Bonjour 🙂 comment allez-vous en cette veille de week-end ? Pour moi, tout baigne. Enfin “tout baigne”, si on peut considérer que ce concept inclue un oubli de sac dans mon train du matin (ça y est, je crois que j’ai réalisé TOUTES mes terreurs de transports en commun, je suis blindée, il ne peut plus rien m’arriver 😛 ) et un pseudo arrêt cardiaque…Figurez-vous que je me suis enfin attaquée à la falaise de réorganisation des catégories du blog, dont certaines étaient obsolètes depuis très longtemps, et quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai réalisé que mon article sur la coupe menstruelle n’était plus et qu’il avait été remplacé je ne sais trop comment par le copié-collé d’un autre papier de ma composition. Ouhhh c’te stress les enfants !! La panique à bord totale, le flip’ de ma vie…A côté, la poupée Chucky a l’air d’une innocente demoiselle en porcelaine…j’ai été à deux doigts de déclencher une alerte enlèvement 😯

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Rassurez-vous cependant, tous mes « enfants » ont l’air sains et saufs, et j’ai pu remercier mille fois ma présence d’esprit qui me fait sauvegarder une copie de chaque article depuis mes débuts fougueux…Néanmoins, cette demi crise d’apoplexie m’aura fait réaliser quelque chose : il FAUT que j’imprime mes articles (pas de jets de tomates pourries, je compte utiliser des feuilles destinées au rebut au boulot !) et que je les conserve quelque part. Depuis le début de l’aventure, le numérique – que je sais désormais extrêmement polluant – m’insécurise énormément. Chaque article représente des heures et des heures de travail et je suis malade à l’idée d’en perdre un seul. Ami.e.s blogueur.se.s, écrivain.e.s – avez-vous traversé des angoisses de la sorte ? Ça intéresserait grandement mon petit cœur palpitant à la chamade d’échanger avec vous.

En parlant de temps, le sujet du jour m’en a lui aussi pas mal demandé (clairement, j’en ai chié des ronds de chapeaux). Ça parle de végétarisme…et de cantine scolaire ! Ça vous branche ? Allons-y gaiement !

Attention : traversée de crudivores !

Avant tout embryon de début de blablatage, je crois qu’il est intéressant de rappeler les différentes définitions que regroupent le spectre du végétarisme/végétalisme/véganisme (Mangent-ils/elles du poisson ? A combien d’œufs ont-ils/elles le droit par jour ? Mettent-ils/elles un slip ?), parce que bien que ça soit relativement clair pour moi, je ne suis pas persuadée que ça soit le cas pour tout le monde.

Les flexitarien.ne.s sont, en quelque sorte, des végétariens à géométrie variable – ils/elles ne sont ni ronds, ni carrés, ni rectangles – ce sont plutôt des sortes de parallélépipèdes (j’ai toujours rê-vé de placer ce mot dans un de mes articles et c’est maintenant chose faite 😀 C’est bon, je peux partir en vacances tranquille !). Ces braves messieurs-dames mangent donc parfois de la viande – dans des circonstances particulières, mais son végétarien.ne.s les ¾ du temps.

Les végétarien.ne.s, sont, quant à eux/elles, déclinables en plusieurs catégories.

Un.e ovo-lacto végétarien.ne n’inclut ni viande ni poisson dans son alimentation, mais continue à consommer certains produits d’origine animale comme le lait, le beurre, les œufs, le miel, et cetera.

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Il y a les pesco-végétarien.ne.s, qui mangent du poisson, mais aussi les lacto-végétarien.ne.s, qui consomment des produits laitiers mais pas d’œufs (inversement pour les ovo-végétarien.ne.s).

Un.e végétalien.ne ne consomme aucune protéine d’origine animale – en se limitant à son alimentation, alors qu’un.e végan.e exclut de sa vie tout produit (alimentaire ou non) issu de l’exploitation animale (donc pas de cuir, de fourrure, de laine, de cosmétiques testés sur les animaux, de zoo ou de cirque).

