Voyage

Manon Woodstock au Portugal – Lisbonne en mode alternatif

Qu’on se le dise d’entrée de jeu, j’ai été passablement ennuyée par 80% des articles que j’ai pu lire sur la ville de Lisbonne (je ne dis pas que le mien va échapper à la règle hein, les fleurs ne sont pas gratuites de nos jours, j’évite donc de m’en lancer). Mais après une petite recherche en règle, j’ai vite réalisé que tous conseillaient à peu près les mêmes restos, les mêmes bars, les mêmes trucs à visiter, dans les mêmes quartiers. La blogosphère, ou comment mourir d’ennui, littéralement desséché sur pied.

Je sais, je ne suis pas gentille (et en même temps, je ne suis pas payée pour ça !), mais j’ai réellement trouvé peu de suggestions qui sortaient vraiment de l’ordinaire, de sorte qu’en arrivant là-bas, j’ai jeté aux orties ma petite liste de conseils divers et je suis partie à l’aventure avec mon acolyte de toujours. On s’est perdus dans les ruelles, dans le dédale que peut devenir cette ville formidable, pour laquelle j’ai vibré pendant 3 jours.

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Je vous fais la visite ?

Jour 12

« DeLorean ». « 88 miles à l’heure ». « Nom de Zeus Marty ». Vous commencez à connaître le principe. Retour le 22 septembre à 11h00 Doc’ !

Je vous avais laissés à Foz do Arelho et je vous récupère à notre arrivée à Lisbonne. La conduite des locaux étant un peu…déroutante…je dois dire que je suis réellement ravie de rendre la voiture chez Europcar (devant chez qui je dois éviter un camion de déménagement, puis faire un créneau au chausse-pied dans une circulation d’enfer, inutile de vous dire que les sueurs froides étaient de la partie, surtout avec une voiture de loc’ 😉 ) On est hyper contents de renoncer au Veau pour les trois derniers jours ! Les gens de chez Europcar auront été très professionnels tout du long, si j’oublie les longueurs un peu pénibles à l’aéroport (dans tous les cas, ils ont été un peu moins « Relax, Take it Eaaaaaaasssyyyyy » que chez Madeira Rental Cars et ça m’a rassurée !). Je conseille !

On prend le métro pour se rapprocher un peu de notre hébergement. Les deux billets nous coûtent la modique somme de 3.90€, Ludo râle parce que c’est cher (normal quoi, le bon cliché du français qui n’arrête pas de se plaindre 😛 ), mais moi je trouve ça bon marché comparé au tram de Dublin, où on a pratiquement joué à pile ou face pour savoir lequel de nous deux allait vendre un organe afin d’acquérir un billet. Le métro est NICKEL CHROME, on pourrait manger par terre. Ça doit faire le même effet à chaque personne ayant un jour pris le RER ou le métro parisien, tous les autres te paraissent incroyablement propres et organisés ! Par contre, chose super bizarre, il y a une annonce micro (assez inaudible, je ne sais pas trop dans quel but) ponctuée de carillons toutes les 35 secondes environ. Ça donne une ambiance « 12 coups de minuit » un peu surréaliste 😀

On finit par arriver en bas d’une colline, qu’il va visiblement falloir monter. Heureusement qu’on a la chance d’admirer de très jolies œuvres de street art pour se donner du courage, parce que ça grimpe carrément. En temps normal, j’aurai monté ça au pas de course (même pas je mens 😛 ), mais avec une valise de 20Kg à tracter, c’est un autre paire de manches. Quand j’arrive en haut, je suis au bout de ma vie. Je suinte, je souffle comme un hippopo, le glamour incarné ! On dépose les valises à l’appart’hôtel Chiado Arty Flats (Largo Trindade Coelho 6, 1200-287 Lisboa – situé en plein cœur du Bairro Alto, que je conseille « mais », vous verrez pourquoi plus loin), notre chambre n’étant pas encore prête.

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On descend vers un des nombreux stands de Ginginha, liqueur de cerise typique de la ville dont on a entendu le plus grand bien. Après test, je confirme notre grosse préférence pour la Ginginha do Carmo (dont un des stands est situé Calçada do Carmo 37, 1200-016 Lisboa), qu’on trouve plus fruitée par rapport à celle vendue au stand le plus connu qu’est A Ginjinha (Largo São Domingos 8, 1100-201 Lisboa) – qui est très bien également, pas de péril en la demeure, je ne compte pas remettre en question la réputation de l’endroit (mais il utilisent de vilains gobelets en plastiques BOUHHHHHH 😀 ).

