Bonjour, Bonjour chers lecteurs et chères lectrices ! Aujourd’hui je suis d’une humeur de FO-LIE ! (tout lien avec le week-end de 4 jours n’est peut être pas purement fortuit 😀 ).

J’ai solennellement décidé d’arrêter de faire ma relou et de vous faire un petit article (oui, oui, c’est possible. Yes, we can ! comme dirait ce bon vieux Barack Obama) dont le sujet est PO-SI-TIF. Pas de diète de Nutella, ni de culpabilisation sur le suremballage ce matin (enfin ce midi, mais bon, je n’ai pas encore réellement décollé, ne me détestez pas amis travailleurs 🙂 ). Pas de déprime, promis juré ! (pas craché hein, si je lâche un gros mollard sur le clavier de l’ordinateur, je pense que Ludo ne sera pas vraiment ravi…).

Le vraie bonne nouvelle c’est que malgré nos politiques qui croient encore que l’écologie est une cause qui n’en vaut pas la peine, il y a fort heureusement des gens qui font des choses bien sur cette planète. J’ai envie de vous parler de ce qui est, à mon sens, une très belle initiative.

Pour ceux qui ne sont pas encore au courant, nos océans sont totalement remplis de plastique. Il lui arrive d’atterrir là par hasard. Ne soyons néanmoins pas naïfs, il est souvent purement et simplement jeté par des personnes que décidément, je ne comprendrais jamais. Oui, toi, qui balance allègrement un sachet plastique à la mer pendant que tu es en train de te faire bronzer la nouille sur ton bateau de plaisance ! Ceci est un message pour toi : tu crains.

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Les tortues de mer avalent les sacs plastiques, les prenant à tort pour des méduses 

C’est donc parti pour le sujet du jour en moins de 10000 mots ^_^ Roulements de tambour Messieurs Dames : et si je vous présentais le beau projet qu’est « The Ocean Cleanup » ?

Que faisiez-vous à 17 ans ? Moi, je préparais mon bac (oui, OUI j’étais sérieuse à l’époque !!), je rêvais du grand amuuuuur (mais quelle horrible quiche !!) et ma plus grosse préoccupation était certainement le gros bouton que je venais d’attraper au milieu du front (et qui allait m’empêcher de trouver l’homme de mes rêves !! THE big drama quoi…).

Boyan Slat, lui, à 17 ans, il a inventé un système révolutionnaire dont l’objectif est de nettoyer tous le plastique des océans. Ça calme, hein ? 😀

Ce jeune néerlandais, qui en a maintenant 21 (mais ? mais ? c’est un bébé !!! On devient vieux, c’est horrible les amis !), aurait eu le déclic pendant une session de plongée lors de vacances en Grèce quand il s’est rendu compte qu’il pouvait observer plus de plastique que d’espèces sous-marines.

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Il a alors imaginé le prototype de The Ocean Cleanup, lancé une campagne de crowfunding et abandonné ses études d’ingénieur pour se lancer à 100% dans cette grande aventure. Le site du projet est ici, il est en anglais, mais ne représente rien d’insurmontable, même si vous ne parlez pas vraiment la langue : https://www.theoceancleanup.com/

En gros, comment est-ce que ça fonctionne ? Je serais une fieffée menteuse si je vous disais que j’avais parfaitement compris. Voici ce que mon petit cerveau totalement hermétique aux sciences physiques a intégré : c’est une espèce de système qui capte tous les déchets plastiques de plus d’un centimètre via une ingénieuse barrière flottante, qui se déplace en fonction des courants. Elle n’est donc pas fixée au fonds marins, ce qui permet, a priori, de capter beaucoup plus de déchets à cause d’une histoire de forces. Tout est très bien expliqué par là : https://www.theoceancleanup.com/technology/ Je ne peux pas vous en dire plus. Je peux à la rigueur vous lancer le même regard plein de détresse que celui que j’ai lancé à ma professeure de physique chimie en 2nde  quand elle a tenté de m’expliquer le principe des forces et qui dit « No Comprendo ».

Il est bon de savoir (ou déprimant, ça dépend dans quel état d’esprit on est) que 6,5 milliards de kilos de déchets en plastique sont chaque année déversés dans les océans. Ce très bon article sur Consoglobe que je vous invite à lire (https://www.consoglobe.com/nouvelles-de-boyan-slat-cg), donne quelques explications à propos de cette donnée effrayante et incompréhensible.

Plus horrifiant encore: on ne dénombre pas moins de 5 « continents de déchets » dont le plus vaste se situe entre Hawaï et la côte Californienne. Totalement flippant. C’est désormais officiel : en 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. Voilà où notre folie consommatrice nous aura menés (rhooooo Manon, on avait dit pas déprimant, merde !!!). Voici un court article sur le sujet par là : http://www.liberation.fr/planete/2016/01/22/en-2050-plus-de-plastique-que-de-poisson-dans-les-oceans_1428020

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Ce brave Boyan Slat a pour objectif de capter 50% de la totalité des macrodéchets en plastique en 5 ans.

