Voyage

Que faire à Madère ? Première partie

HELLLOOOOOO, je suis de RETOUR. I’m back. Estou de volta !! 🙂 Alors vous tous, comment allez-vous ? Au risque de vous décevoir, moi, c’est franchement bof.

*Ouah j’ha-llu-cine, la nénette, elle part 3 semaines en vacances et elle n’est même pas foutue d’être contente*.

Ben oui, justement, figurez-vous qu’on est toujours plus en forme en partant qu’en revenant, ça tombe sous le sens…Ceci ne sera donc pas le retour en fanfare que vous attendiez tant (ou si ? Va savoir !). Parce qu’en fait, j’ai un peu beaucoup le blues. Avant-hier, après une soirée entière en position latérale de sécurité sur le canapé – Ludo dans le même état que moi – à répéter l’un comme l’autre tel un mantra « j’veux pas y aller, j’veux pas y aller, j’veux pas y aller », on a bien dû finir par trainer nos carcasses récalcitrantes au travail. Et non, tous les « on dit que demain on ne va pas travailler, qu’on est payés pour être tous les deux et répandre la paix et l’amour dans le monde » n’ont pas marché (oooooooh s’ont meuuuunions les deux-là 😛 ). Retour à la dure réalité complètement irréelle. Confrontation avec les éternels insupportables du boulot, « Alors c’était bien les vacances ? » « T’es bien reposée ? ». VOS GUEULES LES MOUETTES ! « Ah mais attend, t’as quand même eu 3 semaines hein, je ne sais pas ce qu’il te faut ! ». Enfer et damnation, pitié, laissez-moi tranquille !!! Quand comprendrez-vous que même après 3 mois de congés, je vous tiendrais le même discours parce que ce job est juste TOUT POURRI ? Mais bon sang, qu’est-ce que je fais là ? C’est quand qu’on se réveille de ce mauvais rêve ? Un choix important sera à faire en 2018, assurément.

Bref, je reviens quand même de super vacances – qui n’étaient certes pas suffisantes – mais qui ont énormément compté, et j’ai très envie de vous en faire le récit. J’ai pesé le pour et le contre, le petit ange sur mon épaule droite me disant de me faire plaisir et le petit diable sur mon épaule gauche me disant que mes vacances, vous vous en tamponnez probablement le coquillard. Et puis, j’ai tapé du poing sur la table. C’est mon blog, merde alors ! Et si j’ai envie de faire 10 articles sur mes vacances, eh ben j’en ferai 10 ! Sacrebleu 😀 ! Lançons-nous donc dans une sorte de série fleuve, en plusieurs parties. Eh 😉 on est Manon Woodstock ou on ne l’est pas ! Allons-y donc gaiement pour la partie 1 de notre joyeux périple à Madère.

Jour 1

Lors de notre arrivée sur l’île, j’ai loué une voiture. Depuis que j’ai goûté au concept de voyage en liberté en Irlande, je peux difficilement faire autrement. C’est ce qui nous convient le mieux. Nous avons eu affaire à l’agence de location Madeira Rental Cars, à propos de laquelle je n’ai pas vraiment d’avis (on a eu aucun problème, mais comme je le dis toujours, s’il doit y avoir un problème avec une location de voiture, ça sera sans aucun doute une belle merde quelle que soit l’agence – Je sais, je sais, j’ai gagné en philosophie sur la vie pendant ces 3 semaines 😛 ). Je constate juste que le personnel n’est pas stressé pour un sou, le constat de check-out était même déjà pré-rempli (ce qui ne m’a pas plu des masses). Ils nous ont demandé 950€ de caution, et autant vous dire que ça a calmé direct notre envie de jouer les Sébastien Loeb. Si nos amis loueurs de voitures sont plutôt cool Raoul, Ludo lui ne l’est pas. En avant pour une grosse stress party, oscar de la meilleure prestation dramatique…Selon lui, notre fidèle 107, par la suite surnommée « Titine », ne sera JAMAIS assez puissante, on ne va tout simplement pas y arriver. Le coco est stressé comme pas deux (je crois qu’il a besoin d’un verre) et pour rien en plus ! Titine nous emmène difficilement mais non sans panache à l’hôtel.

