Le coin des inclassables

Mais d’où tu sors ça ? Petites astuces pour nourrir l’inspiration

Salut la compagnie ! J’espère que tout le monde va bien et que vous êtes tous en forme pour commencer cette nouvelle semaine – hé hé hé, mais nooooonnnnnn, aujourd’hui c’est déjà le week-end 😀 !! Je pense que nous sommes des milliers – que-dis-je – des millions à savourer le bonheur simple de se croire mardi et d’être en fait vendredi ! Un grand merci aux jours fériés en pleine semaine, je vous aime ! C’est dit !

J’ai passé un presqu’bon jour férié (même principe que le presqu’accident si par bonheur vous vous en souvenez 😛 ), si j’occulte qu’il a été à demi gâché par le fait que je n’ai pas pu publier mon article mardi comme d’habitude – Que voulez-vous, je suis une vieille fille en puissance, on me change l’horaire de mon café du matin et je fais une crise d’apoplexie à coup sûr. Je suis rentrée dans un état tellement second mardi soir que Ludo m’a consignée sur le canapé d’office. « Non, tu ne toucheras pas à cet ordinateur, stop, tu te vautres dans le canapé et je te sers un apéro ». Heureusement que j’ai un ange-gardien qui me sert de garde-fou quand la tête brûlée que je suis menace de se trancher la jugulaire sur le fil du rasoir. Amour.

Enfin, amour ! Vite rappelé à l’ordre le lendemain, quand je n’ai eu le droit qu’à un dévisagement de rigueur, du genre « Comment ça, t’arrive pas à écrire ton article avec le match de basket à BLOC, grosse nulle ? » quand j’ai dit de faire moins fort…Mmm, allez va, Amour quand même, mais avec un casque anti-bruit ! 🙂

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de quelque chose qui en a intrigué plus d’un.e. On m’a souvent demandé comment me venaient toutes ces idées qui fleurissent dans ma tête tel un parterre de chrysanthèmes le 1er novembre. Certain.e.s. (bonjour l’Académie française, je pratique toujours le « péril mortel » de l’écriture inclusive et je vous emmerde 😛 ) se questionnent sur le pourquoi du comment de mes articles interminables. Quelle est ma méthode de championne ? Est-ce que c’est Jésus qui me parle ? (si c’est le cas, je trouve qu’on est plutôt mal barré.es) Combien je mange d’enfants au petit-déjeuner ? Et qui de l’œuf ou de la poule est arrivé le premier ? (ne me tentez pas, je serais capable d’écrire sur le sujet 😆 ). Et cetera, et cetera, et d’autres questions encore plus importantes que l’origine de l’univers.

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J’ai déjà dû le dire moult fois, mais en fait, si on regarde la genèse (ouai, je spoile le nouveau testament aujourd’hui ! Même pas peur ! 😀 ) de mon blog de plus près, il y a une quasi-certitude : je le portais en moi depuis des années. Ce blog m’habitait. Il a juste fallu toquer à ma propre porte pour le faire sortir de l’endroit où il se planquait.

Le jour où j’ai décidé de le lancer a été plein de doutes : « Et si je ne suis pas assez bonne ? » « Et si personne ne me lit ? » « Et puis de toute façon, je suis un grosse nulle » Ouiiiinnnnnn. Détecteur de chouinage poussé au maximum, c’est parti !

Mais je me suis mis une claque. Je me suis regardée bien en face et je me suis dit que oui, peut-être que des tas de gens seront meilleur.es que moi ; peut-être que la seule qui va me lire, c’est ma maman ; peut-être que je vais parfois écrire de la grosse daube…Mais au milieu de tout ce foutoir, il y avait une seule certitude : j’avais envie d’écrire. Envie d’écrire pour moi et aussi pour les autres. Eh ben vas-y, espèce de cruche, vas-y ! Et j’y ai été.

A toutes celles et ceux qui veulent se lancer, je n’ai qu’un mot à vous dire, allez-y ! Je ne vous dis pas de publier cinq fois par semaine, mais de vous écouter et de faire ce dont vous avez envie. Soyez libres ! Aller, c’est parti pour mes 10 conseils d’entretien de cette plante importante qu’est l’inspiration.

