Bonjour à tous.tes ! J’espère que tout le monde se porte bien en ce début de printemps, qui a, je dois le dire, un méchant goût d’hiver par chez nous ! Pauvre petite planète toute déréglée 🙁

Pour tout vous avouer, c’est avec une nette sensation de saleté écologique que je vous écris ce matin. La faute, une fois de plus, à mon boulot, dans le cadre duquel j’ai aidé mes collègues à imprimer pas loin de 1500 documents hier, faisant en moyenne une trentaine de pages chacun, juste pour qu’ils soient « feuilletés » par mes grand.e.s ami.e.s. les avocat.e.s. Et encore, c’est pour un seul et unique dossier. Que dire face à tout ça ? Je ne peux pas leur opposer un refus. Dire stop, tout le temps, finirait par déboucher sur mon renvoi pur et simple ! C’est sûr que d’un côté, ça me rendrait service, mais je veux pouvoir commencer à tracer ma route dans de bonnes conditions…Je suis de plus en plus partagée quand je vois toutes les concessions à mes valeurs que je dois faire chaque jour…A quoi bon faire des efforts à la maison, si c’est pour les réduire à néant au boulot ? Triste constat quand on y pense. Arf, point de désespérance, ma route bifurque bientôt 🙂 Je m’apprête à quitter avec bonheur l’autoroute interminable du salariat pour les petites routes cahoteuses (mais bucoliques, je l’espère !) de l’entrepreneuriat. Pendez-moi si je ne suis pas Boss Lady à la fin de l’année !

Attention, transition de ouf en approche.

*En parlant de choses qui ne finissent jamais* 😛 , parlons donc un peu de mes articles ! On m’a déjà fait maintes et maintes fois la remarque : le concept d’un blog, c’est d’écrire des petits billets légers et très mignons, virevoltants tels des papillons insouciants dans la jolie prairie remplie de poneys roses à paillettes qu’est la blogosphère.

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Le souci numéro uno, c’est que moi, court, je ne sais pas faire. Ce n’est pas dans mes gènes. A ma naissance, je vois bien une méchante fée à l’haleine fétide se penchant sur mon berceau, tendre sa baguette magique vers moi en vociférant « Cette petite fille deviendra une femme bien tassée, boutonneuse et incapable de conclure une dissertation en moins de 8 pages » Niark Niark Niark 👿 (je fais bien le rire démoniaque, non ?)

Même ma gentille maman, vous savez, celle qui m’a offert une fantastique casserole à asperges et qui m’a enfantée dans la douleur il y a de cela 27 années, m’a dit « si j’ai un seul reproche à te faire pour ton blog, c’est que c’est un peu long ». Bam, prend-toi ça dans les dents, au tapis par K.O. [Mode sans gêne ON] Avant que je ne reçoive un appel téléphonique catastrophé et que tu ne te mettes la rate au court-bouillon pour ma santé mentale suite à l’affreuse blessure narcissique que tu m’as infligée, je précise que JE BLAGUE MAMAN – Je sais que tu veux que mon blog marche et que tu t’inquiètes 😉 Bisous et amour ! [Mode sans gêne OFF]. Mais mine de rien, quand c’est les proches, eh ben tu te remets un peu en question quand même…et c’est très bien, je trouve ça sain !

Donc j’ai réfléchi, passé des nuits blanches (je blague encore maman 😀 ) à me dire que je devrais peut-être passer au format 20 lignes et aux billets sponsorisés pour des produits dont je n’ai absolument rien à carrer. Et puis, je suis redescendue.

C’est toujours pareil quand il s’agit de mon blog et que je doute, je me mets en face d’un miroir en me disant « Tatatata, suffit les pleurnicheries, réfléchis donc à ça ma grande : pourquoi blogues-tu ? ». 3 fois sur 4, ça remet complètement les pendules à l’heure. Je retourne donc à la minute zéro du début de la grande aventure avec mon bébé virtuel et je me souviens, avec émotion et nostalgie, que si j’ai commencé à écrire, c’est avant tout pour moi. Ça peut paraître extrêmement égoïste, mais c’est un fait indéniable. En 2e position, j’écris parce que j’aimerais que les choses changent, ne serait-ce qu’un peu. J’ai envie que les gens prennent conscience en douceur, qu’ils.elles redeviennent acteurs et se remettent à se servir de leur matière grise. J’ai à cœur qu’ils.elles apprennent à respecter de nouveau toute la beauté de la nature autour d’eux.elles. En 3e position, je blogue pour vous. Pour les rencontres que ça me permet de faire, pour les échanges que j’ai, mais aussi pour le plaisir du partage.

Être hors des cases

Ce que je n’aime pas non plus, et en étant absolument réaliste, c’est aller dans le sens de la marche. Rebel for life, babe !