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Titine en habit de gala

On arrive alors à Quinta da Serra, 5 étoiles au compteur, situé dans le joli petit village de Jardim da Serra. Alors oui, c’est paumé, c’est à 30 minutes en voiture de la capitale, mais franchement je trouve qu’une demi-heure, ce n’est pas cher payé pour être au paradis sur terre.

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Vue de notre balcon

J’y avais déjà séjourné il y a deux ans et c’est bien simple, je ne voulais aller nulle part ailleurs. De plus, cet établissement collectionne les labels écolo dont celui de Green Key – ce qui signifie qu’il respecte un certain nombre de critères de gestion responsable du personnel, de non-gaspillage des ressources, de respect de l’environnement intérieur et extérieur, de gastronomie responsable, d’information des clients et j’en passe. Vous me connaissez, il n’en fallait pas plus pour me séduire.

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Petites explications à propos du Label Green Key dans notre chambre

Que dire mis à part que tout est cool dans cet hôtel !! Il y a une quarantaine de chambres donc autant vous dire qu’on ne se marche pas dessus, un restaurant où on a vraiment bien mangé tous les soirs (j’avais opté pour la demi-pension), une petite piscine à l’eau de mer, un jardin fruitier et potager magnifique…Tout le monde a l’air content d’y travailler, le personnel est adorable (on a eu le droit à des biscuits maison sur l’oreiller tous les soirs et des sculptures en serviettes à faire passer Rodin pour un charlot). Il n’y a absolument rien à redire. Je conseille 1000 fois cet hôtel.

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Regardez moi cette merveille !!

Comble de luxe, lors de notre arrivée, on apprend que nous avons été surclassés en Junior Suite et on se retrouve avec une chambre IMMENSE pour le prix de la plus basique (trois télés, un salon privatif, deux balcons, un bain à bulles, un lit King Size, LA TOTALE), en mode « les vacances qui commencent bien » 😀 J’ai aussi beaucoup apprécié la poubelle mise à notre disposition pour faire un tri sélectif différencié, qui décidemment se fait bien trop rare dans les hôtels !

Le seul truc auquel il faut faire gaffe, c’est que, 5 étoiles obligent, les tarifs des consommations « bonus », notamment de l’alcool, vont de pair…On a évité le tacle dans la surface en constatant que si on se pétait une Margarita tous les soirs, ces vacances allaient vite tourner à la banqueroute générale 😀 Mais bon, pour ça, aucun souci, on s’est organisés (apéros achetés en supermarchés puis rangés dans le minibar, consommation de vin au verre) et c’est resté sous contrôle, chef 😛

Deux bémols, je dirais, qui n’ont rien à voir avec l’hôtel, il est bon de savoir que la floraison sur l’île est en fin de cycle au mois de septembre et je ne retrouve pas beaucoup les couleurs éclatantes et les fleurs magnifiques d’il y a deux ans. Je suis un peu déçue le premier jour, mais bon…un coup de barbotage dans la piscine, un verre de vin et on se dit que ce n’est pas si grave 🙂 Deuzio, à cette période, la moyenne d’âge de l’hôtel est d’environ 65 ans. Vous me direz, on l’a bien cherché en partant en vacances en septembre – d’habitude on s’en fiche, mais là, ça m’a un peu gênée…C’était trop tranché !

Jour 2

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Il faut que je vous précise que le buffet du petit-déjeuner de Quinta da Serra est le meilleur qu’il m’ait été donné de goûter. Fruits de saison frais tous les matins, bar à tisanes, bar à muesli, bar à confitures maison, viennoiseries à tomber, buffet salé…il y en pour tous les goûts, c’est frais, de saison et d’une qualité rarement égalée. J’aime cet hôtel, je vous l’ai déjà dit ? 😉

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Bar à tisane, avec les herbes du jardin, s’il vous plait !!