Vous voyez que quand on met un peu le nez dans le moteur, ce n’est finalement pas si compliqué ! Alors oui, je sais, vous vous demandez pourquoi je vous barbe avec ces précisions très théoriques comme ça, à froid, en début d’article. C’est avant tout pour que vous compreniez bien ce qu’est un repas végétarien, végétalien ou même végan – parce que quand je vois passer des insultes parfois virulentes à l’encontre de ces catégories sur les réseaux sociaux et que les mecs ou les meufs en face cassent du végan en ne sachant même pas de quoi il s’agit, moi, j’ai juste envie de me marrer et de prononcer le mot « abruti.e ».

*Mais…attends Manon, c’est quoi cette histoire de végétarisme ? Tu arrêtes de manger de la viande ?* Pas encore, mon poussin, patience ! Non, si je te parle de tout ça, c’est pour expliquer ce qui me semble être une excellente initiative du gouvernement – qui cherche à inciter les enfants à manger moins de viande. Et je trouve ça super.

La proposition de Nicolas Hulot

Si vous passez régulièrement par ici, vous devez sans doute connaître mon avis plus que mitigé sur l’action de Nicolas Hulot en tant que ministre de l’Ecologie. Après, je sais aussi être bonne joueuse et reconnaître quand on propose des trucs bien, et cela même quand le gouvernement élu me déclenche des dermatites purulentes relativement fréquentes. Dans un éclair chargé de bon sens, Mister Ecologie, adulé et choisi par mon cher et adoré Manu (pour celles et ceux qui arrivent ici, je suis IRONIQUE hein 😉 Je ne voudrais pas que l’on se mette à m’encenser dans les milieux Macronistes !), a lancé une proposition pour que soit créé un groupe de réflexion sur le bien-être animal, mais aussi une idée très intéressante : commencer à imposer aux cantines scolaires de proposer un menu végétarien aux enfants une fois dans la semaine.

Jusque-là, rien de totalement foufou…Parce que juste pour dresser un rapide tableau, selon des études récentes, on sait :

  • Que nous mangeons encore beaucoup trop de protéines animales (l’ANSES – agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail – a confirmé que les loupiots ingèrent plus de 2 fois la quantité de protéines animales journalière recommandée) ;
  • Que l’industrie de la viande est responsable à elle seule de 15% des émissions de gaz à effet de serre sur la planète ;
  • Que l’obésité est en train d’exploser, et que sa baisse passera avant tout par le fait de mieux manger – ce qui s’apprend dès le plus jeune âge ;
  • Que la plupart des animaux sont loin de gambader joyeusement dans des grands espaces et crèvent dans des conditions pouvant s’apparenter à de la torture pure et simple ; et
  • Que la viande rouge a été classée comme cancérogène probable par l’Organisation Mondiale de la Santé en 2015, qui a d’ailleurs carrément enlevé la marque d’un quelconque doute pour sa copine la charcuterie.

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Pas très fun, hein ? Je rajouterais que si on prend en plus en compte le fait qu’un menu végétarien de substitution pourrait résoudre les problématiques que posent parfois l’appartenance religieuse, on se dit qu’on a rarement eu un tel moyen de contenter absolument tout le monde : on protège la santé des pitchous, on repense notre rapport aux animaux en prenant leur bien-être en compte, nos copains.ines juif .ve.s, musulman.e.s, et catholiques sont content.e.s. Le monde est vert, beau, les oiseaux chantent et tourbillonnent dans le ciel…Selon un sondage commandé par Greenpeace, 59% de la population française est même favorable à l’introduction de repas végétarien dans les cantines…Tout n’est que rose et paillettes…

Sauf que…je ne suis pas sûre que ça se fasse aussi facilement (et je vous prie d’accepter mes réserves quant aux répondant.e.s à un sondage réalisé par Greenpeace…Je ne suis pas persuadée qu’un militant FN qui mange son saucisson quotidien se dit « oh tiens, une enquête réaliséé par les écolos, lilalilalou, je vais y répondre tisouite ! » 😀 ). Je crois que sa mesure est encore bien loin d’être acceptée et votée. La preuve : la proposition avait déjà été faite pendant le quinquennat Hollande et avait été très rapidement écartée.

Des critiques fondées, d’autres pas…

Si on occulte l’énorme réticence dont font preuve certains parents, en mode « oh mon dieu mon gamin va devenir un affreux hippie à fleur dans les cheveux qui écoute du Tryo et qui vote à gauche », il est vrai que l’alimentation 100% végétale pose des questions (et je répète qu’il n’est question ici que d’un repas par semaine !).

