Le coin des inclassables

#Moiaussi

Aujourd’hui, c’est une Manon Woodstock en colère, mais déterminée qui vous parle. Je m’excuse par avance pour cet article décousu, pas toujours linéaire, mais qui sort du plus profond de mes tripes.

Parce que j’ai décidé, moi aussi, de balancer mes porcs.

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  1. Quand j’étais au collège: je me souviens de certains garçons qui faisaient des bruits de coït et des insinuations sexuelles permanentes, parfois violentes, à toutes les filles. Les profs entendaient et ne disaient absolument rien, dans la grande majorité (je vais te pénétrer, je vais te baiser et autres joyeusetés…). Je me rappelle même d’une amie qui avait la poitrine très développée et qui a dû supporter des « big boobies » répétés de façon incessante par mes camarades masculins alors qu’elle se faisait interroger à l’oral. Encore une fois, aucune réaction de l’enseignante.
  2. Au collège toujours, un soir d’hiver, aux alentours de 17h30, il faisait noir comme dans un four: une bande de 5-6 garçons s’approche de moi. Un des gars dit « ah, c’est elle Manon ? » un autre lui répond « ouai, ouai ». Le premier s’avance dangereusement près de moi et me dit du tac au tac « je vais te violer ! ». J’ai flippé, j’ai eu un gros mouvement de recul et je lui ai balancé un coup de pied et ça l’a fait mourir de rire « Ahhhhh, elle a eu peur ». Tous les autres étaient écroulés aussi. Ah oui, c’est sûr que le viol, c’est à mourir de rire !
  3. Quand j’étais au centre aéré, un été, ça devait être l’année de ma 4ème, lors du repas du midi, un garçon a pris la petite cuillère d’une amie qui était partie aux toilettes, l’a frottée énergiquement contre son sexe et l’a remise à sa place comme si de rien n’était. J’ai dit à mon amie de ne pas utiliser sa cuillère, elle a compris…
  4. Au lycée, j’avais environ 14 ans: une voiture remplie de mecs s’arrête à ma hauteur, en pleine journée « Monte, monte je te dis, allez, viens avec nous ». Je ne réponds rien, je baisse les yeux, j’accélère le pas et ils finissent par s’en aller en faisant crisser les pneus. Qu’est-ce que j’ai eu peur ! Et avec le recul, je réalise que certains gars devaient avoir au moins 10 ans de plus que moi (culture de la pédophilie bonjour !!). Et franchement s’ils étaient descendus, j’aurais fait quoi ?? à 1m60 et 50kg toute mouillée ?? Si je m’étais fait agresser, on aurait dit « oui, mais tu portais ceci, cela, tu ne leur as pas répondu, qu’est-ce que tu faisais toute seule, etc. etc. ». Je reste persuadée qu’on m’aurait mise MOI en cause, et certainement pas les 6 mecs dans la voiture, « en chasse » d’une proie en plein après-midi.
  5. Il y a quelques années, alors que je cherchais du travail: je passais un entretien au centre postal de Jarny dans le 54. Tout se déroulait à peu près normalement quand le mec a reçu un coup de téléphone d’un de ses collègues, visiblement. Son interlocuteur a dû lui demander quel bonnet je faisais, car le mec a ostensiblement maté mes seins, et qui a dit à haute voix « ah non pas du C, je dirais plutôt du B ». J’étais tellement choquée et hallucinée qu’il puisse me sortir un truc comme ça, que je lui ai répondu, non non du B, en étant toute gênée. J’ai honte quand je repense à cette scène. A l’époque, je n’étais pas celle que je suis aujourd’hui, je n’avais pas les armes (si un homme ose me refaire ça, je crois que je l’accroche au porte-manteau). Mais je ne devrais pas avoir honte de moi, c’était définitivement à lui de chier la honte. Et figurez-vous qu’il m’a encore dit que « si vous êtes embauchée, il faudra faire attention car il y a beaucoup de harcèlement sexuel dans la boîte ». MDR. Y’a pas à dire, qu’est-ce qu’on rigole !