Moi, dès que lis un billet sponso qui fait 5 lignes, sans aucune analyse ni personnalité, je vous le dis tout de go : ça me fait complètement chier, et je finis par arrêter d’aller sur le blog de la personne en question. Ce n’est pas une critique, chacun fait ce qu’il.elle veut en ce bas monde et ça convient très bien à un paquet de gens. Je crois que chaque individu aime simplement des choses différentes et je n’aime pas les posts trop courts. Voilà.

De manière plus générale, je crois que je n’ai jamais aimé « faire comme tout le monde ». Si je m’y essaie, je m’ennuie comme un hamster dont la roue serait bloquée par un fourbe brin de paille trop coriace. Moi j’ai besoin de pédaler, pédaler, pédaler. D’aller dans tous les sens, d’explorer toutes les directions. De m’étaler.

Je sais bien que mon blog n’est pas du tout dans « la norme » si on peut considérer qu’il y en a une. Je sais que je vais un peu à contre-courant des tendances et de ces fichues cases dans lesquelles on essaye de nous fourrer en permanence (Ré-volu-tion ! Ré-volu-tion ! 😛 Prenez tous.tes vos torches et vos fourches !).

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J’aime de tout mon cœur être hors de ce que je suis supposée être. Faire différent. Je suis unique parce qu’il n’y en a pas de deux comme Manon Woodstock (ouh la, mollo Alain Delon, ça va les chevilles ? 😀 ) Ce blog, c’est moi, une fille qui refuse d’être « catégorisée » dans quoi que ce soit et que se plait à être multiforme.

Stop au Mac Do informationnel

Un autre point qui me chagrine et auquel je refuse de céder, c’est cette tendance actuelle à transformer l’information en véritable Fast Food. Vite cliqué, vite lu, vite digéré, vite chié. Personne n’a « le temps » de lire (c’est marrant, pourtant je vois PLEIN de gens en train de jouer pendant des heures à Candy Crush et en train de regarder des vidéos à la con sur leur mobile – mais bon, je dis ça, je ne dis rien 😉 ), alors si on passe du temps à s’user les yeux, on veut du rapide, du condensé.

Le problème, c’est que, sans vouloir me la jouer reporter qui vise le Pulitzer en partant sous les bombes à Alep (je n’ai pas et n’aurais jamais cette prétention), je ne peux pas ne pas traiter un sujet à fond. Impossible. Quand je ne le fais pas, je me sens mal (si vous saviez, la lutte à mort que je mène contre moi-même quand je dois publier un article en deux parties 😛 ). J’ai l’impression d’avoir donné des demi-informations, d’avoir transmis des choses ultra-biaisées. Ça me file des boutons (mon front pourra vous en parler dans une interview exclusive à venir prochainement !).

Je ne dis pas que je sais tout sur tout, on en est même très loin…Mais j’ai comme règle ultime de toujours faire un minimum de recherches et de faire le tour avant de vous parler d’un sujet. Si je fais des erreurs ou que je semble avancer des approximations, je vous encourage toujours à me le faire savoir dans les commentaires.

Tant pis si vous ne lisez pas mes articles en entier ou que vous les lisez en plusieurs fois, chacun est libre d’aller et venir et d’y prendre ce que bon lui semble. Moi j’aurais écrit quelque chose de concret et ma conscience sera saine et sauve.

Non au sensationnel pour faire le buzz

Actuellement, ce qui me court le plus sur le haricot, ce sont les fakes ou les « putaclips » partagés par les gens sur les réseaux sociaux. Tout le monde a forcément dans sa liste d’ami.e.s, un ou une clampin.e qui ne peut pas s’empêcher de partager un truc – forcément un peu (ou beaucoup, selon l’ami.e) raciste – qui est étayé par zéro fait – zéro chiffre et zéro référence. Personnellement, je ne me prive plus de leur dire que ce sont de pitoyables mensonges. Qu’on se le dise quand même, je ne suis pas en train de m’ériger en spécialiste des sources fiables, mais j’estime que j’ai au moins le mérite de faire du tri et de sélectionner un maximum d’articles venant de sources « supposées sures », appuyés sur des faits scientifiques et des statistiques. Sauf que voilà, essayer de faire le tour d’une problématique, ça ne peut pas prendre que 10 pauvres lignes. Donc je préfère en écrire 150 et vous donner deux trois infos correctes que vous pourrez réappliquer ou partager.

Concernant les « putaclics », si vous avez l’immense bonheur d’ignorer ce que c’est, ce sont ces liens HYPER attractifs – l’équivalent de la playmate en string dans le monde de l’html (tandis que moi, je me rapproche plutôt d’une mamie en culotte bouffante) – du genre « Cette étude a prouvé que les personnes qui mangent un paquet de M&Ms par jour ont un QI plus élevé que celui d’Albert Einstein » « 10 conseils pour avoir un pénis énorme » (euh ? la chirurgie ? le remplacer par un godemiché ?) et « Des scientifiques ont démontré que la bière permettait de gagner 10 ans d’espérance de vie » (MAIS BIEN SUR ARTHUR – dans ce cas, je devrais vivre centenaire 😉 ). Quand vous cliquez là-dessus, deux possibilités s’offrent à vous : soit vous allez tomber sur un programme payant (entre autres, pour l’histoire de la bite XXL – Rhhhaaaaa les salauds, jouer avec la masculinité comme ça, qu’est-ce que c’est petit ! 😛 ) et deuzio, vous allez juste tomber sur un article de merde, presque sans aucun rapport avec le titre, mais qui va permettre au site hébergeur de générer un MAX de revenus publicitaires. NUL. Et les gens adorent les putaclics. Facebook en REGORGE. Et ça me déprime presqu’autant que le réchauffement climatique 🙄

