Le coin des inclassables

Mes conseils pour surmonter les jours gris

Bonjour la compagnie ! J’espère que tout le monde se porte bien. Perso, je suis zombiesque à faire peur, mais c’est pas de ma faute, c’est celle du feu d’artifice et de tous ces salauds de français qui sont en congé aujourd’hui 😛 Et oui les amis, honnête travailleuse luxembourgeoise que je suis, c’est cernée jusqu’au milieu des joues et dans un état d’épuisement inquiétant que je me suis vaillamment rendue au travail ce matin. Rentrée à minuit, sous la couette à 30 minutes plus tard, jusque-là, rien de bien fou me direz-vous, mais c’était sans compter sur la grossière erreur de débutante que j’ai commise : j’ai commencé à compter les heures qu’il me restait à dormir. Ah la la, carton rouge, Manon ! Comment ne jamais s’endormir en dix leçons. Mais finalement, après 4h30 de sommeil qui piquent un peu, le plus dur n’a pas été de poser un pied en dehors de ce fichu lit, mais plutôt de laisser Ludo, la belle au bois dormant du jour, dans les bras de Morphée et qui a salué mon bisou du matin par grognement plus que lointain. Bon, j’ai compris, j’me casse. C’est de bonne guerre, je lui ai fait le même coup pour la fête nationale luxo. Match nul, balle au centre.

Alors les enfants, sans transition, de quoi parlons-nous aujourd’hui ? (Pardonnez mon trip maîtresse d’école, je ne contrôle plus vraiment ce que je fais, mon seul objectif de la journée étant de rentrer m’effondrer comme une masse sur mon lit). Il y a quelques jours – je ne sais plus exactement quand – j’ai dit que j’avais envie de vous parler et d’échanger avec vous sur la gestion que je peux avoir de mes jours de pluie, ceux où tout prend vite des proportions dramatiques.

J’ai déjà mentionné le fait que Manon Woodstock, contrairement à ce que je peux parfois laisser penser, c’est loin d’être toujours des arcs en ciel et des cascades de paillettes. Je ne suis qu’humaine (rah, je sens que vous êtes déçus 😉 ) et il y a des jours, où comme pour la plupart des gens, c’est carrément la loose.lego-674880_960_720

Depuis le début de l’année 2017, j’ai engagé un travail faramineux : j’ai auto-installé des échafaudages autour de moi-même et j’ai mis les mains dans le cambouis. J’ai donné un grand coup de pied dans la tour de Lego bancale qu’était ma vie. J’ai absolument tout remis en question, point par point, et je suis en train de me reconstruire sur des bases solides. Brique par brique. Donner un tel coup de balai n’est pas anodin et je peux vous dire que je passe par des moments sacrément difficiles. Mais l’essentiel, c’est que j’ai changé et que toute ces difficultés ne me font plus peur.

La grosse différence avec Manon Woodstock 1.0, mon ancienne moi pleurnicharde et râleuse qui ne faisait pas grand-chose pour que les choses changent, c’est que j’ai réussi, par tout un tas de modifications très simples, à rendre mes mauvais jours hyper productifs. Alors, on en parle ? C’est parti, dans la joie et la bonne humeur.