Ce matin, on décide d’y aller doucement et de commencer par jeter un œil à un des nombreux points de vue de l’île : le Miradouro da Boca dos Namorados. Arrivés sur place, on découvre un petit chemin de randonnée non fléché et, grands fous que nous sommes, nous décidons de partir un peu à l’aventure. On est tellement euphoriques d’être en vacances qu’on ne s’inquiète même pas des nombreuses croix et monuments aux morts que l’on croise. On se demande en rigolant si ce chemin n’est pas le théâtre de sanglants et fréquents règlements de comptes. Mais ce dont on ne se rend pas encore compte, c’est que si ça descend joyeusement à l’aller, ça remonte méchamment au retour. Après réflexion, il m’arrive de croire que tous ces autels ont été érigés pour des gens morts d’épuisement. C’est donc après 40 minutes d’une insouciante descente que nous avons réalisé avec horreur qu’il faudrait bien faire demi-tour et s’enfiler un dénivelé que peu de coureurs du tour de France graviraient sans EPO. Etonnement, nous avons été assez efficaces, et après 35 minutes de torture extrême, je m’effondre sur le capot de Titine en soufflant comme un gros phoque asthmatique. C’était dur, mais ça en valait la peine. Les paysages que nous avons croisés sont beaux, luxuriants et rocailleux.

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Point de vue lors de la balade

Mais les péripéties de la journée ne sont pas finies, loin de là ! C’est sur le chemin du retour qu’arrive notre première Grosse frayeur (avec un grand G) en voiture. Ce qui me fait venir à mon premier conseil, si vous visitez Madère, ne vous fiez pas à Google Maps. Si vous ne le savez pas encore, Madère est une île volcanique: ça monte et ça descend beaucoup. Figurez-vous que cornichon de logiciel nous a fait emprunter une bien nommée « route inconnue » comme si de rien n’était, genre « tu verras par là, c’est bien, je connais un raccourci, t’inquiètes » – jusque-là pas de panique – mais quand elle s’est soudainement transformée en une espèce de piste de saut au ski avec des escaliers au milieu (oui, des escaliers au milieu, vous avez bien lu !!!), qu’on a vu l’angle à au moins 60° pour rejoindre la route principale – ET qu’un petit jeune assis sur une murette en contrebas nous a lancé un regard mi « ah bon, je savais pas qu’on pouvait emprunter ce chemin en voiture » mi « désolé pour votre caution les gars », c’est devenu la MAXI panique à bord. On ne pouvait pas faire marche arrière. Impossible. A ce moment, tu vois pousser des ailes à ton chèque de caution de 950 € et il s’envole loin, loin, loin XD A alors commencé la plus grande démonstration de sang froid de tout notre voyage, doublée d’une descente centimètre par centimètre et…c’est passé…au millimètre près !!!!!

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Une des rues principales de Camara de Lobos, avec ses décos en récup’

Pour nous remettre de nos émotions, on a passé l’après-midi à Camara de Lobos, ville de pêcheurs en contrebas de Jardim da Serra, qui s’est avérée être beaucoup plus belle que ce dont je me souvenais de l’époque où j’étais déjà venue. Beaucoup de décorations faites en récup, de street art réalisé avec des canettes en aluminium…

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Une bien jolie balade entrecoupée de la découverte d’une super adresse où on a mangé THE sandwich !!! Il s’agit du petit snack / pastelaria à l’entrée du Mercado Municipal do Camara de Lobos. Nous avons dégusté, pour moins de 5€ les deux, une petite tuerie composée de pain baguette moelleux, de poisson du jour légèrement pané et d’une sauce escabèche vin blanc, oignons et persil à tomber par terre. Ça a l’air principalement fréquenté par les locaux et je conseille vivement !

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Alerte: Sandwich de folie !!