  • Je crois dur comme fer avoir une sorte de don pour l’écriture. Pas dans le sens où je mérite le Goncourt, on en est même très loin ; mais plutôt comme une facilité criante. J’écris facilement. Ça a toujours été comme ça. Que ça soit en rédaction depuis le primaire comme en dissertation au lycée et à la fac, les mots me sont toujours venus vite. J’ai un appétit énorme pour les mots : j’aime en apprendre de nouveaux, j’aime l’orthographe, les jeux de mots, les mots-croisés, j’aime dévorer des livres par milliers. Baigner dans le langage est une source d’inspiration immense. Pensez-y !
  • Je m’inspire beaucoup de ma vie de tous les jours. C’est inépuisable. Je fais en sorte de garder mes yeux toujours grands ouverts. La vie est un spectacle formidable et permanent, quand on sait regarder. J’observe tout ce qu’il y a autour de moi (si vous vous êtes grattés le nez un peu trop fort au parc Reimerwee, vous pourriez sans souci vous retrouver par hasard dans mon prochain article). J’ai une meilleure mémoire que Babar en personne, ça aide aussi. Je suis capable de vous ressortir un truc que vous avez sorti bourré.e en soirée il y a 6 ans, alors que je l’étais moi-même également.
  • Je ne flippe absolument jamais quant aux délais. Ça peut paraître dur à croire mais quand je monte dans le train certains matins, je n’ai absolument aucune idée de mon sujet d’article du lendemain. C’est là que mon petit carnet prend toute son importance : je peux avoir une véritable discussion avec moi-même sans pour autant passer pour une fêlée. Je n’hésite plus à m’auto poser la question suivante : de quoi as-tu envie de parler aujourd’hui ? La plupart du temps les choses se déroulent très naturellement et le sac de nœuds qu’est ma tête devient d’une linéarité impressionnante.
  • Je ne me demande jamais ce que vous avez envie de lire. Ou alors très peu (bouhhhh la grosse égoïste de base !!! 😀 ). Pas que je ne sois pas tournée vers mes lecteurs.rices, j’estime que c’est plutôt le contraire (enfin j’espère, vous m’aimez dites ? 😉 ), mais je garde en tête que ce blog est le mien. Que ce blog c’est moi. Que je l’ai créé pour moi et que je dois me faire plaisir avant tout. Jusqu’à présent, ça a plutôt bien marché. Ça m’aide dans mon écriture au sens où j’écris ce qui me plait et rien que ça. Les mots viennent facilement sur certains sujets, simplement parce que j’ai envie d’en parler.
  • J’ai une routine bien huilée et je m’y tiens. J’écris 2 pages dans mon petit carnet chaque matin de la semaine (relâche le week-end, il est important de faire des pauses pour nourrir l’écriture), début de l’article le lundi – en général, le plus gros – peaufinage de l’article et publication le mardi. Et on remet ça jeudi et vendredi. Le mercredi, c’est une journée que je me consacre entièrement. C’est notamment le jour où j’écris mes affirmations, autrement dit ma vie parfaite, telle que je l’imagine, comme si elle existait déjà (si ça vous intéresse, j’en parle par-là). En fait, je procède un peu de la même façon que les sportifs de haut niveau (non pas que mon écriture le soit, je n’ai pas cette prétention), j’ai un programme et je m’y tiens. Le souci de ce genre d’organisation, c’est qu’au moindre petit accroc, je panique un peu *ouh la menteuse*, bon ok, je panique BEAUCOUP. Genre comme mardi soir, quand je suis rentrée dans tous mes états parce que je n’avais pas publié mon article et que j’ai bassiné Ludo avec ça toute la soirée. Et tous ses « mais tu le publieras demain », « repose-toi un peu » n’y ont rien changé, c’était panique à bord. J’ai vu dans ses yeux qu’il a même songé à m’interdire l’accès à l’ordinateur, non sans s’être dit « Mon dieu, cette fille est folle ». Ouai, mais pas de chance pour lui, il m’aime et me passe environ 80% de mes lubies. Hé hé 😀
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Mon petit carnet, que je garde toujours sur moi
  • J’écris chaque article en un ou deux jets grand maximum. Quand je suis coupée dans mon élan (comme j’ai pu l’être mardi soir – Oh mais arrête un peu de rabâcher la vieille !!! 😛 ), ce que j’écris me parait d’emblée beaucoup moins bon. J’ai besoin de travailler dans l’urgence, c’est comme si ça décuplait mes capacités mentales – Manon Woodstock en mode Docteur Manhattan :mrgreen: – Il faut savoir rester proche de sa propre manière d’écrire. Chez moi, ça sort d’un coup, quand l’inspiration est là, elle ne bouge pas. Mais il suffit que fasse autre chose pendant 10 minutes pour que tout s’évapore et que je revienne à la case départ. Je reste donc vigilante et je fais en sorte de pouvoir me bloquer des plages d’écritures, où rien ne viendra me déranger.
  • Je reste informée sur ce qui se passe dans le monde. Je lis des trucs à droite à gauche, quand j’arrive à grappiller deux minutes. Être tournée vers l’extérieur me permet de trouver des sujets de manière presque inépuisable. Il faut être curieux et se mettre un peu en danger, quitte à écrire des billets sur des choses à propos desquelles on n’est pas forcément totalement au point (tout en admettant que c’est le cas bien sûr ! 😉 ). Me renfermer dans ma bulle n’a jamais été une bonne attitude à adopter pour stimuler mon imagination.
  • Je note mentalement ce dont j’ai envie de parler (à défaut de faire une bonne fois pour toute ce fichu fichier Word dans lequel je suis censée noter tous mes projets de futurs billets – flemme quand tu nous tiens…) et je laisse les sujets murir dans le joyeux foutoir qui règne dans ma caboche, jusqu’à ce qu’ils atteignent la bonne taille et que j’en accouche, ni plus ni moins. Je sens naturellement quand c’est le moment de parler de quelque chose. C’est comme une toile qui se tisse en moi et quand je vois qu’il commence à y avoir assez d’embranchements, je fonce ! (z’avez vu toutes les belles choses que je dis 😛 Une vraie poétesse cette fille !)
  • Je laisse sortir ce qu’il y a tout au fond de ma tête. Je l’ai déjà dit des dizaines de fois, mais ce blog, c’est moi, à 100%. Ce que j’écris n’est pas toujours bon, pas toujours à propos (ce le moins qu’on puisse dire cf. la fille qui dérive d’un incident de canapé à des pailles en plastique 😛 ), mais je crois qu’il y a de rares fois où ça fonctionne bien. Et dans ces cas-là, je suis contente d’avoir laissé sortir le Gremlins qui est en moi !