Quand je vais mal, je…

  • Je n’hésite pas à rire de tout, quitte à passer pour une folle. Le rire fait du bien, il détend non seulement l’atmosphère, mais aussi votre propre corps. Quand je passe une journée pourrie, je me marre beaucoup plus que d’habitude. Je guette le comique à chaque seconde, comme je pourrais chercher une bouffée d’air pur. L’autre jour (oui, vous savez, celui qui a eu le Grammy Award de la pire journée de l’année 2017), quand je suis sortie pour ma pause déjeuner, je me suis mise à pouffer d’un rire incontrôlable quand il s’est mis à pleuvoir à seaux et que j’ai réalisé que je n’avais pas de parapluie. Beaucoup de gens sur mon chemin m’ont regardée du style « mais qu’est-ce que c’est que cette hurluberlue ? ». Eh bien vous savez quoi ? Je les emmerde. Sur le coup, je me suis dit « ah ben si la météo s’y met aussi, on ne va vraiment pas y arriver » et l’ironie de la situation m’a fait ricaner comme une débile. Voilà. Si ça ne plait pas aux autres, ils peuvent changer de trottoir, moi, en tout cas, je m’amuse bien ! N’hésitez pas à regarder autour de vous, à vous imprégner de votre environnement. Tout est potentiellement drôle et ça peut considérablement améliorer votre journée.
  • Je me raccroche à mes madeleines de Proust : je mange un plat réconfortant, j’écoute une musique que j’aime, je regarde un film sympa. Dans ces moments difficiles, il est important de se chouchouter, de s’occuper de soi. Comme quand vos parents vous cuisinaient votre plat préféré quand ça n’allait pas. Ou que votre mamie vous collait un pansement sur le genou que vous veniez d’écorcher en vous tendant un biscuit tout chaud. Il faut adopter ce même genre de bienveillance, mais envers soi-même. Ça ne va pas ? Et bien oublions les calories une seconde, et c’est parti pour une super soirée pot de glace + « Le journal de Bridget Jones ». Vous verrez, ça ira tout de suite mieux. Et prenez garde à la petite giclée 😀
  • Je prends les moments les uns après les autres, pour ne pas accumuler. Il est important d’encaisser une chose à la fois et de « classer » immédiatement la précédente. Si vous revenez en permanence sur chaque mauvais moment, vous risquez l’effet cocotte-minute et vous allez certainement exploser avant la fin de la journée. Si un évènement négatif vous arrive, prenez-le en compte. Ok, c’est vraiment nul. Et puis passez à autre chose. Ne vous accrochez pas. Focalisez-vous sur ce que le futur peut vous apporter de bon et non sur ce que le passé a amené de mauvais. C’est un des nombreux enseignements que j’ai pu tirer de ma pratique toute fraîche de la méditation: il est important de prendre du recul par rapport à ce qui nous arrive.positive-954797_960_720
  • J’écris, encore et toujours. Coucher nos frustrations sur du papier, c’est déjà faire la moitié du chemin. N’hésitez pas à avoir un petit carnet en permanence sur vous, pour noter ce que vous ressentez. La plupart du temps, le fait de mettre des mots sur ses propres émotions négatives va permettre d’en identifier très rapidement la cause. L’effet est assez magique : une fois que les choses sont écrites, elles perdent carrément en importance. Ce qui est dit, ou écrit quelque part ne tourne plus en rond dans notre tête. On est comme libéré (le premier qui pense « délivré », je lui pète un bras 😛 )
  • J’en fais 2 fois plus que les autres jours. Pour tout vous dire, j’ai créé mon blog à un moment où ça n’allait particulièrement pas. Je broyais du noir, j’étais hyper angoissée. Je me suis mis un bon coup de pied aux fesses et j’ai décidé que, moi, Manon Woodstock, j’allais faire de cette journée quelque chose de positif. Et voilà, 35 articles plus tard, j’en suis là. C’était une sale période et pourtant ça restera le jour où j’ai créé quelque chose d’immensément important pour moi. Quelque chose qui a beaucoup de sens. En fait, il faut juste avoir le réflexe de se dire « aller, aujourd’hui, je mets les bouchées doubles ». Transformer son désarroi en quelque chose de positif peut s’avérer diablement efficace. J’ai tout simplement réalisé que c’était une force de propulsion comme une autre et qu’elle ne demandait qu’à être utilisée.
  • J’évacue la pression : le soir en rentrant, je n’hésite pas à m’isoler, à méditer ou alors à faire du sport. Je n’ai jamais fait d’aussi bonnes séances d’escalades que les fois où j’y ai converti toute ma frustration en force (ahhh ces moments où je crois que je n’attraperai jamais une prise et où je me rappelle qu’on m’a cassé les bonbons toute la journée avec des factures, ça me donne des ailes, vraiment 😀 ). Ça permet de rentrer bien vidée et de dormir comme un bébé.