Le soir, après un apéro tranquille pris dans le jardin de l’hôtel, on se fait embarquer dans une série de danses et de chants folkloriques pendant le repas. La troupe de danseurs présente un spectacle d’une bonne quarantaine de minutes pendant laquelle ils font participer tous les clients. Ils font chauffer les hanches en plastique mettent une ambiance de feu !

Jour 3

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Ce matin, on part visiter le Cabo Girão, point de vue superbe où vous vous retrouvez ni plus ni moins que les pieds dans le vide. Le lieu est en effet équipé d’une grande passerelle en verre (renforcé, ne craignez rien, je pense qu’ils n’ont rien à gagner à assassiner les touristes 😀 ). C’est l’occasion pour moi de commencer à tenter de cohabiter avec une subdivision de l’espèce humaine que j’ai en horreur : les « perchaselfie ». On a presque l’impression que s’ils avaient la possibilité de te piétiner pour prendre la photo parfaite pour leur compte Insta tu voiiiiisssss, ils le feraient sans sourciller.

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On continue de baguenauder un peu, et on échoue dans la sympathique petite ville de Ribeira Brava, où nous décidons de prendre un verre, qui s’avèrera être le moins cher du séjour, toutes catégories ! (1.10 € les 40cl de Coral à la pression, bière simple mais que je conseille pour son petit goût de cidre !). Nous mangeons une Empanada au boeuf (chausson fourré que l’on trouve un peu partout sur l’île) qui a un goût très étonnant de gnocchi bolo. C’est un bon moyen de combler un éventuel petit creux.

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Manon Woodstock, nouvelle égérie de Coral !

On finit la journée par un ravitaillement en règle chez Continente (supermarchés de l’île) pour les apéros de la semaine. Au retour, Google Maps me fait de nouveau prendre un chemin « portnawak » (il a vraiment très envie que la voiture s’envole – ou fonce dans un mur, au choix – et prenne une sortie imaginaire pour gagner l’autoroute). On doit faire une nouvelle marche arrière hasardeuse. J’éprouve de plus en plus de défiance envers le logiciel et j’envisage sérieusement de me plaindre à Google.

Jour 4

Aujourd’hui, on passe la journée à Funchal, la capitale ! Après moultes petits accrochages à propos de la conduite de Titine – petit aparté : attendez-vous à envisager le divorce pour différends irréconciliables une bonne dizaine de fois si vous louez une voiture que vous roulez à deux !! Entre les « ah ben en fait, c’était là qu’il fallait tourner » et les engueulades interminables suivie d’un très beau [coucou la mauvaise foi masculine] « Ouai non mais attends, toi tu es déjà venue avec ta mère, tu devrais connaître ». Que lui répondre, mis à part « lol » ? Ah les hommes, qui, pour ne pas avouer qu’ils ont merdé et qu’ils sont de mauvais copilotes, préfèrent accuser leur chère et tendre qui est venue là 10 jours il y a 2 ans – ce qui fait d’elle est experte en cartographie de l’île NON MAIS OH !! Faut pas déconner Micheline hein ! – nous arrivons donc dans la ville, qui est très agréable, avec un vrai côté « Amérique du Sud ». Par chance, on parvient à garer Titine en face du Museu das Cruzes, dont le jardin s’avèrera être le lieu de représentation de l’Orchestrophone (j’y reviendrai). On commence par une petite visite du Mercado dos Lavradores, dont j’avais adoré l’ambiance à l’époque. Là, il est un poil tard et c’est un peu vide, mais Ludo aime beaucoup le lieu, que j’avais à cœur de lui faire découvrir. On visite la halle aux fleurs, celle aux poissons, celles aux fruits et légumes, c’est beau, il y a de la vie, de la couleur.