En fait, c’est un peu comme dans tout : un repas végétarien n’est pas forcément écolo friendly, tout comme un éleveur n’est pas forcément un gros salaud qui empile ses bœufs les uns sur les autres dans le seul but de faire plus de profit. Cet article de ConsoGlobe en parle d’ailleurs parfaitement bien (https://www.consoglobe.com/regime-vegetarien-aliments-non-transformes-cg): certains produits végétariens transformés sont encore loin d’être nickels (bourrés de sel et d’additifs) et il va de soi qu’il n’est pas souhaitable d’importer du soja ou un quelconque ingrédient de l’autre bout de la planète (coucou l’empreinte carbone dégueulasse !), ces derniers étant parfois en culture conventionnelle – donc blindés de pesticides, d’engrais chimiques et donc participant à l’appauvrissement de la fertilité naturelle des sols, à la pollution de l’eau et à la fragilisation des espèces animales et végétales. Ami.e.s végé, ne me tapez pas tout de suite dessus, je le dis et le répète, l’élevage est extrêmement polluant, certainement 10 fois plus que toute l’industrie végétarienne réunie, mais je crois qu’il faut savoir faire preuve d’auto-critique et ce, dans les deux cas.

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« Manger bio et végétarien, c’est un truc de bobos qui ont du fric ». Euhh, t’as vu le prix de la viande au kilo mon gars ? Te rends-tu compte que ce que tu dis n’a ni queue ni tête ? On est plus il y a 20 ans ! Aujourd’hui, les filières d’approvisionnement sont beaucoup mieux organisées et manger bio et végétarien est devenu complètement abordable, pour peu que l’on respecte la saisonnalité des produits.

« Se priver de viande serai préjudiciable sur le long terme ». Elle apporterait des acides aminés essentiels, comme le fer et la vitamine B12 (également présents dans les œufs et le poisson). Mouai. Je n’adhère franchement pas à cet argument. Les nutriments contenus dans la viande seraient bien plus facilement absorbables par le corps que ceux contenus dans l’alimentation végétale. D’un point de vue scientifique, pourquoi pas…Mais tous les végétarien.nes/lien.nes et végan.e.s que je connais ont l’air en parfaite bonne santé…Et puis, je crois aussi dur comme fer qu’on peut tout à fait compenser ces protéines. Changer de régime alimentaire ne se fait pas du jour au lendemain et je suis certaines que celles et ceux qui rencontrent des problèmes sont des cas particuliers ou alors des gens qui n’ont pas forcément fait une compensation adéquate des protéines animales.

*Bouhouhou, de toute façon, on tape toujours sur nous, pauvres éleveurs qui essayons simplement de faire notre métier décemment* Oui, oui, oui, on se calme avec les pleurnicheries. Au-delà du fait que je sais qu’il n’est pas toujours facile de travailler dans le secteur agricole en France, j’ai la sensation de plus en plus grande que cette catégorie est absolument incapable d’une quelconque remise en question et je dois dire que ça m’agace assez.

« Ça va casser le patrimoine et la tradition ». Dans certains articles, je lis « Oui, et nos volailles de Bresse ? Et nos agneaux de prés salés ? »…Ne trouvez-vous pas que ça fleure quand même bon le nationalisme de merde tout ça ? D’un, je suis loin d’être convaincue qu’on sert de la viande bio, locale et de qualité dans toutes les cantoches de vos mômes et de deux, t’inquiète chaussette !! Le marché de la viande ne va pas subitement s’effondrer avec un seul et unique repas végétarien par semaine quoi 🙄 Desserrez-vous de l’élastique, enfin !

« Les enfants DETESTENT les plats végétariens ». Ah. Ah bon. Et si j’en crois cet article paru dans l’Est Républicain (https://www.estrepublicain.fr/actualite/2017/12/11/cantines-faut-il-un-jour-sans-viande), un test a été réalisé à Metz avec au menu, un très vendeur « omelette – purée de carotte » en plat principal, que les enfants ont globalement boudé…Que te dire que si tu me sers ça, je crois que je fais un peu la gueule aussi quoi… Je pars du principe que cuisiner végétarien ou végan est loin d’être évident et qu’il faut un peu chercher avant de trouver les associations qui fonctionnent bien, surtout avec les gamins. J’ai ma théorie là-dessus, quand c’est bon…c’est bon, avec ou sans viande !