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Si vous avez croisés deux touristes un peu barrés criant « Ginginha » à tout va…C’était surement nous 😛

Suite aux merveilleux conseils télévisés de notre Dieu personnel – j’ai nommé Anthony Bourdain – nous décidons ensuite d’aller déguster une Bifana au snack O’Trevo (Praça Luís de Camões 48, 1200-108 Lisboa). Le lieu est juste exceptionnel. Tu n’as pas eu le temps de commander ton sandwich qu’il arrive déjà devant toi. Pour moins de 2 €, vous aurez donc la chance de déguster une escalope de porc ultra fine grillée minute, dans un pain baguette moelleux, que vous pouvez arroser de Moutarde Savora. Le top. Tout va à un rythme d’enfer, les serveuses ne sont pas commodes, la nôtre tousse sans mettre la main devant sa bouche, ce qui m’impose un seul et unique constat : j’adore cet endroit. C’est authentique, c’est local, ils n’essaient pas de se donner un genre : c’est ce que je m’imagine être le vrai Lisbonne.

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Le Graal, obtenu en moins de 90 secondes

Sur les coups de 16h00, on mange un Pao Deus (brioche à la noix de coco, conseillée par mon mentor de toujours, Delphe57) et on remonte à l’hôtel pour faire une pause. Après 2 Ginginhas et 2 bières en plein après-midi, j’avoue que je commence à être un peu caisse…On se dit qu’il va peut-être falloir ralentir un peu, au risque de se confronter une fois de plus à l’effet pétard mouillé (dont nous souffrons de manière chronique dans toutes les grandes villes, trop de tentations partout, nous sommes tellement faibles 😉 ).

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Comme vous pouvez le constater, rien n’est vraiment cher !

On décide ensuite de se perdre un peu dans la ville, on descend Place du Commerce, puis on prend le large vers le quartier de l’Alfama. Chose intrigante à laquelle je ne m’attendais pas vraiment : on se fait proposer de la Marie-Jeanne tous les 50 mètres environ !! On rentre à l’hôtel en fin d’après-midi, pour un décrassage bien mérité.

[PARENTHESE] Lors de notre balade, j’ai vu beauuuucoup d’inscriptions anti-touristes. J’avais déjà commencé à m’interroger au début de cette semaine sur l’impact que nous pouvons avoir sur les pays que nous visitons. Et il s’avère que Lisbonne est effectivement une véritable usine. On entend le son cristallin des roulettes de valises en permanence. Il y a sans aucun doute plus de touristes que de locaux. On a eu un grand débat là-dessus avec Ludo qui m’a dit que de toute façon, c’était pareil dans toutes les grandes villes. Il n’a pas tort, mais c’est quand même dommage de voir la ville engloutie par le tourisme de masse (et j’ai conscience de faire partie de cette masse, hein, pas de procès d’intention s’il vous plait 😛 ). Je comprends volontiers que les locaux se sentent dépossédés de quelque chose. D’un autre côté, si le tourisme baissait drastiquement à Lisbonne, que se passerait-il ? La ville vit littéralement de ça et pour ça. Je ne vais pas faire mon égocentrique : les lisboètes s’en sont sortis pendant des millénaires sans nous et peuvent très bien continuer à le faire, mais il me semble que ça serait quand même un immense coup dur porté à la ville et à tous les travailleurs du tourisme…M’enfin, la réflexion sur ce problème épineux continue pour Manon Woodstock ! 🙂 [FIN DE LA PARENTHESE ENCHANTEE]

En sortant pour se mettre en quête d’un resto, on croise de nouveau un mec au regard filou – spécial « Tu veux la drogue ??? » 😛 Je passe mon chemin mais Ludo se fait alpaguer et tente de parlementer avec le gars. Après moult palabres sur le fait qu’il ne fume pas, le dealer bonimenteur vendeur lui propose « the best cocaïn of Columbia ». HA HA HA HA HA HA HA HA 😀 Mais bien sûr Arthur !! Mes sens me trompent peut-être, mais j’ai pas vraiment l’impression d’être à Bogota ici 😀

C’est à ce moment malencontreux que nous commettons la première erreur du week-end : penser trouver un resto cool sans réserver. On erre pendant 1 bonne heure en se faisant refouler pas loin de 3 fois. Comme il commence à faire faim (et qu’on est tous les deux d’affreux cornichons), c’est à ce moment fort bien choisi que nous choisissons de déterrer la hache de guerre. Ludo fait du Ludo et Manon fait du Manon. Comme on ne reste jamais fâchés très longtemps, aussitôt déterrée, aussitôt ré-enfouie, on repart bras dessus-bras dessous, et on échoue dans un resto un peu hipster sur les bords : l’Oficina do Duque (Calçada do Duque 43, 1200-155 Lisboa). C’est pas mal (l’entrée est excellente, le plat un peu en dessous), mais on a fait mieux en l’occurrence. D’ailleurs, ils se sont trompés dans ma commande et m’amènent autre chose, mais il est 22h30 et je ne suis pas d’humeur à renvoyer quoi que ce soit en cuisine. On est pas transportés.

