Nature

C’est arrivé près de chez vous…la triste histoire de l’inexorable déclin des oiseaux communs en zone rurale

Hey, hey ! Bien le bonjour cher.e.s tous.tes ! Comment allez-vous en cette matinée pleine de promesses et de grâce (désolée d’avance si vous êtes coincé.e avec votre thermos de café contre la vitre graisseuse d’un quelconque transport en commun ou si votre boss vient de vous envoyer un email pénible avec 150 choses à faire avant ce soir – un vendredi midi – of course !), car, et je vous l’annonce avec autant de retenue que possible, je suis à la maison en train de me la couler (presque) douce 😀 Avec l’octroi d’un petit jour de congé de derrière les fagots, j’entame fièrement mon deuxième week-end de 4 jours d’affilé – s’il vous plait – et même que j’ai l’impression que les semaines sont encore plus interminables que d’habitude ! Ce qui m’amène à conclure que le dicton populaire est finalement plutôt vrai : moins on bosse, moins on a envie de bosser 😛 J’ai pu terminer mon petit article du jour à la cool, blottie dans un plaid devant l’ordinateur de la communauté (composée de Ludo et moi-même, c’est déjà pas mal !) et j’avoue que j’apprécie ces moments de calme dans la quotidien relativement effréné de ma semaine.

Alors, c’est pas le tout mais qu’est-ce que je vous raconte de beau ? Je suis désolée de vous l’annoncer, mais le sujet du jour n’est pas gai. Pas gai du tout.

*Non, mais j’y crois pas Robert, tu te rends compte ? Elle est en week-end, les doigts de pied en éventail devant son ordi à siroter un cocktail lait fraise et en plus, elle compte nous plomber le moral avec un truc déprimant ! Cette fille est sadique !!* Oh que oui, et si vous saviez ce dont je suis encore capable, vous partiriez en courant 👿 😉

Je souhaite aujourd’hui revenir sur un sujet qui m’a réellement attristée : la baisse hyper inquiétante des populations d’oiseaux communs dans les zones rurales. Sur le coup, ça m’avait vraiment foutu le bourdon, mais je n’avais pas cherché plus loin – inscrivant ce sujet à la liste déjà plutôt fournie de mes futurs projets d’articles. J’ai laissé passer le temps et je n’ai mis le nez dedans qu’il y a 2 jours. Que dire mis à part que le sujet m’a réellement passionnée et que j’ai découvert des tas de choses 🙂 Envie de partager mon enthousiasme ? Accrochez-vous à votre siège, c’est parti mon kiki !

Des campagnes bien silencieuses

Tout avait plus ou moins commencé avec cet article publié sur Le Monde, qui avait fait un peu de bruit à l’époque et qui m’avait, je dois le dire, vraiment peinée. Moi, les oiseaux, j’adore ça. J’adore les entendre chanter, j’adore les regarder voler, j’adore observer leurs si jolies couleurs. Quand j’étais gamine, ce dont je me souviens le plus, c’est des oiseaux qui faisaient un boucan du DIABLE chaque matinée de printemps et qui me réveillaient en douceur avec leurs gazouillements, ce qui, à dire, vrai, me semblait quand même nettement plus agréable que le bipper du réveil – mais si, tu sais ! Celui avec lequel tu frôles l’attaque cardiaque et qui te laisses dans le coltar pour la matinée entière 😆 Alors sur le coup, je me suis dit « Mince ! C’est quand même vachement tristoune de passer la fin de ma vie à me faire réveiller par RTL qui me dit qu’il est 5h00 » – plutôt que par un moineau qui vient toquer au carreau tous les matins (expérience vécue dans notre ancien appart’ – il semblerait que l’oiseau se voie dans le carreau, prenne son reflet pour un prédateur et s’attaque – Je peux vous assurer que c’était TRES drôle à observer 🙂 ). Je ne sais pas vous, mais moi je suis triste quand quelque chose qui apporte du « beau » dans nos vies est en danger. On a besoin de beauté, plus que jamais.