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Petite photo du Mercado dos Lavradores – Le marché des travailleurs

Nous nous dirigeons ensuite vers une fabrique de chapeaux située 237 Rua de Santa Maria, dans laquelle Ludo s’achète un très beau chapeau artisanal fait main sur place pour la modique somme de 7€. Je ne saurais vous conseiller de préférer ce lieu aux nombreux attrape-touristes de l’île !

On déjeune ensuite au restaurant Taberna Madeira, qui est sans aucun doute dans le top 3 de ceux que nous avons fait lors de ces vacances. Vous pouvez vous sustenter de nombreuses petites portions à un prix tout à fait raisonnable. Nous avons opté pour du poulpe rôti au paprika, du boudin noir, des beignets d’espada et du pain grillé au beurre et à l’ail. Que dire mis à part que c’était délicieux (et qu’on a eu les yeux plus grands que le ventre, mais ça, l’histoire ne le dit pas 😉 ) et qu’on a du s’en tirer pour une petite cinquantaine d’euros à deux, pour la totale + deux bières chacun. Je conseille x 10.

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Le banquet

On continue notre après-midi tranquillement, on zone un peu, on ricane devant la statue à la gloire de Zarco, explorateur qui a découvert l’île de Madère (et qui fait très dictateur précolombien 🙂 ).

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Zarco, un mec sympa

On rit franchement devant les publicités de Cristiano Ronaldo, natif de l’île et visiblement très apprécié par ses compatriotes (il a même une statue et un musée perso à Funchal – mais – comment vous dire – je vais être gentille et dire qu’on avait mieux à faire !).

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Cristiano, un mec encore plus sympa !

On fait un rapide tour du collège des jésuites (j’avais vraiment aimé le lieu à l’époque et la boutique – je ne sais pas si c’est toujours le cas – sert à financer des projets pour les étudiants de l’université de Madère). Je dois également vous préciser que si vous souhaitez faire un détartrage, Funchal est LA capitale qu’il vous faut ! 😀 C’est un truc de dingue, il y a des prothésistes dentaires et des dentistes tous les deux mètres !! Je m’amuse de leurs plaques un peu kitsch.

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Envie de « fraise » ? ha ha 😛

On remonte à 15h30 au musée en face de notre place de parking pour assister, dans le jardin du Museu das Cruzes, à une représentation de l’Orchestrophone. Cet instrument, dans le style d’un orgue de barbarie, inventé par les frères Limonaire, s’avère être le grand gagnant de l’exposition universelle de Paris de 1900 et s’est retrouvé là par un vrai concours de circonstances. Il prend la forme d’un petit théâtre, dans lequel sont insérées des plaques cartonnées trouées. C’est très joli à regarder. On écoute et regarde environ 30 minutes de représentation, qui valent le coup. Gros coup de gueule néanmoins, alors que nous étions sagement assis depuis un bon quart d’heure, en bonne intelligence avec tous les autres spectateurs présents, un groupe de personnes âgées absolument insupportable a débarqué et s’est littéralement planté devant nous au début de la représentation, nous empêchant de voir quoi que ce soit. C’est le genre de situation qui me fait sourire quand je repense à toutes les fois où j’ai entendu que les jeunes n’avaient plus de respect pour rien. A tous les chieurs/chieuses de plus de 65 ans, qu’on se le dise, être vieux ne vous donne pas le droit à tout !!

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Voici le bel Orchestrophone

Nous reprenons la route de l’hôtel après ce charmant spectacle et, décidément ça ne s’invente pas, un camion de ciment nous bloque dans un rue trèèès en côte, ce qui me fait caler deux fois entre deux sueurs froides. On décide finalement d’échouer pour la première fois au bar Silva à Jardim da Serra, qui est à seulement 300 mètres de l’hôtel. Ils y servent le breuvage national, j’ai nommé la Poncha !! (prononcez « ponchia »…enfin…plus ou moins ! On est pas des stars du portugais mais on aura essayé de toutes nos forces !). Ce cocktail est composé de jus d’orange et de jus de citron frais, d’aguardente de canne (le tord-boyau local – un dérivé du rhum) et de miel de canne. Les leurs sont excellentes, faites minutes, c’est 2€ le verre et on sent que ça tabasse. Je suis personnellement trèèès joyeuse après en avoir éclusé 2  ! Si vous voulez vous mettre une cuite, ça doit être faisable pour 10€, mais nous on est pas vraiment là pour ça.