On va boire un dernier verre au bar Duque Brewpub (Calçada do Duque 51, 1200-156 Lisboa), qui ne fait que des bières artisanales et locales, mais c’est pas donné-donné. On paye le prix de l’artisanal me direz-vous, mais c’est le binn’s dans la carte, dès que je me décide pour un truc, ils ne l’ont plus et ça me soule.

Jour 13

On a correctement dormi, mais l’hôtel, malgré sa localisation parfaite, se révèle être assez bruyant (à notre grand désarroi). Rien à dire sur les fenêtres, c’est plutôt la porte qui pose problème et qui laisse passer tous les bruits de la cage d’escaliers.

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Nous nous dirigeons vers le TimeOut Market en vue de prendre le petit déjeuner (Av. 24 de Julho 49, 1200-109 Lisboa). Le lieu est vraiment exceptionnel : d’un côté on peut admirer des halles on ne peut plus traditionnelles avec primeurs, bouchers, poissonniers, fleuristes, etc. et de l’autre c’est un gigantesque restaurant à choix multiples. Il y a une bonne cinquantaine de stands différents, à prédominance portugaise, mais si vous voulez manger de la pizza ou asiatique, vous trouverez votre bonheur sans problème. On mange des Pasteis de Nata de chez Mantegaria qui sont juste fabuleuses…Le flanc dégouline de la tartelette, c’est assez orgasmique.

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OUAI et deux Cappucinos en plus – DEUX PUITS SANS FOND MESSIEURS DAMES 🙂

Le lieu nous plait tellement qu’on décide d’y manger une bricole à midi. Comme je tiens absolument à goûter la Francesinha (croque-monsieur revisité et entre autres, spécialité de Porto) au stand de Henrique Sa Pessoa, on se lance ! Quand le plat est prêt, on se rend compte que les assiettes sont énormes et qu’on aurait pu en commander une pour deux. Rien à dire, c’est juste excellent. Un des gros coups de cœur du séjour, assurément 🙂 On ressort de là complètement farcis.

On a souvent lu que le marché était trop bondé pour être appréciable, mais franchement, nous n’avons eu aucun souci. On a mangé debout, certes, mais on a survécu 😉 Le lieu est vraiment cool, allez-y les yeux fermés !

En remontant prendre quelques affaires à l’hôtel, on croise l’acteur Lambert Wilson en mode « bats les couilles », qui se fume une grosse clope, accoudé à une voiture. Normal, quoi. Instant de la vie courante. On se marre avec Ludo, qui me dit qu’il faut y aller et lui dire que « je l’ai trouvé très bien dans Cousteau » 😀 Non, très peu pour moi ! Chacun mérite sa tranquillité.

On décide d’aller visiter un peu le quartier de Belém en début d’après-midi. On y va tram (comptez 20 bonnes minutes tout de même) et on fait les gros resquilleurs (j’ai un peu honte, mais pour ma défense, la machine à billets a catégoriquement refusé mes pièces et les a recrachées à intervalles réguliers de 3 minutes…Pas au point leur truc !).

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ça n’a pas l’air comme ça, mais c’est très impressionnant !

On va voir la monument à la gloire d’Henri le navigateur (Padrão dos Descobrimentos) ainsi que la Tour de Belém, qu’on ne visite pas (comme l’a très bien résumé mon homme « Ouai, c’est une tour quoi » 😀 Ludo dans toute sa splendeur).

Le quartier n’est pas hyper sexy : les monuments sont au bord d’une…maxi-route ? Il y a tout qui passe : les voitures, le train, le tram…Il ne manque plus qu’une voie fluviale et on a la totale. Ça change de toutes les photos de rêve qu’on croise partout sur Internet.

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L’envers de Bélem

Sinon, ça m’a l’air hyper résidentiel. Il n’y a pas grand monde dans les rues. On croise tout de même des coins assez jolis.