Après une phase de tests et d’études de faisabilité, l’équipe de The Ocean Cleanup a finalement installé un prototype de barrière en mer du Nord, au large des côtes Néerlandaises, qui est censé être confronté à des conditions similaires que celles qu’il aura à affronter au large d’Hawaï.

A priori, au vu de tout ce que j’ai pu lire sur le net, le lancement de la première vraie barrière est prévu pour 2018, donc très bientôt. Après moultes observations, ils auraient aussi décidé d’opter pour une multitude de petites structures plutôt que pour une seule très grande. Ça serait plus efficace. Je leur fait entièrement confiance 😛

Néanmoins, je n’ai pas pu m’empêcher de m’informer sur les arguments allant plutôt contre ce projet. J’estime que chaque événement qui se déroule sur ce gros caillou qu’est la terre a ses supporters mais aussi ses détracteurs. Il me paraît essentiel d’écouter ce qu’ils ont à dire. Je viens de lire un article de l’Express (http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/video-ocean-cleanup-des-experts-doutent-de-l-invention-miracle-pour-nettoyer-les-oceans_1689296.html) qui détaille toutes les controverses engendrées par The Ocean Cleanup:

  • Certains scientifiques pointent le fait que le système de barrière ne permet pas d’agir sur les micro-particules de plastique, véritable fléau des océans.
  • Les barrières pourraient malheureusement entraîner la capture accidentelle de certaines espèces marines.
  • De plus, certains doutes sont émis quant à la solidité des structures, dont les réparations occasionneraient des déplacements en bateau de plusieurs milliers de kilomètres.

J’avoue que ces arguments sont parfaitement entendables. Mais je vous mentirais si je ne vous disais pas qu’ils me dérangent un peu. Je trouve ces scientifiques carrément gonflés dans la manière d’énoncer leurs critiques. Ils disent que c’est utopique, pas suffisant, que ça ne règle pas le problème. Bien sûr que non, on est d’accord là-dessus.

Peu importe la controverse, je suis émerveillée par ce très jeune homme qui se bouge. On est très loin d’en faire autant que lui. Il a constaté un problème qui l’a fait réagir. Il a tout donné pour mettre une vraie solution en place. Et même si son projet a des limites évidentes, il ne reste pas les bras croisés. Et ça, ça me plaît ! Enfin quelqu’un qui ne se résigne pas à dire « foutu pour foutu » et qui nous amène un peu d’optimisme !

Il faut aussi souligner que tout le macro-plastique récolté à l’aide de ce système ne risquera plus de se déliter (et de devenir cette horrible saleté qu’est le micro-plastique).

Manon, ce projet me plait, j’ai envie d’agir ! Du calme petit scarabée, je vais te dire ce que tu peux faire 🙂

Très concrètement, tu as la possibilité de faire un don à The Ocean Cleanup via leur site internet. Nous avons personnellement donné 20€ il y a quelques années déjà (au tout début du projet il me semble), car nous croyons beaucoup en cette belle initiative. Ça peut paraître une certaine somme, mais plutôt que de vous acheter un énième objet (et dieu sait qu’il y en a beaucoup à ce prix là) qui va finir sur une étagère, n’hésitez pas à faire un petit geste, même de quelques euros.

Nous avons même reçu, pour nous remercier de notre soutien, une très chouette paille réutilisable en acier. J’ai beaucoup aimé l’attention, qui, en plus d’être utile, envoie un vrai message.

Que faire pour supporter le projet sans passer par une donation pécuniaire (oui, je sais, je me la pète un peu avec des mots compliqués, mais que voulez-vous, j’aime la langue française, c’est comme ça 🙂 ) :

  • Réduisez votre consommation de plastique (refusez les sachets en plastique, n’achetez pas de vaisselle jetable, préférez les achats d’objets fabriqués dans des matières plus respectueuses de l’environnement comme le bois et le verre)
  • Ne jetez pas de plastique dans la nature, bordel !! (désolée pour l’énervement, mais j’ai de réelles envies de meurtre quand je vois des gens balancer allègrement leur plastoc et qui en plus, feignent l’agacement quand on a l’outrecuidance (en mode poudre de perlimpinpin aujourd’hui tavu) de les engueuler)
  • Consommez intelligent: réduisez les achats « coup de tête ». Posez vous toujours la question « Est-ce que j’ai vraiment besoin de ça ? » avant d’acquérir un objet (que vous n’allez probablement pas utiliser et qui va immanquablement finir à la déchetterie). Vous verrez, les ¾ du temps, on le repose sur le rayonnage 😉 Et c’est une consommatrice compulsive repentie qui vous le dit !

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Chers ami(e)s, je vous laisse avec la douce photo de mes plantations (enfin – celles de Ludo, mais ça chuuut, c’est un secret – de basilic, de coriandre et d’aneth qui feront bientôt notre grand bonheur) qui vont donner lieu à un nouvel article imminent sur la non-fatalité du jardinage en appartement, sans balcon ni jardin. Tout est possible avec Manon Woodstock ! TOUT 😀 Passez un excellent week-end, qu’il soit doux et ensoleillé ! A très vite !