  • Je me concentre sur le positif, même les plus petites choses. Mardi, ma journée a été tellement affreuse, que rien que le fait qu’une dame me cède sa place de parking devant chez moi m’a mis un baume au cœur énorme. Ça a l’air très con, mais s’accrocher aux détails les plus minuscules peut sauver des journées où le naufrage du Titanic passerait pour une anecdote de comptoir. Me focaliser sur les petits riens me permet de retrouver le fil de la joie de vivre.17903-balloons-pv
  • Je me dis que la journée aura forcément une fin. Et qu’il y aura une suite. J’ai commencé à mettre cette technique en place à l’époque où j’étais très angoissée par mes examens. Je ne savais plus par quel bout prendre mon stress, il devenait handicapant et très lourd à gérer. Pour moi, l’examen en question constituait le bout du chemin, il n’y avait rien après et tellement avant. Jusqu’au jour où j’ai dit stop et où je suis parti de ce postulat tout bête mais qui a fonctionné « Cette journée va finir, d’une façon ou d’une autre ». Demain, tu auras passé ton examen et raté ou pas, la terre va continuer à tourner et tu vas reprendre le train-train de ta petite vie. Pouf, envolés les kilotonnes de stress. Magique. Je ne garde plus qu’un tout petit résidu. J’ai toujours cette sensation désagréable que ma vie est sur le point de prendre fin quand on m’appelle pour un oral ou un entretien, mais je gère quand même carrément plus qu’avant. Cet exemple fonctionne pour les grands stressés, mais aussi pour ceux qui vivent des temps difficiles. Sauf indication contraire, si vous vivez une sale journée, demain sera certainement meilleur et ça aide grandement de pouvoir s’y attacher.
  • Je pratique la pensée positive. J’en ai déjà parlé en détail par là. Ça coule de source (…Comme Cristalline !!!!!!!! 🙂 ), si vous voyez tout en noir et que vous vous assommez de « je suis nul(le) » « ma vie est pourrie » « je n’y arriverai jamais », il y a en effet de grandes chances pour que tout se passe effectivement comme vous le pensez. Envisager les choses en négatif a une méchante tendance à attirer le négatif. A l’inverse, si vous transformez toutes ces idées noires en « j’ai envie d’avoir une vie différente » ou « j’ai peut-être échoué aujourd’hui, mais j’y parviendrai demain », vous adoptez une autre perspective et ça change absolument tout.
  • Je m’autorise des périodes de moins bien. Je les accepte dans ma vie. Nous vivons dans une société qui n’encourage que la perfection permanente et qui nous exhorte à être vraiment dur(e)s avec nous-mêmes. Mais vous-voulez que je vous révèle un scoop ? La perfection, ça n’existe pas ! Croyez-moi, ça fait vraiment du bien de lâcher du lest de temps en temps. De se dire, oui, aujourd’hui, j’ai le droit de craquer, le droit de ne pas être au top. Mais demain, je reviendrai à bloc, prêt(e) à tout déchirer ! Une fois qu’on a un rapport moins auto-culpabilisant à nos erreurs, tout est plus léger. On sait qu’on est imparfait, on l’a intégré. Si on n’a pas été au top aujourd’hui, c’est surement qu’on le sera demain ou après-demain. Et on passe à autre chose hyper facilement.hands-2227857_960_720
  • Je garde la tête haute. C’est hyper important pour l’estime de soi. De rester digne face à une piscine de merde dans laquelle on doit plonger. Ce n’est pas donné à tout le monde, je vous l’accorde. C’est très lié au point précédent. Certains ne verront surement pas où je veux en venir, mais c’est quand même très différent. On peut accepter d’être imparfait mais devenir une loque incroyable en cas de coup dur. On ne prend plus soin de soi, on se transforme en authentique mollusque, on se dévalorise. Il faut à tout prix éviter de se laisser trop atteindre. Ça demande un certain détachement, qui s’apprend. C’est être capable de se dire : « Ok, aujourd’hui, je vais m’en prendre plein la tronche, mais je vais encaisser sans broncher, comme une grande ». Parce que c’est ça aussi la vie. Savoir rester debout quand on se prend des coups.

Voilà pour les « conseils » purs. Qu’est-ce que ça a changé dans ma vie à moi ? Beaucoup. Avant mes journées de « moins bien » étaient un vaste gâchis. Je me repliais sur moi-même, je poussais le curseur procrastination au max et d’une certaine façon, je me complaisais là-dedans. Maintenant, je dirais presque que mes mauvaises journées sont plus importantes et productives que celles qui sont bonnes et où tout va bien. Et c’est toute la beauté de la chose : je me souviens de ces affreux jours comme de quelque chose de positif. Ils sont fondateurs.

Je sais que je dois vous paraître bien sérieuse aujourd’hui, mais ce sujet me touche beaucoup. J’avais besoin d’écrire ces mots.

Et vous, chers amis, comment gérez-vous vos passages à vide ? Avez-vous d’autres astuces ou des anecdotes à partager avec nous ? J’attends vos commentaires. Ils sont Justin Bieber et je suis une adolescente en fleur qui hurle 😛

Je vous souhaite un très bon week-end, que la paix soit avec vous. Que vos journées soient douces et productives. De l’amour !

 

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