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On reste complètement interloqués par la file à la limite du raisonnable devant la boutique des Pasteis de Belém. Il y a au moins une heure de queue…pour des gâteaux ! Alors certes, j’ai lu partout que c’était les meilleurs patati patata, mais enfin 1 heure de queue pour un GÂTEAU ! Surtout que ceux mangés le matin même étaient excellents et faits artisanalement ! Non, c’est ferme et définitif : on passe notre chemin !

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Ma photo a un peu merdouillé, mais ça vous donne une petite idée 😉

On finit par regagner le centre-ville et nous décidons de trouver un rooftop « secret » (HAHAHAHA, la bonne blague – pardon, je sors 😀 ) le « 6th floor » donc, situé comme son nom l’indique au 6ème étage d’un parking souterrain (sans aucune indication, il faut partir un peu à l’aventure). Alors, c’est super, tout ça tout ça, mais il s’avère que le lieu n’est plus secret du tout. Il y a un monde fou et on sent que c’est THE PLACE TO BE. Pas le genre de truc qui me fait triper. Les filles du bar me font toutes complexer, on se croirait dans Grazia, elles sont toutes super sapées et j’avoue que je me sens carrément moche dans ma robe marinière NafNaf d’il y a 10 saisons. M’enfin, c’est ça d’avoir renoncé au shopping frénétique ! Le lieu est sympa et il y a un super DJ, mais je ne conseille pas vraiment : les cocktails sont moyens et chers. On paye clairement l’endroit.

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Manon Woodstock – Saison 2008-2009 selon Grazia

Nous dînons ensuite au restaurant Rosa da Rua (R. da Rosa 265, 1200-385 Lisboa), un buffet de spécialités portugaises sans prétention, mais d’excellente facture. C’est vraiment délicieux, l’ambiance est top et c’est juste super bon marché (14€ le buffet à volonté si mes souvenirs sont bons). On essaye de parler portugais aux serveurs qui ont l’air d’apprécier l’effort. Certains autres convives sont super irritants (j’entends des « la carte des vins s’il vous plait » à tour de bras) et ne font aucun effort pour tenter de communiquer. Pas même un petit « obligado » ou « por favor ». Vous qui me lisez, je vous en conjure !! Relevez le niveau des autres touristes !! Ça n’a jamais tué personne d’apprendre à dire 2 mots dans la langue du pays bon sang !! GET OUT OF THIS FUCKING COMFORT ZONE FOR GOD SAKE !!!!! Cette attitude française par excellence me file des boutons : on a l’impression que tout le monde se doit de parler français, et ce même hors du pays parce que « le touriste est roi » (en réalité, pour cacher notre affreux niveau en langue). Non, non et non, faites un effort ! Ceci est un cri du cœur ! Toutes ces personnes vous accueillent dans leur pays et font en sorte que vous vous sentiez bien, alors de grâce, faites la moitié du chemin !

On finit par rentrer et malheureusement, un mec décide de pousser sa gueulante à la réception à 1h00 du mat’. On ne peut clairement pas dormir dans ces conditions, même avec des boules Quies. Ludo est à deux doigts de descendre calmer le jeu, mais au moment où il se lève, ça s’arrête.

Jour 14

Ce matin, c’est le dernier jour et on se rend compte à quel point les vacances ont filé. On se met en route pour un Continente Bom Dia (équivalent d’un Carrefour Market – à 25 minutes à pied) pour faire quelques achats de cadeaux à ramener. On mange un Pasteis de Nata pas bon du tout sur la route, ce qui nous fait réaliser à quel point celui que nous avons mangé hier était exceptionnel.

On achète quelques Queijo do Azeitao (fromage absolument excellent) qui se révèleront par la suite être 2 fois moins cher qu’à l’aéroport, mais aussi des conserves de sardines et de fruits de mer ! Je vous conseille donc de faire vos emplettes dans les magasins que les locaux utilisent pour faire leurs courses de tous les jours. Vous aurez beaucoup moins de risque de vous faire arnaquer.

En début d’après-midi, on se lance dans un long périple dans l’Alfama, le quartier du Fado, que nous avions survolé le premier jour. On longe le Castelo Sao Jorge (qu’on ne visite pas, deux semaines de vacances, ça coûte déjà un bon gros rein, donc on a pas vraiment axé le voyage sur les visites payantes), dans un quartier très sympa (quoiqu’un peu trop touristique) qui ressemble à s’y méprendre au Montmartre parisien.

On se perd dans les rues et on découvre de très beaux endroits.

On monte.

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On descend (spécial dédicace à toi Marine 😀 ).

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A ce sujet, s’il faut savoir une chose à propos de Lisbonne, c’est qu’on ne l’appelle pas la ville aux 7 collines pour rien. Ça grimpe CARREMENT, et souvent. Vous pouvez toujours vous déplacer avec un Tuk-Tuk qui est le moyen de transport numéro un de la ville, mais ça vous reviendra vite cher !

