Le coin des inclassables

Pourquoi est-ce si dur de se remettre en question ?

Chers amis, je dois vous avouer une petite chose (eh ben, ça commence fort dis donc !). Depuis quelques temps maintenant – plus ou moins depuis que j’ai repris l’écriture – je reprends goût au plaisir simple de la composition de philosophie ou encore du sujet de rédaction. *Bon, ça y est, je suis sure que j’ai déjà perdu au moins 80% d’entre vous en écrivant cette phrase, tout le monde se dit ooooookkkk, elle est complètement spé la meuf – mais comme la suite risque d’intéresser quelques personnes, je vous supplie à genoux de rester* 😉 En fait, quand j’étais au collège, le français était une de mes matières préférées. J’adorais les leçons de vocabulaire, les exercices de style, la découverte d’auteurs et d’autrices carrément fun (j’ai eu la chance d’avoir de super professeures), mais ce que je préférais par-dessus tout, c’était les rédactions. Avoir un sujet imposé qui me menait dans une direction bien précise, que 30 autres copains/copines traitaient en même temps que moi, ça m’a toujours poussé à me dépasser. J’ai même rédigé deux-trois papiers dont j’étais vraiment très fière (j’aimerais beaucoup remettre la main dessus d’ailleurs !). Ça s’est malheureusement un peu compliqué au lycée, les rédactions ayant laissé la place à de (très) gonflantes études de texte et à des auteurs carrément moins sympa (coucou Jean-Jacques Rousseau, ou le type qui a ressenti l’impérieux besoin d’étaler sa culpabilité devant le monde entier en 6000 pages indigestes).

Je n’ai jamais pigé pourquoi il y avait un tel fossé en littérature entre le collège et le lycée. J’y vois, une fois de plus, la marque d’un élitisme dont on n’arrive pas à se détacher. La lecture, avant d’être liée au désir de connaissance, doit commencer par être un plaisir (même si on débute avec du Marc Lévy ou d’autres trucs gentils qui se lisent bien). Mais non, l’Education nationale n’arrive pas à se mettre dans le crâne qu’on ne se met pas subitement à lire Les mémoires d’Outre-tombe de Chateaubriand après avoir bouquiné un Harry Potter ! La difficulté doit s’atteindre par pallier bon sang ! Aujourd’hui, je saisis de plus en plus pourquoi tant d’élèves décrochent – je suis très loin de me lancer des fleurs – mais j’ai toujours été passionnée par la lecture et ayant passé mon enfance dans une maison saturée de livres jusqu’au plafond, je comprends complètement que les copains – copines qui n’avaient pas forcément la même chance que moi aient complètement lâché l’affaire. Et c’est super dommage, parce que lire, c’est s’ouvrir l’esprit, c’est s’évader. Arf, on a encore du chemin à faire, c’est moi qui vous le dit !

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Ce sagouin nombriliste m’a vraiment fait passer de mauvais moments !! 😛