  6. Des évènements, il y en a eu d’autres. Un mec qui m’a attendue tous les matins devant la gare pendant plusieurs mois pour me dire « bonjour » et me parler. Certains d’entre-vous penseront peut-être que je suis paranoïaque, mais retournons donc la situation. Est-ce que vous, vous attendriez un mec que vous ne connaissez pas, qui n’a absolument rien demandé, TOUS LES MATINS à 6h00 devant la gare, pour juste lui dire bonjour à lui, puis rentrer immédiatement ?? J’espère bien que non ! Ce gars n’était pas méchant, il n’a jamais rien dit de déplacé, mais j’avais peur BORDEL. Je sentais que la situation pouvait déraper à n’importe quel moment. Puis, un beau jour, il a disparu.
  7. Et c’est un autre qui a pris sa place. Tous les matins. « Hmmmm charmante la miss ». « Hmmmm bonjour, très jolie ». « Hmmmm, sexy ». (Toujours ce hmmmm, comme si j’étais un plat appétissant, à dégueuler !!). J’entends déjà les cris d’orfraies, « ouai t’es pas contente qu’on te fasse des compliments, attends, il t’a pas insultée ». Non, il ne m’a effectivement pas insultée. Mais je l’ai remballé dès le premier jour et toutes les autres fois par la suite. Quand une femme n’est pas intéressée, tu lui fous la paix et basta. Là, on sentait qu’il prenait un plaisir particulier à me faire chier. Et puis, je suis désolée mais il y a l’art et la manière de faire des compliments. En tant que femme, je vous le dis chers messieurs, je ne vis pas pour ça, loin de là. Il y a des limites. Qu’un homme vienne gentiment et respectueusement me dire que je lui plais, OK. Qu’un connard se permette de m’apostropher tous les matins sur mon physique, alors que je l’ai remballé plusieurs fois, c’est NON.
  8. Il y a eu ce jour, il n’y a pas si longtemps, où j’ai eu le bonheur puis le malheur de mettre ma petite robe bleue en laine que j’aime tant, avec collants tattoo serpent, que j’adore aussi. Et puis j’ai décidé d’aller à Auchan à pied pour ma pause de midi. Quel calvaire. Regards, au choix – dégueulasses ou désapprobateurs, des « hmmmm Snake » tout le long du trajet, des sifflets, des interpellations. Je suis arrivée pratiquement en pleurs à ma destination, tout en sachant qu’il faudrait que j’affronte le retour. J’ai été tenté de prendre un chemin moins fréquenté pour être « tranquille » et je me suis dit non Manon, tu les emmerdes tous ces cons, tu vaux mieux que ça. Le retour a été tout aussi horrible et quand un ouvrier m’a sifflé devant mon lieu de travail, ça a été la goutte d’eau. Je lui ai fait un énorme doigt d’honneur, qui, bien m’en a pris, lui a coupé la chique.
  9. Il y a aussi eu cet après-midi affreux à la Foire International de Metz. Celui où on a acheté un « balai magique » pour remplacer notre vieille mop. Ludo a proposé de porter le balai. Le cauchemar a alors commencé. En moins d’un quart d’heure, ce n’est pas moins de 5 hommes qui m’ont apostrophée avec une agressivité qui m’a laissé pantoise. Le fait que Ludo porte un balai, « ce truc de bonne femme » a déclenché un évènement incroyable: ils se sont tous senti pousser une troisième couille. 1er « Pff, c’est elle qui vous fait faire tout le boulot ». Pardon ? Qu’ouïs-je ? Fusillade du regard. 2ème et 3ème, « Ahhhhh, parce qu’en plus, elle vous fait faire le ménage ?». J’ai pété un câble. Littéralement. J’ai fait volte-face (je crois que ça a surpris mes deux compères) et je les ai démolis verbalement. Je leur ai spécifié qu’ils étaient super lourds et que ce n’était pas drôle. Je ne sais plus ce que j’ai dit exactement, mais ils étaient comme deux ronds de flan. Ludo, très fier, m’a dit que je « les avais bien séchés les deux-là ». Et ça a continué, encore 2 fois, j’ai remballé les types à chaque fois. Après, j’ai voulu partir. Ça m’a complètement gâché l’après-midi. Le fait qu’on me ramène à une boniche juste apte à passer le balai et à fermer sa gueule, ça m’a juste totalement sapé le moral. Et puis, comme j’ai pu l’observer, ça n’était jamais Ludo qu’on agressait ou qu’on mettait en cause, mais toujours moi. Je n’ai pas d’humour, diront certains. Excusez-moi, mais les « blagues » qui rabaissent les femmes, je ne trouverai jamais ça drôle. Jamais.
  10. Il y a eu cet exhibitionniste au Portugal, qui a bondi devant nous sans prévenir, sexe en érection.