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    Il est conseillé de nourrir Manon Woodstock après minuit ! 😉
  • Je laisse sa chance à n’importe quel sujet, même le moins sexy du monde. Si je prends l’exemple tout récent de mon article sur le vinaigre blanc, ça sera peut-être un scoop pour vous, mais je n’avais pas envie de l’écrire. Ça me gonflait. Et pourtant, une fois que j’ai été lancée, j’y ai pris un plaisir dingue. J’étais dans mon élément, alors qu’à la base, ça ne m’inspirait pas pour un sou. D’où l’importance de se laisser un minimum le temps, pour voir si ce que vous écrivez fonctionne.

Je ne dis pas que ces conseils fonctionneront pour tout le monde. C’est juste que c’est la manière dont je procède et si ça peut encourager d’autres petits poussins de la blogosphère à se lancer, je dis oui (non pas que je sois une maman poule, je fais plus figure de canard boiteux et radoteur par-dessus le marché 😉 ). Je crois que l’important c’est de s’écouter, de faire ce qui nous plait vraiment et de trouver une réelle motivation.

Si vous ne bloguez pas, sachez que ces conseils sont aussi adaptables dans la vie de tous les jours ! On est forcément amenés à créer quelque chose un jour ou l’autre et ce que je dis reste valable pour tout processus créatif, je crois.

Pour vous donner une sorte de mot de la fin, j’ai envie de vous dire que mon blog est le projet qui m’épanouit le plus dans ma vie, simplement parce que pour la toute première fois (ouuuuuh c’est dur de résister 😛 ), je fais ce que j’ai envie de faire et je parle de ce dont j’ai envie de parler. Publier des articles à cette fréquence est une contrainte, certes, mais une contrainte que je vis vraiment très bien. C’est quelque chose d’assez nouveau dans ma vie : je me rends compte que ces contraintes choisies et bien vécues – que je tenais pour une fable du même acabit que cette chère Nessy dans un Loch écossais – existent réellement et en un sens, ça me libère. Ça me fait espérer qu’un jour peut-être, je trouverai un travail qui m’épanouira, avec des mauvais côtés que j’accepterai volontiers. Ce blog m’a redonné foi en moi, il m’a remis sur les joyeux rails de l’optimisme. Et bon sang, qu’est-ce que ça fait du bien !

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TOUTE PREMIERE FOIS, TOU-TOUTE PREMIERE FOIS, TOU-TOUTE PREMIERE FOIS !!!!!! 😆 Eh merde, je crois bien que j’ai encore craqué !

Et vous, chère bande, que pensez-vous de ces conseils pour décupler l’inspiration ? Quelle est votre routine personnelle d’écriture ? Vos trucs infaillibles ? Un conseil anti-acné à me filer en échange ? (Désolée d’arriver comme un cheveu sur la soupe, mais au moins ça vous donne une idée de mon désespoir actuel vis-à-vis de ma peau, qui a la rebelle attitude d’une adolescente de 16 ans !). J’attends vos commentaires avec impatience.

Je vous souhaite d’ores et déjà un excellent week-end, qu’il soit tout doux et plein de surprises ! Je vous envoie une volée de bisous dans le cou !

3 réflexions au sujet de “Mais d’où tu sors ça ? Petites astuces pour nourrir l’inspiration”

  1. Comme tu dis il faut parler de ce que nous avons envie sur nos blogs et pas penser à ce que le lecteur veut lire. Surtout ne pas se mettre de pression. J’essaie de publier tous les 3 jours mais si une fois je publie pas 3 jours après mais 4 jours après je ne me prends pas la tête. Ca doit rester un plaisir avant tout.

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