En ce qui concerne la philosophie, j’avoue avoir carrément détesté ça dans le cadre scolaire. Cette matière m’a toujours incroyablement stressée et au fond, je crois que je n’ai jamais vraiment compris pourquoi c’était noté. A cause de mon fantasme psychotique de bonne élève parfaite, j’étais incapable de me lâcher dans cette matière à cause de l’enjeu. Et dieu sait que pour avoir la moyenne, il fallait se lever de bonne heure ! Je me souviens encore des week-ends passés à pleurer devant mon incapacité à traiter un sujet de dissertation sur la science (la non-scientifique que je suis en fait encore d’horribles cauchemars), mais aussi du jour où la fatidique épreuve du bac est arrivée. Je n’avais pas dormi de la nuit, j’étais dans tous mes états (quand j’y repense, j’étais quand-même carrément perchée ! 🙂 ). J’ai encore en mémoire le moment où j’ai retourné le sujet et que j’ai vu « Peut-on désirer sans souffrir ? ». J’ai poussé un grand OUUUUUFFFF intérieur et j’ai alors rédigé la composition la plus niaise de toute l’histoire de l’humanité (je me rappelle avec un souvenir ému avoir eu un peu honte et m’être dit « Mon dieu, c’est pire que Coup de Foudre à Notting Hill ce que tu es en train d’écrire » 😀 ), avec la certitude au passage de m’assurer la moyenne. Une fois l’épreuve (dans tous les sens du terme) passée, j’avais relégué cette matière dans un coin de ma tête. Et puis, il y a quelques temps, un cousin de Ludo a passé son bac et a publié son sujet de philo sur Facebook : « Pour atteindre le bonheur, faut-il le rechercher ? ». Et là, Waouh, grosse révélation. Je me suis enflammée en lui disant que le sujet était HYPER intéressant, que la question méritait carrément d’être posée, etc. etc. – je l’ai agressé le pauvre jeune encore tout traumatisé par son examen, il a dû sincèrement se demander ce que Ludo pouvait bien trouver à une allumée comme moi 😉 – et le lendemain j’ai écrit quelques pages sur le sujet dans le train. Pas grand-chose, mais quelques réflexions quand même. Je me suis demandée pourquoi on nous faisait faire de la philo aussi jeune et qui plus est pendant une seule année, alors que c’est une matière qui nous fait nous interroger sur des choses vraiment profondes. Quelques années auparavant, c’était un calvaire et maintenant, je la pratique avec plaisir, en dilettante. Peut-être parce que je n’ai plus la pression des notes ? C’est une possibilité, malheureusement !

Ce très long préambule pour me faire venir au sujet du jour : j’ai décidé de me poser une vraie question et d’y réfléchir. Ces derniers temps, en recherche d’inspiration, le sujet m’est apparu (c’est ça la vie d’une athée un peu folle sur les bords, ce n’est pas Jésus qui m’apparaît, mais des questionnments existentiels un peu tordus) et j’ai décidé d’écrire dessus : Pourquoi est-ce si dur de se remettre en question ? Je trouve qu’elle mérite d’être posée, parce que ça résonne (raisonne ?) énormément en moi, et en beaucoup d’entre nous, je crois. Ce n’est pas du niveau de Schopenhauer, mais je fais ce que je peux avec ce que j’ai hein 😉 On y va ? Zou !

  • Parce qu’on sait qu’on va passer par des moments pas piqués des hannetons
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    Oui parfaitement, un hanneton !! Je manque d’images pertinentes aujourd’hui 🙂

    Si 2017 aura été l’année de quelque chose pour moi, c’est bien celle de la remise en question. Tout, absolument tout est passé à la moulinette : ma vie professionnelle, ma vie personnelle, mon couple, mes amis, mes loisirs. La totale. Le gros ravalement de façade. Je ne cache pas être passée par des moments vraiment durs où je me suis sincèrement demandée dans quel guêpier je m’étais encore fourrée. Je me souviens aussi des moments forts : quand je suis revenue de ma première séance chez la psy ou encore quand j’ai passé le pas de chez moi après ma journée avec Lyvia. Démolie. Avec le sentiment qu’il y avait tellement à faire. Trop. Je n’allais tout simplement pas y arriver. Quoi qu’on en dise, on remet en cause toutes nos habitudes et ce en quoi on croit. Au final, on met quand même un énorme coup de pied dans la fourmilière (ça y est, c’est officiel, je ne peux plus utiliser cette expression sans avoir « Flingue Dessus » de 1995 dans la tête 🙂 ). Alors non, je vous le confirme, ce n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler une partie de plaisir. Malgré tous ces matins où je me suis réveillée avec les larmes aux yeux, presque battue d’avance, j’ai eu la grande force de pouvoir me dire « aller va, dans quelques mois, tu regarderas ces moments moisis avec un œil amusé ». Je dois ça, entre autres, à mon immense faculté de résilience qui me fait me dire « C’est bon, maintenant tu as touché le fond, regarde, Nemo et Dory sont en train de passer, fais leur coucou ! C’est officiel : tu ne peux QUE remonter ». Je sais que tout le monde n’est pas capable de faire ça et que ça s’acquiert avec le temps. Mais une chose est sure, si vous ne prenez pas l’habitude de questionner votre vie de temps en temps, le jour où ça arrivera (et ça arrivera inévitablement), beaucoup d’entre vous seront incapables de gérer (coucou la crise de la quarantaine !).

