Pfiou comme le temps passe…le blog fête déjà ses trois semaines ! Et les visites croissent (et non pas croassent :D) un peu plus chaque jour grâce à vous ! Je vais déroger à mes habitudes et commencer par vous remercier, vous, mes lecteurs fidèles tout comme les gens de passage ! Merci de me lire, merci pour vos commentaires, vous êtes ma raison de continuer !

Aujourd’hui, je crois qu’il est grand temps de publier un article pour lequel j’ai déjà bien trop tergiversé. Je vais être un peu abrupte mais je ne vois pas d’autre manière de commencer, donc je me lance !

Je n’aime pas mon travail. Vous avez déjà probablement dû le deviner. Ou peut-être pas. Dans tous les cas, les choses sont désormais claires : je ne l’aime pas, pire, je le déteste. Il étouffe la moindre petite parcelle de joie qui me reste. Il gâche tout. Il pourri mes dimanches soir, il ruine mes journées, mes soirées, mes nuits. Il fout en l’air ma santé.

Sans entrer dans les détails, je fais un vrai bullshit job, comme il en existe tant d’autres un peu partout sur cette planète. Je passe mes journées à régler des problèmes qui sont aussitôt remplacés par d’autres, le tout pour des gens qui se fichent éperdument que ces mêmes problèmes soient réglés. Je travaille pour ceux qui détruisent le monde, moi qui scande à qui veut l’entendre qu’il faut le reconstruire. Et ça, c’est une souffrance de tous les jours. Tous les matins, je me lève la boule au ventre. Je ne me regarde même plus dans la glace. J’y vais parce qu’il faut y aller, que j’ai un loyer à payer et qu’il faut bien bouffer, c’est tout. Je ne crois absolument pas en ce que je fais. Zéro. Nada.

Il y a quelques mois, j’ai pris un engagement important envers moi-même : ça ne peut plus durer et il faut que je me sorte de là.

Alors j’entends déjà certains me faire la morale : oui, tu as un boulot, tu as de la chance et BLABLABLA. Non, je n’ai pas de chance, je refuse de l’entendre. Je fais un boulot de merde, que je déteste. Je gâche mon potentiel. Je mérite TELLEMENT mieux que ça, je vaux tellement plus.

Le pire c’est que très peu de personnes se rendent compte que ce sont des choses qu’on nous met dans la tête depuis qu’on est petits : on a de la chance et on doit tout le temps être reconnaissants vis-à-vis du travail. Reconnaissants des patron(ne)s « grands seigneurs » qui veulent bien qu’on travaille pour eux et à qui on doit baiser les pieds pour le moindre petit contrat de merde vaguement concédé. Je me suis peu à peu rendue compte que c’est un ramassis de conneries: C’est eux qui ont de la chance qu’on se mette à leur service.

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Quand tu dis que tu n’es pas heureux au travail, on te voit comme un égoïste qui ne sait pas la situation en or qu’il a. Ce n’est pas faux en un sens quand on voit tous les pauvres gens qui galèrent (et j’ai eu mon lot !), mais bon sang, pourquoi c’est censé être « assez » ?? Pourquoi on doit se contenter d’un boulot qui ne nous satisfait pas, alors qu’on pourrait avoir tellement mieux ?

On te dit que tu es naïf, que travailler c’est forcément souffrir un peu ! Pire, on te parle de ta retraite. Oh la belle retraite que tu vas avoir après toutes ces années de martyr. Mais putain, j’ai 26 ans, de quoi tu me parles ??? Dans l’état de mal-être dans lequel je suis, je ne suis même pas persuadée d’y arriver, à la retraite ! Plus le temps passe, plus j’ai l’impression que des générations entières de travailleurs s’auto-rassurent dans leurs grandes angoisses et les projettent sur ceux d’en dessous. En les persuadant qu’on ne peut pas échapper au système.

Au début de l’année, je me rendais vraiment malade. J’étais de plus en plus broyée par mon travail, avec la sensation que je n’y arriverai tout simplement pas. 40 ans dans cet état-là ? No way. J’abandonne d’avance. C’était dur…entre la sensation de ne jamais rentrer dans le moule et les discours fatalistes des gens…Et puis, j’ai décidé de prendre les choses à-bras-le-corps. J’ai fait les démarches pour qu’on m’aide. J’ai rencontré Lyvia. Elle m’a débloquée. Elle a été l’étincelle qui a rallumé le feu. Elle m’a fait prendre conscience que les barrières qui me paraissaient insurmontables étaient ridiculement faciles à enjamber. Que je n’étais pas coincée à vie dans ce travail et que, si je décidais de changer, tout était possible. Que j’allais quitter ce job avant la fin de l’année, qu’il vivait ses derniers instants.

