Chers toutes et tous, bien le bonjour ! Je suis très honorée par vos récentes visites 🙂 J’ai réalisé avec un mélange d’effroi et de bonheur que j’avais de nouveau fait la une Lifestyle sur Hellocoton. Un très très grand merci à l’équipe de m’avoir à nouveau sélectionnée, c’est un grand honneur pour moi. Je passe officiellement du statut de petit faon à vieille biche, c’est un peu flippant, mais pour l’instant j’arrive à garder la tête froide (si tu ne comprends pas la référence, c’est que tu n’as pas lu mon précédent article 😉 ). Merci aux lecteurs qui se sont venus en masse, je suis sincèrement touchée par tous vos adorables commentaires. Aller, je me force à m’arrêter là ! Figurez-vous que j’ai vu un reportage l’autre jour où un enfant Indien faisait remarquer à deux touristes français à quel point leur tendance à dire merci à tout va était grotesque. Ça m’a fait sourire, c’est tellement vrai. Les gamins sont formidables.

Petit sujet à la cool aujourd’hui. Je vais vous parler de ma recette freestyle du moment. Que les choses soient claires d’emblée, non, je ne vais pas vous dévoiler la recette officielle du Nestea Pêche. Ce n’est de toute façon pas le but.

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Oui, je sais, même mes tentatives les plus désespérées pour masquer la mocheté de ma photo avec tous les filtres que j’ai en réserve ne marchent pas 😉

J’avoue que le thé glacé maison, c’était un peu LE gros fantasme pour moi. On a tous vu des séries ou des films américains dans lesquels est prononcée cette phrase magique « Est-ce que vous voulez un bon thé glacé ? Je viens d’en faire ! ». Et toi, tu es là à te pâmer et à te dire « Putain, ‘sont quand même fortiches ces amerloques ».

Ils ont une façon de présenter ça qui laisse à penser qu’ils l’ont brassé eux-mêmes dans leur jardin, fait macérer dans une cave de vieillissement pendant des décennies et qu’ils ont gravi une montagne rocailleuse pieds nus pour aller chercher le citron dont ils ont déposé un délicat quartier dans la mixture.

Dans ma tête, le thé glacé était devenu un concept très abstrait que j’associais bêtement au comble du chic. J’avoue m’être de nombreuses fois imaginée le tableau : Ludo et moi en offrant un grand verre au facteur assoiffé, épuisé d’avoir dû vendre, tel un bonimenteur peu scrupuleux, des milliers de calendriers réversibles chaton/chiot à des petites mamies qui n’osent pas vraiment refuser – et qu’il se dise « Dediou, c’est la classe ici ! C’est décidé, je ne laisserai plus d’avis de passage en leur faisant croire qu’ils sont sourds comme des pots et que si ! j’ai sonné à la porte ! » – (Coucou le facteur de Yutz ! 😀 ).

Il y a quelques semaines, j’ai décidé de démystifier complètement le truc. Après une grosse prise de conscience et un affreux flashforward dans lequel je me suis vue agonisante sur mon lit de mort, en plein délire, en train de vociférer « Mais je n’ai jamais fait de thé glacééééé, laissez-moi rentrer chez moi !!!!! », je me suis mise une bonne claque dans la tronche en me disant arrête de rêver et fait !

Et en fait, vous voulez que je vous dise ? Le thé glacé, c’est ultra bidon. Je n’ai jamais rien vu de plus simple à faire. Maintenant, je ne regarde plus les séries made in USA du même œil : quand quelqu’un propose un verre de cette délicieuse boisson désaltérante, je n’ai plus qu’un mot à la bouche « Pff ! Frimeur ! ».

Vite Manon, sors-nous de l’embarras, on ne veut pas passer pour des incapables !!! Vous êtes prêts ? Alors voici la recette du thé glacé maison pour pouvoir briller en société 🙂 Je précise quand même, vous noterez l’immense amour que je porte à mon lectorat, que j’ai lancé une fournée de thé glacé à 5h45 du matin juste pour faire quelques photos ! Oui, je sais, ma bonté me perdra, mais je voulais aussi vous montrer que si je peux le faire aux aurores, dans un état plus que second, tout en me préparant pour aller bosser (et en partant de la maison à la même heure que d’habitude), ben…c’est que vous pouvez forcément le faire aussi !20170630_055733

Il vous faut (vous avez forcément tout, ne dites pas le contraire !) :

  • Une théière (un saladier doit aussi faire l’affaire)
  • Du thé (hé hé, ça va de soi !)
  • Du sucre (ou pas si vous êtes de grands foufous)
  • Une bouteille en verre nettoyée (avec un bouchon réutilisable ou alors un système de bouchon intégré qui se clipse – mon système de correction orthographique m’informe que le verbe « clipser » n’existe pas, ciel ! encore une expression lorraine ? Amis hors Est de la France, « clipsez » vous aussi ? Ça me tracasse ! OUI J’EN AI GROS SUR LA PATATE 😀 ).
  • Et…c’est tout !

Alors maintenant, attention, il va falloir suivre parce que c’est hyper compliqué ! Accrochez-vous bien à votre siège !