 

  • Parce que nous sommes le miroir de nos sociétés
    Se remettre en question, c’est se mettre à douter de tout. A se demander, pour chaque aspect de sa propre vie, est-ce que je fais bien ? Est-ce que je ne pourrais pas envisager de faire mieux ? Le souci, c’est que le doute est vraiment fustigé socialement. Quelqu’un qui doute, c’est quelqu’un d’instable, de pas fiable, quelqu’un qui n’inspire pas la confiance. Voilà pourquoi on se retrouve avec des gens qui n’ont jamais rien questionné dans leur vie et qui, arrivés à 40 piges, pètent un bon gros câble. Ils se rendent compte que leur vie ne leur convient pas depuis des années et que comme des couillon(ne)s, ils n’ont absolument rien fait pour que ça change vraiment. Ils ont « laissé couler ». Le danger, c’est que si on n’y prête pas attention, on peut laisser couler toute sa vie et se retrouver plus tout jeune à se dire « Mon dieu, mais qu’est-ce que j’ai fait ? ». Et qu’on se le dise, c’est carrément déprimant. Nous vivons dans des sociétés où l’erreur est vue comme une forme de faiblesse, car c’est la loi du plus fort qui fait rage. On nous dit encore tellement peu, que ce soit à l’école ou dans la vie professionnelle ou perso, que l’erreur est ce qui nous fait le plus avancer dans la vie. Parce qu’on en apprend énormément sur nous-même grâce à elle. A la place, on préfère enseigner aux enfants dès la maternelle à avoir du succès, à « être des gagnants ». Je vais vous dire une chose, avec les années (ouhhh la phrase de vieux 😀 ) et le recul, je préfère largement être une perdante qui gagne, plutôt qu’une gagnante qui perd. Mes victoires n’en sont que plus savoureuses, et cerise sur le gâteau, j’ai appris à savoir gérer mes échecs, afin qu’ils m’enseignent des leçons. Plus globalement et j’en discutais encore hier soir avec Ludo, nos sociétés elles-mêmes sont incapables du moindre questionnement. Il n’y a qu’à voir les trains de vie que nos pays continuent à mener, et ce malgré la catastrophe climatique qui s’annonce. Plutôt que d’appuyer sur pause 5 minutes et de s’appesantir sur ce que l’on fait mal, on préfère continuer à toute berzingue, on réfléchira quand on sera dans le mur ! J’y vois un parallèle intéressant avec la très (trop ?) fréquente Midlife Crisis : on commence à faire une vraie analyse quand tout est foutu.

 

