossible. Chez nous, c’est plus que personne ne fait attention à nous – ce qu’on fait est considéré comme moins important, moins prestigieux, donc ça donne le droit de nous déranger en permanence. Travailler à 2 ou à 4, c’est le bon plan, mais encore faut-il s’entendre avec ses collègues. J’adorerais travailler dans des environnement vraiment innovants, je trouve encore les managers très passéistes dans leur manière d’envisager l’environnement de travail. Je te souhaite une très belle semaine 😉

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  4. Encore un sujet sur lequel je ne m’étais jamais interrogée :O Sûrement car je n’ai jamais eu à affronter ça ^^ mais là je cherche du boulot en ce moment même et ton article me fait flipper XD
    Il me semble que mon grand frère bosse en open space mais il n’en a jamais parlé, faudra que je lui demande à l’occasion car maintenant je suis curieuse ! Jusqu’ici, je n’ai jamais eu mon propre bureau mais ce n’était pas non plus la configuration dont tu parles. Par exemple à Londres ou en ce moment à Magdebourg, on partage un bureau à plusieurs (4 à Londres et 3 ici) mais c’est fait de telle façon qu’on n’est pas non plus hyper proches et on n’a pas tous les inconvénients dont tu parles. Sinon après dans mes boulots de prof de FLE hors université (où là les profs ont un bureau, même si souvent partagé, pour recevoir les étudiant.es), ben là pas de bureau du coup vu que c’est pas le même genre de travail, on partage la salle des profs mais on n’y est pas toute la journée, donc pas pareil du tout. Si un miracle arrive et que je décroche l’un des postes auxquels je postule en ce moment, je pense que je partagerai encore un bureau avec des collègues, et du coup maintenant je me dis « hey mais c’est vrai, avoir son propre bureau ça doit être chouette… ». Je pense que ça dépend du type de travail, par exemple là je bosse avec ma collègue de SVE et on est assises l’une en face de l’autre et c’est bien pratique car on travaille vraiment main dans la main, et si on devait se bouger à chaque fois pour demander un truc à l’autre, ce serait l’enfer. Mais dans un type de travail moins en « équipe permanente », on peut très bien bosser tranquille et se réunir ailleurs en cas de besoin, l’un n’empêche pas l’autre. Et là on s’entend hyper bien toutes les deux, donc on papote à longueur de temps, mais apparemment l’an dernier les deux volontaires pouvaient pas se piffrer et être en face l’un.e de l’autre devait être fort sympathique.
    Je pense que l’open space me stresserait, j’aurais l’impression de jamais pouvoir traîner sur facebook 😛 J’imagine que dans un monde parfait où tout le monde s’entendrait hyper bien et où l’ambiance de chaque environnement de travail serait bienveillante et chaleureuse, ça serait différent. Et encore, même là, on aurait besoin de notre petit cocon de temps à autre.

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  5. 90 personnes dans l’open Space ou je suis
    Les mini chefs tous ensemble sur le même bureau de 6-8
    À surveiller qui arrive tard qui part tôt
    Par contre étrange à 7h30 il n’y a personne
    Deux poubelles centralisées
    Des placards petits et loin des bureaux
    Résultat des bureaux en b*rdel, sales, aucun respect pour les espaces de travail
    Je passe sur l’ergonomie des bureaux non réglables en hauteur
    Sur les écrans qu’on veut supprimer…
    Mais c’est Génial, tout le monde adooore
    Par contre pour produire un document de fond… c’est bizarre on teletravaille…

    Résultats des

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    1. Hello ladefense, merci pour ton commentaire – incomplet, mais très intéressant – je ne saurai pas les « résulats des… » mais je m’en accomode fort bien, ne t’inquiètes pas 😉
      90 en open space mais QUELLE HORREUR !! Comment peut-on considérer que c’est épanouissant de travailler dans ces conditions ? C’est l’équivalent de l’élevage intensif pour salarié.e.s ! Il ne manque plus que les bacs de grains au centre de la pièce et on y est ! Et ça a l’air typiquement le genre d’endroit où on te reproche de partir tôt bien que tu sois arrivé aux aurores quand il n’y avait pas un péquin !!
      Petite question, ils veulent que vous bossiez comment sans écrans ??? Ils implantent un système d’exploitation directement dans votre cerveau ou quoi ? On est dans Minority Report là xD
      Et tu as oublié de préciser que bien sûr, le télétravail est réservé aux personnes les mieux vues et que quand tu es tout en bas de l’échelle, ton document de fond, tu es bon.ne pour le produire au milieu d’un brouhaha dont le volume sonore équivaut à celui d’un Airbus au décollage…
      Aller, courage et passe une bonne semaine !

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