Oiseaux du jardin
La mésange bleue, mon oiseau préféré !

Je me suis donc un peu plus renseignée sur l’étude qui a été menée et l’interview de Grégoire Loïs, directeur adjoint de Vigie Nature (qui est un programme de sciences participatives d’observation de la nature – dont je mets le site plus bas) dans le Nouvel Obs m’a bien éclairée sur le sujet. Pour vous remettre un peu le truc en contexte, Vigie Nature a été fondée par le Muséum d’Histoire Naturelle et demande à ses participant.e.s volontaires (tout le monde peut y participer – beaucoup de leurs programmes ne nécessitent aucune connaissance en ornithologie) d’appliquer la méthode STOC – moi, je dis que ça ne s’invente pas 😛 (le Suivi Temporel des Oiseaux Communs) et ces observations sont réalisées pour différentes espèces (papillons, escargots, insectes…). Ces observations, effectuée par les particuliers amateurs, offrent des données venant de toute la France, qui, après analyse par le Muséum d’Histoire Naturelle, sont une vraie mine d’or pour les scientifiques. Cela permet en particulier de mettre à jour des relations de cause à effet entre certains changements (urbanisme, pratiques agricoles…) et l’environnement, mais aussi de mieux connaître la diversité. Comme il serait tout bonnement inconcevable de mettre en place une telle campagne d’observation sur tout le territoire en se basant sur l’emploi de professionnel.le.s, la méthode permet à tout le monde d’y trouver son compte : les « profanes » se font des petites sorties nature qui sont utiles et permettent à la science d’avancer – et cette dernière en tire des études qui sont utiles à l’ensemble de la population. C’est un authentique cercle vertueux – gagnant/gagnant.

Les faits constatés par Vigie Nature convergent (malheureusement, pour le coup) avec les observations du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), qui a, quant à lui, mis en place une zone atelier de 450km carrés où des relevés sont faits de manière régulière, puis sont étudiés par des agronomes et des écologues.

Le constat est sans appel : un tiers des oiseaux communs des campagnes ont disparu. On peut citer la population de l’alouette des champs, qui a chuté de 35% ; les perdrix ont pratiquement disparu avec une chute vertigineuse de 80 à 90% (cette pauvre cocotte est d’ailleurs définitivement éteinte en Suisse depuis les années 2000) et les hirondelles de cheminées se sont quant à elles pris un gros gadin de moins 50%. En gros, c’est la dernière démarque chez les piafs.

Mais le plus drôle quand tu te rends compte d’une catastrophe écologique comme celle-là, c’est que tu réalises qu’il y a des mecs/des meufs qui agitent fort leurs bras depuis des années en disant « on est en train de déconner à plein tube, arrêtons-les conneries » et que tu n’étais pas au courant. Parce qu’on en parle juste pas aux infos…Vous comprenez, c’est tellement plus intéressant de parler du mariage princier dont tout le monde se contrefiche et de Manu Macron qui fait un câlin à Pierre Gattaz *soupir*. Je suis donc tombée, par le hasard des choses, sur cet article super intéressant qui relate l’interview d’un bioacousticien (y en a des métiers de folie, n’est-ce pas ? 😉 Cela concerne tout ce qui touche à l’enregistrement des sons de la nature, en particulier pour mieux la comprendre), ancien chantre du milieu musical (il a, entre autres, bossé sur la musique de grands films comme Apocalypse Now, Mission : Impossible, mais aussi avec les Doors), qui a tout plaqué pour passer un doctorat en bioacoustique – j’adore, le type, il a fait son rebelle inversé 😀 Et il s’avère que ce brave monsieur tirait déjà la sonnette d’alarme en 2016, en disant que 50% des bruits de la nature avaient disparu depuis 50 ans et qu’il considérait cela comme un symptôme d’un désastre écologique en cours. Le mec, il est tellement fort, qu’au fil de ses enregistrements, il s’est rendu compte que ça chantonnait de moins en moins (j’apprends par exemple que les crapauds californiens ont disparu car la fréquence acoustique des avions entrait en concurrence avec leur cri d’alarme – Surprenant, n’est-ce pas ?). Bernie Krause – c’est son nom – introduit l’idée intéressante de la nature comme origine de toute musique – parce que c’est, selon lui, parce que l’être humain a cherché à imiter certains sons entendus dans la nature qu’il a essayé de les reproduire et qu’il en est arrivé là où il en est aujourd’hui.