  • Parce qu’on a peu de soutien de la part de nos procheshelp-1019912_960_720
    Il faut être honnête: on n’est pas toujours soutenus par nos proches dans nos remises en question. Rares sont ceux qui ont l’ouverture d’esprit suffisante. On se heurte très fréquemment à l’incompréhension des autres, qui ont leurs soucis et leur subjectivité. On se confie à cœur ouvert et on se prend de méchantes piques « non, mais de quoi tu te plains ! » « Il y a des gens 1000 fois plus malheureux que toi ». Oui, certes. Mais je vais vous révéler un scoop : vous êtes le seul à pouvoir dire que vous êtes malheureux, le seul à pouvoir dire que tout ne va pas bien dans votre vie. Personne ne pourra jamais le dire pour vous. Ça impose alors un travail particulièrement difficile de détachement par rapport au regard et au jugement des autres. Je ne dis pas que c’est évident, mais dans mon cas, l’écriture « pour moi » à énormément aidé. J’ai réalisé qu’on jugeait tous notre prochain, c’est comme ça. Nous sommes partie intégrante d’une espèce qui adore se mêler des problèmes des autres avant de s’attaquer aux siens. Ces derniers mois, j’ai eu un véritable dialogue écrit avec moi-même, je me suis ré-apprivoisée et étrangement (ou logiquement, ça dépend de quel point de vue on se place), j’ai pris beaucoup de recul vis-à-vis de ma gestion des problèmes des autres. Cela m’a permis de me détacher de certaines personnes toxiques et/ou qui ne voulaient pas être aidées. Et vous savez quoi ? J’ai eu l’impression de prendre ma première goulée d’air après des années sous apnée. La remise en question est aussi souvent mal vécue par les proches pour une autre raison : elle fait terriblement écho en eux. On a quelques fois comparé la mienne à une crise existentielle. Pour être tout à fait honnête, j’ai conscience que ça peut en avoir l’air. Mais cette critique a encore un petit goût amer, parce que moi, intérieurement, j’ai l’impression de revivre. J’ai presque la sensation d’avoir été dans un état de mort cérébrale pendant des années et de m’être réveillée d’un long coma. Il y a certains jours où je me dis que j’en fais trop, que je m’en impose trop. Et puis je me rappelle de la Manon Woodstock 1.0, celle qui broyait du noir, celle qui se débattait avec ses démons sans pour autant chercher à les exorciser, celle qui se plaignait sans rien mettre en place, celle qui procrastinait, celle qui se vautrait direct dans le canapé en rentrant du boulot. Et quand je réalise ça, je ne me dis que je ne veux pas revenir en arrière. Ça n’arrivera jamais. Parce que maintenant, je me sens en vie. Fatiguée, plaintive (pour la forme), parfois contradictoire, mais en vie.

Tout questionner une fois de temps en temps est on ne peut plus simple – Voici quelques idées en vrac pour y parvenir :
Je trouve que l’écrit marche bien, ça permet de synthétiser les idées et de poser ce qui va parfois à 100 à l’heure dans sa tête.
Faites des colonnes, des pour / contre, des avantages / inconvénients, des j’aime / je n’aime pas et ce, pour chaque aspect de votre vie. C’est fou comme ça simplifie des problèmes qui ont l’air complètement impossibles à résoudre.
Cherchez posément la solution à vos problèmes. Votre solution, pas celle des autres. Apprenez à faire le tri dans ce qu’on vous conseille. Je le dis et je le répète : les autres ne sont pas vous.
Concentrez-vous sur vous, arrêtez de vouloir arranger les problèmes des autres, surtout quand ceux-ci ne manifestent aucune envie d’être aidés. Détachez-vous progressivement de leur regard, de ce qu’ils pensent.
Ne pensez pas au processus en lui-même qui sera sans doute difficile, mais au résultat, qui vous fera vous sentir nouveau et bien dans votre tête.
Ne plaquez pas tout sur un coup de tête non plus, pensez posément aux choses, laissez-vous le temps de digérer votre réflexion.

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N’hésitez pas à poser les choses par écrit, ça aide !

Voilà pour le sujet un peu plus « sérieux » du jour. Est-ce que ça vous a plu ? Vous êtes-vous déjà remis en question ? Quelle est votre méthode ? Une chose à dire sur le cycle de reproduction des baleines à bosse ? Quoi que vous ayez à dire, j’attends vos commentaires avec l’impatience d’un enfant devant un stand de barbapapa : je suis au bord de la crise d’acétone, mais je trépigne d’impatience !! 😀

Il me reste plus qu’à vous souhaiter un excellent week-end ! Le mien devrait être très amusant, la filleule de Ludo débarque à la maison pour 2 jours de folie furieuse (on est un couple sans enfants très prisé par les enfants – cherchez l’erreur 😛 ), escapade au parc de Bettembourg en prévision (mais chuuuut n’allez pas lui répéter, c’est un secret 😉 ) et plein d’autres folles aventures dont on a le secret pour épuiser les enfants ! Je vous envoie de l’amour chers lecteurs ! A très vite !