Et puis, il y a eu les insultes aussi, au fil des années. Beaucoup d’insultes. « Salut la miss ». Pas de réponse. « Oh, pourquoi tu réponds pas salope ?? ». « Regarde-moi cette pute ». « T’as une belle bouche de suceuse ». « La cave est réservée ». « T’es moche, espèce de laideron ». Et cetera, et cetera, et cetera.

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Il y a eu les hommes qui m’ont suivie. Ceux qui m’ont apostrophée alors que je n’avais rien demandé (regards dégueulasses dans les transports comme si j’étais qu’un bout de viande bon à baiser, mimes de smacks suivis de gros rires lourds, invectives, surtout quand je suis tranquillement en train de lire mon livre et que je ne demande rien à personne, remarques « grivoises » plus que limites…).

J’ai croisé beaucoup d’hommes, je m’en rends compte aujourd’hui, qui avaient un réel problème avec la notion de consentement, je commence à réfléchir à la signification de certaines choses que j’ai vécues.

Mais de toute façon, j’en oublie tellement, j’en ai refoulé tellement ! Tout remonte, et je sais que je finirai par me souvenir de trucs bien pires. Et vous savez ce qui est le plus horrible dans tout ça ? Je me dis que jusqu’à présent, j’ai eu de la chance. Je n’ai subi aucun viol, aucune agression sexuelle, aucun harcèlement au travail (quoi que, ça se discute, je me souviens de mon précédent chef qui s’était permis de me masser les épaules sans mon accord pendant 10 secondes extrêmement gênantes, c’était biiiiennnn sur le fil du rasoir aussi…). Et je ne devrais pas me dire ça ! Ce n’est pas normal que je me dise ça !

Messieurs, est-ce qu’en tant qu’êtres humains, vous-êtes-vous déjà demandés une seconde à quel point c’est juste épuisant de devoir faire face à tout ça au quotidien ? De ne pas pouvoir commencer une journée sans se demander « qu’est ce qui va encore bien pouvoir m’arriver aujourd’hui ? ». On vit dans la terreur d’une agression, c’est une donnée qui est perpétuellement intégrée à notre quotidien, quoi qu’on fasse.

Nous sommes 51% de la population, on nous marche sur la gueule, on nous rabaisse constamment, et le plus horrible dans tout ça, c’est encore que certaines femmes s’en complaisent (coucou Christine Boutin), voir l’encouragent (cf. la grivoiserie à la française – donnez-moi une corde !). Wouhou, revendiquons notre infériorité, mes sœurs !! Les mecs doivent nous éduquer, ils sont là pour ça, servons de marchepied à leur grandeur !!! Je ne peux pas dialoguer avec cette catégorie de personnes, je n’y parviens pas. La seule chose dont je suis convaincue, c’est qu’elles feraient bien d’aller consulter d’urgence. Je ne peux pas tolérer qu’une femme dise qu’« on est moins bien que les hommes ». Ce n’est pas possible.

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Depuis les affreuses révélations engendrées par l’affaire Weinstein, il y trois choses que je ne supporte absolument plus et qui me sortent par les yeux :