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  • Etape 1 : Faites bouillir de l’eau pour infuser le thé (j’en mets environ 4 cuillères à café pour une théière). Je précise, parce que vous savez à quel point j’aime vous raconter ma vie 😛 , que j’ai déjà testé avec du thé noir, mais je trouve que ça dépote un peu trop. Le thé vert est plus approprié, et surtout, ça permet de me débarrasser du véritable wagon que je stocke chez moi. Encore un coup de ma (très gentille) maman qui est venue innocemment chez moi genre grosse question piège « Tu veux du thé vert ?» et quand j’ai répondu oui, l’équivalent d’un container a été immédiatement déversé dans ma cuisine (je plaisante HEIN – elle m’a juste filé une boîte remplie à ras bord – Je préfère rétablir la vérité avant qu’elle ne m’appelle en me demandant pourquoi je l’ai ENCORE critiquée sur mon blog 😉 Salauds d’enfants, on les porte 9 mois, on en chie pour les pondre, et tout ce qu’ils font en retour, c’est vous tailler un costard sur leur « blog » ! Y a plus de justice ma bonne dame ! Rahh c’est de bonne guerre, qui aime bien, châtie bien). Revenons à nos brebis, le thé blanc et le rooibos doivent bien fonctionner aussi. Je sais que beaucoup de marques surfent aussi sur la vague et proposent des mélanges « spécial thé glacé », moi je préfère rester dans le classique. Là, c’est vous les chefs ! Petite info, attention à bien laisser refroidir votre eau avant d’infuser le thé, chaque sorte supporte un degré bien précis de chaleur (l’idéal étant d’avoir un thermomètre de cuisine) et il faut également respecter le temps d’infusion. Si vous faites vos punks – NO FUTURE – moi je lui crame la gueule à mon thé, vous risquez de vous retrouver avec un goût hyper âcre franchement désagréable.20170630_060527
  • Etape 2 : une fois que votre thé est infusé, il faut doser le sucre. Moi, je mets environ 2 cuillères à soupe pour une théière (après moults tests réalisés par l’inspecteur des travaux finis que je ne nomme plus 🙂 – Il a été décrété que c’était le dosage parfait). C’est aussi l’avantage de faire du thé glacé maison : c’est carrément moins sucré que celui que vous trouvez dans le commerce. Bon, certes, le mien n’est pas aromatisé à la pêche. Mais je pense que rien ne vous em-pêche (ha ha 🙂 gros calembour !) de rajouter un arôme, un fruit pressé ou du jus avant l’étape sucre. Ce matin, j’ai testé l’ajout de sirop de cerise (2 cuillères à soupe, toujours) et ça m’a paru vraiment pas mal (après, inutile de vous dire qu’à 6 heures moins le quart, tout me paraît pas mal 😛 On verra le résultat ce soir !)

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    Admirez ma gracieuse patte qui remue vigoureusement 😀

  • Etape 3 : zhou ! Tout ce beau monde file dans la bouteille. Il suffit ensuite de laisser refroidir à température ambiante.
  • Etape 4 : orientez votre thé trois quart Sud-Est une nuit de pleine lune, en sautant à pieds joints.20170630_060706
  • Etape 5 : Si vous avez suivi l’étape numéro 4, c’est que vous écoutez déjà beaucoup trop mes conneries et il est grand temps de vous inquiéter ! En fait, vous l’avez surement deviné, mais une fois le thé refroidi, ce dernier est à ranger illico au frigo pour une conservation par le froid à la Sly dans Demolition Man.
  • Etape 6 : Y en a pas ! C’est finish ! Il faut juste attendre que ça soit frais et c’est immédiatement consommable. Vous pouvez rajouter quelques glaçons et c’est déjà le moment de vous installer tranquille au soleil avec votre verre bien glacé (enfin – sous la pluie aussi hein, parce que chez nous, l’été, c’est déjà fini – On est passés de 35 à 15. ET BIM, dans les dents !)

Le truc sympa avec cette recette, c’est qu’elle a de nombreux avantages non négligeables. Elle peut se décliner à l’infini selon vos envies du jour, mais elle est aussi extrêmement économique (un peu d’eau, quelques cuillères de thé et de sucre, inutile d’être un grand mathématicien pour en déduire que ça ne coûte pas grand-chose). Ça sera, dans tous les cas, beaucoup moins sucré que le thé glacé industriel et c’est plutôt une bonne nouvelle pour les personnes qui font attention à leur santé. Dernier point hyper positif : c’est zéro-déchet. Le reste de thé bouilli peut facilement se composter (je ne peux décemment pas le faire, la police des mœurs rode dans mon appartement et je risque assez gros si j’ose le compost sauvage 😉 ) et, si vous utilisez une bouteille en verre – ce que je vous conseille vivement, elle est réutilisable à l’infini. Aller, on répète tous ensemble : « Le thé glacé maison, c’est que du bonheurrrrrr ! ».20170618_183904

Et vous, chèr(e)s ami(e)s, avez-vous d’autres conseils à nous donner ? Avez-vous déjà tenté le thé glacé ? J’attends vos commentaires comme j’attendais un nouveau hit de Britney Spears dans les années 2000 : en couinant (oui, j’aime bien m’auto-foutre la honte !)

Bon, braves gens, je ne vous embête pas plus longtemps et je vous souhaite un fabuleux week-end, plein de surprises, de repos et de magie ! Des bisous !