6 réflexions au sujet de “Pourquoi est-ce si dur de se remettre en question ?”

  1. Coucou Manon !
    Encore moa :o) Whaou en voilà un sacré texte ! Au début je me demandais ou tu voulais en venir alors que cela n’avait pas de rapport avec le titre :o) C’est ça le suspense.
    A mon humble avis de nana qui a remis en cause sa vie entière de façon explosive plusieurs fois (et de façon peu avisée quant aux conséquences) il me semble que ce ne sont pas des erreurs que nous faisons dans la vie, en tout cas pour ma part je préfère appeler ça de l’apprentissage. C’est trop négatif une erreur :o)
    On escalade la montagne pierre par pierre ou on enlève chaque pierre l’une après l’autre en commençant par le bas…
    Pour moi de VIVRE sa vie c’est pareil que de faire des expériences. Si ça ne fonctionne pas on passe à autre chose !
    Le souci je crois c’est que l’on se laisse bercer par la vie, par la routine, par le fait que les enfants sont petits et qu’on verra quand ils seront grands … = 40 ans à une époque, ça se décale aujourd’hui il me semble et c’est pas top pour le « rebond » qui suit parce qu’on a moins de temps et on risque de rester dans la routine.
    Si on ne se laisse pas bercer par la vie et qu’on fait le point régulièrement c’est quand même plus sympa comme résultat que si « on prend des coups par la vie » qui font qu’on est obligé de réagir et de suivre le mouvement (c’est forcément plus brutal et douloureux)
    Mais, il me semble que « la vie » c’est justement le fait d’évoluer en permanence, tous les jours on change, tous les jours on a des expériences, des tests, des choix à faire …. C’est ça de « grandir » …
    Le problème est plus délicat quand la personne avec qui on vit n’a pas envie de changer (de se remettre en question) ou ne change pas à la même vitesse, ou n’a pas le même âge et donc ne change pas de la même façon parce qu’elle est déjà passée par là…
    Mais c’est surtout plus compliqué quand il n’y a pas le dialogue qui permet de se remettre en question en même temps :o) Même pour des broutilles qui à force risquent de perturber le quotidien, le développement de l’autre …
    Le risque principal dans la vie, je crois, c’est de « laisser faire » jusqu’à ce que la cocotte explose (ou implose) de ne pas être en accord avec soi-même trop longtemps et d’attendre la goutte qui fait déborder le vase inconsciemment.
    C’est pour ça que c’est un travail de tous les jours la vie. Il faut être respectueux des autres bien sur mais aussi de soi !
    Un truc important aussi je crois : chacun vit sa vie par rapport à son passé ! Son éducation , son enfance, son bagage affectif (ou pas) les secrets de famille, les erreurs des uns et des autres qui ont forcément façonnés nos comportements … Dans tout ce bazar il faut se trouver SOI … Etre en paix avec soi et son passé au sens large … Sentir que maintenant à l’instant T on est là ou on a envie d’être … Et pour ça il faut bien se connaitre ;o) Ce n’est pas du nombrilisme.
    Toi qui aime lire tu dois connaitre les Accords Toltèques, « le pouvoir du moment présent » de Eckhart Tolle …
    Pour les méthodes ….Je crois que c’est chacun la sienne, les conseils des autres sont le pire … genre : « Mais reste avec luiiii, c’est le mari idéal » parce que la personne a comme seul regret dans sa vie de ne pas avoir eu le courage de quitter son mari et que moi je l’ai eu ce courage … Tu en a quoi à faire du mari idéal si il te frappe ?
    L’écriture marche très bien .. Le psy aussi avec ce fameux choc la première fois si il est très bon et qu’il y a un bon dialogue :o)
    MAIS changer dans la vie ne nécessite pas (heureusement) de se retrouver face à ce genre de situation pour tout le monde bien sur !!!
    Bon j’ai déjà fait un pavé et j’en ai des tonnes …
    Bien sur je n’ai pas du tout la science infuse parce que j’ai souvent refais ma vie, ça n’a rien à voir, et je ne donne pas de leçon dans ce commentaire, je donne juste mon petit avis et d’éventuelles pistes ;o)
    Et tu sais, en fait on ne refait pas sa vie je crois : on la continue sur un chemin qui nous convient mieux sur le moment, parce qu’on continue à changer après ;o)
    Amusez vous bien ce week-end !! C’est la vie ça de pouvoir s’amuser avec des adultes et des enfants !
    Gros bisous