  • Le Mansplaining ou Mecsplication (vous trouverez un excellent article à ce sujet par ici http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2017/10/18/balancetonporc-elles-parlent-ils-mecspliquent.html ), quand ces messieurs croient bon de nous dire ce qu’on aurait dû faire et comment, à situation égale, ils auraient fait tellement mieux que nous. De toute façon, c’est bien simple, tant qu’on a un vagin entre les jambes, on ne fait absolument jamais rien comme il faut.
  • La minimisation, voir la remise en cause de nos agressions et de notre ressenti, encouragée par des personnages publics qui salissent toutes ces femmes courageuses, qui ont le cran de laisser sortir des paroles difficiles. Excusez-moi, mais quand je vois des Eric Zemmour comparer le mouvement #balancetonporc à la délation envers les juifs pendant la seconde guerre mondiale (WTF ???) et des Christine Boutin (à qui – BORDEL DE DIEU- je souhaite une excellente retraite) évoquer « un dégueulis d’accusations », comme si on était de vilaines rapporteuses ou des collabos, ça me fait hérisser tous les poils du corps !
  • Le Victimblaiming, ou le fait de toujours retourner nos propres agressions contre nous. Des victimes toujours un peu coupables, voilà ce que nous sommes. On a pris trop de risques, on s’est baladées seules, on a ri trop fort, notre jupe était trop courte, on a pas répondu à une question, on n’avait pas à se trouver là. C’est bien simple, notre agresseur aura toujours une bonne excuse d’avoir fait ce qu’il a fait. On est juste coupables d’exister.

Au final, quand on a subi une agression sexiste, il y a trois cas de figure :

  • On ne dit rien, on garde ça en nous des années, ça nous bouffe jusqu’au trognon, et si par malheur on s’avise un jour de tout déballer, c’est « pourquoi tu n’as rien dit avant ? » « Pourquoi faire ça après tant d’années ? « Il a une réputation, tu comprends ! », « Il y a prescription, ça ne sert à rien », « Tu fais souffrir tes proches ».
  • On dénonce, mais en taisant le nom de notre agresseur (très fréquent depuis le début du mouvement #meetoo #balancetonporc), c’est « ça ne sert à rien si tu ne dis pas son nom », certain(e)s allant même jusqu’à mettre en doute la véracité de propos.
  • Si on dévoile ce que l’on a vécu + le nom de l’agresseur, c’est « n’importe quoi », « elle fait ça parce qu’elle est jalouse », « elle veut ternir sa réputation », « elle ment », « je le connais, c’est un mec bien, c’est pas possible ».

Dans tous les cas, systématiquement, notre parole est mise en doute. On ne fait jamais, JAMAIS ce qu’il faut. Quand on voudrait juste de l’écoute, du soutien et de la visibilité, on ne récolte que jugement, manque d’empathie et hypocrisie. Je crois que beaucoup préféraient qu’on se taise pour toujours. On prend trop de place, on respire leur air.

Plus le temps passe, plus je réalise que pour certains hommes, rabaisser les femmes est une manière de réaffirmer une prétendue virilité. Il est urgent de sortir de ce mode de fonctionnement. Il faut déconstruire ces comportements. Ce n’est plus viable, c’est irrespirable !

⇒ Quelques conseils – Que faire si vous êtes victimes/témoins d’un mauvais comportement ou d’une agression sexiste ?

Je crois dur comme fer que tout le monde doit trouver sa solution. Personne n’a la potion miracle. Quelques idées cependant:

  • Pour vous, mesdames, même si je sais bien que ce n’est pas toujours facile, essayez de parler ! Je commence à être de plus en plus convaincue que le silence ne nous sert pas et ne nous servira jamais. Quand vous êtes victimes de harcèlement sexiste, d’un propos ou d’un regard qui vous gêne, dites-le au principal intéressé. Je ne dis pas de se la jouer remontée, comme moi qui ait la punchline et le rabattage de caquet facile, mais exprimez votre mécontentement. Dites que vous n’êtes pas d’accord et que c’est n’est ni drôle, ni normal. (Sans tomber dans le démago « qui ne dit mot consent » qui me fait complètement gerber, il me paraît juste important de verbaliser les choses en disant « je ne suis pas d’accord » quand on en a la force).
  • La libération de la parole passe aussi, je crois, par le fait de partager votre quotidien avec les hommes de votre entourage. Personnellement, j’ai décidé que cette année serait celle où j’arrêterai de me taire. Je partage tout avec Ludo. De la petite pique sexiste à l’agression plus flagrante (il est d’ailleurs assez médusé de tout ce qu’il peut m’arriver et par la bêtise de certains mecs). Je veux qu’il sache, en tant qu’homme, ce que c’est que d’être une femme en 2017. Je me rappelle souvent d’une soirée entre amis, où le débat avait dérivé sur le harcèlement sexuel et où j’encourageai tout le monde à se questionner mutuellement. Une des personnes présentes avait fini par déballer une agression dont elle avait été victime devant son copain médusé, qui était abasourdi qu’elle n’en ait jamais parlé. Il ne faut pas jeter systématiquement la pierre aux hommes : ils ne se rendent pas toujours compte de ce que l’on peut vivre.
  • Femmes et Hommes, soyez vigilants, tous le temps. A vos propres comportements envers les femmes et à ceux des autres. Prenez la défense des femmes agressées/harcelées. Elles ont besoin de votre soutien et de votre secours. Restez courtois et respectueux quand vous parlez à une femme.