Aucun risque pour la santé, et avec les enfants…ça fonctionne !

Le pire, c’est que cette mesure est déjà mise en place dans certaines régions et que ça marche plutôt bien – ce qui me fait me demander pourquoi on ne la généralise pas.

Le maire du 2e arrondissement de Paris, Jacques Boutault, a, pour calmer les inquiétudes de tout le monde, invité les parents réticents à venir tester les repas végétariens servis dans les cantines scolaires de sa circonscription. Il semblerait qu’à la fin du repas, certain.e.s avaient déjà oublié qu’ils n’avaient pas mangé de viande. Selon son expérience, les enfants ne rechignent absolument pas devant les plats végétariens, qui ont un succès tout à fait honorable.

A Lille, les cantoches scolaires servent un repas végétarien par semaine.

A Mouans-Sartoux dans les Alpes Maritimes, 3 cantines de la ville sont en 100% bio et 85% des légumes viennent du potager municipal. Un menu végétalien est proposé une fois par semaine (et ils se vantent de servir des plats qui font un tabac chez les jeunes, comme les lasagnes de lentilles ou encore les haricots rouges à la mexicaine).

A Limoges, un repas par semaine est entièrement végétarien.

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Que dire mis-à-part que dans ces villes, on a reporté aucun cas d’enfants rachitiques ou bourrés de problèmes de santé à cause d’une surconsommation de protéines végétales 😉

Selon Patrick Sérog, médecin nutritionnel à Paris, il n’y d’ailleurs absolument aucun risque d’un point de vue nutritionnel à intégrer un repas végétarien dans la semaine des enfants. Il souligne de nouveau qu’il n’y a pas moins de 14 repas dans un semaine et que ce n’est certainement pas une ou deux alternatives végétales qui vont tuer vos loupiots. Ils s’habituent à manger différemment et dans ce domaine, le choix est assez infini : lentilles, riz de toutes sortes, haricots, fèves, pois chiches, pois cassés, sarrasin, blé – qui ont tous une excellente qualité nutritionnelle et sont très rassasiants. Ça évite encore plus les fameux « petits creux » qui conduisent vos enfants à adopter de fâcheuses habitudes, comme se goinfrer de cochonneries pour compenser.

Et puis je vais vous dire un truc, depuis quelques mois, mon boulot a négocié avec une cantine d’entreprise à côté de chez nous pour que l’on puisse y avoir accès. Ils proposent un menu végétarien 4 jours par semaine et font même l’effort de cuisiner un plat végan une fois par semaine – avec, en plus, au moins 5 sortes de légumes et féculents différents chaque jour. Et c’est juste TROP COOL. En plus de découvrir des plats sans viande ni poisson vraiment délicieux où l’envie de barbaque ne m’atteint pas une seule seconde, je chope plein d’idées pour réduire ma propre consommation à la maison. Je suis passée à presque 50% de repas végétariens sur la semaine, et je m’en rends à peine compte…parce que c’est juste super bon 🙂 (je garde d’ailleurs un souvenir ému d’une pastilla de pommes de terre fondantes et champignons avec une sauce à la menthe – quel délice absolu !!! 😛 ). Je trouve ça formidable que l’on puisse proposer une telle alternative de manière quotidienne. Et puis, je vais bien ! Je me sens carrément en forme !

Des parents encore trop réticents

Cependant, je crois que si j’évoquais la possibilité d’un repas végétarien par semaine dans les cantines scolaires en soirée avec certain.e.s ami.e.s ou lors d’un repas de famille, je me ferais lyncher à coup de filet mignon de porc. Parce que le végétarisme, même plus qu’occasionnel, ça démange carrément du slip. C’est très triste à dire, mais une proportion énorme de l’espèce humaine a un mal fou avec la différence. Dès que tu t’écartes d’un poil de cul des normes, les gens se mettent à pousser des cris d’orfraies. Mais alors si tu te mets à vouloir changer des choses pour leur.s gamin.e.s, même si c’est de toute évidence pour leur bien, ils se mettent à hurler si fort qu’on ne s’entend plus parler.