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    1. Bonjour Nat ! Whaouuu quel roman 🙂 J’ai pris plaisir à te lire, merci beaucoup ! Je ne ferais peut être pas aussi long (c’est lundi matin, faut pas pousser 😀 ), mais je pense que tu as sincèrement raison: chacun doit trouver SA propre solution, SA manière de faire. C’est très important dans le processus. Après bien sur, tout le monde n’est pas obligé d’en passer par le psy ou une écriture quotidienne, mais moi ça me fait me sentir bien, et j’essaye de dédramatiser le côté « je me fais suivre » qui est un frein pour beaucoup de gens. La mienne m’a ouvert les yeux et je l’en remercie. Je te rejoins aussi sur le « on ne refait pas sa vie », j’aime l’idée du chemin de forêt avec des embranchements, et même si le chemin que l’on a déjà fait ne changera jamais, au prochain croisement on peut décider de prendre un chemin perpendiculaire, qui part dans un autre sens. Encore merci pour ton commentaire, il est précieux ! Très belle semaine à toi !

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      1. Hé hé ! « De raison » je ne sais pas, on peut faire des bêtises aussi :o) Mais oui dans le sens ou on fait ce qu’on a vraiment envie de faire (enfin on essaye !) si on arrive à se détacher des dictats de la vie en société … Ces derniers temps je me dis souvent « cocotte tu as encore 30 ans à vivre si tout se passe au mieux » ça donne le vertige mais d’un autre coté je me dis « mince j’en ai déjà cramé 50 et à faire quoi ?? » ;o) Pas sure que je fasse plus de choses mais bon…. J’essaye d’y penser pour faire des choix, je dirais bien « Etre dans le moment présent » mais bon à la journée ou grosso modo c’est bien aussi :o)

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      2. Tu ne te fais pas « suivre » Manon … : Tu as juste le courage et l’intelligence de demander de l’aide, c’est une belle façon de prendre soin de toi et de privilégier le bien être dans ta vie :o) Et puis c’est entre toi et toi personne n’a besoin de le savoir.
        De prendre un autre chemin même perpendiculaire n’empêche pas de se souvenir des « leçons » du passé et c’est une bonne chose pour ne pas refaire les mêmes erreurs. Avec plaisir Manon tes articles sont toujours inspirants. Bon courage pour ce lundi matin !

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  2. Un petit rajout par rapport à une petite remarque que Ludo faisait je crois : Oui je confirme vers 50 ans on se sent bien :o)
    En fait il me semble que c’est parce qu’à cet âge là on sait ce qu’on veut mais surtout ce qu’on ne veut plus ! Et on a (enfin) appris à dire non ! Ca aide pour se sentir bien :o)
    Bisous

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    1. Ah le fameux petit coup de fouet des 50 ans 😀 Ce n’est donc pas une légende ! Je vais le dire à Ludo dès ce soir, il sera ravi ! ça serait donc le fameux âge de raison dont on entend tant parler…Enfin, chacun vit sa vie à son rythme et finalement, on arrêtera pas de grandir jusqu’à notre mort, ça fait partie de la beauté de la vie !

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