Elle m’a ouvert les yeux. Depuis notre première rencontre, j’ai l’impression de m’éveiller d’un long sommeil. J’ai la pêche. Je ne remets plus jamais au lendemain. Je vis à 1000 à l’heure. Je suis dans l’action. J’ai lancé mon blog, comme elle me l’avait conseillé. Pour dire ce que j’avais à dire, car personne ne le fera à ma place. Pour me faire connaître. Crier au monde que j’existe et qu’il faudra faire avec moi.

Ce blog n’est pas sorti de nulle part, loin de là. Je me rends compte que je l’ai eu en moi pendant des années, il était là, tout au fond, bien caché. J’avais ce besoin vital et fort de m’exprimer sur un sujet qui me tient à cœur, mais je ne trouvais pas les mots. J’étais bloquée. Complètement verrouillée. Aujourd’hui, le volcan s’est réveillé et je m’exprime par torrents de lave !!

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Mais je ne fais pas tout ça pour rien ou parce que je m’ennuie, LOIN DE LA. Depuis que ce blog existe, chaque jour est devenu un prodige d’organisation, chaque micro seconde de ma journée est utilisée. Entre un taf sur les lieux duquel je suis au moins 45 heures par semaine, 3 heures de transport en commun par jour et les bricoles du quotidien, on est parfois à la limite du gérable. J’ai failli craquer plus d’une fois. Mais je continue coute que coute. Parce que j’ai un but.

Je cherche le job de mes rêves. Et cet article est un appel du cœur. Si tu me lis, que tu es un patron / une patronne bienveillant(e), que tu connais quelqu’un de bien qui cherche quelqu’un de bien, que tu as envie de tout simplement partager ce que je dis, cet article est le commencement. Je sais que je ne trouverai pas le boulot qui me fera vibrer chez Pole Emploi ou via les sites classiques. Tout du moins, j’en doute fortement. Je veux sortir de la dynamique « CV – je me vends en racontant n’importe quoi pourvu que l’employeur veule l’entendre ».

Je vous vends une Manon Woodstock sans filtre. Celle qui ne rentre pas dans les cases. Celle qui est courageuse et forte. Qui se donne à 100% pour les causes qu’elle défend. Qui est créative, minutieuse, libre. Qui a le sens de l’écoute et de l’organisation. Qui sait écrire. A qui ça ne fait pas peur de partir de zéro. Qui a la MEGA pêche !!!!!! Qui a un potentiel énorme et qui est prête à déplacer des montagnes.

J’ai longtemps hésité à rédiger cet article de peur que mon employeur le découvre, mais comme dit Lyvia, de toute façon, quelle importance, puisque je veux partir ! Et si jamais ça arrive, advienne que pourra ! Je continuerai à me laisser porter par le joyeux torrent qu’est devenu ma vie sans me démonter pour autant. J’ai décidé d’avancer, quoi qu’il m’en coûte.

Je suis persuadée que cet article déclenchera des opportunités, je le souhaite de tout mon cœur. Mais pour ça, j’ai besoin de vous, de vos partages, de vos commentaires, de vos réseaux. Si je n’ai qu’une faveur à vous demander aujourd’hui, c’est de partager, partager et encore partager. Et peut-être que mon message atteindra la bonne personne, au bon endroit, au bon moment. Au pire, il me fera faire de nouvelles rencontres géniales et ça sera déjà une grande victoire et un pas de plus vers mon objectif final : aimer ce que je fais. Me lever tous les matins l’esprit léger, ne plus connaître ces affreux dimanches soir, être fière de ce que je fais.

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Tout ça pour dire une seule chose : n’hésitez pas à me contacter ! que ça soit par Instagram, par Facebook, via les commentaires, via mon adresse mail que je peux donner en cas de besoin. Je vous attends de pied ferme ! Et je sais que quelque part, le job parfait existe et que ce n’est qu’une question de temps avant que l’on se trouve.

Mille mercis de m’avoir lue et on se retrouve très vite, avec un article un peu plus léger 🙂 Bonne (petite) semaine à tous !