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Je voulais aussi vous dire que je ne crois pas en la répression. Il est vrai que ça serait déjà un énorme soulagement de voir les agresseurs/harceleurs punis pour ce qu’ils nous infligent, mais dans tous les cas, ça ne fera pas évoluer les choses. Il faut déconstruire les stéréotypes de genre dès le plus jeune âge, apprendre le respect aux enfants, l’importance du consentement. Encourager les filles à prendre la parole, ce qui libèrera peut-être la voix des femmes qu’elles deviendront. Il faut que le gouvernement engage un chantier pour la mise en place d’actions de prévention dès la maternelle et tout au long de la scolarité. Il y a tellement à faire. Je suis un peu déprimée quand j’y pense, mais je sais aussi que cette libération subite de la parole a quelque chose de beau. Femmes du monde entier, nous avons créé quelque chose d’important.

J’aimerai dire quelques mercis pour finir :

Merci à celles et ceux qui travaillent sur le terrain et qui œuvrent pour un monde meilleur, un monde qui rêve d’égalité et de respect entre les hommes et les femmes, comme, par exemple, le très bon Docteur Kpote, dont je vous invite à visiter le blog : http://www.blogg.org/blog-53402.html

Merci à Ludo, mon conjoint, qui m’apporte toujours une écoute bienveillante et qui me fait réaliser chaque jour que tout n’est peut-être pas perdu.

Merci à toi, maman, d’avoir en un sens, même si on n’est pas toujours d’accord sur tout, contribué à faire de moi la féministe convaincue que je suis aujourd’hui.

Merci à toutes les femmes qui ont trouvé et trouvent encore le courage de témoigner et de faire face à toutes les immondices qu’on leur balance en retour. Je l’ai dit et je le redis, ce que nous avons créé ces dernières semaines est important. Ça fera date.

Merci à moi-même, aussi bizarre que ça puisse paraître. Je me remercie d’avoir le courage de parler, le courage de faire face tous les jours, et de me battre pour que les choses changent. Je me remercie d’être devenue la femme que je suis.

Je vous dis à très vite. Je vous embrasse.

Manon

11 réflexions au sujet de “#Moiaussi”

  1. Bravo Manon !
    C’est un « beau » mouvement qui a pris forme ces dernières semaines.
    Mais c’est aussi très moche de réaliser à quel point une immense majorité de la population féminine est confrontée à ces porcs, et à quel point on vit encore dans un moyen-âge social hallucinant.
    Pourvu que tout cela porte ses fruits. Merci pour ta contribution (même si ça fait mal à lire…) ! ❤

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    1. Merci Suny. Tant que ces dénonciations auront réussi à faire prendre conscience à certains hommes de la gravité du problème, ça me suffit. J’aimerai aussi que certains se disent « merde, un jour, j’ai fait partie des harceleurs, mais il faut que ça change ». ça serait une très belle victoire, indéniablement. Belle journée à toi !

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    1. Hello, merci pour ton commentaire 😀 En fait, quoi que l’on porte, on est absolument JAMAIS tranquilles. Les femmes qui se couvrent de la tête aux pieds, ça ne va pas et celles qui se découvrent, ça ne va pas non plus. Il y a des fois où je me demande pourquoi si peu de personnes se rendent compte de l’impératif vestimentaire IMMENSE qui pèse sur nous (et qui est, de plus, complètement subjectif !). Bref, on a pas fini de batailler ! Belle journée à toi 🙂

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