Vous voyez, tout converge !

Une disparition prévisible

Il faut dire que la chute des populations d’oiseaux dans nos campagnes était quand même de l’ordre du plus que probable, quand on s’arrête sur deux – trois facteurs bien choisis.

Primo, l’être humain et ses activités prennent de plus en plus de place – c’est une réalité. Il n’y a qu’à voir les centaines de banlieues pavillonnaires, petits complexes de shopping et exploitations agricoles gigantesques qui fleurissent à la campagne…Tout ça ne se fait pas sans conséquences : les oiseaux perdent leurs habitats (disparition des arbres, des haies, des prairies, des mares etc.), qui permettent la reproduction des espèces. Parce que contrairement à nous, qui baisons partout comme de gros dégueulasses, les oiseaux – eux – ont une liste de lieux bien précis où s’envoyer en l’air pour assurer la continuité de leur espèce. C’est comme ça, c’est une règle. (Mon ami Triple Buse me dirait qu’ils n’ont qu’à faire autrement, mais en l’occurrence je l’emmerde et je crois qu’il le sait *Quelque chose me dit qu’il ne va cependant pas tarder à l’ouvrir* 🙄 )

Deuzio, l’avènement et l’intensification de l’agriculture industrielle a conduit à une utilisation massive d’engrais, de pesticides, d’insecticides et d’herbicides. Mais c’est machins là, ce n’est pas vaporisé allègrement sans aucun but. On le fait pour tuer. Oui, mais qu’est-ce qu’on peut donc bien zigouiller avec tout ce binn’s ? Ben les insectes, ma bonne dame. Parce que les insectes, ça te foire vite fait bien fait des hectares entiers de cultures déjà bien pâlichonnes et dopées aux fortifiants pour tenir le coup. Le problème, c’est que les oiseaux, quand c’est tout bébé mignon et que ça fait areuh dans un nid, ça mange quoi ? Eh bien des insectes, pardi !

Anthus_hodgsoni_(eating_insect)

On nous explique bien que lors de leur développement, les oiseaux passent d’abord par un stade insectivore avant de devenir essentiellement granivores. Et toutes ces saletés qu’on ajoute à la terre détruisent aussi les plantes sauvages – qui, pour certaines, sont sources de graines pour les oiseaux adultes.

*Mais enfin, z’ont qu’à manger des chips ces cons ! Si on y arrive, pourquoi pas eux ? Z’ont qu’à disparaître et puis c’est tout, ils me f’ront moins chier quand j’essaie de faire ma grasse mat’* Ooooooh, il commence à la ramener un peu trop à mon goût Triple Buse ! 🙄 Cher et adorable ami, comme toute espèce sur cette planète – y compris tes adorables bambins, futur.e.s Quadruples Buses – a un régime alimentaire bien particulier. Tes gamins, si tu les nourris uniquement d’herbe et de moucherons pendant la première année de leur vie, il y a de fortes chances qu’ils développent de graves mal fonctions, parce que eux, ce qui leur faut, c’est du lait. Ben les oisillons, c’est pareil, si tu les nourris uniquement de bonbons Haribo et de Curly, ils vont finir par avoir un seul œil au milieu du crâne et une patte deux fois plus courte que l’autre – voir par passer l’arme à gauche. C’est comme ça. Plus d’insectes ni de graines = plus d’oiseaux.