Il faut aussi que je vous dise qu’aujourd’hui, je traîne la patte un MAX et que je souffre d’un hoquet intermittent d’une violence rare, qui me coupe le souffle toutes les 35 secondes environ. Je manque de faire un vol plané une bonne demi-douzaine de fois. Je s’appelle Groot.

On arrive à un superbe Miradouro et on disserte face à l’énorme bateau de croisière dont je ne citerais pas la marque (Top…Je suis une célèbre compagnie dont Shakira a été obligée de redorer le blason, dont un bateau a coulé en Italie, son capitaine préférant sauver son cul plutôt que celui de ses passagers et a laissé plusieurs dizaines de touristes pour morts…Je suis…Je suis….DING DONG) qui nous bouche complètement la vue…

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On continue notre tour du quartier. De miradouros en miradouros, de ruelles en ruelles. Dès qu’on croise une artère touristique, on bifurque et on s’enfonce un peu plus.

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On s’arrête à la Confeitaria Nacional (Praça da Figueira 18B, 1100-241 Lisboa) pour manger un croissant, mais je ne vous conseille pas. C’était désorganisé et pas bon du tout (Ludo a tranché: « Top 5 du plus mauvais croissant », alors qu’ils étaient tous excellents jusqu’ici).

On finit la journée par une exploration d’un haut lieu du street art.

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Puis par un peu de shopping cadeau dans une boutique de conserves que je vous conseille : il s’agit de la Loja das Conservas (Rua do Arsenal 130, 1200-182 Lisboa). Il y a beaucoup de choix et les vendeurs(ses) sont adorables.

Après une pause douche bien méritée à l’hôtel, on va boire un verre au Pensão Amor (R. do Alecrim 19, 1200-014 Lisboa), bar très années folles qui a élu domicile dans un ancien bordel. C’est un peu hipster sur les bords, c’est pas donné-donné, mais les cocktails sont très originaux (et délicieux !). Attention toutefois, le tarif augmente après 22h00.

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Pensão Amor

Comme on commence à saturer total de la cuisine portugaise, on décide d’aller manger à Cultura do Hamburger (R. das Salgadeiras 38, 1200-036 Lisboa), qui est visiblement LE spot américain de la ville. On en ressort pas vraiment conquis. Le pain ne va pas, les frites non plus. Ce n’est pas le meilleur burger qu’on est mangé, pas le pire non plus. Par contre, leur Key Lime pie est une vraie tuerie, et je pèse mes mots – moi qui ne suit pas très dessert. Le prix est aussi très attractif, 30€ à deux avec une bouteille de vin et un dessert, on a fait plus onéreux ! Je reste donc neutre, comme la Suisse.

On va boire un dernier verre dans le quartier de Bairro Alto pour fêter notre départ. On tombe sur un Irish Pub tout ce qu’il y a de plus classique, après d’interminables recherches – les bars du quartier étant plutôt « bourrage de gueule » que « petit cognac au coin du feu ». Et c’est tout en dégustant notre Bushmills basique de chez basique à 6€ le verre (AIE MON ANUS !!!) qu’on se dit qu’il ne faudra absolument pas conseiller ce bar sur mon blog et pour cause : ils passent du football américain et du golf à la télé et la pompe à Guinness est tellement peu utilisée que je ne m’étonnerai pas qu’elle soit là pour la déco. Une honte pour le doux pays des moutons.

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Petit panorama final, pour le plaisir des yeux !

Et….voilà (mon dieu, c’est là que je réalise que je vous barbe juste depuis…5 articles avec mes vacances 😛 Promis, c’est fini – je vous filerai bien une sucette sans sucre comme après un rendez-vous chez le dentiste, mais je n’ai pas vos adresses mes biquets…). Alors, qu’avez-vous pensé de ces articles fleuves ? C’était bien ? Super ? Nul ? Archinul ? Service après-vente de Manon Woodstock, que puis-je pour vous ? 😛

Avez-vous des super coins à nous conseiller à Lisbonne ? Avez-vous envie d’y aller ? Quelque chose à déballer ? Une gueulante à pousser ? Pas de doute, non seulement vous êtes au bon endroit, mais  je me ferai en plus un réel plaisir de répondre à toutes vos questions.

Aller, je vous dis à très vite et vous souhaite une très belle semaine.

Des bisous !

3 réflexions au sujet de “Manon Woodstock au Portugal – Lisbonne en mode alternatif”

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