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Vous savez…CE GENRE DE LIEN QUI POURRIT VOTRE MUR FACEBOOK à longueur de journée !

Je ne vous dis pas tout ça pour le plaisir de parler (quoi que… 🙂 ) mais surtout parce que je veux en venir quelque part. Nous traversons une époque où les gens se jettent des titres à la figure. Ils ne lisent même plus le contenu – tant que tu as une accroche qui a de la gueule, tu as un million de mout(h)ons (haha 😀 pardon) qui mordent à l’hameçon, alors pourquoi se faire chier ? Pourquoi cravacher pendant des heures à écrire de « bons » articles alors que tu peux passer 5 minutes sur un tout petit billet qui va t’apporter plus de visibilité à l’aide d’un titre tapageur ?

Sauf que moi, je ne fonctionne pas comme ça. Ma règle numéro 1, c’est de revenir à chaque papier avec un minimum de contenu et encore une fois, d’aller complètement à l’opposé de ce qui se fait en masse. Je choisis de donner les infos qui me semblent nécessaires.

J’écris tout ce qui me semble important d’écrire pour un sujet donné et tant pis si je perds les trois quarts de mon lectorat avant la fin de mon post. Peu importe s’il ne reste qu’une personne ou même zéro pour lire mes dernières lignes. Si une phrase a touché un.e lecteur.rice, je trouve que ça valait bien de suer sang et eau sur l’article entier.

Encore et toujours être soi

Faire des articles plus courts, ça serait renier une partie de moi-même. Et si je me suis bien promis une chose en commençant à écrire par ici, c’est de rester authentique. Je ne veux pas me travestir en quelqu’un d’autre pour faire plus de clics, ça ne m’intéresse pas. Je suis Manon Woodstock, j’ai du mal à terminer un article en moins de 4 pages Word, je fais des blagues pourries qui me font rire toute seule, je suis parfois de mauvaise foi mais je suis moi. Alors vous me prenez toute entière comme je suis ou pas du tout. Et je vais même dire un truc « So années 2000 » qui me fait mourir de rire rien que d’y penser (vous verriez le tableau, je glousse comme une poule tout en tapant comme une forcenée 😆 ), si vous ne m’aimez pas ou que je vous insupporte, je vous invite à cliquer sur la petite croix rouge en haut à droite de votre écran. Je ne vous oblige pas à venir me rendre visite. Un clic et MW disparaît de la surface de votre terre.

« Mais que veux-tu que je te dise, c’est comme ça que ça sort » ais-je répondu à ma maman qui me faisait la judicieuse remarque de la longueur de mes papiers. Elle a compris, immédiatement, ce que je voulais dire. Mes articles me viennent en un ou deux jets, parfois 3. Ce n’est pas très glamour, mais je vomis littéralement les mots sur le papier. Ça ne peut pas rester à l’intérieur !! (Manon ou l’art d’expliquer que son blog fonctionne comme une gastro-entérite, moui 😯 ). Je sais d’instinct quand j’ai fini, quand je n’ai plus rien à dire.

Depuis que j’ai décidé de m’aimer un peu plus et d’arrêter de me cacher derrière des masques, je mène une vie bien plus heureuse et palpitante. Plus que jamais, j’applique ce principe à lettre, deux fois par semaines, avec vous. Je n’ai pas à me planquer, pas à me restreindre ni à rechercher l’approbation de qui que ce soit. Je suis, simplement. Et putain, « je suis » carrément fière de l’être.

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Quel est votre ressenti après cet article les ami.e.s ? Envie de me crier votre amour ? Votre haine ? Votre tristesse ? Envie de me parler du dernier reportage sur les sabotiers du Morbihan sélectionné pour le 13h par Jean-Pierre Pernault lui-même ? Je suis bonne joueuse et lirai avec plaisir tous les petits mots que vous aurez la gentillesse de me laisser.

Je vous laisse pour m’embarquer dans une spirale un peu folle, où je n’aurai pas une minute à moi. Deux visites au chevet de deux potentiels futurs flippers, un spectacle de batterie de la filleule de mon cher et tendre, un repas en famille, un ami qui débarque à la maison, une invitation à manger chez d’autres amis. Week-end de routine chez les Woodstock quoi.

Authenticité et Petit Poney bleu avec un arc-en-ciel tatoué sur la fesse !

Manon Woodstock.