Le CNRS et le Muséum d’Histoire Naturelle constatent de plus un déclin vraiment tranché depuis le début des années 2010, qui – oh ben ça alors, incroyable – correspond pratiquement époque pour époque à la fin de la jachère, auparavant imposée par la PAC (Politique Agricole Commune – qui définit les orientations agricoles de l’Union Européenne).

Je finirais sur le fait qu’en ville, les oiseaux sont également en déclin, certaines espèces ne s’adaptant pas à la trop forte concentration en Co2.

Ce qui est très embêtant pour nous, c’est que les oiseaux, ils nous rendent plein de services au quotidien. Et gratos, en plus. Ils mangent les insectes parasites qui fichent les cultures en l’air, mais aussi les cadavres d’animaux morts – et – vraiment très important : ils participent à la pollinisation en disséminant les graines des différents végétaux. Vu qu’on commence à être ric rac niveau pollinisateurs, ça pose un réel problème, et il s’avère que l’on risque fort de se retrouver un jour comme en Chine avec des ouvrier.e.s qui se tapent toute la pollinisation à la mano – fleur par fleur. Vous imaginez le coût du truc ??? Alors que les oiseaux et les insectes faisaient le job pour pas un radis ? On va s’en mordre les doigts ! Les pertes vont se chiffrer en milliards.

Deuxième truc qui m’inquiète, c’est que je sais maintenant, au fil de mes différentes lectures, que la nature a souvent horreur du vide. La disparition des espèces et des oiseaux risque donc de laisser plein d’espaces inoccupés, et d’attirer un tas d’espèces opportunistes (on observe déjà le phénomène en mer avec des invasions de méduses en cas de surpêche) qu’on ne maîtrisera pas et qui vont tout saccager sur leur passage. Là encore, coût estimé pour l’humanité : des milliards. C’est inquiétant, vraiment.

Triple Buse – le retour en force

Soucieuse d’étudier des articles de tous bords, j’ai même du me taper un papier particulièrement partisan sur Atlantico que j’ai trouvé d’une mauvaise foi incroyable 😀 qui dit qu’on ne parle ni du réchauffement climatique, ni du développement des éoliennes (HAHAHAHAHAHA morte de rire 🙄 ), ni de l’augmentation de la population de certains oiseaux prédateurs et des chats – ces gros enculés qui dézinguent les piafs à coup d’AK47, ni de la pollution des voitures, ni des maladies comme la grippe aviaire. Le mec s’enflamme à mort en disant qu’on tape sans cesse sur l’agriculture Bouhouhou, on est tellement tristes – alors que le but premier est de nous nourrir, bon sang de bonsoir. Ne me tombez pas de dessus tout de suite, car le fait de pointer certains paramètres non considérés me parait assez juste, mais le mec est quand même d’une hypocrisie qui me laisse pantoise 😯 On parle d’une diminution d’un tiers de la population des oiseaux dans les zones rurales (souligné 3 fois, en gras et en italique), et je dois dire que côtoyant fortement ces « zones rurales » depuis un certain nombre d’années, je n’ai constaté ni de « super champs d’éoliennes » qui broient 100 moineaux à la minute, ni de ratio de 5 chats par habitants, ni d’escadrons de faucons qui maraudent façon GUD pour « casser de la perdrix », ni de milliers d’oiseaux communs morts de grippe aviaire, crevés sur le sol. Je veux bien accepter ces raisons au sens où elles me paraissent complètement probables. Mais de là à sous-entendre qu’on surestime le rôle de pesticides, là, j’ai comme une envie de me fâcher.