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La potion magique de Madère

Et voilà pour mes 4 premiers jours au pays de Zarco 🙂 Alors, pour les p’tits loups qui veulent un condensé, on récapitule :

Où manger ?

  • Pour les petits budgets, n’hésitez pas à fureter dans les Continente, dans lesquels vous pouvez vous constituer un repas pour deux à moins de 5 euros.
  • A la Taberna Madeira (Tv. João Caetano 16, 9060-235 Funchal, Portugal) à Funchal, on l’on mange comme des rois pour un prix dérisoire. Assurément un des meilleurs restaurants que l’on ait fait sur les deux semaines.
  • A la pastelaria à l’entrée du Mercado Municapal de Camara de Lobos.

Où boire un coup ?

  • Potentiellement partout pour une bonne Coral bien fraîche. Au bar Silva, si vous êtes de passage à Jardim da Serra.

Que faire à Funchal ?

  • Visiter le Mercado dos Lavradores.
  • Aller boire un thé glacé à Loja do Chá, un salon de thé de folie, qui fait aussi des gâteaux à tomber – je n’ai pas eu le temps d’y aller, mais il avait fait le bonheur de mon premier voyage.
  • Aller acquérir un chapeau à l’usine située 237 Rua de Santa Maria à Funchal, où vous pouvez acheter des galurins d’excellente facture, fabriqués sur place (et non à l’autre bout du monde comme dans 90% des autres boutiques).
  • Aller faire un tour au collège de jésuites, dont vous pouvez faire la visite gratuitement et où vous trouverez une jolie boutique tenue par les étudiants de l’université de Madère.
  • Aller faire une balade dans le jardin du Museu das Cruzes (gratuit contrairement au musée), dans lequel vous pourrez admirez une représentation de l’Orchestrophone tous les jeudis à 15h00.
  • Aller visiter le Jardim Tropical Monte Palace, dont l’entrée n’est certes pas donnée (12,50 € par personne), mais qui est d’une beauté à couper le souffle et prend au moins une demi-journée. Je ne l’ai pas visité cette année, mais j’en garde un souvenir impérissable !

Que faire dans les autres villes ?

  • Perdez-vous dans l’île et laissez-vous surprendre, tout simplement 🙂

Et vous, avez-vous déjà visité l’île de Madère ? Des adresses surprenantes et inédites à partager ici ? J’attends vos commentaires comme j’attends de massacrer vivants les concepteurs de Google Maps : je trépigne d’impatience 😉

Je vous donne rendez-vous vendredi pour la deuxième partie de mon road trip sur cette île méconnue, véritable bijou portugais capable de combler n’importe quelle envie d’ailleurs. Des bisous à tous !

6 réflexions au sujet de “Que faire à Madère ? Première partie”

    1. Salut Mélodie, merci pour ton commentaire ! J’y avais été en juillet avec ma mère il y a deux ans, et c’était juste parfait ! Il y avait une ambiance moins 3e âge aussi, plus de jeunes couples. Belle journée à toi !

      Aimé par 1 personne

  1. Je viens de récupérer ma collègue de bureau à son retour de vacances dans le même état que toi : pas le moral du tout à l’idée de revenir bosser, ce que je comprends tout à fait. Super ambiance 😥

    J'aime

    1. Hello 🙂 Merci pour ton commentaire ! Ben, en fait, je crois que tant que tu n’aimes pas ton travail, tu ne peux tout simplement pas revenir satisfait de tes congés. Et pourtant, j’adore mes collègues directes, on rigole beaucoup et on s’entend bien. C’est plus profond que ça je crois :/ Belle journée à toi !

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