J’y vois, au fond, une peur des adultes que leur enfant devienne différent d’eux/elles. On a encore beaucoup de mal, dans cette société, quand un enfant arrive au monde, à se dire « c’est un être humain tout neuf ». Tout autour de moi, je vois des montagnes de projections, de « ma chair, mon sang » et bla bla bla – oui, en soi, je veux bien, mais votre bout de chou va évoluer, grandir et il va devenir, par la force des choses, différent (et c’est vraiment super !). Et quoi qu’il en soit, on ne devient pas végétarien.ne en un coup de baguette magique parce qu’on a mangé un seul repas 100% légumes dans la semaine.

Je subodore une forme de repli très individualiste, aussi. Parce qu’au final, notre brave Nico, il parle – je le rappelle tout de même – de « proposer » (le choix du terme est intéressant, il ne parle pas d’imposition à ce stade) un menu végétarien aux enfants – donc, en gros, avec possibilité de produits laitiers (fromage, crème, beurre), d’œufs, miel et compagnie. On n’est pas non plus dans un truc végan méga violent composé de 100% de farine de pois chiche quoi ! C’est en grand partie pourquoi je ne comprends pas vraiment les raisons des réticences des gens. En fait, j’ai plus l’impression que c’est une peur maladive de changer, couplée à une désinformation générale dans laquelle tout le monde se complait. C’est un peu triste ! On en arrive aux théories exposées par le film Idiocracy où tout le monde devient d’une bêtise crasse, vautrés devant la téléréalité et les infos à sensation toute la journée. On ne s’informe plus sur rien, on croit bêtement tout ce qu’on nous dit – sans vérifier des spots de pub parfois pilotés par les lobbys (j’ai même découvert avec horreur un dépliant de l’INPES qui conseille de manger de la viande ou du poisson au moins une fois par jour…Je ne sais pas exactement de quand il date, mais WHAT THE FUCK quoi 😯 ) et qui nous font croire qu’on va mourir dans d’atroces souffrances si on ne s’enfile pas un demi saint-nectaire et une côte de bœuf chaque jour. On ne pense plus du tout en tant que groupe, on pense en tant que soi. Chacun pour sa gueule, « hors de question que MON enfant ne mange pas de viande ». On est, au final, pas vraiment dans une revendication de groupe, mais plus dans de l’égoïsme narcissique. Et je trouve ça un peu moche.

Allez, j’ai déjà été bien trop longue (et paradoxalement, j’en ai BIEN chié pour structurer mon article !). Je vous file mes sources :

On fait le bilan (rapidement et) calmement, en se remémorant chaque instant

Je crois qu’instaurer un menu végétarien une fois par semaine est une excellente idée, et qu’on pourrait même aller un peu plus loin (mais c’est un autre débat). Non seulement ça permet aux enfants de découvrir une autre manière de se nourrir en les initiant à de nouvelles recettes, mais c’est également sans risque pour leur santé, et c’est même plutôt positif au vu de la quantité de viande 2 fois trop importante qu’ils ingèrent chaque jour.

Tant que la cuisine végétarienne évite les aliments trop transformés riches en sel et privilégie le bio, local et de saison, elle a tout bon 🙂 Ce n’est pas aussi cher que l’on croit: les filières sont désormais bien mieux organisées qu’il y a 10 ans et se nourrir correctement devient de plus en plus accessible.

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Alors que vous inspire cet article braves gens ? Que pensez-vous de la proposition de Nicolas Hulot ? Saviez-vous que les repas végétariens étaient sans risques pour vous enfants ? Avez-vous déjà tenté vous-même le 100% végétal ? J’attends vos réactions !! De l’échange je veux, messieurs dames 😉

Cher.e.s ami.e.s, je vous laisse sur ces quelques mots (maitenant que je vous ai filé une bonne grosse dalle avec toutes ces photos de bouffe 😀 ) et ce pour une semaine entière de pause. Je dois vous avouer que je suis littéralement sur les rotules et m’éloigner quelques jours devrait me permettre de recharger correctement les batteries. Aller, je file éventailler (si !!! ça se dit :P) mes doigts de pieds et me servir une Pina Colada (sans paille).

Je vous embrasse et vous dis à très vite.

Galette de lentilles et poivron grillé !

Manon Woodstock.