Ça me rappelle cette superbe chanson d’Abd Al Malik qui dit « c’est pas moi, c’est les autres ». On est devant un cas classique d’être humain qui refuse de reconnaître qu’il a impact négatif sur son environnement. « De toute façon, j’ai rien fait, c’est cette conne d’éolienne qui n’est bonne qu’à décapiter des hirondelles et qui est pourtant plébiscitée par ces retardés d’écolos » et bla bla bla. Les bras m’en tombent. GARS, ARRÊTE TON BULLSHIT, LES PESTICIDES ET CONSORTS, C’EST DE LA MERDE. Ça fait des années que certain.e.s scientifiques s’acharnent à prouver que ça rend les humains malades (problèmes respiratoires, cancers, etc.), que ça fait disparaître les pollinisateurs, que des agriculteur.rices en crèvent, que ça appauvrit les sols dont certains sont à la limite de la stérilité si on leur enlève les engrais…et quand ils essayent de publier des études, et ils se font mettre PLEIIIINNN de bâtons dans les roues par des connards du style Monsanto…Alors arrête de nous raconter des conneries ! « Oui mais il faut bien manger ». MAIS MEC ON JETTE IMPUNÉMENT 1/3 DE CE QUI EST PRODUIT CHAQUE ANNÉE alors il faut arrêter le fantasme là ! (https://www.planetoscope.com/agriculture-alimentation/1556-le-gaspillage-alimentaire-dans-le-monde.html).

Je comprends sa colère, je sais que pour les agriculteurs.rices, c’est la merde la plus totale (conviction renforcée après le visionnage de l’excellent film « Petit Paysan » que je vous conseille), que vous êtes sous-payé.e.s, que les groupes industriels vont étranglent en vous achetant vos produits à des prix toujours plus bas, que votre profession est une de celles qui compte le plus de suicidé.e.s, que l’Etat et l’Europe ne vous aident pas, qu’ils suppriment toutes les aides au maintien du bio MAIS S’IL VOUS PLAIT, DE GRACE, N’ALLEZ PAS COMMENCER A ME RACONTER QUE LES PESTICIDES SONT GAGE DE RÉUSSITE ET NE SONT « PAS SI MAUVAIS ». S’il y a des paysan.ne.s qui fonctionnent sans pesticides, en bio ou en biodynamie et s’en sortent, c’est que tout est possible ! Vos terres sont en train de crever à petit feu, bientôt, il faudra qu’on engage des gens pour polliniser les arbres et les fleurs, tellement les insectes et les oiseaux se font rares. Alors qu’est-ce qu’on fera quand vous ne pourrez plus RIEN cultiver à force d’avoir empoisonné les terres + vous + les gens autour de vos exploitations ? On sait que c’est la merde MAIS ARRÊTEZ CETTE NÉGATION DE RESPONSABILITÉ BON SANG DE BOIS !!!!! Ouh je suis en colère !!!! 👿

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Manon Woodstock à ce stade de l’article

Pour que ça change, que faire ?

C’est terrible, mais tant que le gouvernement ne rétablit pas d’aide au maintien de l’agriculture bio et n’incite pas à se tourner vers du « sans trucs cracras en -ides », on ne peut pas faire grand-chose, si ce n’est soutenir les agriculteur.rice.s qui font les choses correctement – et qui travaillent dans un relatif respect de l’environnement. On peut réussir à se nourrir bio ou local sans se ruiner, notamment en privilégiant des fruits et légumes de saison – car non, manger des fraises et des tomates – même bio – en décembre, ce n’est ni fait, ni à faire (et en plus d’être horriblement cher, ça n’a aucun goût – je crois que je ne comprendrais définitivement jamais le principe…).

Vous pouvez aussi aller signer des pétitions sur Change.org ou sur Avaaz (https://secure.avaaz.org/campaign/fr/sauvons_les_oiseaux_loc/) par exemple, pour tenter de passer le relais à des personnes ou associations qui peuvent faire bouger les choses un chouïa plus que vous.

Si vous avez un jardin, je vous encourage vivement à essayer de pratiquer la fauche tardive (si vous avez des voisin.ines chieur.se.s, vous les emmerdez, ils/elles n’ont rien à dire et si c’est leur trip de tondre leur gazon tous les week-ends – grand bien leur fasse). Si vous n’avez pas envie de vivre dans un fouillis total, aménagez des petites bandes de végétations que vous laissez pousser en liberté. Si je vous conseille de faire ça, c’est pour laisser vivre les espèces animales qui habitent cette végétation.

Vous pouvez fabriquer des boules de graines pour que les pioupious trouvent de quoi se nourrir et il y a un tuto hyper facile par ici (http://www.ciloubidouille.com/2010/03/10/des-oiseaux-et-du-coeur/).

Dans la même optique, vous pouvez aussi installer des hôtels à insectes et des maisons d’oiseaux pour multipliez les habitats de ces derniers qui sont chaque année grignotés encore un peu plus. Je précise, pour les parents, que l’observation d’insectes, d’oiseaux et la construction des deux dernières solutions que j’ai citées sont des activités idéales à faire avec vos loulous. Ça les sensibilise à la protection de l’environnement, ça les occupe, ça les calme, et en général, ils kiffent.

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Hôtel à insectes

Pour celles et ceux qui ont un peu de sous à donner (et si ce n’est pas le cas, ce n’est pas la mort d’un cheval, je crois qu’on fait tous.tes comme on peut !), vous pouvez faire un don à des associations qui protègent les oiseaux comme la Ligue de Protection des Oiseaux (ce que je viens personnellement de faire), ou d’autres qui œuvrent pour la protection de l’environnement, à l’éducation des publics et à la mise en place d’actions concrètes pour sauvegarder notre si belle nature (je pense notamment à France Nature Environnement et il y a surement des tas d’autres).

Je vais m’arrêter là dans l’affreux roman et vous cite mes sources :

Je ne fais pas de bilan, calmement, en se remémorant chaque instant aujourd’hui, car je pense que vous avez bien compris les tenants et les aboutissants du problème. A la place, je vous interroge : qu’avez-vous pensé de cet article ? Saviez-vous que la population des oiseaux communs était en train de chuter ? Qu’ils nous rendent un tas de services gratuitement et qu’une poursuite de la baisse risque de poser de gros problèmes ? Que pensez-vous de l’article rédigé par mon ami Triple Buse ? Quelles solutions mettez-vous en place chez vous pour faciliter la vie des oiseaux ? J’attends vos commentaires tel une mésange bleue qui attend un asticot blanc frétillant, je pépie d’impatience 🙂

Ohhhh mais quel kiff cet article 😀 J’ai juste adoré l’écrire, je ne sais pas si ça se sent ! Enquêtez sur des sujets comme celui-là me transcende littéralement et j’espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire.

Je vous souhaite un très beau week-end prolongé, pour les chanceux.ses !

Rossignol et Faucon Royal !

Manon Woodstock

4 réflexions au sujet de “C’est arrivé près de chez vous…la triste histoire de l’inexorable déclin des oiseaux communs en zone rurale”

  1. Je rattrape petit à petit mon retard d’articles.
    Ca se sent que tu as kiffé écrire cet article.

    Perso, j’ignorais que les loulous étaient de moins en moins nombreux.
    Etant en balcon avec 2 chats squattant ce dernier… Je vais éviter de les attirer hein pour pas aggraver la situation 🙂

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    1. Ah oui, c’était un bonheur à rédiger ! J’ai pris énormément de plaisir dans les recherches, j’ai appris beaucoup de choses…J’aimerai que chaque article soit comme celui-là. C’est sûr qu’il faut être vigilant.e avec les chats, mais je ne suis pas sûre qu’ils soient si responsables que certain.e.s veulent bien nous le faire croire…C’est le propre de l’être humain, on adore pointer le doigt pour accuser l’autre ^^

      Aimé par 1 personne

      1. Oh le chats c’est une goutte d’eau dans l’océan. Eux c’est normal qu’ils niakent quelques oiseaux, c’est un peu la base de leur nourriture.
        Mais oui on aime accuser les autres 🙂

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